AMF CNCEF CNCIOB
N° de démarcheur enregistré au fichier AMF (Autorités des Marchés Financiers) | n°105098365GO Membre de la Chambre Nationale des Conseils Experts Financiers (CNCEF) | n°95/544 Membre de la Chambre Nationale des Conseils Intermédiaires en Opération de Banque (CNCIOB)

SARLDSCF.FR / Actualités

LA BCE ABAISSE SA PREVISION D'INFLATION POUR 2015 ET RELEVE CELLE POUR 2016
mar. 28 avril 2015
Nicosie - La Banque centrale européenne (BCE) a abaissé jeudi sa prévision d'inflation en zone euro pour 2015 et relevé celle pour 2016, illustrant son espoir dans l'efficacité de sa politique monétaire à long terme. L'institution monétaire attend dorénavant une stagnation des prix cette année, contre une précédente estimation, publiée en décembre, de +0,7%, a annoncé son président Mario Draghi lors d'une conférence de presse à Nicosie. Les prix devraient se reprendre "graduellement" cette année, et l'inflation atteindre 1,5% l'an prochain, contre une précédente prévision de 1,3%, a ajouté M. Draghi. La BCE a par ailleurs publié pour la première fois une prévision pour 2017, année durant laquelle la hausse des prix est attendue à 1,8%. Ces deux derniers mois les prix ont baissé sur un an en zone euro, de 0,3% en février, après 0,6% en janvier. Pour redresser la barre, la BCE, qui a un objectif de hausse des prix juste en-dessous de 2% pour le bloc monétaire, commence le 9 mars prochain des rachats d'actifs massifs de dettes publiques et privées. Elle va injecter 60 milliards d'euros chaque mois dans l'économie de la zone euro jusqu'en septembre 2016 au moins. Les prix sont actuellement poussés à la baisse par la chute des cours du pétrole, un phénomène sur lequel la BCE n'a aucune emprise. Mais plus que les prix eux-même, le gardien de l'euro surveille surtout les attentes d'inflation. Et M. Draghi s'est montré optimiste sur ce point. "Nos décisions de politique monétaire ont stoppé un déclin des attentes d'inflation, qui avait débuté en juin 2014", a-t-il souligné. "Nous voyons que nos objectifs commencent à être atteints", a-t-il aussi déclaré. La BCE veut à tout prix éviter à la zone euro de tomber en déflation, qui intervient lorsque ménages et entreprises commencent à anticiper une baisse des prix. Ils reportent alors leurs achats, ce qui se répercute sur l'investissement et les salaires et entretient un cercle vicieux qui paralyse l'économie. La baisse des prix du pétrole, conjuguée à celle de l'euro par rapport au dollar, a conduit l'institution à relever ses prévisions de croissance pour cette année et l'an prochain, à 1,5% et 1,9% respectivement. "Il y a toujours des risques" pour l'économie européenne, "mais ils ont diminué", a relevé M. Draghi.
REFORME: L'ASSURANCE DE PRET GAGNE ENFIN EN CLARTE !
mar. 28 avril 2015
Nouvelle avancée pour l'assurance de prêt immobilier, le niveau de couverture minimum exigé par les banques fera l'objet d'une liste précise dès le 1er mai 2015. ASSURANCE DE PRÊT : LES DROITS DU CONSOMMATEUR PROGRESSENT Depuis quelques années maintenant, le législateur explore différentes pistes afin de développer la concurrence et de renforcer la protection des usagers en matière d'assurance de prêt immobilier. Après la possibilité de souscrire son assurance ailleurs qu'auprès de son établissement prêteur (introduite en septembre 2010 par la loi Lagarde) ou encore la liberté de résilier son contrat lors de la première année d'engagement (loi Hamon du 26 juillet 2014), c'est au tour de l'équivalence de garantie de faire l'objet d'un ajustement attendu. L'ÉQUIVALENCE DE GARANTIE NE SERA PLUS UN POINT DE DISCORDE En ce qui concerne le choix de l'assurance qui couvrira son crédit immobilier, un emprunteur est libre de présenter à sa banque un contrat émanant d'un professionnel indépendant (c'est ce que l'on nomme une délégation d'assurance). Toutefois, l'établissement prêteur est également libre de refuser cette délégation s'il juge le niveau de garantie affiché par ce contrat inférieur à celui de sa propre offre. Or, si seulement 14% des emprunteurs se tournent vers la délégation d'assurance (chiffre publié par l'UFC Que Choisir), c'est en partie à cause de cette équivalence de garantie. Certaines banques n'hésitaient pas en effet multiplier les points couverts par leurs contrats afin de pouvoir refuser aisément la souscription d'assurances individuelles. Une pratique qui pourrait bien vivre ses derniers instants. L'ÉQUIVALENCE DE GARANTIE ENFIN CLAIREMENT DÉFINIE Après plusieurs mois de concertations, le CCSF (Comité Consultatif du Secteur Financier) vient en effet d'annoncer qu'un accord a été signé entre les banques, les assureurs et les associations de consommateurs. Destiné à réduire le nombre de litiges relatifs à l'équivalence de garantie, cet accord instaure avec précision la couverture minimale que devront désormais respecter les contrats d'assurance emprunteur. En pratique, un usager souhaitant souscrire une assurance de prêt individuelle se verra remettre une notice l'informant des garanties que son contrat devra obligatoirement intégrer. Cette dernière lui sera délivrée par sa banque qui aura préalablement choisie 11 garanties parmi les 18 définies dans le cadre de cet accord. Si ces 11 garanties concernent le volet décès-invalidité d'une assurance de crédit, la banque pourra leur associer jusqu'à 4 garanties supplémentaires (sélectionnées parmi 8) en cas de souscription d'une couverture perte d'emploi. Si cette notice listant le niveau minimal de garantie devra être opérationnelle dès le 1er mai 2015, les établissements bancaires ne seront toutefois tenus d'appliquer cette mesure qu'à partir du mois d'octobre. A compter de cette date, plus aucune délégation d'assurance ne pourra se voir opposer un refus si celui-ci ne porte pas sur le niveau de garantie initialement défini par la banque.
LES TAUX D'INTERET NEGATIFS, DERNIERE PLANCHE DE SALUT POUR L'EUROPE !
jeu. 23 avril 2015
Prêter à certains Etats européens, voire à des entreprises, coûte désormais de l'argent. Les taux d'intérêt négatifs sont en train de se banaliser en Europe. Une situation inédite. Ce phénomène paradoxal a été observé pour la première fois en Allemagne. C'était en janvier 2012, l'emprunteur modèle de la zone euro bardé de son triple A, obtient alors un taux négatif pour une émission de dette à court terme. La zone euro est encore largement commotionnée par la crise de la dette et les investisseurs sont prêts à payer une prime pour mettre leurs avoirs à l'abri. Car la dette allemande est l'une des plus sûres au monde. Trois ans plus tard, l'Allemagne émet toujours plus de dette à taux négatif mais cette fois sur 5 ans. Et ce n'est plus un privilège absolu. Un tiers des Etats européens, dont la France de temps à autre, sont dans ce cas. Même les entreprises en profitent. Les emprunts du groupe suisse Nestlé se revendent à des taux négatifs. Cette semaine GDF, le gazier français, a émis des coupons de dette à rendement 0 d'un montant de 500 millions d'euros. Ils ont immédiatement trouvé preneurs, ce qui veut dire qu'ils se revendront sur le marché secondaire à des taux négatifs. C'est un phénomène incontrôlé ou au contraire voulu ? Ce mouvement est entièrement orchestré par les banques centrales. Dans les pays comme la Suisse, le Danemark ou la Suède, l'objectif est de défendre la monnaie qui s'apprécie trop par rapport à l'euro. Les taux négatifs sont censés faire fuir les investisseurs. Dans la zone euro, l'objectif de la banque centrale européenne c'est d'encourager le crédit, pour ranimer la croissance et l'inflation. Dans un premier temps, la BCE a abaissé régulièrement son taux directeur. Il est aujourd'hui de 0,05 %, difficile de faire moins. Cela n'a pas produit les effets attendus. En juin la BCE a augmenté la pression en pratiquant des taux négatifs sur l'argent déposé par les banques dans son giron. D'où cette vague de taux négatifs. Dans ce monde où les valeurs sont inversées, il devient préférable de consommer plutôt que d'épargner : les taux négatifs seraient donc un aiguillon et un passage obligé pour ramener la zone euro vers la croissance. Comment expliquer que les investisseurs se ruent sur des titres qui leur font perdre de l'argent ? D'abord parce que les grands investisseurs comme les compagnies d'assurance sont parfois obligés, pour des raisons règlementaires, d'avoir dans leur porte-feuille des titres très bien notés, et cela quelque soit leur rendement. Ils sont donc prêts à payer une prime à la qualité. Ensuite ces investisseurs ne sont pas complètement masochistes, de tels placements, quand ils sont avisés, se révèlent parfois juteux. L'économiste américain Nouriel Roubini donne un exemple sur le marché suisse de la dette. Ceux qui avaient des obligations libellées en francs suisses avec un rendement négatif se sont frottés les mains à la mi-janvier quand la banque centrale a laissé flotter sa monnaie, car cette décision a fait exploser le franc suisse. Vendre à ce moment-là a pu leur procurer un rendement de 20 %. Plus généralement, attention aux effets d'affichage. Le rendement réel d'une obligation prend en compte la fluctuation des prix. Quand ils grimpent, le rendement réel est inférieur au taux nominal, puisqu'il faut soustraire l'inflation. Et quand les prix baissent, le rendement réel peut largement dépasser le taux nominal négatif et donc revenir en territoire positif puisqu'on ajoute la déflation.
PLUS VALUE IMMOBILIERE - ABATTEMENT EXCEPTIONNEL DE 30 % POUR LA CESSION DE TERRAIN A CONSTRUIRE.
jeu. 23 avril 2015
BOFIP du 10/04/2015 - Plus value immobilière - Abattement exceptionnel de 30% - Cession de terrain à construire Dans le bulletin Officiel des finances Publiques du 10 Avril 2015, l’administration fiscale commente les dispositions de l'article 4 de la loi de finances pour 2015 (loi n°2014-1654), dispositions qui prévoient l'application d'abattements exceptionnels de 25% ou 30% sur les plus values de cessions d'immeubles bâtis destinés à la démolition en vue de la reconstruction de logements. - L'abattement sera de 30% pour les cessions de terrain à bâtir qui sont réalisées entre le 1er septembre 2014 et le 31 Décembre 2017, à condition que la cession ait été engagée par une promesse de vente ayant acquis date certaine entre le 1er Septembre 2014 et le 31 Décembre 2015. 1 - Les biens concernés : Sont concernés par l'abattement exceptionnel de 30% les plus value résultant de la cession de terrains à bâtir ou de droits s'y rapportant. 2 - Les cessions concernées : L'abattement s'applique aux plus values réalisées au titre des cessions à titre onéreux qui sont intervenues à compter du 1er Septembre 2014. Elles doivent avoir été précédées d’une promesse de vente ayant acquis date certaine entre le 1er Septembre 2014 et le 31 Décembre 2015. La cession doit porter sur un terrains à bâtir ou sur des droits afférents. Elle doit être réalisée par des personnes physiques ou des sociétés relevant de l'impôt sur le revenu. 3 - Exceptions : L'abattement exceptionnel ne s'applique pas aux cessions réalisées par le cédant au profit : - de son conjoint, son partenaire lié par un pacte civil de solidarité, son concubin notoire, un ascendant ou descendant du cédant ou de l’une de ces personnes. - d'une personne morale dont le cédant, son conjoint, son partenaire lié par un pacte civil de solidarité, son concubin notoire, un ascendant ou descendant dont l’une de ces personnes est un associé ou le devient à l’occasion de cette cession. 4 - Conditions d'application : L'abattement exceptionnel de 30 % s'applique à la double condition que la cession : - soit précédée d'une promesse de vente ayant acquis date certaine entre le 1er septembre 2014 et le 31 décembre 2015. - soit réalisée au plus tard le 31 décembre de la deuxième année suivant celle au cours de laquelle la promesse de vente a acquis date certaine.
POURQUOI UN TAUX D'INTERET NEGATIF ?
mer. 15 avril 2015
Comme anticipé, la Banque centrale européenne (BCE) a dégainé le 5 juin 2014 un arsenal de nouvelles mesures non-conventionnelles. Cela afin d’enrayer la dynamique déflationniste dans laquelle se trouve la zone euro. Parmi les mesures annoncées, la BCE a notamment décidé d’appliquer un taux d’intérêt négatif aux facilités de dépôts. Cette proposition inédite mérite une explication. Il faut rappeler que depuis juillet 2012, le taux des facilités de dépôts était de 0 %. Il passe dorénavant à -0,10 %, de telle sorte qu’une banque déposant des liquidités auprès de la BCE verra son dépôt réduit de ce taux d’intérêt négatif. Avant de voir quelles seront les répercussions de cette mesure, il est utile de préciser le rôle des facilités de dépôts. L’action de la BCE s’appuie sur les prêts octroyés aux établissements de crédits de la zone euro via les opérations principales de refinancement (MRO pour main refinancing operations) ou les opérations de refinancement à plus long terme (LTRO pour long term refinancing operations). Avant la crise, ces opérations étaient conduites à taux variables, suivant une procédure d’enchères. Elles sont réalisées à taux fixe depuis octobre 2008. Le taux des opérations de refinancement doit permettre à la BCE d’influencer le taux pratiqué par les établissements de crédits pour les prêts interbancaires (EONIA pour Euro overnight index average), puis, par ce biais, l’ensemble des taux bancaires et des taux de marché. Pour éviter une trop forte volatilité de l’EONIA, la BCE met deux facilités à disposition des banques : facilités de crédits, par lesquelles elles peuvent emprunter auprès de la BCE pour une durée de 24 heures, et facilités de dépôts permettant de laisser des liquidités en dépôts auprès de la BCE pour une durée de 24 heures. Ainsi, en cas de crise de liquidités, les banques ont la garantie de pouvoir prêter ou emprunter via la BCE, moyennant un taux d’intérêt plus élevé pour les facilités de crédits, ou plus faible pour les facilités de dépôts. Ces taux permettent alors d’encadrer les fluctuations de l’EONIA comme l’illustre le graphique 1. En pratique, jusqu’à la faillite de Lehman Brothers en septembre 2008, les banques n’avaient que très peu recours aux facilités de dépôts, témoignant d’un fonctionnement normal du marché interbancaire. Depuis, la situation a radicalement changé, et le montant des dépôts laissés auprès de la BCE a fluctué de manière plus ou moins grande selon les incertitudes liées à la crise des obligations souveraines (graphique 2). Le paroxysme de la crise, au printemps 2012 coïncide avec les montants maxima déposés par les banques qui disposaient d’un excès de liquidité. Pendant une période de trois mois, environ 800 milliards d’euros (l’équivalent d’un peu moins de 10% du PIB de la zone euro), rémunérés à 0,25 %, étaient déposés par les banques européennes. Dans un contexte de crainte d’éclatement de la zone euro et d’incertitude sur la situation financière des agents financiers et non-financiers, les banques ont déposé des montants très faiblement rémunérés auprès de la BCE. Elles ont fait ce choix plutôt que d’échanger ces excès de liquidité sur le marché monétaire, ou de soutenir l’activité par l’octroi de crédits aux entreprises ou par l’acquisition de titres financiers. Il a fallu attendre les déclarations de Mario Draghi de juillet 2012 annonçant qu’il mettrait tout en œuvre pour soutenir la zone euro (« Whatever it takes »), pour voir la confiance revenir et ces montants diminuer. C’est aussi le moment où le taux est passé à 0 %, réduisant un peu plus l’incitation à utiliser les facilités de dépôts. D’emblée, les dépôts diminuèrent de moitié, passant de 795,2 à 386,8 milliards d’euros. Depuis, ils diminuent graduellement mais restent élevés, notamment au regard de leur rémunération nulle. Ainsi, la dernière semaine de mai 2014, les dépôts s’élevaient encore à 40 milliards d’euros (graphique 2). Ce constat a donc poussé la BCE à proposer des taux négatifs afin d’inciter les banques commerciales à réallouer ces montants. Gageons que dès l’application de ce taux négatif, les dépôts deviendront rapidement nuls. Pour autant, l’impulsion attendue ne sera que de 40 milliards d’euros et il en faudra davantage pour soutenir l’activité réelle. A n’en pas douter, cette seule mesure de la BCE n’a pas convaincu les marchés qu’elle avait pris la mesure de la situation. La BCE a donc une nouvelle fois fait preuve d’activisme afin d’endiguer les risques qui pèsent sur la zone euro. Cette réaction peut être comparée à celle des autres institutions européennes qui ont eu des difficultés à prendre la mesure de la profondeur de la crise. En poussant la comparaison au-delà de la zone euro, il est aussi frappant de voir que les réactions de la Réserve fédérale et de la Banque d’Angleterre ont été plus rapides, alors même que le risque de déflation était moindre aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. Cet activisme n’est peut-être pas étranger au dynamisme retrouvé de la croissance dans ces pays. L’action de la BCE est donc la bienvenue. Il faut maintenant espérer qu’elle permettra de prévenir le risque de déflation qui pèse sur la zone euro, risque qui aurait pu être évité si les gouvernements de la zone euro n’avaient pas mené des politiques d’austérité budgétaire généralisée, et si la BCE s’était montrée moins attentiste.
LE COMMENT ET LE POURQUOI D'UN TAUX NEGATIF LA FACILITE DE DEPOT EN ZONE EURO
mer. 15 avril 2015
Durant l’été de 2014, l’Eurosystème a abaissé ses projections d’inflation pour la zone euro jusqu’à 2016. Au cours du mois d’août, les marchés financiers ont également indiqué un déclin significatif des anticipations d'inflation à moyen terme. En outre, le recul de l’inflation courante et la baisse d’autres indicateurs conjoncturels, dont le PIB, ont montré que la reprise économique de la zone euro perdait de la vitesse. Face aux risques qu’une période prolongée de faible inflation pourrait faire peser sur le maintien de la stabilité des prix et, plus généralement, sur la relance de l’activité, le Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) a décidé, lors de ses réunions de juin et septembre 2014, de prendre une série conséquente de mesures, en ce compris une double diminution des taux directeurs et le passage du taux de la facilité de dépôt de 0 % à -0,1 % dès le 11 juin 2014, puis à -0,2 % à compter du 10 septembre 2014. Avec ces mesures, l’Eurosystème devient la première banque centrale d’une vaste zone monétaire à ramener son taux directeur plancher en territoire négatif. En termes simples, le taux négatif signifie que les banques doivent payer pour pouvoir déposer leurs liquidités excédentaires auprès de l’Eurosystème. Cette incursion en terrain inconnu se révèle d’autant plus importante à appréhender que l’environnement financier actuel de la zone euro se caractérise par un surplus de liquidités sur le marché monétaire et par une fragmentation persistante du système bancaire. Étant donné sa double fonction dans la mise en œuvre de la politique monétaire, l’abaissement du taux de la facilité de dépôt en territoire négatif est synonyme d’orientation plus accommodante de la politique monétaire, et il permet de préserver les incitants à prendre part aux transactions interbancaires tout en allégeant le coût de refinancement des banques auprès de l’Eurosystème. Bien qu’un taux négatif pour la facilité de dépôt implique des rendements plus bas pour les épargnants, une réduction du taux réel est jugée nécessaire afin de soutenir l’activité économique et, partant, l’inflation. De plus, cela permet un retour vers des taux d’intérêt plus élevés dans le futur. L’analyse montre également que les coûts nets de refinancement auprès de l’Eurosystème pour le système bancaire se sont affaiblis depuis le début de juin, et ce même si l’impact dynamique du taux négatif sur la profitabilité des banques est plus difficile à estimer. Enfin, il convient de noter que l’efficacité de la diminution du taux de la facilité de dépôt sous zéro doit s’évaluer en temps réel en tenant compte des effets d’interaction avec l’ensemble des autres mesures de politique monétaire annoncées en juin et en septembre. En particulier, les opérations ciblées de refinancement à plus long terme démarrant en septembre 2014 sont de nature à favoriser une bonne transmission du taux négatif à l’économie réelle. En outre, combinées aux programmes d’achat de titres adossés à des actifs et d’obligations sécurisées démarrant en octobre, elles sont susceptibles d’augmenter considérablement le surplus de liquidités sur le marché monétaire, et ce conformément à la volonté, exprimée par le Président Draghi, de ramener le bilan de l’Eurosystème aux niveaux du début de 2012.
LE COMMENT ET LE POURQUOI D'UN TAUX NEGATIF LA FACILITE DE DEPOT EN ZONE EURO
mer. 15 avril 2015
Durant l’été de 2014, l’Eurosystème a abaissé ses projections d’inflation pour la zone euro jusqu’à 2016. Au cours du mois d’août, les marchés financiers ont également indiqué un déclin significatif des anticipations d'inflation à moyen terme. En outre, le recul de l’inflation courante et la baisse d’autres indicateurs conjoncturels, dont le PIB, ont montré que la reprise économique de la zone euro perdait de la vitesse. Face aux risques qu’une période prolongée de faible inflation pourrait faire peser sur le maintien de la stabilité des prix et, plus généralement, sur la relance de l’activité, le Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) a décidé, lors de ses réunions de juin et septembre 2014, de prendre une série conséquente de mesures, en ce compris une double diminution des taux directeurs et le passage du taux de la facilité de dépôt de 0 % à -0,1 % dès le 11 juin 2014, puis à -0,2 % à compter du 10 septembre 2014. Avec ces mesures, l’Eurosystème devient la première banque centrale d’une vaste zone monétaire à ramener son taux directeur plancher en territoire négatif. En termes simples, le taux négatif signifie que les banques doivent payer pour pouvoir déposer leurs liquidités excédentaires auprès de l’Eurosystème. Cette incursion en terrain inconnu se révèle d’autant plus importante à appréhender que l’environnement financier actuel de la zone euro se caractérise par un surplus de liquidités sur le marché monétaire et par une fragmentation persistante du système bancaire. Étant donné sa double fonction dans la mise en œuvre de la politique monétaire, l’abaissement du taux de la facilité de dépôt en territoire négatif est synonyme d’orientation plus accommodante de la politique monétaire, et il permet de préserver les incitants à prendre part aux transactions interbancaires tout en allégeant le coût de refinancement des banques auprès de l’Eurosystème. Bien qu’un taux négatif pour la facilité de dépôt implique des rendements plus bas pour les épargnants, une réduction du taux réel est jugée nécessaire afin de soutenir l’activité économique et, partant, l’inflation. De plus, cela permet un retour vers des taux d’intérêt plus élevés dans le futur. L’analyse montre également que les coûts nets de refinancement auprès de l’Eurosystème pour le système bancaire se sont affaiblis depuis le début de juin, et ce même si l’impact dynamique du taux négatif sur la profitabilité des banques est plus difficile à estimer. Enfin, il convient de noter que l’efficacité de la diminution du taux de la facilité de dépôt sous zéro doit s’évaluer en temps réel en tenant compte des effets d’interaction avec l’ensemble des autres mesures de politique monétaire annoncées en juin et en septembre. En particulier, les opérations ciblées de refinancement à plus long terme démarrant en septembre 2014 sont de nature à favoriser une bonne transmission du taux négatif à l’économie réelle. En outre, combinées aux programmes d’achat de titres adossés à des actifs et d’obligations sécurisées démarrant en octobre, elles sont susceptibles d’augmenter considérablement le surplus de liquidités sur le marché monétaire, et ce conformément à la volonté, exprimée par le Président Draghi, de ramener le bilan de l’Eurosystème aux niveaux du début de 2012.
LA SUEDE INSTAURE UN TAUX DE REFINANCEMENT NEGATIF
mer. 15 avril 2015
La banque centrale suédoise a décidé de mettre en place un taux de refinancement négatif de 0,1 % et un vaste programme de rachat de dette publique. sur le même sujet La Suède évite des élections législatives anticipées "La France doit suivre l'exemple de l'Allemagne et de la Suède" Jean Tirole L'extrême-droite plonge la Suède dans une crise politique Suède et Danemark : la croissance du PIB est toujours là En termes de politiques monétaires, la Suède est décidément très créative. C'est là en effet que la première banque centrale de l'histoire a été créée en 1668. Et c'est là que ce jeudi 12 février 2015, cette même Banque de Suède (Sveriges Riksbank) a instauré un taux négatif de refinancement de 0,1 %. Cette fois, la Suède n'a pas inventé cette mesure : elle a été utilisée par la Banque Nationale Suisse (BNS) (il est actuellement à -0,75 %), mais le mouvement a surpris tout le monde car il est très rare. L'arme atomique de la Riksbank On connaît les taux de dépôt négatifs qui font payer aux banques qui veulent déposer des fonds auprès des banques centrales. Il est utilisé désormais très largement. La BCE impose ainsi une « taxe » de 0,20 % aux dépôts. Au Danemark, ce taux est de -0,75 %, en Suède, il est de -0,85 %. Logiquement, les observateurs s'attendaient à ce que la Riksbank aille plus loin encore dans le taux de dépôt négatif. Elle a préféré une autre voie : un taux de refinancement de -0,1 %. Autrement dit, lorsqu'une banque viendra demander 100 couronnes à la Riksbank, elle repartira avec 10 öre les centimes suédois de prime (plus exactement, elle remboursera 99,9 couronnes, ce qui, au total, lui permettra de dépenser les 100 couronnes empruntés en lui laissant une prime de 10 öre, les centimes suédois). C'est donc de la véritable création monétaire ex nihilo sans contrepartie, une arme bien plus puissante que l'assouplissement quantitatif (QE) qui, in fine, est neutre, puisque la dette rachetée doit être remboursée. Ceci dit, la Riksbank a aussi annoncé un QE : un programme de rachat de 10 milliards de couronnes (environ 1,04 milliard d'euros). Et la Riksbank promet qu'elle est prête à faire plus, si nécessaire. Le problème monétaire La problématique suédoise est aujourd'hui principalement celle de sa monnaie. La couronne suédoise, depuis 2002, évolue librement sur le marché des changes. Compte tenu de la forte croissance du pays et de sa solidité financière, beaucoup d'investisseurs voient dans la monnaie suédoise une position de repli pour se protéger contre la baisse de l'euro. Le risque est donc de voir la couronne s'apprécier fortement. Après l'annonce de l'assouplissement quantitatif de la BCE, le 22 janvier dernier, la couronne suédoise avait gagné jusqu'à plus de 2 %, avant de revenir à son niveau d'avant cette annonce. Pourquoi alors avoir agi aussi fortement alors que la couronne n'est pas sous pression ? La situation économique La Riksbank ne veut prendre aucun risque. Certes, la croissance du pays est forte : 2,3 % au troisième trimestre, sans doute 2,7 % cette année, selon la banque centrale et 3,3 % en 2016. Mais le moteur des exportations reste à l'arrêt et le risque est qu'en cas de forte appréciation de la couronne, les exportations suédoises perdent du terrain. A cela s'ajoute une deuxième donnée : l'inflation. En janvier, elle était sur un an, à - 0,3 %. Si ce taux reste durablement négatif, les marges des entreprises demeureront sous pression et la croissance suédoise reste (relativement à sa force) peu créatrice d'emploi, le taux de chômage demeure à 7,8 %. La Riksbank ne peut donc, là non plus, ne prendre aucun risque. Guerre des monnaies ? Dernier élément qui explique le choix : la guerre des monnaies. Chacun tente « d'exporter » chez l'autre sa déflation en dépréciant sa monnaie. La BCE veut peser sur l'euro. La banque nationale suisse (BNS) a levé son taux plancher, mais tente désormais de stopper l'appréciation du franc par des interventions ponctuelles et une politique très agressive de taux négatifs. Le Danemark a fait savoir qu'il défendrait coûte que coûte l'ancrage de sa couronne sur l'euro et la banque centrale danoise a déjà pris des dispositions en ce sens. Bref, la Riksbank avait toutes les raisons de penser que la couronne suédoise était la prochaine position de repli des investisseurs. Elle a voulu frapper fort pour les décourager. Pari réussi ? Sera-ce efficace ? La Riksbank a, en tous cas, placé la barre très haut. Et l'euro, après l'annonce gagnait près de 1,2 % et passait les 9,6 couronnes, du jamais vu depuis août 2010 ! Dans l'immédiat, le pari semble donc réussi, compte tenu de l'effet de surprise.
LA BCE UTILISE UN TAUX NEGATIF
mer. 15 avril 2015
Le taux de facilité de dépôt de la banque centrale a été abaissé en territoire négatif, à -0,1 %. Une première. C’était l’une des mesures les plus attendues par les marchés financiers. En plus d’abaisser son taux de refinancement à 0,15 %, la Banque centrale européenne a décidé, pour la première fois de son histoire, d’abaisser en territoire négatif son taux plancher, c’est à dire le taux auquel elle rémunère les liquidités déposées au jour le jour par les établissements financiers de la zone euro. Aucune grande banque centrale ne l’avait fait avant elle. L’expérience la plus connue est celle de la banque centrale du Danemark. Quels avantages et inconvénients ? L’objectif de la BCE est d’inciter les banques qui ont des réserves excédentaires de cash (essentiellement en Europe du Nord) à les utiliser pour le financement de l’économie, au lieu de les stocker auprès de la BCE. En somme, on prélève une taxe sur les réserves de liquidités qui dorment. Par ce biais, il s’agit de donner un petit coup de pouce au crédit et donc à la croissance. Affaiblir l’euro L’un des principaux avantages de cette mesure est aussi, en théorie, d’affaiblir l’euro. « L’expérience danoise confirme l’efficacité de la baisse du taux de dépôt. Le taux de dépôt négatif a été mis en place afin de décourager les capitaux étrangers entrants qui appréciaient la monnaie danoise. L’abaissement de taux de dépôt à - 0,20 % agrandissait l’écart entre les taux danois et les taux européens ce qui rendait les placements en couronne danoise moins attractifs et ce qui a empêché l’appréciation de la couronne danoise », explique ainsi dans son blog, l’économiste Urszula Szczerbowicz, du Cepii. L’idée est donc de rendre moins intéressants les actifs européens pour les investisseurs internationaux. Mais la mesure comporte aussi des risques. « Le manque de projets d’investissements fiables peut pousser les banques à alimenter des bulles ou bien à prêter aux clients à risque ce qui peut résulter en l’augmentation de prêts douteux. Par ailleurs, les taux négatifs diminuent les profits des banques qui pourront être tentées de récupérer le manque à gagner sur les taux qu’elles appliquent aux prêts aux ménages et entreprises », relève Ursula Szczerbowic. Ce serait alors contre-productif. Fonds monétaires sous pression Par ailleurs, la baisse des taux en général vient encore diminuer les rendements de l’épargne placée à court terme. « Les fonds monétaires vont encore être sous pression », souligne l’équipe de Morgan Stanley. « Cependant, nous ne pensons pas que cela donnera lieu à des sorties de capitaux massives. C’est vrai que la baisse des taux rend moins rentables les placements dans les marchés monétaires de la zone euro par rapport aux Etats-Unis, mais beaucoup de fonds monétaires sont financés par les Trésor des différents pays, qui ne peuvent pas déplacer leurs liquidités vers d’autres régions. » Pour être pleinement efficace, cette mesure doit être complétée par d’autres : changements de règles sur les réserves à la BCE, mesures sur les liquidités, etc. Colère de certaines banques allemandes En attendant, la décision de baisser les taux passe mal en Allemagne, surtout chez les établissements bancaires dont le modèle d’activité est axé sur la collecte de dépôts pour financer le crédit bancaire classique. Dans l’impossibilité d’exiger à leur tour à leurs clients de payer pour les avoirs déposés sur un compte à vue, les banques vont ressentir à terme une pression sur les marges dans l’activité de crédit, prévient le régulateur des banques Bafin. Cette pression est déjà très élevée dans un paysage bancaire morcelé et où l’épargne des particuliers est captée de manière dominante par les caisses d’épargne régionales et banques coopératives, loin devant les établissements privés.
LA BAISSE DES TAUX SE POURSUIT EN MARS 2015...
mer. 15 avril 2015
Selon l'Observatoire Crédit Logement / CSA, les taux de prêt immobilier ont poursuivi leur repli pour s'afficher, en mars, à un nouveau plus bas historique. Les taux de prêt immobilier se replient encore Si certains observateurs commencent à évoquer un possible essoufflement du mouvement baissier, les taux d'emprunt continuent pour l'heure d'afficher une exceptionnelle attractivité. Engagée depuis plusieurs années maintenant, cette baisse des taux a su jouer pleinement son rôle en dotant les acquéreurs potentiels d'un gain de pouvoir d'achat non négligeable. L'Observatoire Crédit Logement note en effet que « la seule baisse des taux intervenue depuis la fin 2013 équivaut à un recul des prix de 9 % sur le marché de l'ancien et 8,5 % sur celui du neuf ! ». Les ménages souhaitant concrétiser leur projet immobilier (et plus particulièrement les primo-accédant dont le retour sur le marché occupe aujourd'hui le devant de la scène) ne pourront donc que se réjouir en prenant connaissance des derniers chiffres communiqués par l'Observatoire. Au cours du mois de mars, le taux de crédit moyen a en effet une nouvelle fois cédé du terrain pour s'établir à 2,11%, soit son plus bas historique (contre 2,21% en février). Loin d'être confidentielle, cette baisse affecte de façon similaire l'ensemble des secteurs du marché. Le taux moyen appliqué à l'acquisition d'un logement neuf passe ainsi de 2,26% à 2,16%, celui relatif à l'immobilier ancien passe de 2,19% à 2,11% et le taux d'un prêt destiné à financer la réalisation de travaux s'établit pour sa part à 2,06% (contre 2,23% le mois précédent). La baisse des taux freine celle des prix Si cette correction des taux semble totalement profiter aux acheteurs, est-ce toutefois vraiment le cas ? De nature à relancer les transactions, ce mouvement ne pourrait-il pas représenter un frein à la baisse des prix ? Si l'on en croit Fabrice Abraham, le recul des prix semble en effet nettement marquer le pas en ce début d'année 2015. S'appuyant sur les données collectées au sein de ses 450 agences immobilières, le directeur général du réseau Guy Hoquet note qu'après s'être établie à -2,2% au premier trimestre 2014, la baisse des prix ne se porte désormais plus qu'à -1%.
Assurance emprunteur : LE DROIT A L'OUBLI VOTE POUR LE CANCER ...
mer. 15 avril 2015
Les anciens malades du cancer sont bel et bien des emprunteurs comme les autres. C'est ce qu'ont tenu à souligner les députés en votant la création d'un « droit à l'oubli ». Le « droit à l'oubli » révolutionne l'assurance de crédit immobilier D'ici peu, les personnes ayant autrefois subi un cancer pourront être considérés comme n'importe quel candidat lambda au prêt immobilier. Ce vendredi 10 avril 2015, l'Assemblée nationale s'est en effet prononcée en faveur de l'instauration d'un « droit à l'oubli » en intégrant au projet de loi Santé une convention signée le 24 mars entre le gouvernement (plus précisément les ministres de la Santé, Marisol Touraine et des Finances, Michel Sapin) et les professionnels de l'assurance. Véritable révolution pour les consommateurs concernés, cette disposition se révèlera synonyme d'un accès au crédit grandement facilité et devrait même être étendue à des pathologies autres que le cancer. Lancé en 2014 à l'initiative du Chef de l'Etat, le troisième Plan Cancer entendait notamment en finir avec la discrimination dont font actuellement l'objet les anciens cancéreux candidats à l'emprunt. La souscription d'un crédit immobilier va de pair avec celle d'une assurance de prêt. Or, jusqu'ici, les particuliers ayant vaincu un cancer devaient obligatoirement mentionner ce fait à leur assureur. Si les plus malchanceux voyaient dès lors les portes de l'assurance de prêt se refermer devant eux, les autres se voyaient pour leur part proposer des contrats assortis de cotisations plus élevées (surprimes). En signant une convention avec les assureurs, le gouvernement entendait mettre un terme à cette double peine. Des modalités d'applications différentes selon les cas Concrètement, le document instaure un « droit à l'oubli » dont pourront bientôt profiter les cancéreux aujourd'hui guéris. Libérés de l'obligation de mentionner leur ancienne pathologie à leur assureur (et donc des éventuelles surprimes qui vont avec), ceux-ci ne seront toutefois pas tous logés à la même enseigne. Les personnes ayant dû combattre le cancer avant l'âge de 15 ans devront ainsi patienter 5 ans après leur totale rémission (soit l'arrêt de leur traitement) pour pouvoir bénéficier de ce « droit à l'oubli ». Ceux qui ont vaincu leur maladie après l'âge de 15 ans devront pour leur part attendre 15 ans pour ne plus être obligés de mentionner leur ancienne situation. Si une demande d'assurance de prêt effectuée avant le terme de ces délais impose au souscripteur de renseigner son ancienne pathologie, les assureurs se sont toutefois engagés à ne plus lui appliquer de cotisations majorées. En outre, une grille de référence devrait être mise en place pour que ce « droit à l'oubli » puisse prendre en compte, non seulement les progrès de la médecine, mais également les différents niveaux de gravité de cancers (certains, comme le cancer des testicules, étant bien plus bénins que d'autres). Pour le législateur, il s'agit là de définir avec précision les candidats au crédit qui pourront « systématiquement bénéficier d'un tarif d'assurance emprunteur standard (sans surprime) ». « Droit à l'oubli » : d'autres pathologies bientôt concernées Concernant l'extension de ce « droit à l'oubli » aux autres maladies, les députés ont adopté un amendement stipulant qu' « il ne peut être acceptable qu'une personne séropositive ou atteinte d'une hépatite, pathologies nécessitant un traitement quotidien et sur le long terme, soit victime de discrimination, alors même que les progrès des traitements de lutte contre ces maladies permettent aujourd'hui de bénéficier d'une espérance de vie quasi-normale
LA BANQUE DE FRANCE REHAUSSE SA PREVISION DE CROISSANCE DE 0,3 % A 0,4 % POUR LE PREMIER TRIMESTRE 2015
jeu. 09 avril 2015
La Banque de France a légèrement rehaussé jeudi sa prévision de croissance pour le premier trimestre à 0,4%, contre 0,3% lors de sa précédente estimation, après 0,1% au quatrième trimestre 2014. Cette troisième estimation se base sur l’enquête mensuelle menée par la BdF auprès des entreprises, qui constate une hausse de la production en mars dans l’industrie et les services et une légère progression de l’activité dans le bâtiment. Les chefs d’entreprises s’attendent à une poursuite de la hausse de l’activité dans l’industrie et les services en avril mais à un recul dans le bâtiment. En mars, les livraisons dans l’industrie se sont accélérées, constate la Banque de France à l’issue de son enquête. L’activité s’est intensifiée dans le matériel de transport hors automobile, la chimie et l’agroalimentaire, tandis que les équipements électriques ont poursuivi leur progression. Les commandes ont augmenté « sous l’effet de la demande étrangère ». « Les effectifs se tassent un peu », constate néanmoins la BdF mais « les trésoreries s’élargissent ». Dans les services, « l’activité est tirée par le travail temporaire, les transports et le conseil », « les effectifs progressent », « les prix se replient de nouveau » et « les trésoreries se confortent assez nettement ». Dans le bâtiment, « le second oeuvre accélère, alors que le gros oeuvre poursuit son repli », note la Banque de France. L’opinion des chefs d’entreprise sur les carnets de commande « s’améliore un peu mais demeure négative ». « Les effectifs se réduisent moins fortement » et « les prix des devis poursuivent leur baisse », constate la BdF.
DETTE PUBLIQUE DE LA FRANCE : NOUVEAU RECORD AU 4° TRIMESTRE 2014
jeu. 09 avril 2015
À la fin du 4e trimestre 2014, la dette publique s'établit à 2 037,8 milliards d'euros (95% du PIB), en hausse de 0,1% sur trois mois et de 4,3% sur un an. Dans une note publiée en octobre dernier, le Conseil d'analyse économique prévient que si la croissance économique française ne s'accélère pas, la dette tricolore pourrait atteindre 145% du PIB en 2040. Evolution de la dette publique depuis le 4e trimestre 1995. © JDN La dette publique est la dette au sens du traité de Maastricht (ou dette publique notifiée), c'est-à-dire qu'elle couvre la dette de toutes les administrations publiques (Etat, administrations de sécurité sociale, administrations locales et organismes divers d'administration centrale). Elle est brute, ce qui signifie que les actifs financiers des administrations publiques ne sont pas déduits de leurs dettes. Les pays de l'UE 28 les plus endettés en 2013 Rang Pays En % du PIB Source : Eurostat 1 Grèce 175,1 2 Italie 132,6 3 Portugal 129 4 Irlande 123,7 5 Chypre 111,7 6 Belgique 101,5 7 Espagne 93,9 8 France 93,5 9 Royaume-Uni 90,6 10 Hongrie 79,2 11 Allemagne 78,4 12 Autriche 74,5 13 Pays-Bas 73,5 14 Malte 73 15 Slovénie 71,7 16 Croatie 67,1 17 ex aequo Finlande 57 17 ex aequo Pologne 57 19 Slovaquie 55,4 20 République tchèque 46 21 Danemark 44,5 22 Suède 40,6 23 Lituanie 39,4 24 Roumanie 38,4 25 Lettonie 38,1 26 Luxembourg 23,1 27 Bulgarie 18,9 28 Estonie 10 Parmi les 28 pays qui composent l'Union européenne, la Grèce est une nouvelle fois le plus endetté : en 2013, la dette de ses administrations publiques représente 175,1% de son PIB. L'Italie reste sur la deuxième marche du podium des Etats de l'UE 28 au plus fort endettement en 2013, avec une dette brute consolidée des administrations publiques équivalente à 132,6% de son PIB. Cette année encore, le Portugal suit la Botte, avec une dette publique qui atteint 129% de s
BUDGET 2015 : LE PIRE SERAIT-IL A VENIR ?
jeu. 09 avril 2015
Le Gouvernement est en ce moment même en train de tenter d'achever la construction du budget pour 2015. D'évidence, la tâche n'est pas aisée, et il est à craindre que 2015, marquée par l'attentisme, ne préfigure un budget pour 2016 encore plus complexe. 1) La dangereuse pratique des années 2012, 2013 et 2014 Le verdict des chiffres est tombé : la dette publique française continue de croître et dépasse désormais le seuil de 96 % du PIB. Ce fait nuance les affirmations des différents responsables (de l'ancienne majorité comme de l'actuelle) qui assimilent hâtivement une légère baisse du déficit rapporté au PIB à une victoire sur la courbe tendancielle de hausse des dépenses publiques. Tant le Gouvernement Fillon que les deux années de gestion Ayrault ont été caractérisés par de fortes hausses d'impôts. En totalité (ménages, entreprises), ce sont plus de 70 milliards additionnels qui ont été prélevés sur l'économie française. Clairement, le dispositif fiscal frontal a eu un effet pro-cyclique et a contribué à cisailler les ressorts – déjà faibles – de la croissance. Parallèlement, bien des pays européens ont suivi le même chemin ce qui place l'UE dans une situation de quasi-récession. À ce stade d'évolution, seule une politique monétaire accommodante doit être convoquée et soutenue afin de parer les tensions déflationnistes. L'autre voie d'une relance budgétaire, de type keynésienne, est difficile à envisager compte tenu précisément de la situation des finances publiques. Si les PLF (projet de Loi de finances) 2012 et 2013 ont été placés sous le signe d'un véritable alourdissement de la pression fiscale, il ne faut pas gommer de nos esprits que 2014 a aussi été l'année de l'adoption d'un PLF alourdi par la hausse des taux de TVA. En synthèse et à regret, il faut constater que peu d'efforts ont matériellement été accomplis en matière de réduction de la dépense publique et que l'impôt a été la voie royale retenue pour boucler les budgets des années précitées. 2) Les contraintes qui pèsent sur le PLF pour 2015 La courbe de Laffer, empiriquement établie, a été vérifiée dans notre pays : "trop d'impôt tue l'impôt". Il convient même d'ajouter : "trop d'impôt tue l'emploi" comme l'attestent bien des informations récoltées par l'Insee, les CCI ou les syndicats. Vouloir "ficeler" le budget 2015 grâce à de nouvelles hausses d'impôts serait là encore fortement pro-cyclique et finirait de casser la confiance des forces vives tout en présentant un rendement relatif. De surcroît, la révision à la baisse du taux de croissance en 2014 a déjà montré son impact sur le rendement de plusieurs impôts au premier rang desquels se situent la TVA et l'IRPP. Le manque à gagner serait situé entre 12 et 15 milliards d'autant plus nettement que l'économie informelle se développe comme l'indique, en creux, une statistique de la Banque de France relative au volume croissant d'espèces en circulation. Saturation fiscale, nécessité de préserver le mince flux de croissance, extension des stratégies de contournement (économie informelle, évasion fiscale, départs de France) sont les trois piliers de contraintes qui affectent l'élaboration du PLF pour 2015. Mais, il y a aussi un quatrième pilier tout aussi crucial : quel taux de croissance retenir pour 2015 ? Au plan institutionnel, le Gouvernement est souverain pour décider de la prévision de croissance qui sous-tend l'exercice budgétaire sous réserve des travaux consultatifs du HCFP (Haut conseil des finances publiques) qui réunit des économistes et des magistrats de la Cour des comptes, et qui est "chargé d'apprécier le réalisme des prévisions macroéconomiques du Gouvernement". Au printemps 2014, le FMI estimait que le taux de croissance de la France serait de 1 % en 2014 et de 1,5 % en 2015. Bien des analystes étaient porteurs de conclusions identiques. Pour 2014, les choses sont hélas claires : taux nul au deuxième trimestre et taux de 0,5 % envisagé pour l'ensemble de l'année 2014. En cette rentrée 2014, le Gouvernement (par des annonces du ministre Michel Sapin le 2 septembre) persiste à tabler sur un taux de croissance de 1,3 % là où nombre de conjoncturistes ou d'agences de notation retiennent un chiffre situé entre 0,8 % et 0,9 % pour l'année 2015. Faut-il craindre le pire ? Faut-il imaginer le sempiternel tour de passe-passe qui consiste à surdimensionner le taux de croissance afin de pouvoir boucler la valise des contraintes budgétaires ? Si tel devait être le cas – et le report de l'annonce du PLF n'est pas un signe annonciateur favorable –, cela poserait une question de sincérité pour l'exercice budgétaire et de réelle utilité pour le HCFP. Objectivement, les tensions économiques avec la Russie et la tendance générale de la zone euro devraient inciter à la prudence en matière de détermination du taux de croissance. D'autant qu'une économie dans laquelle la FBCF (formation brute de capital fixe) continue de se replier n'est pas en mesure de saisir rapidement un éventuel rebond favorable de la croissance mondiale. 3) 2015 ou le budget du faux plat En premier lieu, il faut intégrer l'importante information du ministre Sapin qui a confirmé il y a quelques jours que les 21 milliards d'économies ne seraient pas au rendez-vous du PLF 2015. Son explication étant liée à la faible valeur du taux d'inflation. Autrement dit, la trajectoire des finances publiques ne sera pas en conformité avec des déclarations officielles antérieures. De plus, s'il n'y a pas d'économies crédibles alors même que les rentrées fiscales sont moins étoffées que prévu, il est aisé de conclure que le ministère des Finances a – ces jours-ci – un travail de redéfinition d'une partie de certains choix budgétaires. Or, du fait d'une majorité parlementaire partiellement frondeuse, le Gouvernement, par la voix du premier ministre, a annoncé des baisses d'impôts (environ 3 milliards) pour les contribuables les plus modestes. Autant dire que Bercy doit prévoir quelques zones de souplesse dans son exercice pour intégrer des amendements de dernière minute imposés par le caractère numériquement limité de la majorité. Absence de campagne de baisse des dépenses publiques, moindres recettes fiscales, gestes politiques à incidence budgétaire pour rallier des députés dépités sont autant de phénomènes qui vont militer pour un budget composite et un exercice de faux plat. Une sorte de PLF sans ossature volontariste côté dépenses et placé sous le signe du statu quo côté recettes. Hors polémique stérile, un PLF digne de la procrastination qui marque parfois ce quinquennat. 4) 2015 et l'amorce de 2016 Ce qui n'est pas fait aujourd'hui doit être fait demain. Ainsi, si 2015 est un PLF digne d'un faux plat, cela implique que son successeur pour 2016 sera encore plus délicat à bâtir du fait des contraintes macroéconomiques, du fait du respect de nos engagements européens et du fait que le budget de la nation doit être un foyer de soutien à l'activité et non un repoussoir pour la confiance des investisseurs. Un rapport de la Cour des comptes sur la fiscalité affectée (rapport CPO du 4 juillet 2013) rapportait que les taxes directement prélevées par plus de 450 organismes publics (hors vote du Parlement) représentaient plus de 112 milliards d'euros et enregistraient une hausse annuelle de 4,5 % contre 1,2 % en moyenne pour les dépenses de l'État. Où se situe la volonté politique de recadrage sur ce thème de la fiscalité "affectée" ? Des études parfaitement crédibles montrent que la TVA subit, dans son recouvrement, un manque à gagner d'au moins 30 milliards. Où voit-on un grand chantier anti-fraude en cette matière très significative ? ( TVA : sur la piste de 32 milliards... ). Sur ces deux points rappelés ci-dessus, il y a plusieurs milliards de gains à portée de main sans pour autant altérer le chemin de la croissance. Si rien n'est engagé en 2015, alors il faudra attendre 2016 comme d'autres attendent Godot. Ce type de différé dans le temps ne peut que nourrir le mauvais versant des anticipations rationnelles notamment mises à jour par Robert Lucas. C'est là qu'il faut craindre le pire, que le faux plat budgétaire n'induise une léthargie des décideurs privés. Coincés par bien des contraintes d'inégales intensités, les décideurs publics qui élaborent le PLF pour 2015 risquent d'être tentés (ou bousculés) de "donner du temps au temps" et de miser sur une conjoncture plus favorable en 2016 pour enfin entamer des voies consistantes de réformes. Compte tenu de notre approche de paramètres microéconomiques (exemple : taux de défaillances des entreprises, etc.), cette idée du "je diffère le faire" nous semble hasardeuse et porteuse d'effets préjudiciables. Conclusion Si seulement ce PLF 2015 nous apportait, dans son exposé des motifs, une ventilation des 3200 milliards de dettes hors bilan de l'État (à comparer aux 1960 milliards de dettes publiques). Si seulement le déficit prévisionnel de ce PLF n'était pas excessif au point d'anéantir la portée des engagements triennaux des célèbres 50 milliards d'économies. Pour mémoire, le déficit prévisionnel voté pour 2014 était de 82 milliards. Le dramaturge Jacques Deval a écrit : "Le temps est l'incorruptible comptable. Il n'a pas la charité d'un ange gardien : inaccessible à la pitié, il ne devient généreux qu'avec les riches" ("Afin de vivre bel et bien" 1969). Avec près de 100 % de son PIB en dette et plus de 3,5 millions de travailleurs privés d'emploi, la France n'a pas le temps de différer sa mise en mouvement de ses finances publiques. Une très large majorité de nos concitoyens le pressent parfaitement. Quid de nos élus ?
LA REGLEMENTATION SUR L' INTERMEDIATION BANCAIRE ET SON IMPACT SUR LE NOMBRE DES INTERMEDIAIRES EN ACTIVITE
jeu. 09 avril 2015
« Les courtiers indépendants n'y arrivent plus économiquement », pour l'Orias La campagne d'immatriculation 2014 auprès de l'Organisme pour le registre unique des intermédiaires en Assurance, Banque et Finance (Orias), des intermédiaires en opération de banque, a débuté le 1er décembre 2013, pour s'achever le 31 janvier dernier. Grégoire Dupont, Secrétaire Général de l'Orias revient pour BoursedesCrédits sur l'évolution du nombre d'immatriculations et son impact sur le secteur du crédit. Interview par Johan Garcia. Peut-on dire qu'il y a un durcissement de l'immatriculation touchant les intermédiaires en opérations de banque et services de paiement (IOBSP) ? Grégoire Dupont : « Il y a en fait un décalage dans le temps, entre l'application de la loi de 2010 et des décrets de 2012. La première phase de mise en application de la réglementation et de l'immatriculation, a eu lieu du 15 janvier 2013 jusqu'au 15 avril 2013. Le texte original, mettant en place l'immatriculation avait prévu deux familles et deux temps d'inscription. Tout d'abord, les intermédiaires en assurance, déjà inscrits dans un ancien registre, qui devaient uniquement choisir leur nouvelle catégorie d'inscription, avec un rendez-vous fixé un an plus tard pour justifier des conditions obligatoires, et requises, pour demeurer immatriculé à l'Orias. Les deux tiers des professionnels sont dans ce cas-là. Ils doivent aujourd'hui justifier de l'existence des contraintes obligatoires pour être immatriculés (Diplômes, formations ou expérience, assurance de responsabilité civile professionnelle, honorabilité). La deuxième famille correspond à ces intermédiaires qui n'avaient pas, avant 2013, d'activité d'assurance. Ils ont dû remplir les conditions d'immatriculation dès le début 2013. Ils correspondent au tiers d'intermédiaires restant. Les conditions ne sont donc pas plus strictes, mais c'est maintenant qu'on les applique pour tous. L'objectif était simplement de répartir la charge de travail pour l'Orias et de donner plus de temps aux professionnels, s'ils n'avaient pas les formations requises ou les diplômes par exemple, pour se former durant l'année 2013 ». On assiste aujourd'hui à un regroupement des courtiers. Y a-t-il selon vous une exclusion des courtiers indépendants du nouveau système d'immatriculation ? G-D : « Au point de vue juridique non. L'environnement y joue cependant. Il y a une professionnalisation du secteur avec la mise en place de systèmes informatiques, de procédures ou d'envoi de documents. Ce sont des charges supplémentaires qui demandent des efforts supplémentaires aux intermédiaires. La clé est essentiellement économique quand même ». Beaucoup de courtiers indépendants sont d'ailleurs aujourd'hui obligés de rejoindre de grands réseaux et de grandes sociétés de courtage, faute de mandats des banques ou d'immatriculation. Va-t-on vers une disparition du courtier indépendant ? G-D : « Le phénomène de franchise se développe énormément, c'est vrai. Toutes ces franchises annoncent d'ailleurs des doublements de leurs réseaux et de leurs projets. C'est un mode d'organisation du marché en pleine évolution. Un mode d'organisation plus facile vis-à-vis des contraintes juridiques. Je ne peux toutefois pas encore mesurer, ni estimer, la baisse du nombre de courtiers indépendants, même si je le pressens avec l'attitude des banques et le poids de la règlementation ». Les banques ont drastiquement diminué le nombre de courtiers avec qui elles travaillaient. BNP Paribas ne donne plus de mandats qu'à 28 d'entre eux, contre 500 auparavant. G-D : « Oui. Les banques n'accordent plus aussi facilement les mandats que dans le passé. Des professionnels n'arrivent ainsi pas à justifier leur immatriculation à cause de cela. Les courtiers indépendants, même s'ils sont immatriculés, n'y arrivent plus économiquement. Les banques limitent leurs risques et font des économies dans leur organisation commerciale en limitant le nombre de mandats accordés. A cause de ces stratégies, qui mêlent objectif commerciaux et contrainte juridique, il y un changement dans les relations économiques. Les banques avaient auparavant des milliers d'apporteurs potentiels. Elles se limitent à quelques dizaines désormais. Le métier se structure dans un contexte économique compliqué et tendu, principalement dans l'immobilier par exemple. Les banques n'accordent ainsi plus de mandats en crédit immo ». Pour les particuliers, est-ce que cela ne signifie pas également que l'offre de courtage, bien que consolidée, sera aussi moins variée avec moins d'indépendance ? G-D : « Si un courtier a une part de son capital détenu à plus de 10% par un groupe financier, il y a une obligation de transparence. C'est au consommateur de faire la démarche de vérification. La profession doit donner ces infos. Il doit y avoir une certaine forme de transparence ». En novembre 2013, 48.656 intermédiaires en banque, assurance ou finance étaient inscrits (dont 17.000 IOBSP). Combien le sont désormais avec la fin du renouvellement des inscriptions ? G-D : « L'on reçoit encore des dossiers. Beaucoup sont toujours en cours de traitement. On ne pourra tirer les conclusions du renouvellement que début mars. Mais on a déjà des craintes importantes sur le taux de non renouvellement des IOB. Aujourd'hui, l'Orias compte seulement 60% d'inscriptions renouvelées pour les courtiers en opération de banque, et donc 40% qui ne le sont pas. D'où une certaine anxiété, même si des dossiers sont encore en cours d'instructions. Du côté des mandataires en opération de banque 'non exclusif', on a 70% d'inscriptions renouvelées, et près de 95% pour les mandataires en opération de banque 'exclusif'. 91% des courtiers en assurances ont leur inscription renouvelée à ce jour, et 76% des mandataires d'IOBSP ». --------------------------- La réglementation touchant les IOB et donc les courtiers en crédit découle de la loi de régulation bancaire 2010, qui a permis la création d’un registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance, depuis le 15 janvier 2013 et dont la gestion a été confiée à l’Orias, organisme parapublic dont les statuts sont homologués par arrêté ministériel.
FIXATION DES TAUX D'USURE PAR CATEGORIE DE CREDITS AU 27 MARS 2015
mar. 31 mars 2015
JORF du 27 Mars 2015- fixation du taux de l'usure par catégorie de crédit. Avis relatif à l'application des articles L. 313-3 du code de la consommation et L. 313-5-1 du code monétaire et financier concernant l'usure Prêts aux particuliers n'entrant pas dans le champ d'application des articles L. 312-1 à L. 312-36 du code de la consommation (crédits de trésorerie) CATÉGORIES TAUX EFFECTIF PRATIQUÉ au premier trimestre 2015 par les établissements de crédit SEUIL DE L'USURE APPLICABLE à compter du 1er avril 2015 Prêts d'un montant inférieur ou égal à 3 000 euros 15,17 % 20,23 % Prêts d'un montant supérieur à 3 000 euros et inférieur ou égal à 6 000 euros 10,61 % 14,15 % Prêts d'un montant supérieur à 6 000 euro 6,78 % 9,04 % Prêts accordés aux personnes physiques agissant pour leurs besoins professionnels et aux personnes morales ayant une activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou professionnelle non commerciale CATÉGORIES TAUX EFFECTIF PRATIQUÉ au premier trimestre 2015 par les établissements de crédit SEUIL DE L'USURE APPLICABLE à compter du 1er avril 2015 Prêts à taux fixe 3,37 % 4,49 % Prêts à taux variable 3,07 % 3,07 % Prêts- relais 3,55 % 4,73 % Prêts accordés aux personnes physiques agissant pour leurs besoins professionnels et aux personnes morales ayant une activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou professionnelle non commerciale CATÉGORIES TAUX EFFECTIF PRATIQUÉ au premier trimestre 2015 par les établissements de crédit SEUIL DE L'USURE APPLICABLE à compter du 1er avril 2015 Découverts en compte 9,96 % 13,28 % Prêts aux personnes morales n'ayant pas d'activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou professionnelle non commerciale CATÉGORIES TAUX EFFECTIF PRATIQUÉ au premier trimestre 2015 par les établissements de crédit SEUIL DE L'USURE APPLICABLE à compter du 1er avril 2015 Prêts consentis en vue d'achats ou de ventes à tempérament 5,68 % 7,57 % Prêts d'une durée initiale supérieure à deux ans, à taux variable 2,26 % 3,01 % Prêts d'une durée initiale supérieure à deux ans, à taux fixe 2,82 % 3,76 % Découverts en compte 9,96 % 13,28 % Autres prêts d'une durée initiale inférieure ou égale à deux ans 2,15 % 2,87 %
LA CONFIANCE DES MENAGES S'ENVOLE EN ZONE EURO
lun. 30 mars 2015
La rapidité avec laquelle le contexte économique s'améliore ces dernières semaines en zone euro est suffisamment rare pour être soulignée. Dernier des indicateurs très encourageants, l'indice préliminaire de confiance des ménages publié cet après-midi par la Commission européenne a grimpé de 3 points entre février et mars, retrouvant ainsi son plus haut niveau depuis l'été 2007. Ne nous méprenons pas, l'indicateur de la Commission est un solde d'opinion entre les consommateurs pensant que la situation s'améliore et ceux qui, au contraire, pensent qu'elle se détériore. Son niveau ne nous dit donc rien de la situation économique absolue. Il n'en reste pas moins qu'une telle amélioration du solde d'opinion est un signal très fort, en l'occurrence très positif, sur la tournure de la conjoncture. Comme l'illustre le graphique ci-dessous, cette remontée de la confiance est de très bon présage pour la consommation à venir. ​Les détails de l'enquête ne sont pas encore disponibles pour le mois de mars mais une telle hausse de l'indicateur synthétique a tout lieu de reposer sur une large base comme cela a déjà été noté ces derniers mois au cours desquels quasiment toutes les composantes de l'enquête ont affiché un rebond notable. De même, à l'instar de ce qui est observé ces derniers temps, on peut imaginer qu'une large partie de pays participent de cette même tendance à l'amélioration. ​ Au total, un ensemble très encourageant sur le front domestique!
ON VA DANS LE MUR ! => le livre d'Agnès Verdier-Molinié
jeu. 19 mars 2015
« Ce livre optimiste est dédié à tous ceux qui croient encore que la France peut bouger et faire mentir les plus pessimistes. » (Agnès Verdier-Molinié). francis richard 13 mars 2015Un mur se dresse devant soi. On fonce dedans. Cela ne peut que faire mal… Dans On va dans le mur, on, c’est la France. Si elle ne change pas de cap, elle court à la catastrophe, parce qu’un mur est bien là, sur sa route, contre lequel elle risque bien de se fracasser. Comme d’autres pays avant elle, tels que la Grèce… Agnès Verdier-Molinié pense qu’il est encore possible d’éviter le mur : « Ce livre optimiste est dédié à tous ceux qui croient encore que la France peut bouger et faire mentir les plus pessimistes. » Pourtant le constat chiffré qu’elle dresse n’est guère encourageant. Elle le décline en trois points. L’empilement La fiscalité française est un véritable maquis dans lequel il est bien difficile de se retrouver. Il n’existe pas moins de 360 taxes. Ce n’est pas un chiffre sorti de nulle part. L’auteur en fait l’inventaire à la Prévert dans l’annexe 2 du livre. Elle est raisonnable puisqu’elle ne cherche à n’en réduire le nombre qu’à une centaine… en éliminant toutes celles qui ne sont pas rentables. Les agents de la fonction publique sont aujourd’hui au nombre de 5,3 millions. Il faut remarquer au passage que c’est la fonction publique territoriale qui a le plus augmenté au cours des trois dernières décennies, augmentation ne se justifiant qu’en partie par la décentralisation. L’auteur propose de geler l’embauche des agents pendant 5 ans et de ne remplacer qu’un départ à la retraite sur deux pendant 3 ans. Le mille-feuille administratif comprend 36.769 communes, 15.903 syndicats inter-communaux, 27 régions, 101 départements. L’auteur propose la fusion des communes en 5000 super-communes, la suppression de l’échelon départemental et la fusion des régions de telle sorte qu’il n’y ait plus que 13 grosses régions aux compétences élargies. Aujourd’hui il y a plus d’ambassadeurs que d’ambassades… Elles sont au nombre de 163, ils sont 191. La différence ? Les 28 ambassadeurs « thématiques » (sic), comme par exemple « la coopération décentralisée avec l’Asie« … Est-ce bien raisonnable ? L’auteur propose de réduire de toute façon le nombre d’ambassades inutiles, notamment en Europe, et de vendre le patrimoine immobilier correspondant. En contrepartie des taxes, qui représentent le bâton dont il se sert pour exister, l’État agite la carotte, soit 103 aides sociales, ce qui représente un montant de 700 milliards d’euros de dépenses sociales. L’auteur propose, pour résorber les déficits et réduire la dette correspondante, de fusionner un certain nombre de ces aides et réduire le nombre d’interlocuteurs. Le nombre des mandats paritaires est un sujet tabou auquel s’attaque Agnès Verdier-Molinié. Ils seraient 100.000 à se partager ce fromage, juteux aussi bien pour le patronat que pour les syndicats de salariés. L’auteur propose que l’État gère désormais l’assurance chômage, l’assurance santé et les caisses d’allocations familiales. Bref qu’il soit mis fin au parasitisme du paritarisme par de l’étatisme… Les dérives Le mille-feuille institutionnel se traduit par des élus, financés entre autres par les 360 taxes. Ils sont 618.384. Un record mondial. Soit un mandat électif pour 104 habitants… L’auteur propose de réduire le nombre des parlementaires et, conséquence de la réorganisation territoriale, le nombre des élus locaux pour faire passer le nombre total d’élus à seulement 55.000. Qui sait qu’aux salaires bruts des agents de la fonction publique de l’État s’ajoutent quelque 1.851 primes et indemnités ? Cela représente pourtant 28% de leur rémunération globale… Qui sait que la fonction publique est divisée en 327 corps de fonctionnaires « qui correspondent à des statuts avec attributions, systèmes de primes et grilles de paies précises » ? L’auteur propose de réduire le nombre de ces primes, de lier leur versement à la performance et de réduire le nombre des corps. Il y a 5 millions de chômeurs en France toutes catégories confondues. Parmi eux, un grand nombre ne cherchent pas d’emploi, 20%, voire 30% suivant les régions. Il faut reconnaître que « parfois l’emploi n’est que très marginalement plus rémunérateur »… Alors, pour « préserver justement le coeur de notre État-providence« , l’auteur propose d’être plus sévère sur les indemnisations et sur les refus d’emplois proposés… Si l’on n’omet pas de compter les jours de grève dans la fonction publique, il y a environ 2 millions de jours de grève en France par an. Ce qui a un coût économique considérable. L’auteur propose « de limiter le droit de grève pour les agents en charge d’une mission de service public« , car leur statut garantit leur emploi et que les conséquences économiques sont reportées sur le contribuable, et d’encadrer le droit de grève dans le secteur privé en n’autorisant une grève que si 50% des effectifs l’approuvent. Il y aurait en fait 915.138 enseignants en France, soit un enseignant pour 14 élèves, qui assument un service allégé… Si à ce nombre on ajoute les 70.000 enseignants du supérieur et tous les personnels non enseignants, l’Éducation compterait 1.281.638 agents pour 12,6 millions d’élèves… Tout ce monde pour aboutir à une instruction défaillante. À la faveur de la réorganisation territoriale l’auteur propose que les enseignants soient recrutés localement et qu’au lieu d’assurer 18 heures par semaine, ils en assurent 800 par an. Les opérateurs de l’État ou agences publiques sont au nombre de 1.244 pour 442.830 agents. Quand l’État réduit ses effectifs, ceux des agences augmentent. Elles servent en fait de vases communicants, où sont recasés les agents de l’État… L’auteur propose de réduire leur nombre à 800 en fusionnant celles qui sont proches et complémentaires. La complexité Nul n’est censé ignorer la loi. Sauf qu’en France il y a 400.000 normes, 10.500 lois et 127.000 décrets. Le tiercé gagnant ? Le droit de l’environnement, le code général des impôts et le code du travail. Remède contre cette inflation législative ? La création d’un organisme indépendant pour analyser l’impact de chaque mesure impactant les entreprises et la suppression d’une loi à la création d’une autre loi. Le code du travail comprend, dans l’édition Dalloz de 2014, 3500 pages, 10.628 articles, et pèse 1,5 kilo… contre 500 grammes 30 ans plus tôt. Code extrêmement précis sur certains points et complètement flou sur d’autres… Toujours est-il que les seuils sociaux qui y sont définis sont des freins à l’embauche, de même que les licenciements, parce que périlleux… S’il y a eu 549.975 entreprises créées en 2012, seules 27.500 ont créé des emplois à leur démarrage. Il existe pourtant 1175 dispositifs d’aides aux entreprises… et un nombre impressionnant de structures pour obtenir cette manne. L’auteur propose d’abandonner l’idée d’aider les entreprises, d’agir uniquement sur leur environnement, de « faire en sorte qu’il soit simple, stable et favorable à leur compétitivité », de supprimer l’ISF et l’imposition sur les plus-values de cession. L’État français contrôle un grand nombre d’entreprises (1383 en 2012) et le total de ses participations s’élève à 110 milliards d’euros. Une fois définies les entreprises qui sont réellement stratégiques pour le pays, l’État devrait se désengager des autres. Aujourd’hui il existe 37 régimes de retraite, ce qui ne facilite pas la mobilité professionnelle et est à l’origine d’injustices : par exemple, 60 milliards d’euros sur 282 milliards de prestations sont distribués sans cotisations… L’auteur propose donc la convergence de « tous les régimes vers un système unique sous forme d’une retraite par points par répartition, complétée par une part de retraite en capitalisation ». Les Français ne travaillent pas 10,3 semaines par an. Cela correpond à 6,6 semaines de congés payés, à 0,9 semaine de jours fériés et… à un absentéisme moyen de 2,8 semaines, plus particulièrement important dans la fonction publique. La durée de travail est de ce fait bien moindre en France qu’en Grande-Bretagne, qu’en Allemagne et même qu’en Italie. L’auteur propose donc l’allongement de la durée du travail, « ce qui ne se résume pas à la durée hedomadaire de 35 heures, qui doit être rendue flexible en plus ou en moins, mais inclut la durée sur l’année, et aussi sur toute la vie ». Conclusion Selon l’auteur, si ces réformes sont accomplies, la France évitera le mur. Agnès Verdier-Molinié se projette en 2022 et conclut : « C’est une nouvelle France qui démarre et l’on ressent beaucoup d’enthousiasme, comme une fierté retrouvée à l’aune des désespoirs d’antan d’être sorti d’un système favorisant corporatisme et connivence qui ne profitait qu’à quelques-uns en bloquant tous les autres. » Pourquoi cet enthousiasme prédit par l’auteur à l’horizon de sept ans laisse-t-il sceptique ? – D’abord parce que, de son propre aveu, le résultat escompté de tant d’efforts est, somme toute, modeste : si tous les objectifs qu’elle détaille dans l’annexe 1 de son livre sont atteints – ce qui n’est pas gagné -, les dépenses publiques seront limitées à un maximum de 52% en 2022 et de 50% en 2025… – Ensuite parce que l’intervention de l’État reste prépondérante dans des domaines qui ne sont pas régaliens et, par exemple, même renforcée dans le domaine de l’assurance privée tels que la santé ou le chômage. – Enfin parce que l’auteur veut préserver l’État-providence, qui n’est justement pas la solution mais le problème principal dont souffrent nos pays car redistribuer plus rationnellement, c’est toujours redistribuer. Agnès Verdier-Molinié, On va dans le mur…, Albin Michel, 272 pages
DEFLATION PAR LA DETTE ET POLITIQUES ECONOMIQUES
jeu. 19 mars 2015
Il est éclairant de rapprocher d’abord les évolutions observées aux États-Unis au début de l’actuelle décennie et au Japon au début des années 1990 [5] Cf. Alan Ahearne, Joseph Gagnon, Jane Haltmaier, Steve... [5] . Les bulles boursières ont été de même taille et la dynamique de l’investissement des entreprises pendant la décennie précédant le sommet de la bulle a suivi un profil étonnamment similaire. Lorsque la bulle a éclaté, le choc récessif est passé par un effet de perte de richesse et par une forte correction de l’investissement en réponse à l’effondrement du taux d’utilisation des capacités. Des différences importantes doivent toutefois être soulignées [6] On n’insiste pas ici sur les différences ayant trait... [6] : avant l’éclatement de la bulle boursière, le poids de la dette privée dans le PIB s’était notablement accru au Japon et était 1,7 fois plus élevé en 1990 que celui atteint aux États-Unis dix ans plus tard (210 % du PIB contre 125 %) ; le poids des dépenses d’investissement en équipement des entreprises dans le PIB était double. En outre, à partir de 1991, le yen a commencé à dériver à la hausse [7] Par ailleurs, le Japon avait également laissé se former... [7] . Les forces déflationnistes initialement à l’œuvre dans l’économie japonaise étaient donc nettement plus puissantes que celles présentes au début de l’actuelle décennie dans l’économie américaine. On ne saurait toutefois oublier que, pour cette dernière, des chocs « géopolitiques » ont aussi pesé. 8 Quelles ont été, dans les deux cas, les réactions de la politique économique ? Les graphiques 1 et 2 montrent que les mesures prises aussi bien par la politique budgétaire que par la banque centrale ont eu pratiquement la même ampleur : une baisse de quelque 450 points de base des taux directeurs et une impulsion fiscale cumulée de 3,5 points de PIB. La réaction des autorités japonaises a été toutefois nettement plus tardive qu’aux États-Unis, du moins si l’on prend comme référence l’évolution de la Bourse. En retard par rapport à l’éclatement de la bulle, la Banque du Japon n’en a pas moins suivi la conjoncture en baissant ses taux à partir du mois de juillet 1991. La contraction de l’investissement, principal facteur du freinage conjoncturel, a en effet pratiquement coïncidé avec l’éclatement de la bulle aux États-Unis, alors qu’elle est intervenue un an et demi plus tard au Japon. 1 - Politique monétaire Source : Datastream.2 - Politique budgétaire Source : Datastream.9 Comment, au lendemain de l’éclatement de chacune des bulles, ont évolué les pressions déflationnistes évoquées plus haut ? À défaut de pouvoir disposer de taux d’intérêt apparents comparables, on a pris pour repère dans chacune des économies, l’écart entre le taux de croissance du PIB nominal et le taux des emprunts d’État à 10 ans [8] Ce qui compte, bien sûr, est le taux auquel les agents... [8] . Un premier constat est clair : l’éclatement de la bulle va faire passer le taux de croissance nominale près de trois cents points de base sous les taux à 10 ans aussi bien au Japon qu’aux États-Unis. Pour ces derniers, le mouvement est toutefois beaucoup plus brutal, le retournement conjoncturel coïncidant pratiquement, on vient de le voir, avec l’éclatement de la bulle. Un deuxième constat doit aussi être fait : outre-Atlantique, l’écart déflationniste, maximum mi-2001, est résorbé deux ans plus tard. Au Japon, l’écart s’est creusé plus lentement et n’a atteint son maximum qu’en 1993 (graphique 3). Fin 1994 toutefois, il était toujours aussi important ! Pendant quatre ans, les agents privés déjà lourdement endettés ont donc vu leur revenu nominal progresser sensiblement moins vite que les intérêts à payer sur leur dette. Les pressions récessives sont ainsi devenues de plus en plus fortes. La baisse continue du rythme de croissance nominale — il tombe pratiquement à zéro dans la deuxième partie des années 1990 — va, au fil des ans, finir par rendre le levier monétaire inopérant. Relancer la croissance de la dépense privée est dès lors devenu de plus en plus difficile. Aux États-Unis, en revanche, la période pendant laquelle la croissance nominale est restée inférieure au taux d’intérêt a été remarquablement brève. Une conclusion s’impose : face au risque de déflation par la dette, la réaction de la politique économique américaine au lendemain de l’éclatement de la bulle semble avoir été rapide et correctement proportionnée… en partie par chance, il est vrai, pour la politique fiscale puisque les allègements d’impôts de 2001 faisaient partie des promesses électorales de G.W. Bush ! 3 - Écarts entre croissance nominale et taux d’intérêt après les chocs boursiers Écart de taux : échelle de droite. Indices boursiers : échelle de gauche. (g – i) est l’écart entre le taux de croissance nominale du PIB (en glissement annuel) et les taux d’intérêt des emprunts d’État à 10 ans. Source : Datastream.10 Qu’en a-t-il été pour les pays de la zone euro ? Pour répondre, on a comparé d’abord la réaction des politiques économiques de part et d’autre de l’Atlantique. Le graphique 4 parle pratiquement de lui-même. En Europe, la stimulation budgétaire a été inexistante et la politique monétaire est intervenue de manière très modérée : trois ans après le sommet boursier, les taux directeurs avaient baissé moitié moins qu’aux États-Unis. Les chocs subis ont-ils été moindres ? Il est difficile de le penser. L’ampleur des baisses de Bourses a été semblable et l’évolution de la confiance des ménages depuis 2000, parallèle (graphique 5). Seule la contribution de la baisse de l’investissement des entreprises a été plus modeste. Mais les pays de la zone euro ont, depuis plus d’un an maintenant, à faire face à l’appréciation de leur monnaie. Que l’ampleur des chocs subis ait ou non été exactement la même, la lecture du graphique 6 est sans ambiguïté : au niveau de la zone prise dans son ensemble, la croissance nominale est, depuis 2001, inférieure au taux d’intérêt à 10 ans d’au moins 1 %. Et les perspectives conjoncturelles pour 2003 et 2004, laissent penser que cette situation va se poursuivre. 4 - Politiques économiques dans la zone euro et aux États-Unis Source : Datastream.5 - Des chocs récessifs similaires Pour la zone euro, la confiance des ménages est la composante « situation économique des 12 prochains mois » de l’enquête de la Commission européenne. Pour les États-Unis, nous avons retenu l’indice du Conference Board. Source : Datastream.6 - Écart entre croissance nominale et taux d’intérêt (g – i) est l’écart entre le taux de croissance nominale du PIB (en glissement annuel) et les taux d’intérêt des emprunts d’État à 10 ans. Source : Datastream.11 Certes, l’ampleur de ces écarts n’a rien à voir avec ce qui a pu être observé au début des années 1990 au Japon. Mais les pressions qui en résultent sont loin d’être également réparties au sein des pays de la zone euro. Ainsi, en Espagne la croissance nominale était à nouveau, début 2003, supérieure de plus de deux points au niveau des taux. En Allemagne, par contre, une lente mais inquiétante dérive se poursuit. Depuis la fin des années 1990, le rythme de progression des revenus nominaux a été en permanence inférieur d’environ deux, puis maintenant trois cents points de base aux taux à 10 ans. Or, le poids des dettes privées allemandes est parmi les plus élevés d’Europe et les risques liés à cette accumulation sont, pour la presque totalité, portés par le plus fragile des systèmes bancaires européens. La possibilité de voir l’Allemagne engagée dans une évolution semblable, dans sa logique sinon dans son intensité, à celle du Japon est donc réelle. Les conséquences pour l’Europe en seraient d’autant plus dommageables que la France comme l’Italie, bien que moins endettées, ne sont pas à l’abri de la déflation. 12 Or, à la différence des États-Unis et du Japon, l’Europe est très mal armée pour faire face à la déflation par la dette. Aucun de ses dispositifs de politique économique n’a été pensé à cet effet. Le Pacte de stabilité a été conçu pour des économies connaissant des fluctuations cycliques ordinaires. Le vaudeville auquel donne lieu depuis quelque temps son application montre à quel point ce Pacte est aujourd’hui mis en porte-à-faux par une conjoncture qui n’a rien d’ordinaire. Quant à la politique monétaire des pays de la zone euro, elle est, on le sait, d’abord tournée vers la maîtrise de l’inflation, et ses repères habituels ne sont pas les bons pour prévenir une déflation par la dette. Ce qui compte en effet dans ce cas pour décider du niveau des taux n’est plus le rythme de l’inflation mais celui de la croissance nominale. De ce point de vue, les quelques observations présentées ici laissent penser que, compte tenu de la totale absence de stimulation budgétaire, les taux européens, pour être historiquement bas, n’en étaient pas moins encore, à la fin du printemps 2003, trop élevés.
RISQUE DE DEFLATION PAR LA DETTE EN EUROPE ET AUX ETATS - UNIS
jeu. 19 mars 2015
Depuis plusieurs mois, le risque de déflation préoccupe les autorités monétaires et financières. Le FMI vient de lui consacrer une étude remarquée [1] FMI, « Deflation : Determinants, Risks, and Policy... [1] . En mai dernier, la Réserve fédérale a fait mention à l’issue de son Comité de politique monétaire de l’éventualité d’une « baisse non désirée de l’inflation ». La Banque centrale européenne s’est distinguée en la matière par sa sérénité. Il lui était difficile, il est vrai, d’envisager la possibilité d’une déflation avant d’être parvenue à ramener l’inflation sous la barre des 2 %. Identifier déflation et baisse des prix peut toutefois être trompeur : des pressions déflationnistes peuvent se développer dans une économie où le niveau général des prix ne baisse pas. 2 Certes, dans sa forme la plus aiguë, la déflation passe par un recul, continu et plus ou moins rapide, du niveau général des prix qui désarme la politique monétaire. Du moment, en effet, où les agents vont anticiper la poursuite de ce mouvement de baisse des prix, la Banque centrale ne pourra plus stimuler l’économie : même en ramenant à zéro les taux d’intérêt nominaux, les taux réels perçus resteront positifs. Pour qu’une telle situation s’installe, il ne suffit toutefois pas que l’indice des prix baisse : il faut que cette baisse ait duré suffisamment longtemps pour affecter les anticipations. Or leur formation donne un poids important à la « mémoire ». Les anticipations semblent en effet ancrées autour de l’inflation moyenne observée sur une assez longue période (7 à 10 ans) [2] Sur ce point, voir Joseph E. Gagnon, « Long memory... [2] . À titre d’exemple, si le niveau des prix américains baissait, à partir d’aujourd’hui, au rythme de 1 % l’an, il faudrait normalement attendre… 2008 pour que les anticipations d’inflation tombent à zéro. Avant d’atteindre cette phase terminale, le mal passe donc par des formes plus bénignes mais plus sournoises aussi. À ces stades, il est plus facile à enrayer, mais plus difficile à repérer. 3 Ainsi, dans une économie où l’inflation, sans être négative, est basse, un choc récessif important peut conduire à un enchaînement déflationniste. Ce sera le cas si ce choc déprime suffisamment l’activité pour que le revenu nominal diminue. Les salaires étant rigides à la baisse, la contraction du revenu nominal pèsera plus que proportionnellement sur les profits. Les entreprises diminueront leurs dépenses d’investissement, voire leurs effectifs. Si les ménages ne réduisent pas suffisamment leur taux d’épargne [3] Ce qui a des chances d’être le cas si en même temps... [3] , la dépense privée se contractera plus encore que ne l’avait fait initialement le revenu. Le recul de l’activité réelle s’en trouvera accentué et, avec lui, les pressions à la baisse des prix. En principe, nos économies sont dotées de stabilisateurs automatiques destinés précisément à éviter de tels enchaînements. Si ces amortisseurs ne suffisent pas, une spirale déflationniste se développera. Si rien n’est alors fait, le risque de basculer au stade aigu où les anticipations de baisse des prix s’installent s’élèvera rapidement. En s’en tenant au seul examen des rythmes d’activité et d’inflation, une telle éventualité paraît aujourd’hui pouvoir être écartée aussi bien en Europe qu’aux États-Unis : malgré d’importants chocs récessifs, la progression du revenu nominal n’est-elle pas, dans les deux régions, encore nettement positive ? 4 L’objet de cette brève note est précisément de montrer que, même dans ce dernier cas, le risque déflationniste doit être pris au sérieux. Lorsque l’endettement est important, un enchaînement déflationniste peut s’enclencher alors même que le revenu nominal continue de croître. En effet, si la charge de la dette est telle que les agents privés ne souhaitent plus voir son poids augmenter par rapport à leur revenu, un choc récessif peut fort bien conduire à un ralentissement cumulatif de l’activité et finalement, après une phase rampante, déboucher sur une véritable déflation. Le risque de déflation par la dette doit être pris aux sérieux 5 Considérons une économie où l’endettement est devenu suffisamment important pour que les agents ne souhaitent plus voir augmenter la charge de leur dette. Si cette économie est confrontée à un choc récessif, cette contrainte devient le ressort d’un mécanisme déflationniste. 6 On suppose que les agents privés [4] On se centre ici sur les seuls agents privés, mais... [4] ont accumulé une dette D dont la charge est iD, où i est le taux d’intérêt moyen « apparent » de l’ensemble des emprunts contractés. Rapportée au revenu privé, hors intérêts, R, cette charge a atteint une limite . Depuis que cette limite a été atteinte, le revenu R croît au taux i. On suppose que l’on a dans ce régime stationnaire DEP = R, où DEP est la dépense privée, hors paiement d’intérêts. La propension des agents privés à dépenser leur revenu hors intérêts est donc, dans ce régime, égale à un, la propension à dépenser les revenus d’intérêts est nulle et la dette croît du montant de la charge d’intérêt. Que se passe-t-il si un choc récessif survient ? La contrainte fixée — on la suppose, parfaitement rigide — va conduire à une spirale déflationniste : un affaissement du rythme de croissance du revenu mènera à un taux de progression de la dépense privée plus faible encore, d’où un nouvel affaiblissement de la croissance du revenu, etc. Soit, en effet, g = ΔR/R, le taux de croissance du revenu de la période qui suit immédiatement le choc. La valeur de g est maintenant inférieure au taux d’intérêt i. La dépense des agents privés est régie par l’égalité comptable DEP + ΔDEP = R + ΔR + ND, où ND est le montant des dettes nouvelles (au-delà de celles nécessaires pour faire face à la charge d’intérêt). Si ce montant est positif, les agents empruntent et peuvent dépenser plus que leur revenu ; s’il est négatif, ils prélèvent sur leur revenu courant pour rembourser une partie de leur dette et leur propension à dépenser le revenu R devient inférieure à un. La variation de leur endettement s’écrit donc ΔD = ND + iD. La contrainte pesant sur la charge d’intérêt permet de déterminer ND. On doit en effet avoir , d’où . On a donc Dans la mesure où i ne peut évoluer que lentement d’une période à l’autre, cette dernière expression peut s’écrire : , avec ( est le taux d’endettement limite associé au taux i). Compte tenu des simplifications faites, l’expression est particulièrement facile à interpréter. L’écart entre g et i joue un rôle critique. Si un choc fait descendre la croissance du revenu nominal sous le taux d’intérêt apparent des dettes accumulées, la croissance de la dépense privée deviendra inférieure à celle du revenu, et ce d’autant plus que le poids de la dette sera élevé. Pour ne pas voir augmenter le poids de la charge de leur dette, les agents privés vont, en effet, prélever une part de leur revenu pour réduire leur endettement. Si rien ne vient contrecarrer cette force déflationniste, le taux de croissance du revenu baissera, période après période, et ce, même si le taux initial g était largement positif. L’écart entre g et i donne donc une mesure de l’intensité des pressions qui se formeront dans une économie où les agents privés ont saturé leur contrainte d’endettement. Le mécanisme décrit est bien sûr extrêmement schématique : rien ne permet de penser que la contrainte évoquée joue de manière aussi rigide ni que la propension à dépenser les revenus d’intérêt soit nulle. L’analyse attire néanmoins l’attention sur les dangers qu’il y a, dans une économie où l’endettement est élevé, à laisser la croissance des revenus nominaux rester longtemps sous le niveau des taux qui courent sur les dettes accumulées. Dans ce cas, en effet, soit les agents continuent d’emprunter sans qu’aucune contrainte particulière ne joue ; le poids, déjà élevé, de leur dette par rapport à leur revenu progresse alors rapidement et la probabilité de buter bientôt sur une limite augmente. Soit la limite a déjà été atteinte et les enchaînements décrits seront, pour partie au moins, à l’œuvre. Même si le niveau des prix comme celui de l’activité progressent encore pour un temps, une force récessive minera la croissance. Cette forme rampante de déflation peut être enrayée par la politique économique. Le premier levier d’action passe par la baisse des taux d’intérêt. Il est particulièrement puissant, dans la mesure où il permet d’élever la limite d’endettement définie plus haut. Son maniement est toutefois beaucoup plus délicat qu’il n’y paraît. Certes, la banque centrale peut presque instantanément faire baisser ses taux directeurs sous le taux g. Dans la période qui suit immédiatement le choc récessif, la croissance nominale a toutes chances d’être encore largement positive ; le niveau de taux d’intérêt requis le sera donc aussi. L’intensité de la pression déflationniste ne dépend toutefois pas du niveau des taux directeurs mais de ceux auxquels les agents sont endettés. La baisse des premiers ne contribuera à atténuer la pression déflationniste que dans la mesure où elle permet aux agents endettés de refinancer leurs dettes à des taux plus bas. L’aplatissement de la courbe des taux et la rapidité des refinancements auxquels les agents peuvent procéder joueront ici un rôle décisif. Dans tous les cas, les effets de la politique monétaire mettront du temps à se manifester : son action sera d’autant plus efficace qu’elle aura été précoce. En attendant qu’elle produise ses effets, le second levier est essentiel : lui seul permet de prévenir rapidement une dynamique d’affaiblissement cumulatif de la croissance de la dépense et du revenu privés. Ce second levier passe par la politique budgétaire et éventuellement la gestion du change : une impulsion fiscale suffisamment soutenue peut briser la spirale baissière en compensant les effets de la baisse de la propension des agents privés à dépenser leur revenu. L’affaiblissement continu de la croissance du revenu nominal pourra ainsi être évité. Un accroissement de la demande extérieure nette, dû à une baisse marquée du change, peut jouer le même rôle, avec toutefois des délais plus longs. On notera que les effets inflationnistes de la dépréciation ne contribueront à enrayer la déflation que dans la mesure où ils affectent les prix de la valeur ajoutée des agents privés domestiques. Le risque de voir se développer aujourd’hui une forme rampante de « déflation par la dette » existe-t-il ? En Europe comme aux États-Unis, les deux dernières décennies ont été marquées par deux évolutions majeures : une montée continue du poids des dettes accumulées par les agents privés et une baisse marquée des rythmes d’inflation. Ainsi, entre 1980 et 2002, le poids de l’endettement privé des agents non financiers américains a augmenté d’environ 45 points de PIB. En même temps, les rythmes de l’inflation ont été divisés par cinq, passant de 12,5 % à 2,4 %. Pour les pays de la zone euro, les données ne sont souvent disponibles que sur courte période. Force est de constater toutefois que, depuis 1991, la progression du poids de l’endettement privé y a été, presque partout, plus spectaculaire encore qu’aux États-Unis : + 37 points en Allemagne, + 48 points aux Pays-Bas, + 63 points en Espagne. La France fait figure d’exception avec une hausse de « seulement » 24 points depuis 1980 (42 si l’on ajoute la dette inter-entreprises). Au total, le poids de l’endettement privé dans la zone euro était, à la fin du troisième trimestre 2002, à peine inférieur à celui observé outre-Atlantique (respectivement 107 % et 125 % du PIB). Aucune de ces évolutions n’est, en elle-même, négative : la montée de l’endettement privé a été la contrepartie obligée d’un accroissement de richesse financière et la baisse de l’inflation a été voulue par les autorités monétaires. La vulnérabilité de ces économies au risque de déflation ne s’en trouve pas moins accrue. Avec le poids de l’endettement, la probabilité de voir « mordre » la contrainte décrite ci-dessus s’est considérablement élevée. Or, depuis 2000, les États-Unis comme l’Europe ont été soumis à de violents chocs récessifs : l’effondrement des Bourses est, par son ampleur, exactement comparable à celui qui en 1929 avait précédé la Grande dépression. À ce choc boursier se sont ajoutés deux « chocs de confiance » liés aux attentats du 11 septembre puis à la guerre en Irak (avec, lors de cette dernière, un choc pétrolier comparable à celui de 1991). S’interroger sur l’existence d’un risque déflationniste et sur la manière dont les politiques économiques tentent — ou pourraient tenter — dans ces deux régions, de le prévenir n’est donc pas injustifié.
LA POSTE ANNONCE UNE HAUSSE HISTORIQUE DE SES TARIFS !
jeu. 19 mars 2015
La Poste a annoncé que les tarifs du courrier augmenteraient en moyenne de 7% au 1er janvier 2015, soit la hausse la plus élevée de son histoire, justifiée selon elle par la nécessité de compenser la baisse de l'activité et de financer ses investissements. "Dans le détail, la lettre prioritaire à timbre rouge passe de 0,66 à 0,76 euros, et la lettre verte à timbre vert passe de 0,61 à 0,68 euros", a expliqué Nicolas Routier, directeur général de la branche Services-Courrier-Colis. Cette hausse à l'ampleur inédite était attendue après le feu vert délivré le 22 juillet par l'Autorité des télécoms, l'Arcep, à La Poste l'autorisant à augmenter ses tarifs de 5,2% en moyenne par an pendant quatre ans, en prenant en compte un taux moyen d'inflation d'1,7% sur la période. "Cette hausse n'est pas destinée à être reproduite dans son ampleur" Compte tenu des difficultés de l'entreprise, l'Arcep lui avait également permis d'utiliser dès le 1er janvier 2015 jusqu'à 50% de l'enveloppe globale prévue sur l'ensemble des quatre ans. "Nous avons utilisé environ 40% du panier tarifaire sur les quatre ans, en conformité avec la décision de l'Arcep, ce qui veut dire aussi que cette hausse n'est pas destinée à être reproduite dans son ampleur", a souligné Nicolas Routier. "On a voulu faire un ajustement important cette année parce qu'il y avait une situation de nécessité de rétablir notre modèle économique et de pouvoir continuer à investir", a-t-il admis. Des hausses chaque année Les tarifs du courrier avaient augmenté en moyenne de 2,8% au 1er janvier 2013 et de 3% au 1er janvier 2014. Parallèlement à la hausse de 7% des tarifs du courrier, les colis enregistreront pour leur part dans trois mois une hausse de 1% de leurs tarifs en moyenne. Le patron du courrier relativise l'impact pour les ménages français dont le budget annuel en produits postaux s'élève en moyenne à 46 euros: "compte tenu de l'évolution des volumes et des tarifs, il va augmenter de moins de quatre euros", assure-t-il. Pour Nicolas Routier, cette hausse est nécessaire car elle s'inscrit dans "une stratégie de maintien d'un service universel très étendu et d'un haut niveau de qualité en conformité avec notre plan pour l'horizon 2020". Le groupe La Poste est en effet confronté depuis plusieurs années à une chute très importante du nombre de plis adressés. "Là où nous étions encore à 18 milliards de plis en 2008, nous serons à 13 milliards en 2015 et tout indique que nous atteindrons 9 milliards dans six ans", précise le patron du courrier. Pour tenter de minimiser un effet malvenu en temps de crise, M. Routier pointe les hausses de tarifs plus précoces et plus fortes enregistrées entre 2011 et 2014 dans de nombreux pays européens qui bénéficient en outre de caractéristiques géographiques moins contraignantes. Si le Royaume-Uni (46% d'augmentation tarifaire), le Danemark (53%) et les Pays-Bas (35%) ont bien subi une hausse plus importante par rapport à la France (12%), à l'inverse l'Allemagne (9%), l'Espagne (5%), et la Belgique (8%) ont été moins touchés.
PERSPECTIVES ECONOMIQUES 2015 : L'INSEE BAISSE SA PREVISION DE CROISSANCE !
jeu. 19 mars 2015
L'Insee baisse sa prévision de croissance moyenne en France pour 2014 à 0,4%, alors qu'il prévoyait 0,7% au mois de juin. L'institut prévient que le Produit intérieur brut ne devrait progresser que de 0,1%, au troisième comme au quatrième trimestre. Publicité Sans donner une prévision chiffrée pour 2015, il indique que la France entamera l'année sans filet, avec un "acquis", c'est-à-dire une réserve de croissance, de 0,1% seulement. Les ménages épargnent davantage Dans le détail, l'Institut dresse le portrait d'une économie française au ralenti. Les ménages épargnent davantage (le taux d'épargne est prévu à 15,6% en 2014, contre 15,1% en 2013) et consomment à peine plus (+0,1% en 2014). Par ailleurs leurs investissements, c'est-à-dire essentiellement les achats de logements, s'effondrent: -7,4% attendus cette année, une baisse deux fois plus forte qu'en 2013, et un retour aux niveaux de 1998. Les entreprises réduisent les investissements Les entreprises elles vont à nouveau réduire les investissements (-0,6%) et leur taux de marge, un indicateur de rentabilité, se dégrade en dépit du soutien du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi: l'Insee le voit à 29,4% en 2014, contre 29,8% en 2013. La France est confrontée "à un déficit de demande" analyse l'INSEE qui relève que les entreprises "perdent des parts de marché" et il s'agit là "problème de compétitivité", "à 100% d'un problème d'offre". Taux de chômage en hausse Dans ce contexte, le chômage devrait augmenter de 0,2 point en métropole (à 9,9%) et de 0,1 point avec l'outre-mer (10,3%) d'ici à la fin de l'année. L'Institut de la statistique tablait en juin sur des taux légèrement inférieurs: 9,8% en métropole et 10,2% avec l'outre-mer. Comme il faut au moins 1,5% de croissance en moyenne pour faire refluer le chômage, aucun organisme ne prévoit, en conséquence, de baisse du chômage avant 2015, au mieux. 52 000 destructions de postes L'horizon s'assombrit également en termes d'emplois. "Avec l'atonie de l'activité, l'emploi marchand reculerait de nouveau au second semestre 2014", avec 52.000 destructions de postes, anticipe l'Insee dans son point de conjoncture. Le secteur marchand avait connu une relative accalmie au premier semestre (-11.800 postes). Là encore, les prévisions sont plus pessimistes qu'en juin ; l'Insee ne prévoyait alors que 22.000 destructions de postes sur l'année. "Néanmoins, le soutien de l'emploi aidé compenserait le recul de l'emploi marchand et l'emploi total serait quasi stable au second semestre", prévoit l'Insee.
PERSPECTIVES ECONOMIQUE 2015 EN FRANCE ET DANS L'U.E:
jeu. 19 mars 2015
Le redressement de la France se fera au dépend de la zone euro, elle-même très sensible aux évolutions économiques outre-Atlantique. Dollar, inflation, et contre-choc pétrolier seront ainsi les variables à observer à la loupe -faute de les maîtriser- pour réagir en conséquence. Et si la BCE en aura la première responsabilité concrète, la capacité d'influence française à Bruxelles aura aussi une importance déterminante. année 2014 aura été celle des paradoxes et des grands écarts. La Chine est devenue la première puissance économique mondiale tout en connaissant un net ralentissement de sa croissance ; les Etats-Unis ont perdu leur place de leader qu’ils occupaient depuis 1872 tout en bénéficiant d’une croissance quasi-chinoise au 3ème trimestre. 2014 devait être l’année de la reprise en Europe. Dans les faits, les Etats de l’Europe du Sud en indélicatesse financière, ces dernières années ont rebondi quand les autres sont entrés en léthargie avancée. L’Espagne, le Portugal, l’Irlande et la Grèce sont ainsi sortis de l’ornière de la récession ; en revanche, la France, l’Italie mais aussi l’Allemagne stagnent. 2014, ce fut tout à la fois la fin du quantitative easing aux Etats-Unis, les taux les plus jamais connus en France, un pétrole en mode contre-choc et un euro glissant à la baisse. Les taux d’intérêt comme fil rouge de l’année 2015: L’année 2015 risque d’être rythmée par les décisions des banques centrales qui, par défaut, sont devenus les vrais patrons de l’économie mondiale. Si l’expansion américaine se confirme, la question d’un éventuel relèvement des taux par la FED se posera plus rapidement que prévu. Or, ce relèvement aura des conséquences mondiales. Les taux d’intérêt américains donne le "la". Leur remontée conduira à des flux accrus de capitaux au profit des placements obligataires aux Etats-Unis. Les taux d’intérêt des autres pays suivront le mouvement faute de quoi les capitaux pourraient se faire plus rares. L’Europe sera alors dans l’œil du cyclone. Une augmentation des taux pourrait casser les espoirs de la reprise économique et mettre en difficulté certains Etats voire certains établissements financiers. La Présidente de la FED est favorable à une remontée lente et progressive des taux mais elle doit composer avec des faucons enclins à accélérer le processus. La BCE à la manœuvre pour éteindre les incendies La BCE se prépare à intervenir pour maintenir un écart de taux avec les Etats-Unis avec comme possibilité, l’achat de titres publics. Ce serait une révolution pour la banque centrale et qui nécessiterait l’accord des Allemands. Avec une croissance faible et une inflation quasi-nulle, la BCE devra peser de tout son poids afin que les taux longs ne soient pas prohibitifs et ne tuent dans l’œuf le début de reprise. Dans ces conditions, l’euro devrait continuer à se déprécier durant une grande partie de l’année avec comme limite la soutenabilité pour les Etats-Unis d’un dollar fort. La zone euro finira-t-elle par sortir de la stagnation ? En 2015, la Grèce sera encore au menu avec la finalisation de la dernière tranche de soutien. Les soubresauts politiques en cours pourraient gêner fortement la négociation ce qui serait d’autant plus préjudiciable que la Grèce commence à sortir la tête de l’eau. L'année 2014 aura été celle des paradoxes et des grands écarts. La Chine est devenue la première puissance économique mondiale tout en connaissant un net ralentissement de sa croissance ; les Etats-Unis ont perdu leur place de leader qu’ils occupaient depuis 1872 tout en bénéficiant d’une croissance quasi-chinoise au 3ème trimestre. L'année 2014 devait être l’année de la reprise en Europe. Dans les faits, les Etats de l’Europe du Sud en indélicatesse financière, ces dernières années ont rebondi quand les autres sont entrés en léthargie avancée. L’Espagne, le Portugal, l’Irlande et la Grèce sont ainsi sortis de l’ornière de la récession ; en revanche, la France, l’Italie mais aussi l’Allemagne stagnent. 2014, ce fut tout à la fois la fin du quantitative easing aux Etats-Unis, les taux les plus jamais connus en France, un pétrole en mode contre-choc et un euro glissant à la baisse. Les taux d’intérêt comme fil rouge de l’année 2015 L’année 2015 risque d’être rythmée par les décisions des banques centrales qui, par défaut, sont devenus les vrais patrons de l’économie mondiale. Si l’expansion américaine se confirme, la question d’un éventuel relèvement des taux par la FED se posera plus rapidement que prévu. Or, ce relèvement aura des conséquences mondiales. Les taux d’intérêt américains donne le "la". Leur remontée conduira à des flux accrus de capitaux au profit des placements obligataires aux Etats-Unis. Les taux d’intérêt des autres pays suivront le mouvement faute de quoi les capitaux pourraient se faire plus rares. L’Europe sera alors dans l’œil du cyclone. Une augmentation des taux pourrait casser les espoirs de la reprise économique et mettre en difficulté certains Etats voire certains établissements financiers. La Présidente de la FED est favorable à une remontée lente et progressive des taux mais elle doit composer avec des faucons enclins à accélérer le processus. La BCE à la manœuvre pour éteindre les incendies La BCE se prépare à intervenir pour maintenir un écart de taux avec les Etats-Unis avec comme possibilité, l’achat de titres publics. Ce serait une révolution pour la banque centrale et qui nécessiterait l’accord des Allemands. Avec une croissance faible et une inflation quasi-nulle, la BCE devra peser de tout son poids afin que les taux longs ne soient pas prohibitifs et ne tuent dans l’œuf le début de reprise. Dans ces conditions, l’euro devrait continuer à se déprécier durant une grande partie de l’année avec comme limite la soutenabilité pour les Etats-Unis d’un dollar fort. La zone euro finira-t-elle par sortir de la stagnation ? En 2015, la Grèce sera encore au menu avec la finalisation de la dernière tranche de soutien. Les soubresauts politiques en cours pourraient gêner fortement la négociation ce qui serait d’autant plus préjudiciable que la Grèce commence à sortir la tête de l’eau
IMMOBILIER: LES PRIX ENTRE PARTICULIERS BAISSENT ENCORE !
jeu. 19 mars 2015
Les prix de l'immobilier entre particuliers ont poursuivi leur correction au cours du mois de février. C'est ce que révèle le dernier indice PAP dévoilé ce mardi 11 mars. Les prix entre particuliers se replient légèrement en février Doucement mais sûrement, voilà comme l'on pourrait qualifier la baisse affectant depuis de nombreux mois maintenant les prix de l'immobilier entre particuliers. A l'occasion de sa dernière note de conjoncture, le site d'annonces immobilières PAP souligne ainsi la sensible correction enregistrée en février. S'établissant à -0,29% pour les appartements et à -0,40% pour les maisons, le mouvement baissier observé sur un mois pourrait paraître minime mais vient toutefois confirmer une tendance de fond relativement plus soutenue. Sur les trois derniers mois, appartements et maisons ont ainsi vu le prix moyen affiché par les transactions passées entre particuliers se replier de respectivement -0,59% et -0,80%. Une évolution baissière qui, sur un an, se porte même à -1,36% et -1,88%. D'importantes disparités régionales S'ils offrent à voir un marché immobilier se corrigeant lentement, les chiffres dévoilés ici ne doivent pas occulter les importantes disparités existant entre les régions. Concernant les appartements, si la Corse présente des prix progressant sur un an de +2,76% (-0,14% pour les maisons), dans le même temps la Normandie voit pour sa part les siens reculer de -5,56%. Il en va de même pour les maisons dont le prix moyen se relève de +1,89% en Auvergne et en Limousin (-4,10% en revanche pour les appartements) mais chute de -5,83% en région Centre. Quand les prix de l'immobilier font de la résistance Globalement orientés à la baisse, les prix entre particuliers semblent donc devoir quelque peu résister dans certaines régions. Portée par un marché immobilier bordelais particulièrement actif, la région Aquitaine présente une hausse sensible de ces prix depuis maintenant de nombreux mois. Si cette tendance semble toutefois devoir s'inverser depuis le début de l'année 2015, la région n'en affiche pas moins une évolution annuelle de l'ordre de +1,43% pour les appartements et de +0,70% pour les maisons. Quant à l'Ile-de-France, elle n'enregistre pour sa part qu'une correction somme toute limitée de -1,01% pour les appartements et de -0,53% pour les maisons.
PARIS : LES PRIMO - ACCEDANTS NE PEUVENT PLUS ACHETER !
jeu. 19 mars 2015
A peine 10% des primo-accédants seraient en mesure d'acheter à Paris. Un chiffre révélé par l'université Paris-Dauphine qui témoigne des difficultés rencontrées par les jeunes ménages. Ile-de-France : la baisse des prix ne profite pas aux primo-accédants En Ile-de-France comme sur l'ensemble du territoire, les prix de l'immobilier poursuivent le lent déclin qui les anime depuis de maintenant quelques années. Si l'on en croit la dernière note de conjoncture des Notaires, le prix moyen du mètre carré francilien s'est replié de -1,9% sur un an pour s'établir, fin 2014, à 5300 euros. Un mouvement baissier auquel n'échappe pas la capitale qui a vu le prix de ses logements céder -2,1% (reculant sous la barre des 8000 euros/m²). Et pourtant, au regard de récentes publications, Paris et sa région afficheraient encore des prix bien trop élevés. Primo-accédants : Paris leur ferme ses portes Les premiers à pâtir de ce marché immobilier hors norme sont les primo-accédants. Une étude publiée ce jeudi 12 mars par l'université Paris-Dauphine révèle ainsi qu'ils ne seraient que 10,60% à avoir la capacité de devenir propriétaire d'un bien immobilier à Paris (contre 64,70% pour les secundo-accédants). S'appuyant sur un vaste panel de quelques 68 000 personnes (tous profils confondus), l'étude s'est ainsi attachée à déterminer la proportion de primo-accédants pouvant véritablement acheter un logement au sein des 20 plus grandes villes d'Ile-de-France. Au vu des résultats communiqués, force est de constater que les candidats à une première acquisition restent les parents pauvres du marché immobilier, bien peu étant à même de participer à la course à l'achat. Des possibilités d'achat disparates selon les villes Si Paris intra-muros apparaît donc hors de portée pour une grande majorité des primo-accédants, c'est toutefois à Neuilly-sur-Seine que leur absence se fait le plus sentir, n'étant que 8,5% à pouvoir espérer y devenir propriétaire d'un logement. La situation n'est guère plus engageante à Boulogne-Billancourt (12,70%), Vincennes (15,10%) ou encore Issy-les-Moulineaux (16,60%). Part des primo-accédants pouvant acheter Fort heureusement pour les jeunes ménages souhaitant accéder à la propriété, toutes les grandes villes d'Ile-de-France ne sont pas logées à la même enseigne. Sans toutefois leur dérouler le tapis rouge, des villes comme Evry (48,20%), Argenteuil (47,70%) ou Saint-Denis (44,40%) leur offrent des possibilités d'achat bien plus conséquentes. Retrait des primo-accédants : une tendance généralisée Si l'on est en droit de s'interroger sur un éventuel retournement de situation à plus ou moins court terme, cette dégradation du pouvoir d'achat des primo-accédants ne semble toutefois pas se limiter à la région Ile-de-France. Le courtier VousFinancer a ainsi récemment souligné le retrait notable de ces derniers au sein de ses clients. Alors qu'ils représentaient encore 35% des candidats au prêt immobilier en 2014, ce début d'année 2015 a vu cette proportion se replier à 25%. Un recul que le courtier explique « notamment par la hausse des renégociations de prêt qui représentent actuellement 40 % des dossiers de crédit et le manque d'attractivité du nouveau PTZ dans l'ancien ».
LA GUERRE (FROIDE) DES MONNAIES BAT SON PLEIN !
lun. 02 mars 2015
Depuis le début de l’année, ce ne sont pas moins de vingt banques centrales (Ouzbékistan, Roumanie, Suisse, Inde, Égypte, Pérou, Turquie, Canada, BCE, Pakistan, Singapour, Albanie, Russie, Australie, Chine, Danemark, Suède, Indonésie, Botswana et Israël) qui ont, soit baissé leur taux directeur, soit assoupli leur politique monétaire (accès à la liquidité pour les banques en Chine, intervention pour contenir l’appréciation de sa devise à Singapour). Sachant que la banque centrale européenne agit pour le compte de dix-neuf pays (l’Eurogroupe), cela vous donne une idée de l’ampleur du phénomène. J’ai fait l’addition, cela concerne trois milliards huit cent cinquante-six millions d’habitants, soit plus d’un habitant sur deux de notre petite planète bleue ! Et paradoxalement c’est le pays communément appelé « le plus puissant du monde » actuellement, les USA, qui s’apprêterait à faire le contraire cette année, alors qu’il est bien sûr soumis à tous ces aléas. Voyons en quoi tout cela a influencé les principales monnaies cette semaine. Les Grecs et la troïka (Oups ! Pardon ! On ne doit plus appeler l’UE, la BCE et le FMI de cette façon) se sont acheté quatre mois supplémentaires de temps pour essayer d’éteindre l’incendie. Sur le marché des changes, on appelle cela un roll-over à cours historique. On repousse l’échéance et on voit à terme comment cela a évolué. Mardi, Janet Yellen, devant la commission bancaire du Sénat américain n’a rien repoussé, avancé, ou promis, sauf de bien préparer les marchés financiers à une hausse prochaine, mais pas immédiate, du taux directeur de la FED. L’aléa se trouvant donc éloigné, et les cambistes rassérénés, la prime de risque mise dans les prix de volatilité implicite n’avait plus lieu d’être et toutes les volatilités ont brutalement chuté sur les paires de devises du G10, aussi bien sur la partie courte que longue de la courbe. Un rapide coup d’œil sur le tableau des volatilités vous le confirmera. Les risk reversal, notamment contre EUR, ont tous bougés en direction de zéro (valeur signifiant qu’il en coûte la même prime de se positionner à la hausse ou à la baisse d’une paire de devises, donc que le marché est équilibré et ne privilégie aucun des deux scénarii). Il reste toujours plus cher d’acheter la baisse de l’EURUSD que la hausse (1,30 volatilité à 1mois et 2,10 à 1an), signe que les intervenants sont toujours positionnés en ce sens, mais beaucoup moins que la semaine dernière (2,00 et 2,80). Sur le marché au comptant, les cambistes s’en remirent aux publications des indicateurs économiques et aux facteurs techniques (barrières d’options par exemple) pour prendre position sur les monnaies. C’est ainsi que l’on peut analyser la baisse de l’EURUSD à 1,1200 sur la dernière partie de la semaine. Ce ne sont pas les taux longs américains et européens qui l’ont influencé, le 10 ans américains a perdu 11 points de base quand le 10 ans européen en perdait 5 sur la semaine. Ce sont plutôt de bons chiffres export en Angleterre qui ont d’abord fait baisser l’EURGBP (-1,89% sur la semaine, à son plus bas niveau depuis huit ans), puis la hausse des achats de biens durables en janvier aux USA qui a ensuite fait baisser l’EURUSD (-1,56%). Il y avait aussi des barrières d’options à 1.1250 et 1.1200 que certains se sont fait un plaisir de désactiver dans le mouvement. Nous voilà revenus sur les plus bas de l’année. La baisse pourrait continuer techniquement vers 1.1000, surtout que l’arrivée de mars marque le début du programme de quantitative easing de la BCE, mais le consensus est moins fort qu’en début d’année. Certains prévoient un rebond vers 1.1500 avant une reprise de la baisse quand la FED augmentera réellement son taux directeur. Les autres devises du G10 ont plutôt été spectatrices de la baisse de l’EUR et de la hausse du GBP (qui, elle, ne nous a pas surprise, vous le savez si vous nous lisez fidèlement). Je m’attarderai juste sur le franc Suisse (CHF). L’EURCHF est resté inchangé sur la semaine quand l’EURUSD perdait 1,56 %. En d’autres termes, cela veut dire que le CHF s’est déprécié d’autant contre USD et n’a pas repris de terrain contre EUR. La Suisse continue de digérer l’abandon du cours plancher en EURCHF. Le baromètre conjoncturel de l’institut KOF a baissé de 6 points en février pour atteindre son plus bas niveau depuis début 2012 (graphique ci-dessous). Le taux souverain Suisse à 10 ans qui était repassé positif mi-février vaut à nouveau zéro (!!). Cela n’encourage pas à détenir la monnaie helvète. Nous continuons de penser que l’EURCHF devrait s’établir vers les 1,1000. Le report du dénouement de la crise grecque et les propos apaisants de Janet Yellen ayant ôté pas mal de stress sur le marché, les devises émergentes ont aussi enregistré une baisse des volatilités court terme et de faibles variations cette semaine, à l’exception de la livre turque (TRY) et, dans une moindre mesure, du rouble (RUB). La banque centrale turque a baissé ce jeudi son taux directeur pour le deuxième mois consécutif, le ramenant de 7,75 % à 7,50 %, sur fond d’inflation en légère baisse, mais surtout d’intenses pressions du gouvernement et surtout du président Erdogan et de rumeurs (démenties) de démission du président de la banque centrale. Il y a de la tension au sommet de l’exécutif turc et aux frontières du pays. Tout cela sur fond d’élections parlementaires le 7 juin prochain. En conséquence la bourse d’Ankara est dans le rouge depuis début d’année et la livre turque (TRY) a dévissé un peu plus. L’USDTRY est monté jusqu’à un record de 2,5273 avant de clôturer la semaine à 2,5056 tout de même en baisse de 2,13 % contre USD. Si la volatilité n’a pas baissé sur le rouble (RUB), celui-ci s’est tout de même renforcé contre USD pour la quatrième semaine consécutive, portant son gain sur le mois à près de 12 %. Une des raisons en est que ce mercredi les entreprises russes devaient s’acquitter du paiement de la taxe sur la valeur ajoutée, sur les extractions minérales et autres droits d’accise, pour un montant global de plusieurs milliards de dollars équivalents. Cela a mécaniquement entraîné les entreprises russes à vendre les USD issus des exportations pour acheter du RUB et payer le fisc russe. Au chapitre de la guerre froide des monnaies, il est bon de retenir la prise de position très claire de l’ambassadeur de Chine en Belgique, monsieur Qu Xing, sur fond de discussion sur de possibles nouvelles sanctions. Les pays occidentaux doivent « tenir compte des inquiétudes de la Russie pour sa sécurité », a-t-il déclaré. Politiquement et économiquement, il y a bien un axe Chine – Russie qui se réaffirme. La Chine, parlons-en justement pour finir cette chronique. De retour d’une semaine de célébration du nouvel an, ce mercredi, la SAFE (State Administration of Foreign Exchange) a remonté le fixing quotidien d’ouverture du marché des changes en USDCNY. Rappelons que c’est autour de ce chiffre que l’USDCNY est autorisé à fluctuer chaque jour ouvré dans une bande de + /-2 %. Résultat des courses vendredi, le fixing était à 6,1475 (contre 6,1330 une semaine avant) et l’USDCNY a fini en clôture à 6,2694….. C’est-à-dire juste 11 pips sous la barre des +2 % (6.1475 X 1.02 = 6.2704). En d’autres termes, la banque centrale semble accompagner graduellement une légère baisse de sa monnaie sur le marché au comptant. J’utilise le mot « accompagner», car là est toute la question. Si vous regardez le graphique ci-dessous qui reprend le cours de l’USDCNY (ligne jaune) et les cours à terme ‘1an’ en USDCNY (ligne violette) et en USDCNH (ligne bleue), on se rend compte que depuis le début de l’année, la hausse du prix à terme (environ 1 000 pips) a encore été plus marquée que la hausse au comptant (environ 640 pips). Il est donc difficile de dire si le récent décalage à la hausse du fixing de la SAFE est un rattrapage des mouvements enregistrés sur les marchés à terme ou une conséquence qui va se poursuivre. Par contre, la thématique d’un CNY plus faible en raison d’une croissance moindre est toujours « à la mode ». Mais là aussi méfiance, car nous ne savons pas où les autorités veulent aller. La deuxième constatation que nous permet de faire ce graphique est que nous sommes revenus à des niveaux de faiblesse en CNY pas testés depuis mi 2012 et que l’USDCNY avait soutenu très peu de temps à ce moment-là. Vigilance donc.
DEFLATION EN ZONE EURO ET ENDETTEMENT DES MENAGES §
ven. 20 févr. 2015
Menace de déflation en zone Euro et endettement des ménages Publié le 29 janvier 2014 par Philippe WAECHTER La zone Euro doit s’habituer à une période de taux d’inflation bas, durablement en dessous de la cible de 2% que s’est fixée la BCE. Au sein même de la zone Euro certains pays seront en déflation. En décembre 2013 c’est déjà le cas de la Grèce et de Malte mais l’Espagne, le Portugal ou encore l’Irlande ont des taux d’inflation faibles. Pour eux on ne peut pas exclure des situations de déflation. D’autres pays pourraient être entrés dans une logique de déflation compte tenu du mode de fonctionnement de la zone Euro. Au delà des inconvénients habituels de la déflation qui pénalisent la conjoncture, la zone Euro doit s’inquiéter des effets d’un endettement fort des ménages dans certains pays menacés de déflation. Deux points à souligner Premier point – La dévaluation interne Au sein de la zone Euro, les ajustements ont pesé sur la demande interne (consommation des ménages + Investissement + Dépenses du Gouvernement). Deux mécanismes ont joué dans ce sens: Le premier repose sur l’idée d’une dévaluation interne pour tous les pays dont les évolutions de prix et de salaires avant la crise avaient été excessives. Cela s’était traduit par un taux d’inflation plus élevé que la moyenne de la zone Euro, une hausse rapide des salaires et un déficit courant important. La dévaluation interne a pour objet et pour effet de peser sur les coûts afin de permettre à l’économie de retrouver de la compétitivité. Le deuxième mécanisme est la mise en œuvre de politiques d’austérité à partir de 2011. La volonté de rééquilibrer très vite les finances publiques ont miné encore davantage la demande interne. La nécessité de regagner de la compétitivité pour favoriser la croissance s’est faite encore plus forte. Ce regain de compétitivité avait alors pour dessein de favoriser les exportations et de créer ainsi une impulsion sur la production. En d’autres termes, il y a eu un mécanisme de correction des excès antérieurs (la dévaluation interne) et la pression récessionniste des politiques d’austérité. Ces deux facteurs conjugué ont pesé et pèsent encore sur les coûts de production et notamment sur les salaires. Deux graphiques illustrent ces deux points: Le premier montre le profil de la demande interne au sein de plusieurs pays de la zone Euro. On observe bien la rupture à partir de 2011 au sein des pays ayant mis en œuvre des politiques d’austérité. Mais pour eux le mécanisme de dévaluation interne avait déjà commencé à peser sur la demande interne. Cela concerne l’Irlande, le Portugal, l’Italie, les Pays-Bas et l’Espagne. En Allemagne, la demande interne est dans le prolongement de la trajectoire d’avant crise, elle n’est cependant pas suffisamment forte pour compenser les ajustements au sein des autres pays. En France, la demande interne s’est stabilisée en grande partie grâce aux dépenses publiques. Le second graphique montre l’évolution des coûts salariaux par unité produite. J’ai pris ici des indicateurs hors inflation et comme période de référence, celle avant le début de la crise. Partout les coûts salariaux se replient et en tout cas progressent moins vite que l’inflation. Le mécanisme d’ajustement est le suivant: pour de nombreux pays la demande interne est déprimée et le taux de chômage élevé; faire redémarrer le marché intérieur devient alors mission impossible. Un catalyseur est nécessaire pour créer une impulsion capable à terme d’entrainer l’ensemble de l’activité économique. La stratégie est alors de réduire les coûts en pesant sur les salaires. Les pays de la zone Euro commerçant beaucoup entre eux, il y a une dynamique concurrentielle forte qui n’incite pas les entreprises à fixer les prix à la hausse. C’est ce mécanisme qui est important. En outre comme le mécanisme d’ajustement est long, on le voit sur le graphique des coûts, la pression sur le niveau des prix s’inscrit dans la durée. Dès lors, imaginer un retour rapide de l’inflation est dès lors illusoire. De plus en raison d’un taux de chômage très élevé, il n’y aura pas de pressions immédiates sur le marché du travail ni sur les salaires. L’inflation restera basse. Des mouvements de matières premières pourraient contrarier ce schéma et modifier éventuellement le mode de fixation des salaires. Ce n’est pas ce que j’attends à court terme sur le prix de ces matières premières notamment sur le pétrole dont l’offre est devenue très abondante. Second Point – L’impact macroéconomique Le risque de déflation est loin d’être négligeable dans certains pays de la zone Euro au regard des points qui ont été développés. Cependant l’analyse ne doit pas s’arrêter là. On connait les conséquences négatives de la déflation sur l’activité économique. Il y a deux aspects majeurs. Le premier est l’indexation négative des salaires. En déflation, le maintien du pouvoir d’achat se traduit par une baisse du salaire nominal. Même si le pouvoir d’achat est conservé, l’impact sur le comportement du salarié est non négligeable. (Keynes évoquait l’illusion nominale sur le salaire. La hausse du salaire incitait à dépenser davantage même si le pouvoir d’achat était stable. En cas de déflation, le salarié aurait l’impression de s’appauvrir et limiterait ses dépenses). Le deuxième aspect est le report dans le temps des dépenses puisque « plus tard » les prix seront plus faibles. Ces deux situations ont tendance à déprimer les dépenses de consommation et peuvent aussi affecter les dépenses d’investissement des entreprises si celles ci s’attendent à une inflexion durable des dépenses des consommateurs. Pourtant aujourd’hui, l’analyse ne peut s’arrêter là. Dans de nombreux pays, les ménages même après 6 ans de crise sont encore fortement endettés. En cas de déflation, la valeur réelle de leur dette va augmenter et peser sur leurs capacités à dépenser. Dans les années 70 en France, le mécanisme était inverse. L’inflation très forte faisait que le montant de la dette diminuait dans le budget des ménages. L’indexation des salaires permettaient alors de rembourser en « monnaie de singe ». Le salaire augmentait rapidement à un rythme proche de l’inflation. Mais comme la dette avait un valeur fixe en Franc, sa valeur hors inflation diminuait et n’était plus une contrainte pour les ménages endettés. Cela veut dire qu’il y a une fragilité des pays dont les ménages sont endettés et où le taux d’inflation est proche de 0% ou négatif. Le graphique ci dessous retrace d’un coté le taux d’endettement immobilier des ménages en 2012 (endettement immobilier sur revenu disponible) et de l’autre le taux d’inflation en décembre 2013. Pour la France, l’Allemagne ou l’Italie la situation n’est pas alarmiste. Par contre pour les pays compris dans le cercle rouge, il y a une fragilité importante. Si l’Espagne, l’Irlande ou le Portugal basculent en déflation alors chaque ménage devra rembourser chaque mois le même montant en euros mais avec un salaire qui baisse et des prix qui reculent aussi. Le poids de la dette dans le budget des ménages va augmenter fortement et les inciter à réduire leurs dépenses de consommation. Pour la Grèce et Malte la situation est déjà difficile. Conclusion Le mode de fonctionnement de la zone Euro est aujourd’hui plutôt déflationniste parce que chaque pays doit retrouver de la compétitivité pour pouvoir espérer exporter davantage ses produits. L’objectif ultime est que cette impulsion permette de redynamiser la demande interne afin de retrouver une allure plus normale. Cependant cet ajustement pourrait buter pour certains pays sur un endettement excessif des ménages. En cas de déflation, les efforts mis en œuvre seraient alors peu efficaces et l’espoir d’une convergence rapide vers le plein emploi s’estomperait au risque de générer davantage d’instabilité sociale. La BCE a un rôle à tenir. Pour de nombreux pays, les produits à l’exportation sont des produits de moyenne gamme. C’est le cas de la France notamment. Dès lors pour des produits de ce type, le prix a une importance majeure dans la capacité à être concurrentiel. Un produit haut de gamme n’est pas forcément sensible au prix; un produit de milieu de gamme l’est davantage. Dans la configuration actuelle, les pays de la zone Euro se font concurrence entre eux car la valeur de l’euro est pénalisante pour capter les marchés extérieurs. Le graphe ci dessous retrace la valeur de la monnaie européenne vis à vis de celles de ses principaux partenaires commerciaux. La monnaie européenne n’est pas particulièrement bon marché. La BCE a un rôle à jouer pour faire baisser la monnaie unique. L’objectif serait alors d’améliorer la situation concurrentielle de tous, au sein de la zone Euro, afin que la dynamique des exportations ne se fasse pas au détriment d’un partenaire de la zone. Si le modèle d’ajustement ne change pas rapidement, le risque de déflation n’est pas nul pour certains pays déjà fragiles. L’amélioration conjoncturelle que l’on connait actuellement pourrait alors faire long feu.
DEFLATION CONSEQUENCE => PLAN DE RIGUEUR EN FRANCE
ven. 20 févr. 2015
Le plan de rigueur en France Pour ne pas perdre sa note AAA des agences de notation, la France doit faire la preuve de sa volonté de réduire son déficit. Les menaces qui pèsent désormais sur l'Hexagone sont telles que le gouvernement a décidé fin août de soumettre plusieurs mesures d'austérité aux parlementaires pour ramener le déficit de l'Etat à 3% du PIB d'ici 2013. Le premier train de mesures comporte entre autres un coup de rabot appliqué à 22 deux niches fiscales et des taux d'imposition en hausse sur quelques opérations précises. Elles seront votées entre septembre et décembre 2011.
DEFLATION : QUELLES CONSEQUENCES ET COMMENT S'EN PROTEGER QUAND ON EST UN PARTICULIER ?
ven. 20 févr. 2015
Il n'y a pas grand-chose à faire pour les particuliers dans un scénario déflationniste. Les prix sont orientés à la baisse pour la plupart des biens et des actifs. Un portefeuille et plus généralement un patrimoine peut donc vite perdre de la valeur. Un portefeuille en action peut vite se révéler très improductif, il est donc à éviter. Idem pour l'immobilier dont les risques de baisse sont aussi très importants. Le plus sage pour ne pas trop souffrir de la déflation finalement, c'est de conserver autant que possible de l'argent en cash dans des banques où l'épargne est garantie par l'Etat ou dans des fonds monétaires. En effet, même si il est difficile de s'en convaincre, en cas de baisse des prix, l'argent liquide gagne de la valeur. Autre moyen classique de se protéger de la déflation, l'achat d'obligations d'Etat réputés (très) sûrs, même s'ils ne sont plus légion. Enfin, reste l'or. Mais son cours est actuellement au plus haut et la chute pourrait être rude.
DEFLATION: CONSEQUENCES ? RACHETER DES BONS DU TRESOR
ven. 20 févr. 2015
Mis en œuvre au Japon et aux Etats-Unis, le rachat des bons du trésor par une banque centrale est une des dernières techniques mises en œuvre pour lutter contre les risques de déflation. L'objectif de ces rachats est de faire baisser directement les taux d'intérêt à long terme. En effet, en temps normal, la baisse des taux longs stimule le crédit. En achetant des bons du trésor, c'est-à-dire de la dette d'Etat, une banque centrale permet aux demandeurs de crédit de s'adresser directement à elle en obtenant du cash contre des titres. Précisément ce que recherche les investisseurs en période de déflation. En gros, c'est une opération de monétisation du déficit budgétaire. Mais il s'agit d'une mesure plutôt hétérodoxe, car clairement inflationniste. Au total, en deux ans, le bilan de la Fed est passé de 700 milliards de dollars de bons du trésor à 1 646 milliards de dollars environ en août 2011. Au Japon, on est déjà à 1 000 milliards.
DEFLATION : COMMENT S'EN PROTEGER ? DEVALUER .....
ven. 20 févr. 2015
Autre solution pour tenter de sortir de l'ornière de la déflation, restaurer sa compétitivité par rapport aux autres pays en dévaluant. Très utilisé pendant la grande dépression, la dévaluation est une décision lourde de conséquences d'un point de vue politique et social dont on ne peut attendre les effets qu'à moyen termes. En effet, en dévaluant, un Etat ou une zone économique retrouve une certaine compétitivité par rapport à ses pays concurrents, c'est ce qu'on appelle une dévaluation compétitive. La balance commerciale s'améliore et l'activité des entreprises qui opèrent sur notre sol peut leur laisser espérer de nouvelles commandes et accroître l'activité. Qui plus est, une dévaluation peut régler les problèmes de la dette à la fois de l'Etat, des particuliers et des entreprises. Seul bémol, cette dévaluation peut-être fatale à la consommation intérieure.
DEFLATION : COMMENT S'EN PROTEGER ? RELANCER LA CONSOMMATION INTERIEURE....
ven. 20 févr. 2015
Au Japon ou la déflation sévit depuis deux décennies, à force de coupons de réduction, de mesures d'aide en cas d'achat de produits économes en énergie ou pour une voiture propre, le consommateur japonais a fini par ouvrir son porte-monnaie. Après avoir tout tenté, le gouvernement s'est focalisé sur la consommation intérieure. Et cette dernière politique semble permettre un léger frémissement. En effet, c'est jouer sur l'effet prix de la déflation. Donner du pouvoir d'achat aux consommateurs, c'est les inciter à consommer et à relancer l'économie. En espérant que les consommateurs ne profitent pas de cette aubaine pour épargner, mais bien pour consommer.
DEFLATION : COMMENT S'EN PROTEGER ? BAISSER LES TAUX D'INTERET ....
ven. 20 févr. 2015
Le principal remède pour contrer la déflation consiste en une baisse radicale des taux d'intérêt, pour regonfler artificiellement la masse monétaire. Face à une récession, la banque centrale réduit le taux auquel elle prête et augmente ses prêts, ce qui permet aux banques de prêter plus et moins cher, de façon à stimuler les dépenses d'investissement ou de consommation. Mais en période de déflation, il ne faut pas négliger la crainte qui pousse des agents à préférer la monnaie aux actifs financiers, la liquidité aux placements. C'est la trappe de liquidité de Keynes. Autrement dit baisser les taux ne sert à rien. Les banques se servent des banques centrales comme d'un coffre-fort. D'autant plus qu'aujourd'hui le potentiel de baisse des taux demeure limité. Aux Etats-Unis, le prix de l'argent est déjà très faible. Début août, la Fed a annoncé qu'elle allait garder son taux d'intérêt directeur entre 0% et 0,25% "au moins jusque mi-2013". En Grande-Bretagne, le principal taux directeur plafonne à 0,5% depuis fin 2008. La BCE enfin se laisse une plus grande marge de manœuvre avec un taux de 1,5%. Une injection massive de liquidité ou la planche à billet L'autre remède contre la déflation est vulgairement appelé l'"Helicopter drop". Il s'agit pour une banque centrale de créer de la monnaie qui finance directement l'Etat qui le redistribue aux ménages. Cette pratique ouvertement inflationniste peut avoir comme revers de déprécier la monnaie. Qui plus est, cette technique est rendue difficile par la composition même de la masse monétaire, en Europe notamment. Billets et pièces représentent moins de 1% de la masse monétaire totale de la zone. Un petit pourcentage qui ne pèse pas bien lourd pour contrer le phénomène de déflation.
DEFLATION CONSEQUENCES: LA VALEUR DES ACTIFS CHUTENT VIOLEMMENT
ven. 20 févr. 2015
Les mêmes mécanismes se produisent sur les marchés financiers que chez les particuliers : en situation de déflation, les acteurs financiers endettés doivent vendre toujours plus d'actifs pour payer leurs dettes. Mais le prix de ces actifs, déjà orienté à la baisse, baisse d'autant plus que tout le monde vend. Il faut alors vendre toujours plus, ce qui ne fait que diminuer toujours plus le prix de ces actifs. A la limite, les acteurs endettés ne parviennent jamais à récupérer assez d'argent pour payer leur dette, même une fois qu'ils ont vendu tous leurs actifs. C'est ce qu'Irving Fisher a appelé la "déflation par la dette". Qui plus est, en période de déflation, les investisseurs recherchent à tout prix des liquidités... ce qui n'aide pas les vendeurs à trouver preneurs pour leurs actifs.
DEFLATION : CONSEQUENCE LES ENTREPRISES ENDETTEES SONT PRISES EN TENAILLE
ven. 20 févr. 2015
En période de déflation, les risques de défaillance d'entreprises se multiplient. A peu de chose près, dans une économie fonctionnant normalement, les entreprises s'endettent pour se développer. Mais en situation de déflation, alors que l'activité baisse, leurs charges d'emprunts finissent par peser beaucoup plus lourd. Elles doivent payer autant qu'hier alors que leurs recettes ont diminué, du fait de la baisse du prix de ce qu'elles vendent et de la chute de la consommation. Leurs résultats sont diminués d'autant, ce qui multiplie faillites et licenciements. Pour mémoire, en 2010, les entreprises du Cac 40 hors banques et assurances cumulaient 226 milliards d'euros de dette selon le cabinet Ricol Lasteyrie. Et encore avaient-elles largement favorisé leur désendettement... au détriment de l'investissement. C'est le secteur Energie & Matières premières qui accuse le plus fort endettement.
DEFLATION: LE POIDS DE LA DETTE PLOMBE LES FINANCES PUBLIQUES
ven. 20 févr. 2015
Comme tout acteur économique endetté, l'Etat peut lui aussi faire les frais d'une déflation. En effet, au même titre que les particuliers ou les entreprises, la dette devient rapidement un boulet. Car en même temps que ses recettes baissent à cause de la chute de l'activité, l'Etat doit toujours honorer ses emprunts. Et du coup la part dévolue dans son budget au remboursement de la dette augmente. Un scénario qui plombe son budget et les moyens dévolus à ses actions régaliennes et sociales. Résultat, Alors qu'une période d'inflation permet de réduire mécaniquement le poids du déficit dans nos comptes, avec la déflation, c'est exactement l'inverse qui se produit. Les investisseurs se tournent vers les dettes souveraines saines En période de déflation, les investisseurs recherchent avant tout des liquidités et des placements qui leur permettront d'être certains de récupérer du cash. Dans ces conditions ils ne prêtent plus volontiers aux pays malmenés par une spirale déflationniste. Ne serait-ce parce qu'ils savent pertinemment que l'Etat va voir ses ressources diminuer et le risque de défaut augmenter. Que dire alors des Etats déjà très endettés, à l'instar de l'Hexagone ? Au 2e trimestre 2008, la dette de la France représente 1 272,6 milliards d'euros. Si les prix et les recettes baissent, la valeur nominale de la dette demeure. Crise financière !Dette !Conséquences de la déflation #Remboursement dette publique #Dette publique #Charge de la dette #Nord-Pas-de-Calais - Dette région #eBay Google Voir aussi : Crise financière Nous vous recommandons Newsletters Voir un exemple Abonnement newsletters
DEFLATION CONSEQUENCE => LES RECETTES PUBLIQUES CHUTENT
ven. 20 févr. 2015
L'activité étant en baisse en période de déflation, les ressources de l'Etat s'en trouvent mécaniquement diminuées. D'une part parce que les impôts et taxes donnent des produits moins abondants. D'autre part parce que la consommation (et donc la TVA) baisse et les revenus des ménages aussi (et donc les impôts). Une conjonction qui tombe assez mal dans la mesure où traditionnellement les Etats tentent de remettre la main à la poche pour relancer la consommation. Les gouvernements sont donc confrontés à un véritable casse-tête : trouver des nouvelles recettes que la spirale inflationniste contrecarrera. Difficile dans ces conditions de trouver de quoi rembourser ses emprunts...
DEFLATION : CONSEQUENCE IMMOBILIERE : BAISSE BRUTALE DES PRIX......OU UNE NOUVELLE BULLE
ven. 20 févr. 2015
En période de déflation, tous les prix baissent, et notamment ceux des actifs. Pour les particuliers, il y a fort à parier qu'une déflation aura des conséquences rapides sur les prix de l'immobilier, généralement leur principal actif, ou sur les actions qu'ils détiennent. Or, en période de déflation, les acteurs économiques endettés voient leur dette augmenter. Et avec le boom des prix immobiliers, de nombreux ménages se sont lourdement endettés pour acheter. En cas de déflation ils risquent de vite déchanter devant le poids de leurs emprunts. Au risque de vendre... et d'alimenter un marché qui devra faire face à un afflux de biens. Les particuliers peuvent être d'autant plus enclins à vendre qu'il redoutent de voir la valeur de leur bien baisser drastiquement.
DEFLATION : QUELLES CONSEQUENCES => LES PARTICULIERS EPARGNENT MAIS LES TAUX BAISSENT
ven. 20 févr. 2015
La déflation, par son mécanisme de baisse des prix peut conduire les particuliers à épargner massivement. En effet, la baisse des prix peut inciter les consommateurs à différer leurs achats et à épargner. Et pendant ce temps-là, ils ne consomment pas, privant l'économie de l'un de ses principaux moteurs. Mais si l'épargne est momentanément un placement intéressant, les autorités monétaires des pays s'accordent généralement pour faire baisser les taux de l'épargne, précisément pour tenter de relancer l'économie. Car les entreprises, elles, ont toujours besoin de s'endetter pour continuer leur croissance
DEFLATION: QUELLES CONSEQUENCES => LES PRIX BAISSENT MAIS LES REVENUS AUSSI
ven. 20 févr. 2015
Sur le papier, la déflation ne semble avoir que des avantages pour les consommateurs. En effet, si les prix baissent et que les revenus se maintiennent, ce scénario augmente mécaniquement le pouvoir d'achat. Au Japon, dans les années 90, les prix baissaient ainsi de 1% par an en glissement annuel. Si ce n'est que cette baisse des prix touche très vite les entreprises qui voient leurs marges ou même leur rentabilité menacée. Une situation qui traduit par des licenciements et des faillites. Le revenu des ménages baisse et leur capacité à consommer aussi. L'offre est supérieure à la demande, la machine est grippée. Les gains de pouvoir d'achat seront donc bien annulés. Sans parler des ménages endettés Le chômage augmente Parmi les menaces que fait peser le risque de déflation, il y a le chômage. C'est une conséquence logique et systématique de ce scénario économique. En effet, si les prix et l'activité baissent, les entreprises sont vite tenaillées. Si ce n'est pas leur rentabilité qui est atteinte, c'est leur équilibre financier qui est menacé. Elles licencient quand elles ne déposent pas le bilan. Le meilleur exemple de cette menace, c'est la grande déflation des années 30. Et au Japon, ou la déflation n'est pas violente mais persistante, elle a doublé le taux de chômage en moins d'une décennie.
DEFLATION : LES MENAGES ENDETTES TRINQUENT !
ven. 20 févr. 2015
Ceux qui ont le plus à craindre d'une déflation, ce sont les ménages endettés. En effet leurs finances personnelles se détériorent à coup sûr dans cette hypothèse puisque lorsque les prix baissent, le poids des dettes lui s'alourdit puisqu'il est constant. Et si les revenus des ménages finissent par baisser aussi, le montant d'un emprunt contracté lui ne baisse pas... Et pourtant il doit toujours être remboursé, malgré des revenus en baisse. Sur ce plan, la France n'est pas le pays industrialisé le plus mal loti. En effet, au premier trimestre 2011, le taux d'endettement des ménages était de 78,9% du revenu brut disponible. Bien mieux que les ménages américains (148%), espagnols (124,5%) ou anglais (138,1%), mais plus important qu'en Italie (66%). La consommation baisse Autre conséquence de la déflation pour les particuliers, c'est que leur consommation baisse. L'effet prix (des prix en baisse) peut perdre contre l'attentisme des consommateurs, grippant ainsi l'économie. En effet, les consommateurs sont convaincus qu'une même somme d'argent permettra d'acheter davantage de biens dans le futur, par rapport à un achat immédiat. Mais moins d'activité engendre moins de revenus, ce qui tend à comprimer la demande, donc l'activité. Par conséquent, leur demande diminue et l'activité économique avec. La baisse de la consommation devient donc une hantise pour les banquiers centraux et gouvernants, puisqu'elle est un moteur de croissance.
LA DETTE PUBLIQUE DES ETATS DE L'UNION EUROPPEENNE
ven. 20 févr. 2015
Depuis plusieurs années, l’ampleur de la dette publique européenne ne cesse d’augmenter. La crise économique et financière de 2008, associée aux politiques de rigueur visant à réduire les déficits publics et donc, théoriquement, les niveaux d'endettement, apparaissent comme les principales raisons expliquant l’accroissement de la dette de l’Union européenne égale, en 2013, à 85,4 % du PIB. La dette publique, qui représente la dette de l’Etat, c’est-à-dire l’ensemble des emprunts contractés par l’État, ne doit pas être confondue avec le déficit public qui est un solde annuel négatif entre des ressources et des dépenses. Consulter notre comparatif sur le déficit public des Etats membres de l'Union européenne Les données publiées en octobre 2014 par Eurostat font apparaitre deux phénomènes : la hausse quasi générale de l’endettement public et la baisse, quasi générale également, des déficits publics, au sein de l’Union européenne. En 2013, la dette des 28 Etats membres se porte à 85,4 % du PIB. Celle de la zone euro équivaut quant à elle à 90,9 % du PIB. Entre 2010 et 2013, l’endettement a augmenté, de manière continue, de 7,2 %, soit une hausse plus rapide que celle du PIB (5,79 % sur la même période). Individuellement, six pays affichent un niveau de dette publique supérieur à 100 % du PIB. Il s’agit de la Grèce (174,9 %), du Portugal (128 %), de l’Italie (127,9 %), de l’Irlande (123,3 %), de la Belgique (104,5 %) et de Chypre (102,2 %). Entre 2010 et 2013, le niveau d’endettement public par rapport au PIB a fortement augmenté dans de nombreux pays européen. Chypre est le pays dans lequel la dette a progressé le plus fortement (+45,7 points de PIB) devant l’Irlande (+35,9 points), la Slovénie (+32,5 points) et le Portugal (+31,8 points). A l’inverse, 12 Etats membres sur 28 demeurent sous le seuil de 60 % du PIB, fixé par le Pacte de stabilité et de croissance. Les niveaux de dette publique les plus bas se trouvent en Estonie (10,1 %), en Bulgarie (18,3 %), au Luxembourg (23,6 %) et en Roumanie (37,9 %). Entre 2010 et 2013, la dette n’a diminué que dans 4 Etats membres de l’Union européenne : en Lettonie (-8,6 points de PIB), en Hongrie (-3,6 points), en Allemagne (-3,4 points) et en Autriche (-1,2 point). En France, la dette publique est supérieure à celle de l’Union européenne et de la zone euro, et s’élève à 92,2 % du PIB en 2013. Entre 2010 et 2013, l’endettement français a progressé de 10,7 points de PIB. Entre 2010 et 2013, la dette publique a augmenté plus rapidement que le PIB dans 14 Etats membres sur 27 – la Grèce étant un cas particulier dans la mesure où il s’agit du seul pays européen dans lequel le PIB et la dette ont diminué, en valeur, sur cette période. Sur cette période, en Slovénie, la dette a augmenté 154,8 fois plus vite que le PIB. En Croatie, la dette a augmenté 36,6 fois plus vite que le PIB. Et en Italie, la dette a augmenté 16,5 fois plus vite que le PIB. A l’inverse, en Lettonie, le revenu s’est accru 13,3 fois plus vite que la dette sur cette même période. En Estonie, le PIB a augmenté 4,4 fois plus vite que l’endettement. Notons enfin que, presque partout en Europe, la réduction substantielle du déficit public s’est accompagnée, paradoxalement, d’une forte hausse de la dette. Un effort qui en effet, en période de faible croissance (+ 5,79 % entre 2010 et 2013 pour l’Union européenne ; 4,12 % pour la zone euro) s’est répercuté sur le niveau de dette publique. 23 Etats membres sur 28 sont en effet parvenu à diminuer leur déficit, quand 24 augmentaient leur taux d’endettement.
MALGRE LE RISQUE ANNONCE DE DEFLATION, BRUXELLES VOIT LA CROISSANCE S'AFFERMIR EN ZONE EURO ! PREVISIONS OPTIMISTES ?
sam. 07 févr. 2015
La baisse des cours du pétrole et de l'euro devrait tirer l'activité.La Commission reste très prudente.Seuls trois pays dérogent aux 3 %. Du mieux, mais tous les nuages sont loin d'être dissipés. La zone euro comme la France connaissent une légère embellie économique si l'on se réfère aux prévisions dévoilées hier par la Commission européenne, mais les deux ont encore de lourds défis à relever : pour la première, il faut confirmer l'accélération d'une reprise pour le moment tirée avant tout par la chute des cours du pétrole et de l'euro, tandis que Paris doit donner les derniers gages sur sa situation budgétaire pour échapper aux sanctions de Bruxelles. Face à cette situation, Pierre Moscovici n'a pas joué sur l'emphase, reconnaissant seulement que « les perspectives économiques sont un peu meilleures aujourd'hui » comparées à début novembre lors des dernières annonces. La croissance est désormais attendue à 1,7 % pour l'Union européenne et 1,3 % pour la zone euro en 2015 (il y a trois mois, c'était respectivement 1,5 % et 1,1 %), avant une accélération en 2016 (2,1 % et 1,9 %). Pour la première fois depuis 2007, tous les pays devraient voir leur PIB augmenter cette année, même si les disparités persistent - l'Allemagne sera à +1,5 % en 2015 (et l'Irlande à +3,5 %) contre +0,6 % pour une Italie sortant péniblement de récession par exemple. Ce qui a changé depuis novembre ? « La chute des cours du pétrole et un euro plus faible sont un coup de pouce bienvenu », a reconnu Pierre Moscovici, qui a également salué l'annonce de la BCE d'un plan de rachat massif d'actifs (« quantitative easing »). Cette embellie devrait permettre à 16 Etats de la zone euro d'être sous la barre des 3 % de déficit en 2015, les mauvais élèves restant l'Espagne, le Portugal et la France. A cet égard, Paris n'en a pas fini avec les efforts structurels (lire ci-contre). La situation de l'économie européenne reste néanmoins fragile, la Commission reconnaissant dans son rapport que « les facteurs d'incertitude sont plus élevés qu'à l'automne ». Bruxelles pointe notamment le problème du niveau de l'investissement en zone euro, « considérablement plus faible que lors des précédentes crises financières », et qui n'a grimpé que de 0,9 % en 2014 après deux années de contraction. Une accélération (+2 %) est espérée en 2015, alors que le plan Juncker prévoit d'instiller 315 milliards d'euros sur trois ans. La déflation est un autre facteur d'incertitude puisque l'exécutif européen prévoit désormais une baisse de 0,1 % des prix en 2015 en zone euro, alors qu'elle tablait encore sur + 0,8 % à l'automne dernier. La situation devrait rentrer dans l'ordre l'an prochain, avec un taux attendu à + 1,3 %. Enfin, il faut noter que le taux de chômage va rester très haut en 2015, à 11,2 % en zone euro (après 11,6 % en 2014), pas si loin du pic de 12 % de 2013. Une situation politiquement explosive, qui a déjà entraîné une redistribution des cartes en Grèce. « Comparée aux précédents historiques, la reprise actuelle en Europe est très particulière », reconnaît la Commission, qui rappelle que le PIB de la zone euro reste encore 2,2 % en dessous de son niveau du premier trimestre 2008.
DSCF ANNECY ET DSCF CHAMBERY ACTEUR MAJEUR DU REGROUPEMENT DE CREDITS
sam. 07 févr. 2015
DSCF - RACHAT DE CREDIT - REGROUPEMENT DE CREDITS ETS CAPABLE DE REPONDRE A TOUTES LES PROBLEMATIQUES DU DOMAINE AVEC, COMME PARTENAIRES BANCAIRES SPECIALISES, TOUTES LES ACTEURS MAJEURS DE LA RESTRUCTUARTION FINANCIERE. => QUE CE SOIT LE REGROUPEMENT DE CREDITS PERSONNELS, D'UN REGROUPEMENT DE CREDITS IMMOBILIER + PRETS PERSONNELS + RENOUVELABLES + DECOUVERT + LE FINANCEMENT D'UNE DETTE A REMBOURSER, D'UNE SOULTE A FINANCER, D'UN BESOIN DE TRESORERIE, D'UN PROJET A REALISER, DE L'ACHAT D'UN CAMPING CAR, D'UNE PISCINE, D'UNE VERANDA, DSCF A CERTAINEMENT LA SOLUTION => DSCF EST PARTENAIRE DE TOUS LES ACTEURS DU REFINANCEMENT SUR Le TERRITOIRE NATIONAL ET APPORTERA DONC LA SOLUTION AUX BESOINS DE SES CLIENTS. AVEC LES PARTENAIRES SUIVANTS => si la solution bancaire n'existe pas, d'autres solutions pourront être étudiées.
LA ZONE EURO SERA EN DEFLATION EN 2015 SELON LA COMMISSION EUROPEENNE !
sam. 07 févr. 2015
Les prix devraient baisser de 0,1% sur l'année, alors que les prévisions initiales portaient sur une hausse de 0,8%. Bruxelles révise ses prévisions. La zone euro devrait entrer en déflation en 2015, un phénomène particulièrement redouté de baisse des prix, annonce la Commission européenne, jeudi 5 février. Les prix devraient baisser de 0,1% sur l'année, alors que les dernières prévisions, en novembre, portaient encore sur une hausse de 0,8%. Des risques pour la croissance La déflation est caractérisée par une baisse des prix sur une période prolongée, qui entraîne des risques pour la croissance en pesant sur les salaires et la consommation. En 2015, la hausse des prix des produits importés, en raison de la faiblesse de l'euro, ne suffira pas à compenser l'effet de la baisse des prix pétroliers, au moins dans la première partie de l'année, anticipe la Commission. La relative lenteur de la reprise économique et un taux de chômage toujours élevé dans de nombreux pays de la zone euro vont aussi peser à la baisse sur les prix : le chômage, en particulier, empêche une pression à la hausse sur les salaires. Le retour de l'inflation en 2016 La tendance devrait s'inverser au deuxième semestre, et particulièrement en fin d'année, avec une inflation qui devrait s'établir autour de 0,4% au dernier trimestre. En 2016 ensuite, les prix de l'énergie et des autres matières premières devraient commencer à remonter, alimentant la hausse générale des prix. S'y ajouteraient une hausse de la demande intérieure et des prix des produits importés. A 1,3% en 2016, l'inflation resterait toutefois inférieure à l'objectif de moyen terme de la Banque centrale européenne, qui est de maintenir une inflation inférieure, mais proche de 2%.
LES TAUX DES CREDITS IMMOBILIERS TOUJOURS PLUS BAS .....
sam. 07 févr. 2015
Paris (AFP): Les taux d’intérêt des crédits immobiliers accordes aux particuliers par les banques ont encore baisse en janvier: ils se sont établis a 2,29% en moyenne contre 2,36% un mois plus tôt,… Un nouveau plus bas inédit, selon une étude publiée mardi. Les taux des prêts du secteur concurrentiel ont atteint 2,32% pour l’accession dans le neuf et 2,29% dans l’ancien, détaille l’observatoire Crédit Logement/CSA. Cette baisse des taux permet « à la reprise des marchés amorcée durant l’automne 2014 de s’amplifier », poursuit l’observatoire, notant « la volonté des banques de soutenir les marchés immobiliers ». Ce recul est d’une ampleur comparable sur l’ensemble des marchés: dans l’ancien, les taux sont de 2,28% en janvier (contre 3,08% en décembre 2013), dans celui des travaux, ils s’établissent à 2,31% (contre 3,12%) et dans le neuf, ils sont de 2,30% (contre 3,08%). Sur ce marché de l’ancien, en dépit d’une érosion contenue des prix, le repli des taux depuis la fin 2011, soit 1,71 point de pourcentage au total, équivaut à un recul des prix de 15,8%, selon l’étude. La part des prêts à taux variable est tombée à 2% le mois dernier, l’un de ses plus bas niveaux depuis le début des années 2000. Ces formules sont désormais sans intérêt pour les emprunteurs, du fait de la chute des taux fixes. Au mois de janvier, la durée des prêts s’est établie à 207 mois en moyenne (228 mois pour l’accession à la propriété dans le neuf et 224 mois pour l’accession dans l’ancien) soit environ 6 mois de plus depuis un an. Selon l’observatoire, « les flux de la primo accession des ménages jeunes ou modestes retrouvent ainsi un peu plus de vigueur que durant les trois années passées » grâce à cette évolution. Au sein des prêts à l’accession, la proportion des prêts longs a légèrement augmenté, passant de 29% en 2010 à 34,7% le mois dernier pour les emprunts de 20 à 25 ans — et respectivement de 26,6% à 28%, pour ceux allant de 15 à 20 ans. Toutefois le coût des opérations reste relativement élevé, à 3,78 années de revenus en janvier (contre 3,79 années un an plus tôt). Dans le même temps, le niveau de l’apport personnel a reculé de 11,8% en janvier sur un an, après -5% en 2014.
IMMOBILIER: LES PROFESSIONELS NE CROIENT PAS EN LA REPRISE..............
sam. 07 févr. 2015
Dans une étude récemment dévoilée, le Crédit Foncier le pessimisme affiché par près de deux professionnels sur trois en ce qui concerne l'état de leur secteur d'activité en 2015. Le marché immobilier s'est dégradé fin 2014 Les professionnels de l'immobilier n'ont pas le moral et le font savoir à travers une étude réalisée conjointement par le Crédit Foncier et l'institut de sondage CSA. En effet, si 58% des acteurs du logement estiment avoir en partie tenu les objectifs qu'ils s'étaient fixés pour la fin de l'année 2014, ils sont toutefois 61% à avoir également constaté la mauvaise santé du marché lors des quatre derniers mois. Une dégradation qui pourrait d'ailleurs se poursuivre sur l'exercice 2015. moral professionnels 2014 Pour une majorité de professionnels, le déclin se poursuivra en 2015 Baisse sensible des prix, niveaux exceptionnellement attractifs des taux de prêt immobilier, si les candidats à l'achat peuvent aujourd'hui profiter de ces conditions avantageuses pour donner vie à leur projet, force est pourtant de constater que l'attentisme reste encore et toujours de rigueur. Dans ce contexte, auquel vient s'ajouter l'incertitude quant à une éventuelle reprise économique, les professionnels de l'immobilier ont bien du mal à distinguer une lueur au bout du tunnel. Concernant les perspectives à venir, ils sont ainsi 64% à faire part de leur pessimisme. moral professionnels 2015 Dans le détail, l'étude note que tous ne sont pas logés à la même enseigne. Si les constructeurs de maisons individuelles sont quelques 60% à croire, sinon à une relance du marché, tout au moins à sa stabilisation, les promoteurs ne fondent quant à eux que bien peu d'espoirs sur cette année 2015 (70% tablant sur une nouvelle dégradation de leur activité). Face au pessimisme, le gouvernement se veut rassurant Entre tergiversations et lenteurs législatives, les mesures de soutien au secteur de l'immobilier (libération du foncier public, refonte du PTZ, défiscalisation Pinel) ont pour l'heure bien du mal à convaincre les professionnels. Néanmoins, à l'occasion de ses vœux à la presse, Sylvia Pinel s'est voulue rassurante. Rappelant que l'immobilier était appelé à jouer « un rôle déterminant dans la reprise économique et dans le retour de la croissance », la ministre du Logement a affirmé, ce jeudi 29 janvier, que l'Etat avait pleinement pris la mesure de la situation en mettant sur pieds « un plan de relance d'une ampleur exceptionnelle » auquel seront alloués 5 milliards d'euros de crédits supplémentaires.
LE FRANC SUISSE S'ENVOLE FACE A L'EURO :LA BANQUE NATIONALE SUISSE RENONCE A BLOQUER LE COURS DU FRANCS FACE A L'EURO !
mer. 28 janv. 2015
Un euro pour 1,20 franc suisse, c’est fini. La Banque nationale suisse (BNS) a mis fin, jeudi 15 janvier dans la matinée, à ce taux plancher qui avait été fixé le 6 septembre 2011. Mais cette annonce, inattendue, a eu pour effet de faire remonter brutalement la valeur du franc suisse face à l’euro et de faire plonger la Bourse suisse. Pourquoi le taux plancher avait-il été mis en place ? Le « cours plancher » avait pour but de limiter l’appréciation du franc suisse : c’est-à-dire que les autorités suisses toléraient que l’on puisse avec 1,20 franc acheter 1 euro, mais pas que l’on puisse acquérir 1 euro avec 1,15 franc. Plus la valeur du franc suisse face à l'euro baisse, plus, en fait, la valeur du franc suisse augmente : il faut de moins en moins de franc suisse pour acheter un euro. Ce cours avait été fixé en septembre 2011, au plus fort de la crise des dettes souveraines en zone euro, le franc suisse faisant office de valeur refuge. Dans la pratique, la banque centrale devait acheter en masse des devises étrangères pour contenir sa propre devise. Lire aussi notre décryptage sur le mécanisme du cours plancher Pourquoi le taux plancher est-il supprimé maintenant ? « Nous avons étudié notre bilan et sommes arrivés à la conclusion que le moment de mettre fin au taux plancher était arrivé, maintenant et non pas dans six mois ou dans un an », a déclaré, jeudi après-midi, Thomas Jordan, président de la direction générale de la BNS. Un peu plus tôt, dans un communiqué, la BNS avait indiqué, que « le franc demeure certes à un niveau élevé, mais depuis l’introduction du cours plancher, sa surévaluation s’est dans l’ensemble atténuée ». Elle évoque également le net affaiblissement de l’euro par rapport au dollar. En décembre, face aux secousses sur les marchés monétaires liées à la chute du rouble, la BNS avait déjà été contrainte de procéder à un nouvel ajustement en imposant un taux négatif sur les dépôts que les banques effectuent auprès d'elle. Récemment, les pressions spéculatives s’étaient accentuées sur le cours plancher du franc suisse. Même après l’annonce de l’introduction des taux d’intérêt négatifs, en décembre 2014, juste après Noël, rappelle le quotidien Le Temps. Selon Christopher Dembik, économiste chez Saxo Banque, « on peut clairement appréhender la décision de la Suisse comme une action préventive juste avant que la BCE ne lance son programme de rachats de dettes souveraines le 22 janvier qui va encore un peu plus diluer la valeur de l’euro et faire échec à sa politique monétaire ». Le franc suisse s’envole et la Bourse chute Thomas Jordan a admis que cette décision pourrait être « momentanément douloureuse ». Sitôt l’annonce faite, la Bourse suisse a dévissé : à 12 H 30 locales, l’indice SMI des 20 valeurs vedettes perdait 12,04 %, affichant 8 093,81 points. « Personne ne s’attendait à l’abandon du cours du plancher sans mise en garde préalable », relève Christopher Dembik. « La Banque nationale suisse a choqué les investisseurs », renchérit Connor Campbell, analyste chez Spreadex, relevant que la réaction immédiate a été « explosive ». De fait, la réaction à la décision de la BNS n’a pas tardé sur le marché des changes. Le franc suisse s’est apprécié en flèche par rapport à l’euro, celui-ci valant un peu plus de 1,1608 franc à 11 h 05, contre 1,20 franc environ juste avant l’annonce de la BNS. Un peu avant 11 heures, la monnaie suisse a même atteint 0,8517 franc suisse pour un euro, un sommet historique, puisque la devise suisse n’avait jamais franchi le seuil de parité d’un euro pour un franc suisse, depuis l’introduction de la monnaie unique en 1999. L'annonce de la BNS a levé un vent de panique en Pologne où quelque 700 000 ménages détiennent des crédits immobiliers en devise helvétique, le zloty décrochant de près de 20% face au franc suisse. La bourse de Varsovie chutait jeudi de quelque 2 % à la mi-journée. Les entreprises suisses exportatrices évoquent un « tsunami » Autre conséquence : en l’espace de quelques instants, les produits suisses à l’exportation sont devenus 30 % plus chers, du fait de l’abandon du taux plancher. Les entreprises suisses exportatrices risquent donc d’avoir des difficultés à vendre leurs produits à l’étranger. « Ce que la BNS provoque là, c'est un tsunami », a déclaré, à l'agence ATS, Nick Hayek, directeur général de Swatch Group, numéro un mondial de l'horlogerie, estimant que cela aura des répercussions pour « l'industrie d'exportation, le tourisme, mais également pour l'ensemble de la Suisse ». « Il n'est pas possible que nos PME - la colonne vertébrale de notre économie - soient ainsi abandonnées », a réagi Swissmechanic, l’organisation patronale de l'industrie des machines. Plus de 80% de ces PME exportent leur production, essentiellement vers l'Union européenne et plus particulièrement en Allemagne. La banque suisse UBS estime que les exportations vont diminuer de 5 milliards de francs suisses et que la croissance de l’économie helvétique devrait être amputée de 0,7 point de pourcentage. En revanche, pour les milliers de frontaliers travaillant en Suisse, l’effet est positif : ils sont les grands gagnants indirects de l'opération puisque leur revenu a progressé de 30 %. Comment la Suisse compte-t-elle atténuer l’effet de sa décision ? Pour que cette suppression n’entraîne pas de durcissement inopportun des conditions monétaires, la BNS a abaissé considérablement les taux d’intérêt appliqués aux dépôts effectués par les banques auprès d’elle. Elle avait déjà instauré, fin 2014, un taux négatif sur les dépôts bancaires au-delà d’un certain seuil - une première depuis les années 1970 - afin de rendre dissuasifs ces dépôts et pousser les banques à investir cet argent. Jeudi, la BNS a annoncé que le taux passait à -0,75 % contre - 0,25 %. À l’avenir, elle continuera de prendre en compte la situation sur le marché des changes pour définir sa politique. « Cela signifie probablement qu’elle envisage une gestion des changes non plus sur une devise, mais sur un panier de devises. Cette solution a été évoquée récemment par le Conseil fédéral », relève l’économiste et analyste financier François Savary. Pourquoi ne pas l’avoir annoncé dans la foulée ? « Il faut d’abord que le marché des changes se stabilise », répond M. Savary. Le cabinet d’analyse économique londonien Capital Economics estime que la BNS « sera bientôt obligée d’intervenir pour empêcher une rapide appréciation de la devise helvétique vis-à-vis de l’euro ». Christine Salvadé (Genève, correspondance) Journaliste au Monde En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/01/15/la-suisse-renonce-a-bloquer-le-cours-du-franc-face-a-l-euro_4557033_3234.html#zWpktlWImMHJbvFc.99
TOUJOURS PLUS D'INTERVENTION DES BANQUES CENTRALES: ENTRE POMPIERS ET CASINO .......
mer. 28 janv. 2015
Au Casino et plus précisément au Black Jack, ce sont les joueurs qui espèrent faire sauter la banque. Quand celle-ci dépasse 21, elle doit payer tous les joueurs restants. En ce moment ce sont plutôt les banques centrales qui font sauter d’une part les tabous (taux d’intérêts négatifs, quantitative easing), les niveaux relatifs entre les monnaies et parfois même les joueurs ! Les cambistes ont eu à peine le temps de se remettre de la volte-face historique et du monumental crash que la Banque Nationale Suisse a infligé à l’EURCHF la semaine dernière, que d’autres sont passé à l’action, amplifiant la volatilité du marché des changes et affectant la liquidité. C’est tout de même un comble que ce soient les gendarmes des marchés qui lui infligent un tel traitement… Cerise sur le gâteau, le Fonds Monétaire International (FMI) a révisé à la baisse ses prévisions de croissance mondiale pour 2015 et 2016 de 0,3 %. Dans sa note, l’Institut affirmé notamment que la baisse des prix du pétrole ne suffirait pas à elle seule à revigorer la croissance mondiale. Devises des pays développés Dans ce contexte, et malgré la perspective des élections parlementaires en Grèce qui se déroulent au moment où j’écris ces lignes, la banque centrale européenne (BCE) a fait « tapis », ou « all in » pour les anglicistes du poker. Comme anticipé par l’immense majorité des intervenants, comme à moitié révélé la veille dans la presse américaine, elle a misé jeudi plus de 1 000 milliards d’euros (60 milliards par mois jusqu’en septembre 2016) pour juguler la déflation et relancer l’économie. Le marché était tétanisé, la volatilité implicite pour 1 journée entre mercredi et jeudi valait plus de 30,00. Exprimé autrement, cela veut dire que les cambistes pariaient que l’EURUSD pourrait bouger d’au moins 150 points de base dans la journée à cause l’annonce…. Et ils ne furent pas déçus. Les mesures de la BCE ont légèrement dépassé le consensus de marché et l’EURUSD qui valait 1.1630 au moment de l’annonce du jeudi 22, a fini la journée sous les 1.1400, a plongé vendredi 23 jusqu’à un plus bas de 1.1115 pour remonter péniblement à 1.1204 en fin de journée.
BREVE ANALYSE DE LA LOI DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2014
lun. 05 janv. 2015
La seconde loi de finances rectificative pour 2014 a été définitivement adoptée par l’Assemblée Nationale le 18 décembre 2014 et publiée au JO le 30 décembre 2014. Elle a fait l’objet d’un recours devant le Conseil constitutionnel qui a rendu sa décision (n°2014-708 DC) le 29 décembre 2014. Dans première newsletter pour 2015, nous commentons 7 dispositions de cette loi. I Rachat par une société de ses propres titres Pour les rachats réalisés à compter du premier janvier 2015, le régime des plus-values sur titre sera désormais seul applicable. Jusqu’alors, en cas de réduction de capital non motivé par des pertes, les sommes attribuées à l’actionnaire personne physiques étaient imposées de manière mixte (Régime des distributions et régime des plus-values). Dans une décision du Conseil constitutionnel (suite à une QPC), ce dispositif a été jugé non conforme à la constitution (Décision du 20 juin 2014). Le projet de BOFiP publié le 14 octobre 2014 et relatif aux plus-values sur titre avait maintenu un régime hybride d’imposition pour ces opérations. Le Conseil d’Etat avait invité le législateur à modifier le texte pour les opérations réalisées à compter du premier janvier 2015. Les conséquences de la LFR sont différentes selon que les bénéficiaires sont des associés personnes physiques ou des personnes morales passibles de l’IS. Lorsque le bénéficiaire est une personne physique, le gain sera imposé par application du régime des plus-values de cessions de valeurs mobilières (Article 150 0A du CGI). Le gain sera calculé par différence entre le montant du remboursement et le prix ou valeur d’acquisition des titres. En outre, ce gain, sera réduit d’un abattement pour durée de détention. A défaut de précision législative, et compte tenu de la décision du Conseil Constitutionnel du 20 juin 2014, ce dispositif devrait aussi être applicable aux opérations réalisées en 2014. Lorsque le bénéficiaire est une personne morale, passible de l’IS, le régime des plus et moins-values de titres de portefeuille sera applicable. (Le cas échéant, le régime de faveur prévu pour les cessions de titres de participation pourra être appliqué. II Taux d’imposition des plus-values immobilières pour les non-résidents Jusqu’à présent, le taux d’imposition des plus-values immobilières réalisées par des personnes physiques pouvait varier entre 19% et 75% selon le lieu de résidence du contribuable. Le taux de droit commun pour les non-résidents étant de 33 ,33%. Un récent arrêt du Conseil d’Etat (CE 20 Octobre 2014, n° 367234) avait décidé que le taux de 19% était applicable pour toutes les situations en cas de cession d’un immeuble détenu par une SCI, indépendamment du lieu de résidence des associés de cette dernière. La LFR modifie la règle du jeu et tire les conséquences de cette jurisprudence pour les plus-values réalisées à compter du premier janvier 2015. Les plus-values immobilières réalisées de manière directe ou indirecte (via une SCI) par des personnes physiques seront désormais toutes taxées au taux de 19%, quel que soit le lieu de résidence de ces contribuables. Remarque : La loi avait prévu de maintenir le taux de 75% pour les personnes domiciliées dans un état non coopératif, mais cette disposition a été censurée par le Conseil constitutionnel. (Décision du 29 décembre 2014) III Taxe d’habitation sur les résidences secondaires A compter de 2015, la loi autorise les communes à majorer de 20%, la taxe d’habitation due au titre des logements meublés non affectés à l’habitation principale et situés dans certaines zones. (Communes appartenant à une zone d’urbanisation continue de plus de 50 000 habitants où existe un déséquilibre marqué entre l’offre et la demande – Un décret du 10 mai 2013 fixe la liste de ces communes) Chaque commune pourra librement décider de l’application de cette contribution additionnelle et facultative. Une délibération devra être entérinée avant le 28 février 2015 pour que le prélèvement soit applicable dès 2015. La loi a prévu pour certaines situations, la possibilité de demander par voie de réclamation contentieuse, le dégrèvement de cette imposition. (Notamment lorsque pour une raison étrangère à sa volonté, le contribuable ne peut affecter le bien à un usage d’habitation principale). IV Plafonnement des effets du quotient familial et non-résidents A compter de l’imposition des revenus de l’année 2014, le plafonnement des effets du quotient familial sera applicable pour le calcul de l’impôt sur le revenu des contribuables non-résidents. La loi a pour objet de supprimer la différence de traitement injustifiée (selon le rapport parlementaire) entre les résidents et les non- résidents ayant la même situation familiale et les mêmes revenus imposables en France au regard de l’application du plafonnement des effets du quotient. V Réduction d’impôt Madelin et souscription au capital d’une société holding Le législateur a simplifié à compter de 2015, les conditions d’octroi des réductions d’impôt Madelin (Souscription en numéraire au capital des PME) au titre de l’impôt sur le revenu et de l’ISF. En cas de souscription au capital d’une holding pure, les conditions liées à la présence d’un nombre minimum de salariés et à un nombre maximum de cinquante mandataires ou associés sont supprimées. VI Abattement pour durée de détention en cas de cession de droits sociaux Suite à la modification exposée au point I (Ci-dessus), la loi a prévu que les abattements de droit commun et dérogatoires seraient applicables au gains nets issus de rachats de titres. La loi prévoit également que les abattements de droit commun seront applicables aux gains nets: - De cessions de titres de SICOMI ; - De rachats de SPPICAV ; - Des cessions de titres dans le cadre de leur gestion par le FPI ; - Des cessions de fonds communs de créances dont la durée à l’émission est supérieure à 5 ans - Des cessions dans le cadre de leur gestion par les FCP lorsqu’une personne physique agissant directement, par personne interposée ou par l’intermédiaire d’une fiducie possède plus de 10% des parts du fonds. VII Revenus fonciers et régimes des immeubles historiques Rappel : L’article 156 du CGI comporte des dispositions fiscales avantageuses susceptibles d’être appliquées aux propriétaires de monuments historiques et assimilés. Ces derniers, en l’absence de perception de recettes ont la possibilité de déduire du revenu global une partie des charges foncières liées à l’immeuble. Lorsque l’immeuble donne lieu à la perception de recettes le propriétaire bénéficie de la possibilité d’imputer les déficits fonciers sur son revenu global de manière dérogatoire. L’article 156 bis du Code général des impôts subordonne le bénéfice de ces dispositions dérogatoires au respect de trois conditions cumulatives. 1 Le propriétaire doit s’engager à conserver la propriété de l’immeuble concerné pendant une période d’au moins quinze années à compter de son acquisition. 2 Le propriétaire doit détenir directement l’immeuble – et non par l’intermédiaire d’une société. 3 L’immeuble ne doit pas être mis en copropriété. Il existe des dérogations. Le régime de faveur peut être appliqué si les conditions 2 et 3 ne sont pas respectées, à la condition d’avoir obtenu un agrément ministériel. Modifications : La LFR a modifié les conditions d’accès au régime sur deux points. A compter de 2015, l’agrément sera accordé uniquement aux immeubles qui sont classé monuments historiques, en tout ou partie, depuis au moins douze mois avant la demande d’agrément. En outre, l’immeuble devra être affecté pour au moins 75% de ses surfaces habitables. Pourront désormais bénéficier du régime de faveur de droit classique (donc sans obtention d’un agrément préalable), les associés de SCI non soumises à l’IS, propriétaires d’immeubles classés en tout ou partie monuments historiques, lorsque ces monuments historiques sont affectés pendant au moins quinze ans à un espace culturel non commercial et ouvert au public.
L'ORDRE MONDIAL D’HENRY KISSINGER
lun. 22 déc. 2014
Dans son dernier livre, Henry Kissinger plaide pour le retour à l’ordre international du traité de Westphalie. Henry Kissinger a été Conseiller à la Sécurité Nationale et Secrétaire d’État sous les administrations des présidents Richard Nixon (1968) et Gerald Ford. C’est lui qui a introduit la « realpolitik » aux États-Unis, une stratégie favorisant le pragmatisme diplomatique à l’idéologie. Kissinger a été à l’œuvre durant la Guerre Froide et a notamment négocié l’Accord de Paix de Paris, mettant fin à l’implication américaine dans la Guerre du Vietnam, ce qui lui valut le Prix Nobel de la Paix en 1973. Né en Allemagne en 1923, il a fui la persécution Nazi en 1938 en immigrant aux États-Unis avec sa famille. Il a été conscrit dans l’armée en 1943 et sa capacité à parler l’Allemand fut fort utile durant la seconde guerre mondiale, ce qui lui a permis de mériter une Étoile de Bronze. Il obtint son doctorat en sciences politiques à Harvard en 1954. L’idée centrale du dernier livre de Kissinger, World Order, est que le monde aurait grand besoin d’un nouvel ordre mondial, à défaut de quoi le chaos géopolitique menace de s’installer. Les bénéfices d’un tel ordre sont la promotion du libre-échange, un système financier international stable, un mécanisme de résolution pacifique des litiges internationaux et des règles limitant l’ampleur des guerres lorsqu’elles surviennent. Henry Kissinger credits Yevkusa (licence creative commons) Selon ses propres mots : « Dans une ère de terrorisme suicidaire et de prolifération d’armes de destruction massive, la dérive vers des confrontations sectaires entre régions doit être considérée comme une menace pour la stabilité mondiale nécessitant un effort de coopération de toutes les puissances responsables, sous la forme d’une définition acceptable d’un ordre au moins régional. Si un tel ordre ne peut être établi, de vastes régions risquent de verser dans l’anarchie et dans des formes d’extrémisme qui vont se répandre organiquement vers d’autres régions. » Selon lui, aucun ordre mondial global n’a jamais vraiment existé, mais ce qui s’en est le plus rapproché est le Traité de Westphalie, qui a concerné une vingtaine de nations d’Europe de l’Ouest il y a environ 4 siècles. Lourdement éprouvés par la Guerre de 30 ans de 1618-48 et ses centaines de milliers de morts, les pays Européens ont alors décidé de conclure un pacte qui mettrait fin aux hostilités et maintiendrait la paix à long terme. Cet arrangement reconnaissait qu’il était impossible pour tous ces pays de s’entendre sur une idéologie ou des valeurs communes. Il leur fallait plutôt user de pragmatisme pour en arriver à un accord légitime visant un équilibre des pouvoirs. On pourrait résumer les termes de cet accord en cinq principes (ici) : Respect mutuel de l’intégrité territoriale et de la souveraineté. Non-agression mutuelle. Non-interférence mutuelle dans les affaires des autres. Égalité entre les pays. Co-existence pacifique en respect de la structure politique, des valeurs et de la religion de chacun des pays. Ce traité ne permettait pas l’existence d’une autorité supranationale qui imposerait sa loi dans un pays pour des raisons idéologiques, géostratégiques, économiques ou encore religieuses (pensez à l’Union Européenne comme exemple d’une telle entité). Le concept d’équilibre des pouvoirs est au cœur de cet accord. Ce concept implique que la sécurité nationale est mieux assurée quand la capacité militaire est distribuée de manière à ce qu’aucun pays ne puisse dominer tous les autres. Un exemple d’application de ce concept fut certainement l’Angleterre du 16e siècle, qui a agi de manière à préserver l’équilibre des forces entre l’Espagne et la France, de façon à ce qu’aucune des deux puissances ne puisse conquérir le continent en entier. Les États-Unis ont changé la donne… KissingerLes premières incursions américaines en politique étrangère furent une alliance avec la France, une guerre contre l’Angleterre en 1812, puis la fameuse « Doctrine Monroe »formalisée en 1850, dont l’objectif était d’empêcher les puissances de « l’ancien monde » (surtout l’Espagne) de conquérir les nouvelles nations indépendantes d’Amérique Latine. Theodore Roosevelt y ajouta son corollaire en vertu duquel les États-Unis allaient jouer un rôle actif pour préserver la paix dans la région, incluant l’interventionnisme dans les affaires domestiques de ces pays, ce qui constitua l’une des premières phases de l’impérialisme américain. Il croyait que la neutralité et l’isolationnisme n’étaient pas une bonne stratégie pour préserver la paix mondiale. Kissinger affirme que Theodore Roosevelt est pratiquement le premier et le dernier président américain à avoir appliqué les principes sous-jacents au Traité de Westphalie dans les relations diplomatiques. Un exemple de cette application fut le Traité de Portsmouth, négocié par Roosevelt en 1905 pour mettre fin au conflit russo-japonais. Plutôt que de favoriser son semblable idéologique (qui était à l’époque la Russie) et d’infliger des pertes au Japon, il a plutôt cherché l’équilibre entre ces deux puissances, en s’assurant de limiter l’expansion du Japon tout en prévenant l’effondrement de la Russie. Ces deux puissances allaient conséquemment se modérer l’une et l’autre, préservant la paix. Cette médiation lui valut d’ailleurs le Prix Nobel de la Paix. Plus tard, lorsque le Japon commença à se faire plus menaçant, plutôt que d’adopter une stratégie agressive envers ce pays, Roosevelt a plutôt choisi d’organiser une croisière mondiale de la marine militaire américaine constituée d’une flotte de 16 navires de guerre peints en blanc en signe de paix (la « Great White Fleet »). Cela allait rappeler aux Japonais de manière pacifique que les États-Unis avaient les moyens de leurs ambitions en ce qui concernait leur volonté à préserver l’équilibre des pouvoirs mondiaux ; dans l’esprit du proverbe préféré de Roosevelt : « speak softly and carry a big stick. » Great white fleet Les choses changèrent sous Woodrow Wilson, qui proclama que les États-Unis devaient en quelque sorte répandre la liberté et la démocratie avant tout. Cette théorie veut que si un pays est démocratique, il risque moins de devenir un agresseur et de sombrer dans une guerre totale. Cette perspective fut motivée par le début de la première guerre mondiale, laquelle résultait d’un dérapage de relations diplomatiques et d’alliances. Wilson promulgua donc une nouvelle vision de l’ordre mondial rejetant les principes de Westphalie, laquelle allait demeurer l’épine dorsale de la politique étrangère américaine jusqu’à nos jours. La vision américaine de l’ordre mondial implique que les principes et valeurs américaines (liberté et démocratie) sont applicables au monde entier de manière universelle, sans compromis et surtout sans égard à l’équilibre des pouvoirs. Pourtant, comme l’indique Kissinger, les pays qui sont entrés en guerre en 1914 avaient toutes des institutions démocratiques ayant plus ou moins d’influence, même l’Allemagne dont le parlement était élu par suffrage universel. Néanmoins, le Traité de Versailles et la Société des Nations, deux résultats de la vision wilsonienne de l’ordre mondial, allaient s’avérer d’énormes échecs. La Société des Nations par exemple, fut fondée sur des principes moraux plutôt que sur l’équilibre des puissances, ce qui est une bien fragile fondation… Cette entité allait s’avérer complètement impuissante face au démembrement de la Tchécoslovaquie, à l’attaque italienne en Éthiopie, à la dérogation au Traité de Locarno par l’Allemagne et à l’invasion japonaise de la Chine. Selon Kissinger, l’OTAN arbore aujourd’hui les mêmes faiblesses. Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, en quête de cette nouvelle vision « idéaliste » de l’ordre mondial, les États-Unis ont participé à cinq guerres auxquelles le public a graduellement tourné le dos, au point où lors de trois d’entre elles, les États-Unis ont dû se résoudre à un retrait inconditionnel et unilatéral. Kissinger insinue que ces échecs montrent l’impossibilité d’imposer le système occidental à ces nations par la force. Pessimiste quant à l’avenir… Kissinger est inquiet concernant le futur de l’ordre mondial. D’un côté, la Chine rejette le rôle qui lui a été attribué par un système international auquel elle n’accorde pas de légitimité. De l’autre, les États-Unis sont affaiblis et sont réticents à assurer l’équilibre des puissances de manière à ce que les forces géopolitiques ne dérapent pas. Il craint que ce « power vacuum » ne mène au chaos. La solution qui lui apparaît évidente serait un retour aux principes du Traité de Westphalie, qui a assuré la paix en Europe pendant si longtemps, même si cela implique de tolérer des régimes que nous n’approuvons pas. Selon Kissinger, les menaces contemporaines à l’ordre mondial sont les groupes non-étatiques (comme ISIS ou Al Qaida par exemple) et les cyber-attaques. Ces deux types de menaces changent radicalement la manière avec laquelle les relations diplomatiques doivent être gérées et l’ordre mondial maintenu. Conclusion Les libéraux ont des opinions partagées quant à la politique étrangère appropriée, et particulièrement en ce qui concerne les États-Unis, que certains considèrent comme la « police du monde ». Certains préconisent un interventionnisme militaire restreint, alors que d’autres, comme Ron Paul, sont en faveur d’un non-interventionnisme total. Il est possible de concilier cette dernière vision avec les principes de Westphalie préconisés par Kissinger, à l’exception du fait que Ron Paul refuserait même de conclure un tel traité, voire même de maintenir un coûteux réseau d’ambassades et de consulats à l’aide desquels la diplomatie est conduite. Ron Paul rappelle que les Pères Fondateurs tels que Washington et Jefferson favorisaient une politique étrangère prescrivant aux États-Unis de se tenir hors des affaires internes des autres nations ainsi que des alliances stratégiques contraignantes. Il rappelle aussi que c’est le Congrès qui a le pouvoir de déclarer une guerre, pas le Président. Selon Ron Paul, des pays comme la Corée du Sud, le Japon et plusieurs pays européens sont suffisamment riches et développés pour se défendre eux-mêmes. Ils n’ont pas besoin de présence américaine sur leur sol, laquelle incite ces pays à ne pas prendre leur défense en main et à se fier aux contribuables américains. Quant à la menace terroriste en provenance des pays Islamiques, ces attaques ont tué beaucoup moins d’Américains que les réactions allergiques aux arachides ces 10 dernières années… et les 10 précédentes aussi. Cette menace est donc fortement exagérée. Il faut aussi se souvenir que, curieusement, Kissinger a soutenu les interventions militaires en Irak. En quoi cela était-il en ligne avec les principes de Westphalie ? Kissinger a bien du mal à l’expliquer… Et que dire du rôle joué par les États-Unis et Kissinger lors du coup d’État au Chili en 1973 (ici) ? Il semble qu’à ce moment, la victoire idéologique était plus importante que le principe de non-interférence. Personnellement, je préconise une politique étrangère neutre et non-interventionniste et une force militaire centrée sur la défense des frontières. Pas d’ONU, pas d’OTAN, pas d’ambassades ni de consulats, pas de bases en sol étranger, pas de sanctions économiques, pas de douanes. Notez que la dernière édition du magazine Reason comporte une section spéciale de cinq articles sur le sujet de l’interventionnisme militaire américain du point de vue libéral, incluant des entretiens avec Ron et Rand Paul. Henry Kissinger, World Order, Penguin, 2014, 432 pages.
PERSPECTIVES 2015 POUR L'ECONOMIE MONDIALE: LE SCENARIO DE LA CROISSANCE ZERO ! LE SPECTRE DE LA DEFLATION ....
lun. 22 déc. 2014
Déflation et stagnation séculaire ont occupé l’espace médiatique en 2014… Ce sont les deux termes emblématiques de 2014. Ils sonnent comme une sourde menace pour des économies avancées qui, 40 ans après le premier choc pétrolier, sont en passe de faire le deuil de leurs « trente glorieuses », rangées au rang d’une anomalie de l’Histoire. Le premier renvoie au syndrome japonais, lequel s’étendrait à l’Europe entière et contaminerait le monde. Certes, il reste un mince filet de progression des prix à l’aune de l’indice des prix à la consommation (+0,3% en novembre dernier) ou de l’inflation sous-jacente (0,7%), qui isole la part la moins instable de l’inflation. Autrement dit, les économies de la zone euro ne sont pas entrées dans le grand trou noir de la déflation au sens strict du terme, qui entraîne l’ensemble des prix et des salaires à la baisse et conduit les agents à reporter à demain leurs achats d’aujourd’hui. Un cercle vicieux qui tire inexorablement l’économie réelle vers le bas. Bien sûr, ce n’est pas encore le cas. Mais le régime de très faible inflation que traverse l’Europe ne doit pas être minimisé pour autant. D’abord, parce qu’une moyenne très faible recouvre inévitablement des situations de baisse de prix sur certains segments (notamment celui des produits manufacturés) ou dans certains pays (Espagne, Italie et plus récemment la France). Ensuite, parce que les prix à la consommation ne sont que la partie émergée de la pyramide des prix. Lorsque l’on descend un peu plus profond dans cette pyramide, les choses se dégradent. Une situation qui pénalise très fortement l’activité et crée de nouvelles rigidités. Il ne faut pas s’y tromper. Le mouvement de reprise qui se dessinait fin 2013 et au 1er trimestre 2014 s’est enrayé en cours d’année. Et la déflation larvée qui essaime en Europe est bien la cause majeure de ce nouveau coup de mou de l’activité. Et ce n’est pas un hasard si l’expression de « stagnation séculaire » s’est peu à peu diffusée. Les économies européennes seraient durablement piégées dans une croissance zéro et l’ensemble du monde confronté à une grande stagnation séculaire. Les arguments ne manquent pas : panne du progrès technique, préférence grandissante pour l’épargne de populations vieillissantes au détriment de la dépense, mauvaise coordination des politiques au plan mondial et européen, extension des inégalités... sans parler des contraintes liées à la transition énergétique. Ce point de vue s’appuie aussi sur une observation simple des performances de croissance et une zone euro qui n’aura toujours pas retrouvé au 4ème trimestre 2014 le niveau de PIB de fin 2007. Un bricolage coopératif semble en effet se dessiner depuis la dernière conférence (21-23 août 2014). La Banque centrale européenne (BCE) et la Réserve fédérale américaine (Fed) semblent engagées dans une stratégie concertée de dépréciation de l’euro ; dans le même temps, la Banque du Japon a provoqué une nouvelle glissade du yen. Si Janet Yellen, la présidente de la Fed, laisse ainsi le dollar s’apprécier, c’est parce qu’elle accorde un certain crédit à la solidité des moteurs de croissance américains mais aussi parce que l’intérêt de Washington est bien d’éviter que la zone euro, le quart de l’économie mondiale, sombre dans la déflation.
LE MARCHE DE L'IMMOBILIER EN 2015
lun. 22 déc. 2014
Pour les tenants du grand soir de l’immobilier, c’est encore loupé, les prix n’ont pas craqué en 2014 : non, les années se suivent et se ressemblent et les prix de la pierre dans l’ancien auront reculé d’un peu moins de 1,5%. Un recul limité comparable à celui de 2013. Et selon nos estimations cette tendance devrait se maintenir en 2015. Bilan, sur les 4 dernières années, la baisse des tarifs atteint 5,5% en moyenne sur le territoire national. Une baisse somme toute relativement modeste, dès lors qu’on la replace dans l’historique d’une flambée immobilière sans précédent : malgré cet accroc, les prix de l’immobilier se sont appréciés de plus de 142% en 19 ans soit au rythme de 4,8% l’an. Face à cela, le revenu des ménages n’a pas tenu la cadence : en hausse de 73% sur la période, c’est près de deux fois moins vite ! Du côté des volumes, c'est-à-dire du nombre de transactions, l’année se clôturera sur environ 720 000 mutations c'est-à-dire un chiffre comparable à celui de 2013, en retrait de 12% par rapport aux plus belles années, mais très légèrement supérieur à sa moyenne de long terme. 2015, ne changera pas réellement la donne avec 730 000 ventes prévues. Malgré le maintien de fortes pressions sur le pouvoir d’achat, la poursuite des destructions d’emplois, une confiance des ménages très faible et le rabotage constant des aides et des prix objectivement élevés, donc, une conjoncture 2015 qui s’annonce très peu propice au marché de l’immobilier pourquoi ne pas prévoir un décrochage plus significatif ?. Parce que le marché tient à un fil, et qu’il est solide, celui de taux d’intérêt historiquement bas. Historique. Une fois n’est pas coutume, le qualificatif n’est pas usurpé. Les chiffres bruts d’abord : 2,35% sur 15 ans, 2,65% sur 20 ans, 3,20% sur 25 ans selon le courtier Empruntis.com. La tendance maintenant : avec le « taux effectif des crédits nouveaux à l’habitat ». Pour faire bref, c’est un taux moyen calculé par la Banque de France qui donne une vision d’ensemble du marché : à 2,75% en octobre dernier, il crève son plancher. Et si les taux sont tombés à des niveaux inconnus par le passé, c’est que le coût des ressources pour les banques n’a jamais été aussi faible. Tant que le spectre de la déflation rodera, tant que la reprise ne sera pas effective, la politique monétaire de la Banque centrale européenne restera accommodante. Mieux les marchés parient maintenant sur un nouvel assouplissement début 2015. Alors bien entendu, descendues en dessous de 1% courant décembre, les obligations d’Etat à 10 ans ne peuvent plus grappiller que quelques dixièmes de point. Mais c’est surtout l’assurance de disposer de taux bas en 2015. Avec un OAT à 1% et compte tenu de la quasi-gratuité du refinancement, il reste un potentiel de baisse des taux de crédit immobilier qui devrait s’approcher du plancher des 2% tout en permettant aux banques de préserver leurs marges. Notre scénario 2015 à Xerfi, pour l’immobilier, est donc celui d’une très légère reprise des transactions associée à une timide baisse des prix.
SERAIT-CE UN PROBLEME SI L'INFLATION RESTAIT TRES FAIBLE DANS LA ZONE EUROS ?
mer. 17 déc. 2014
Avec la faiblesse de la croissance, la sous-utilisation des capacités, le chômage, et maintenant le recul du prix du pétrole, l’inflation va rester très basse dans la zone euro. La BCE veut ramener l’inflation au voisinage de 2%, et ceci va la contraindre à mener une politique monétaire ultraexpansionniste, avec les dangers associés (distorsions des prix des actifs, disparition des primes de risque). Serait-ce un problème si l’inflation restait très faible dans la zone euro ? Pas nécessairement : a) si les taux d’intérêt nominaux sont flexibles, ce qui semble être le cas, les taux d’intérêt réels ne deviennent pas anormalement élevés, et il n’y a pas de risque de déflation ; b) si les salaires nominaux sont suffisamment flexibles, il n’y a pas de hausse anormale des salaires réels qui détériorerait les conditions de l’offre, ce qui est bien ce qui est observé aujourd’hui : la hausse des salaires réels de la zone euro reste très faible ; c) on met souvent en avant le problème suivant : si l’inflation est très basse, les prix relatifs ne peuvent plus varier, ce qui crée une allocation inefficace de l’offre et de la demande ; ceci n’est vrai que si les prix sectoriels ne peuvent pas baisser ; ce problème semble apparaître pour les prix de valeur ajoutée, pas pour les prix de consommation ; d) on avance aussi souvent qu’une inflation négative pousse à repousser dans le temps les dépenses des ménages et des entreprises ; cet argument est inexact : il y a modification du profil intertemporel de la dépense si le taux d’intérêt réel devient anormalement élevé, et nous avons vu plus haut que ce n’est pas le cas. Au total, on ne voit pas de problème majeur qui serait associé au maintien d’une inflation très faible dans la zone euro.
L'AIDE A L'INVESTISSEMENT POUR DYNAMISER L'INDUSTRIE FRANCAISE !
mar. 16 déc. 2014
Le problème central de l'économie française est connu : depuis le début des années 2000, le salaire réel augmente plus vite que la productivité, de 0,5 % par an pour l'ensemble de l'économie, de 0,75 % par an dans l'industrie. Cela conduit à un écrasement des marges bénéficiaires des entreprises, particulièrement industrielles, qui affaiblit leur investissement à la fois parce que les entreprises ont de moins en moins les moyens d'investir et parce que, la rentabilité du capital étant faible, les entreprises sont dissuadées d'investir. Le rendement du capital physique est de 7 % en France, il est compris entre 10 et 14 % dans les autres grands pays de l'OCDE, à l'exception de l'Italie. La faiblesse de l'investissement touche surtout l'investissement technologique : les entreprises françaises achètent 3 000 robots industriels par an contre 18 000 en Allemagne. Pour redresser l'investissement des entreprises, la capacité de production et la croissance du pays, il faut donc redresser la profitabilité des entreprises et la rentabilité du capital. Les limites du pacte de responsabilité Le gouvernement français a choisi de mener cette politique avec le CICE, puis avec le pacte de responsabilité. On doit normalement aboutir dans 3 ans à une baisse de 20 milliards d'euros des impôts sur les profits des entreprises et à une baisse de 20 milliards d'euros des cotisations sociales des entreprises, baisses liées à la masse salariale des entreprises. Cette politique va certainement dans le bon sens : c'est la première fois depuis longtemps qu'un gouvernement français accepte l'idée que le problème majeur est un problème d'offre, et non un problème de demande. Accroître les salaires aurait aujourd'hui la conséquence dramatique de réduire encore plus la profitabilité des entreprises, accroître le déficit public n'est plus envisageable. Nous voulons cependant mettre en avant l'idée suivante : tout en étant une politique de l'offre visant à restaurer la profitabilité des entreprises, le pacte de responsabilité risque d'être beaucoup moins efficace qu'une autre politique de l'offre qui aurait consisté en un soutien direct à l'investissement des entreprises. Expliquons-nous. Tout d'abord, le pacte de responsabilité souffre de deux problèmes. Il allège les impôts de toutes les entreprises, qu'elles soient en concurrence avec des entreprises étrangères de pays à coûts salariaux plus faibles que la France ou qu'elles appartiennent à un secteur de services domestiques protégés ; il y a donc transfert d'argent public à des entreprises protégées qui n'en ont pas besoin, ce qui est dû à l'interdiction des aides sectorielles en Europe. Ensuite, les salaires réels continuent d'augmenter plus vite que la productivité en France. Aujourd'hui, la productivité du travail stagne et le salaire réel par tête augmente de 1,2 % par an. L'argent du pacte de responsabilité est donc en réalité immédiatement dépensé par les entreprises pour compenser cet écart persistant entre salaire réel et productivité, donc in fine pour payer des salaires. Réforme difficile du marché du travail Le pacte de responsabilité aurait été efficace s'il avait été associé à une réforme profonde du marché du travail conduisant à l'arrêt de la progression trop rapide des salaires réels par rapport à la productivité. L'existence d'une majorité de salariés protégés, ayant des contrats permanents de travail, alors que le chômage concerne la minorité de salariés non protégés ayant des contrats courts, permet aux salariés protégés d'obtenir ces hausses excessives de salaire. Il faudrait donc réduire le dualisme du marché du travail, entre salariés protégés et fragiles, mais cela n'est pas visiblement à l'étude. Si le pacte de responsabilité doit continuer à être consommé par des hausses trop rapides de salaire, on aurait pu songer à utiliser alors des soutiens directs à l'investissement : réduction d'impôts des entreprises liée aux investissements, amortissement accéléré. On a déjà vu dans le passé que ces mesures étaient efficaces et elles ont dans le contexte présent deux avantages. Elles concernent surtout les entreprises plus capitalistiques, c'est-à-dire l'industrie qui a le problème le plus grave de profitabilité. Elles permettent à l'État de connaître à l'avance l'usage qui sera fait par les entreprises de l'argent public, puisqu'il ne peut s'agir que d'investissements.
DES EFFETS SECONDAIRES DES POLITIQUES DE L'OFFRE
mar. 16 déc. 2014
Une politique de relance par l'offre est indispensable. Mais, avant de produire ses effets, elle déprimera à court terme l'activité. C'est le prix à payer... L'Allemagne, dans la première moitié des années 2000, et l'Espagne, depuis 2009, ont mené des politiques de soutien de l'offre de biens et de services. La France et l'Italie doivent mener ce type de politiques compte tenu de la situation de leur économie. Quand on met en place des politiques de l'offre dans un pays, il faut assumer et expliquer à l'opinion que la demande est initialement déprimée et que la croissance est initialement ralentie ; il faut savoir que le temps nécessaire pour que les politiques de l'offre donnent des résultats est très long (trois à cinq ans). On peut appeler de manière générique politique de l'offre une politique de réduction des coûts de production, de redressement de la profitabilité des entreprises, de soutien à l'accumulation de capital. On a vu une telle politique en Allemagne, dans la première moitié des années 2000. Le coût salarial unitaire recule en Allemagne de 2003 à 2007 ; la profitabilité se redresse à partir de 2002 ; la fiscalité est réformée, avec la baisse des cotisations sociales des entreprises et des impôts sur les profits des entreprises, la hausse de la TVA. On a vu une politique de l'offre aussi en Espagne, depuis 2009. Le coût salarial unitaire a fortement reculé depuis 2008, la profitabilité des entreprises espagnoles s'est considérablement redressée, les cotisations sociales et impôts directs des entreprises ont été réduits. Des politiques de l'offre vont devoir être mises en place en France et en Italie avec le recul de la profitabilité des entreprises dans ces deux pays et en particulier la chute des marges bénéficiaires de l'industrie. L'exemple allemand Le pacte de responsabilité (baisse à terme de 40 milliards d'euros des impôts des entreprises) décidé en France va évidemment dans ce sens. La baisse de l'impôt sur les sociétés et de la taxe professionnelle en Italie, aussi. Nous voulons rappeler que les gouvernements peuvent être mis en position difficile quand ils décident de mettre en place des politiques de l'offre. En effet, les politiques de l'offre dépriment initialement l'activité. Dans la plupart des cas, les gouvernements mettent en place une hausse de la taxation de la consommation ou une baisse des dépenses publiques pour financer la baisse des impôts des entreprises ainsi qu'un freinage des salaires pour restaurer la profitabilité. Il doit aussi apparaître un redressement de la productivité, ce qui correspond à des pertes d'emploi, pour améliorer la profitabilité. Initialement, les politiques de l'offre réduisent donc la demande intérieure. Cela s'est bien observé en Allemagne au début des années 2000. En Espagne, la crise immobilière a, bien sûr, conduit à un effondrement de la demande intérieure qu'on ne peut pas attribuer aux politiques de l'offre. En 2005, en Allemagne, la demande intérieure est 4 % plus basse qu'en 2001. Le cas allemand est instructif pour la France et pour l'Italie. De 2002 à 2006, il y a donc eu en Allemagne faiblesse de la demande intérieure et de l'activité, alors même que l'environnement international était favorable et soutenait les exportations de l'Allemagne, alors même que l'Allemagne a laissé croître ses déficits publics. Les exportations de l'Allemagne progressant de 5 à 10 % par an de 2002 à 2006, l'Allemagne passe d'un excédent budgétaire de 1 point de PIB en 2000 à un déficit de plus de 4 points en 2003. La France et l'Italie vont devoir mener des politiques semblables à celles menées en Allemagne de 2001 à 2006, mais dans un environnement de faiblesse du commerce mondial et de leurs exportations, et de réduction de leurs déficits publics. La faiblesse de l'activité risque donc d'être pire en France et en Italie dans le futur que celle qui a été observée en Allemagne de 2001 à 2005. L'importance de la transparence et du courage des gouvernements Il reste à expliquer pourquoi, si les pays souffrent d'une déficience de l'offre, la perte de la demande due aux politiques de l'offre affecte négativement l'activité. D'une part, si la production est réduite par les problèmes d'offre, elle n'est pas entièrement insensible à la demande. D'autre part, les problèmes d'offre sont plus graves dans certains secteurs (industrie, construction) que dans d'autres (services). La seconde difficulté majeure est que les politiques de l'offre ne produisent les effets favorables attendus qu'après une longue période. Avant de voir un redressement de l'accumulation de capital, de l'emploi, des exportations, de la croissance, il a fallu entre quatre et cinq années en Allemagne et au moins quatre années en Espagne. Cela se comprend : il faut d'abord qu'il y ait redressement de la profitabilité, puis de l'investissement des entreprises, puis capacité à produire davantage, puis gains de parts de marché. Cela souligne l'importance de la transparence et du courage des gouvernements. La France et l'Italie doivent mettre en place des politiques de l'offre et sont en train de le faire. D'abord, il faut que les deux gouvernements expliquent de manière transparente à l'opinion ce qui va se passer : dans un premier temps, une perte d'activité, d'autant plus que l'environnement international n'est pas favorable, puis une période longue (quatre ans ?) avant que les effets favorables sur l'investissement, la capacité de production, l'emploi, la croissance n'apparaissent. Surtout, il ne faut pas laisser croire aux opinions que les résultats seront rapides. Il faut se rappeler le profil du chômage en Allemagne dans les années 2000, en Espagne dans la période récente. Le taux de chômage passe en Allemagne de 7,5 % en 2001 à plus de 11 % en 2005. Il faut ensuite que les deux gouvernements soient courageux. Les opinions publiques peuvent réagir négativement à l'absence de résultats rapides des politiques de l'offre. Aujourd'hui, en France, on entend de plus en plus demander l'abandon de ces politiques. Il faut surtout que les gouvernements ne reculent pas en cédant aux demandes de stimulation de la demande, sauf s'il s'agit de composantes de la demande favorables à la croissance de long terme (investissements publics utiles, éducation et formation).
ARTUS : POURQUOI LES LES ENTREPRISES FRANCAISE N'ONT PAS REPRIS CONFIANCE !
mar. 16 déc. 2014
La faiblesse chronique de la croissance en France a deux causes essentielles : l'effondrement de la construction résidentielle et le recul de l'investissement des entreprises. La chute de la construction résidentielle a des causes connues : prix trop élevés, inquiétude des ménages avec la hausse du chômage. La correction de l'excès des prix de l'immobilier en France nécessiterait à la fois l'accroissement du nombre de terrains constructibles, la densification des centres des villes, la réduction du nombre de normes, et tout cela s'annonce difficile. Mais le recul de l'investissement des entreprises (la dernière enquête de l'Insee montre que les entreprises anticipent un recul supplémentaire de 3 % de leurs investissements en 2015) est grave, car il affecte à la fois l'offre de biens et de services (le stock net de capital ne progresse plus que de 1,5 % par an en France, contre près de 4 % avant la crise) et la demande de biens et de services. Il s'agit d'un recul quantitatif (celui du niveau de l'investissement) mais aussi d'un recul qualitatif : la "qualité", la sophistication de l'investissement est réduite. On sait que les entreprises françaises achètent à peu près 3 000 robots industriels par an, contre 18 000 pour les entreprises allemandes. Ce double recul explique la stagnation de la productivité globale des facteurs (du progrès technique) en France, d'où la faiblesse de la croissance potentielle (de la croissance de long terme), environ 0,8 % par an. La profitabilité des entreprises est encore faible Pourtant, le gouvernement a mis en place une politique qui devrait être favorable à la reprise de l'investissement : avec le CICE-pacte de responsabilité, les impôts des entreprises devraient être réduits chaque année de 40 milliards d'euros (2 points de PIB, soit à peu près 5 % de la masse salariale des entreprises et 12 % de l'ensemble de leurs impôts). Il faut reconnaître que cette décision n'a pas rétabli la confiance des entreprises, puisqu'elles continuent à réduire leurs investissements. Pourquoi le pessimisme des entreprises françaises se poursuit-il ? Nous voyons, d'un point de vue strictement économique, trois causes essentielles. D'abord, les baisses d'impôts des entreprises sont loin d'avoir ramené la profitabilité des entreprises, la rentabilité de leur capital à un niveau normal. La rentabilité du capital physique des entreprises est, en 2014, de 7 % en France (comme en Italie), alors qu'elle est comprise entre 11 et 14 % dans les autres grands pays de l'OCDE. Cela décourage évidemment l'investissement en France, et est associé au fonctionnement dangereux du marché du travail. Depuis quinze ans, les salaires réels augmentent en France plus vite que la productivité. Aujourd'hui, sur l'année écoulée, le salaire réel par tête a progressé de 1 % et la productivité n'a pas bougé. Cela ronge la profitabilité, et le CICE sert uniquement à ce qu'elle ne décroisse pas plus, ne parvient pas à le redresser. On le sait, des réformes profondes du marché du travail (des contrats de travail) seraient nécessaires pour rétablir une formation acceptable du salaire en France. L'Espagne dangereuse concurrente La deuxième cause est la poursuite de la mise en place de textes législatifs défavorables aux entreprises malgré le message positif à leur égard qui est officiellement passé. On a ainsi vu dans la période récente une proposition (retirée ensuite) de taxation aux cotisations sociales des salariés des dividendes des entreprises familiales, la loi Hamon sur l'annonce préalable de la recherche d'un acheteur pour une entreprise, la proposition de plafonnement du crédit impôt recherche au niveau des holdings, le compte pénibilité. L'effet négatif sur les chefs d'entreprise de cette multiplication de textes est incroyablement fort. Enfin, il ne faut pas oublier que le concurrent le plus sérieux de la France n'est plus un pays émergent lointain mais est un pays proche de la zone euro : l'Espagne. Le niveau de gamme de la production en Espagne est voisin de celui de la France et le coût salarial unitaire y est 20 % plus bas. L'attraction de l'Espagne pour l'automobile, l'aéronautique, les biens d'équipement, l'agroalimentaire, le tourisme est très élevée : en 2014, l'investissement productif progresse de 10 % en Espagne pendant qu'il recule de 1 % en France. Il faut aussi mentionner la concurrence nouvelle des États-Unis avec les coûts salariaux faibles et l'abondance d'une énergie peu chère. La dépression de l'investissement des entreprises va durer Au total, la dépression de l'investissement des entreprises va durer en France, source d'affaiblissement à la fois de la demande et de la croissance de long terme, avec l'annulation des effets du CICE-pacte de responsabilité par la croissance trop rapide des salaires par rapport à la productivité, avec l'instabilité législative pour les entreprises, avec la concurrence non seulement comme dans le passé de l'Allemagne, des pays émergents, mais aussi de l'Espagne et des États-Unis. Le cercle vicieux est clair : sans redressement parallèle de la rentabilité du capital et de la compétitivité, sans stabilité juridique, les entreprises ont une incitation faible à investir en France, le capital productif vieillit et la compétitivité se dégrade encore davantage.
RUSSIE: POUTINE FACE AU KRACH HISTORIQUE DU ROUBLE !
mar. 16 déc. 2014
La chute vertigineuse de la monnaie russe, à l'origine d'une flambée des prix, a tourné au krach historique lundi, braquant les projecteurs sur le Kremlin à trois jours d'une intervention très attendue de Vladimir Poutine. Avec un plongeon de 9,5 %, le rouble a connu l'une de ses pires journées depuis la période qui a suivi le placement de la Russie en défaut de paiement en 1998. "Le rouble échappe à tout contrôle", a résumé Chris Weafer, économiste du cabinet Macro Advisory. "Il est en chute libre, pour un seul motif : la peur. (...) Les règles normales de l'économie ne s'appliquent pas et c'est ce qui rend la situation si dangereuse", a-t-il ajouté. "C'est un test considérable pour le gouvernement, ils n'ont pas d'autre choix que de trouver un moyen de mettre fin à cette chute et à restaurer la confiance", a-t-il averti. La nouvelle chute de la monnaie russe, affaiblie par les sanctions occidentales liées à la crise ukrainienne et la chute des cours du pétrole, signifie qu'elle a perdu depuis le début de l'année 42 % de sa valeur face à l'euro et 49 % face au dollar. La hausse des prix qui en résulte devrait atteindre 11,5 % en un an, selon la banque centrale. Franchissant de nouveaux seuils historiques les uns après les autres, l'euro a grimpé à 78,87 roubles, contre seulement 72,28 roubles la veille, et le dollar à 64,34 roubles contre 58,18 roubles. Dans la foulée, l'indice RTS de la Bourse de Moscou a plongé de 10 %. La banque centrale écope en vain La banque centrale est pourtant intervenue quasi quotidiennement depuis le début du mois pour soutenir le rouble, dépensant au total 5,9 milliards de dollars, sans succès. Sa nouvelle politique introduite le mois dernier - intervenir par surprise lorsque la stabilité financière est menacée - était censée punir les spéculateurs en les prenant de court et limiter les sommes dépensées alors que les réserves de changes du pays ont été dilapidées sans résultat depuis un an. La Banque de Russie a aussi augmenté son taux directeur à 10,5 % jeudi, près du double de son niveau du début de l'année (5,5 %) pour juguler le mouvement, au risque d'affecter une économie déjà au bord de la récession avec des crédits plus coûteux. Lundi, elle a elle-même dressé un tableau cauchemardesque de l'année à venir pour la Russie lundi, avertissant que le produit intérieur brut du pays pourrait chuter de 4,5 % à 4,8 % si les prix du pétrole se maintenaient autour de 60 dollars le baril, leur niveau actuel. "Si on entre dans une spirale où on a l'impression que tout va mal et que l'économie s'effondre, aucune action de la banque centrale ne stabilisera la situation", a jugé dans une tribune du quotidien des affaires Vedomosti Maxime Bouïev, professeur à la faculté d'économie de l'université européenne de Saint-Pétersbourg. "Le gouvernement doit proposer un plan clair de réformes", a-t-il ajouté. La pression se renforce donc sur Vladimir Poutine qui donne jeudi sa grande conférence de presse annuelle. Le président russe bénéficie d'une popularité record depuis l'annexion de la Crimée, mais la population se montre de plus en plus pessimiste quant à l'évolution de son niveau de vie. La mairie de Moscou a ainsi haussé le ton lundi après avoir constaté que des magasins fixaient désormais leurs prix en devises, et averti que cette pratique serait sanctionnée par de lourdes amendes. Medvedev appelle les Russes à la patience Pour soutenir l'économie, le président a annoncé un moratoire fiscal de deux ans pour les entreprises nouvellement créées et une amnistie pour les capitaux qui reviendraient en Russie, promettant que leur origine ne poserait pas de problème. Mais ces mesures ont été accueillies avec beaucoup de scepticisme et semblent désormais dérisoires au vu du marasme qui s'annonce. Pour le cabinet Capital Economics, "la nouvelle forte chute du rouble (lundi) va alimenter les conjectures sur le fait que les autorités pourraient avoir recours à des mesures de moins en moins orthodoxes pour stabiliser la monnaie, y compris des contrôles de capitaux", mesure pour l'instant rejetée qui, selon ces experts, "ruinerait toute crédibilité de la Russie sur les marchés internationaux". De son côté, le Premier ministre Dmitri Medvedev a appelé la semaine dernière les Russes à la patience, assurant que le rouble finirait par remonter comme lors des crises précédentes. "Il est difficile de rester patient et d'espérer que le rebond observé (après la crise) de 2008 se répétera, car la situation a changé radicalement", a jugé lundi le journal Nezavissimaïa Gazeta, citant les sanctions occidentales. Le chef du gouvernement semble davantage se préoccuper de maintenir la stabilité budgétaire du pays, menacée par la chute de près de moitié des prix du pétrole. Selon le journal Vedomosti, il a demandé aux ministères de réduire de 10 % les dépenses budgétaires prévues l'an prochain. "Une réduction de cette amplitude pourrait être difficile à atteindre sans des coupes dans les dépenses de défense et de sécurité ou une refonte du système de retraites, plus difficile politiquement", ont mis en garde les analystes de la banque russe VTB Capital.
ISF : LA VALEUR DES CONTRATS D'ASSURANCE-VIE BIENTOT DEVOILEE AU FISC
ven. 12 déc. 2014
Le big brother fiscal est en marche. Discrètement voté dans le cadre de la loi de finance rectificative pour 2013, les compagnies d’assurance vie sont dans l’obligation de constituer un fichier des contrats d’assurance vie et des contrats de capitalisation.Ce fichier devra être transmis à l’administration pour le 01 Janvier 2016. Ce fichier, baptisé FICOVIE, regroupera l’ensemble des informations concernant la souscription d’un contrat d’assurance vie par un contribuable Français, à savoir : La valeur de rachat au 01 janvier de l’année en cours dès lors que le contrat sera supérieur à 7500EUR ; Le montant des souscriptions, des versements complémentaires ou des rachat intervenus pendant l’année ; La valeur du capital garanti ; Le montant des primes versées après les 70 ans du souscripteur ; Un fichier central des contrats d’assurance vie et des contrats de capitalisation qui facilitera le contrôle de l’ISF. Derrière le prétexte de lutter contre la déshérence et protéger les assurés contre les méchants assureurs, le fichier des contrats d’assurance vie et des contrats de capitalisation (FICOVIE) devient une arme redoutable de l’administration fiscale, notamment dans le cadre des redressements fiscaux liés à la déclaration de l’ISF. Dans son rapport annuel publié en juin 2014, la direction générale des finances publiques (DGFIP) admet humblement que le fichier FICOVIE lui « facilitera le contrôle de l’impôt de solidarité sur la fortune ».
AUTOENTREPRENEUR ET MICROENTREPRISE : CE QUI VA CHANGER A PARTIR DU 1ER JANVIER 2015
ven. 12 déc. 2014
La fusion des régimes de l'autoentreprise, du microsocial et du microfiscal est lancée. Certains décrets d'application sont encore attendus. La fin de la dispense de CFE Les autoentrepreneurs ne seront plus exonérés de la cotisation foncière des entreprises. Cette taxe, dont toutes les entreprises sont exonérées la première année d'activité, est calculée en fonction du chiffre d'affaires, la base et le taux, ces deux derniers critères sont déterminés par les communautés de communes, avec un montant minimum. Pour les autoentrepreneurs, il s'agira de la première taxe non proportionnelle au chiffre d'affaires. Grégoire Leclercq, président de la Fédération des autoentrepreneurs (Fedae) prédit « entre 10.000 et 35.000 radiations entre décembre et février, rien qu'à cause de la CFE ». L'immatriculation obligatoire pour les commerçants et les artisans Les autoentrepreneurs commerçants devront s'immatriculer auprès des chambres de commerce et d'industrie (CCI) et les artisans auprès des chambres des métiers et de l'artisanat (CMA). L'immatriculation sera obligatoire dès la date de publication d'un décret et au plus tard le 18 décembre 2014, mais « les autoentrepreneurs qui sont déjà en activité auront une année de plus après cette date pour s'immatriculer », précise Laure Thiébault, juriste à l'APCE. La fin de l'exonération des cotisations pour frais de chambre Cette taxe sert à financer les chambres de commerce et de métiers, et dépend de la nature de l'activité de l'entrepreneur. Elle sera comprise entre 0,015 % et 0,044 % du chiffre d'affaires pour les entrepreneurs immatriculés auprès des CCI, et entre 0,22 % et 0,48 % pour les artisans immatriculés auprès des CMA. Le SPI pour les artisans Le stage de préparation à l'installation (SPI) devient obligatoire pour les artisans autoentrepreneurs. Le SPI dure cinq jours et son coût est plafonné par la loi à 276,75 euros. La Fedae reproche au SPI d'être mal adapté, trop long et trop cher pour ceux qui n'exercent qu'une activité complémentaire. Un avis que partage Ludovic Badeau, fondateur d'Evoportail : « Les chambres de métiers ont tout fait pour rendre ce stage obligatoire, mais elles ne sont souvent pas prêtes à proposer un stage adapté. L'ouverture à la concurrence permettrait de profiter d'un SPI moins cher. » Assurances Dès le lendemain de la promulgation de la loi, c'est-à-dire le 19 juin 2014, certains microentrepreneurs ont eu une obligation d'assurance professionnelle (responsabilité civile, garantie décennale, etc.) selon leur activité. Ils doivent mentionner quelles assurances ils ont souscrites sur leurs devis et factures. BAISSE des taux de cotisation microsocial Conséquence de la baisse de cotisation des entreprises en matière d'allocations familiales, en 2015, le taux de cotisation microsocial baisse de 1,7 point pour les prestations de services (22,9 %), de 0,7 point pour les activités de vente (13,3 %) et de 0,4 point pour les professions libérales affiliées à la Cipav (22,9 %). La sortie du régime microfiscal Actuellement, l'autoentrepreneur qui dépasse le seuil autorisé cesse de bénéficier du régime microfiscal et bascule dans un régime réel à compter du 1er janvier de l'année de dépassement. La loi supprime cette rétroactivité : la bascule au régime réel prendra donc effet au 1er janvier de l'année qui suit celle du franchissement de la limite, et donc au plus tôt au 1er janvier 2016. La modification du régime microsocial Les autoentrepreneurs sont automatiquement affiliés au RSI (régime social des indépendants) à leur inscription. La loi Pinel change la donne : « En 2016, l'affiliation au RSI ne se fera que s'ils réalisent un chiffre d'affaires », souligne Laure Thiébault, juriste à l'APCE. De plus, « toutes les personnes qui sont au régime fiscal de la microentreprise seront automatiquement au microsocial ». Cette fusion entre la microentreprise (microsocial et microfiscal) et l'autoentreprise était nécessaire pour faire perdurer le régime de l'autoentrepreneur. « Le véritable intérêt de ce régime est sa simplicité, et malgré tous ces changements, il reste simple », conclut Laure Thiébault. Et toujours… Radiation automatique : elle interviendra toujours après deux ans sans activité, selon les règles communes entre indépendants et microentrepreneurs.Formation : les autoentrepreneurs cotisent pour leur formation depuis 2011. Un microentrepreneur ne pourra en bénéficier que s'il a réalisé du chiffre d'affaires au cours des 12 mois précédant sa demande.Fiscal : le microentrepreneur conserve la possibilité d'opter pour un versement libératoire, et régler, en un seul prélèvement, impôt sur le revenu et charges sociales.TVA : les microentrepreneurs restent non assujettis à la TVA.
UN MILLIONS D'AUTOENTREPRENEUR : L'INCROYABLE REVANCHE DES MICRO ...FACE AU CHOMAGE !
ven. 12 déc. 2014
L'autoentreprise et la microentreprise ont dépoussiéré l'entrepreneuriat en France. Il ne se trouve plus grand monde pour remettre en question leur existence. La création d'un statut unique devrait encore les conforter. Depuis cet été, le nombre d'autoentrepreneurs actifs a dépassé le million. Plus qu'un record, c'est un changement de regard de la société française sur les entrepreneurs. Simple et pas cher ! En 2009, le régime de l'autoentreprise dépoussière l'entrepreneuriat. Cette année-là, le nombre de créations d'entreprises bondit de 75 % pour atteindre 580.200 dont 320.000 autoentreprises. Depuis, l'enthousiasme n'est jamais retombé. Cette année encore, le nombre de créations d'entreprises dépassera les 500.000 ! La France est, depuis, l'un des pays de l'OCDE où le taux de création d'entreprises est le plus élevé. Et pas seulement à cause du niveau de chômage, ce serait trop trivial... L'autoentreprise est devenue un exemple à suivre. La réforme enclenchée en 2013, et dont les effets seront progressifs (lire page suivante), a d'abord été perçue comme une tentative de retour en arrière. Mais la loi, promulguée en juillet dernier, apparaît, avec le recul, plus comme une victoire des principes fondateurs. « La création d'entreprise reste un processus simple mais mieux encadré, avec de la professionnalisation », tient à préciser Carole Delga, secrétaire d'Etat chargée du Commerce et de l'Artisanat. La loi porte aussi en elle les fondations d'un futur statut juridique unique de l'entreprise individuelle, hors Sasu (société par actions simplifiée unipersonnelle). Elle se penche également sur les conditions pour grandir, pour faire de ces autoentrepreneurs de futurs employeurs... Ainsi, dès l'an prochain, la baisse des minima de cotisations des travailleurs indépendants rendra le régime réel plus intéressant, avant même de toucher les limites de chiffre d'affaires de la microentreprise. Le gouvernement travaille encore sur des propositions pour améliorer par exemple les conditions de transformation d'une autoentreprise en société. Et se montre frileux quant à la suppression des avantages accordés aux micro-entreprises qui adhèrent volontairement à des organismes de gestion agréés. Car l'accompagnement est l'une des clefs de la croissance des entreprises. Reste qu' il faudra encore convaincre les autoentrepreneurs eux-mêmes, pour la plupart phobiques administratifs et farouches indépendants, que grandir est un futur souhaitable. « Je sens bien que le régime de l'autoentreprise est un frein à mon développement, avoue Mélanie Mardelay, qui a créé une activité de traiteur Les Doigts dans le Pot, dans les Côtes-d'Armor. Je dois embaucher des extras, des charges que je ne peux pas déduire. Je réfléchis à changer de régime ou à me transformer en société. Mais j'appréhende de chambouler tout ça. Car j'aime ce système où je paie des charges seulement sur ce que je gagne. »
NOUVEAU RECORD POUR l'OAT 10 ANS !
ven. 12 déc. 2014
Le taux de l'OAT 10 ans est passé sous la barre des 1 %, ce qui a des conséquences sur l'activité des acteurs économiques du pays. L’OAT 10 ans (l’obligation assimilable du Trésor) vient d’établir un nouveau record. En effet, son taux d’intérêt est passé sous la barre symbolique des 1 % (0,965 % au 9 décembre 2014). Ce qui n’était encore jamais arrivé depuis sa création. La cause étant notamment que les investisseurs au sens large (États, institutionnels…) acceptent une rémunération moins importante compte tenu de la qualité et de la sécurité qu’offre la dette française. Une confiance accordée pourtant à un pays dont l’environnement économique est plutôt morose. Rappelons que les OAT représentent l’endettement à long terme de l’État français. Les OAT sont des titres assimilables, émis pour une durée pouvant aller jusqu’à 50 ans. Et à l’instar des obligations classiques, ces titres de créances ouvrent droit, chaque année, au versement d’intérêts et au remboursement du capital à l’échéance de l’emprunt. La baisse de ce taux apparaît-elle comme une bonne nouvelle ? C’est une bonne nouvelle pour l’État français car ce taux excessivement bas lui permet de financer sa dette à moindre coût et donc de réduire quelque peu la pression sur le déficit budgétaire. Sont gagnants également les établissements financiers car l’OAT 10 ans influe, en partie, sur leur taux de refinancement. Taux servant notamment de référence pour fixer le taux d’intérêt qui sera appliqué aux crédits immobiliers. C’est donc le bon moment pour souscrire un prêt habitat ou le renégocier. En revanche, cette baisse est peut-être une moins bonne chose pour les épargnants car le taux de l’OAT a des incidences sur certains produits financiers. Ce type d’obligation détermine par exemple les performances des fonds en euros des assurances-vie. Une réallocation d’une partie de ses actifs peut être alors une solution pour dynamiser le rendement de son contrat ! Banque de France - Taux indicatifs des bons du Trésor et OAT
LES ENCOURS DE CREDITS ATTEIGNENT 2 087 MILLIARDS D'EUROS SUR UN AN
jeu. 11 déc. 2014
Les crédits aux particuliers et aux entreprises ont augmenté de près de 3 % au cours des douze derniers mois. Enfin un indicateur économique au vert ! Les encours de crédits privés se sont élevés à plus de 2 000 milliards d’euros entre octobre 2013 et octobre 2014, selon la Banque de France. Sur un an, cela représente une hausse de 2,8 % pour les prêts aux particuliers et de 2,1 % pour les crédits aux entreprises. Les prêts de trésorerie attribués aux entreprises (+ 1,8 %) progressent plus lentement que ceux consacrés aux investissements (3,2 %). Preuve que les entreprises se portent mieux et anticipent une reprise de l’activité économique. La corrélation entre encours des crédits et la progression du produit intérieur brut (PIB) n’est donc pas si évidente. Si les taux de croissance de ces deux indicateurs restent identiques au cours des prochaines années, l’encours de crédits privés rejoindra le PIB français dès 2016. Du côté des particuliers, c’est le financement de l’immobilier qui affiche la plus forte progression. Le niveau historiquement bas des taux d’intérêt pour les achats immobiliers et la baisse des prix sont les principales raisons de cette reprise. Selon le baromètre mensuel de l’Observatoire Crédit Logement/CSA, les taux d’emprunt se sont encore repliés de 12 points de base en novembre par rapport à octobre et de 70 points de base en cumulé depuis le début de l’année.
COMMENT VONT ETRE INVESTIS LES MILLIARDS DU PLAN JUNCKER DESTINE A SOUTENIR L'ECONOMIE EUROPEENNE ?
mer. 10 déc. 2014
Et maintenant place aux projets ! Le « plan Juncker », ce programme d’investissements, dévoilé il y a dix jours par le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et censé contribuer à la relance de l’économie européenne, entre dans sa phase « pratique ». Mardi 9 décembre, la Commission a transmis aux ministres des finances des 28 Etats de l’Union la liste des projets éligibles, selon ses critères, à un financement. Ont ainsi été identifiés quelque 2 000 projets, représentant un investissement potentiel d’environ 1 300 milliards d’euros, dont environ 500 milliards pourraient être lancés dans les trois ans. « Nombre de ces projets ne sont pas réalisés par manque de financement, ou à cause de barrières réglementaires », précise la Commission. Le travail d’identification des projets a été réalisé, cet automne, par une « task force », composée de personnels de l’institution communautaire, de la Banque européenne d’investissement (BEI) et des Etats membres. Elle avait pour mission de « faire remonter du terrain » des chantiers pouvant démarrer vite, avec un caractère communautaire (transfrontaliers, impliquant plusieurs Etats) et/ou relevant des sujets jugés prioritaires : la connaissance, l’innovation, l’économie numérique, l’union de l’énergie, les infrastructures de transport, sociales et environnementales (efficacité énergétique). Rassurer les investisseurs Au final, la liste englobe nombre de projets de recherche et développement (comme une installation de recherche sur la matière, basée en Suède, impliquant treize autres Etats, dont la France), des projets de réseaux à très haut débit en Espagne et en Autriche, une nouvelle manière de produire dans l’industrie (Internet des objets) en Finlande, des projets d’infrastructures de transport de l’énergie dans les pays baltes, ou à la frontière entre France, Espagne et Italie… Vidéo suggérée sur le même sujet Comment expliquer le mécanisme du plan Juncker ?: Jean-Louis Bourlanges - 28/11 Le fonctionnement du plan Juncker et ses éventuels effets pour la croissance européenne ont été les thèmes abordés par Jean-Louis Bourlanges, ancien député européen. Pour lui, la Commission européenne fait bien son travail en ayant cette initiative de relancer l'économie européenne par le biais de ce grand plan d'investissement. - Good Morning Business, du 28 novembre, présenté par Stéphane Soumier, sur BFM Business. 10:36 Pour ce qui concerne l’Hexagone, une trentaine de projets, pour un investissement total de plusieurs dizaines de milliards d’euros, sont répertoriés : ligne 15 du métro parisien (liaison ouest-est, passant au sud de Paris), d’un coût de 5,2 milliards d’euros ; création de campus digitaux (900 millions d’euros) ; rénovation de 200 quartiers urbains (environ 5 milliards entre 2015 et 2017) ; le Charles-de-Gaulle Express (liaison gare de l’Est-aéroport de Roissy, 1,6 milliard d’euros) ; et même le plan de rénovation du réseau ferroviaire (40 milliards d’ici à 2025). Avec ces projets, Bruxelles veut montrer que ce ne sont pas les idées qui manquent, mais les financements de long terme, pour des projets jugés risqués. Le plan Juncker prévoit en l’occurrence un mécanisme censé rassurer les investisseurs. Quelque 21 milliards d’euros ont été récupérés (16 milliards par l’intermédiaire des fonds européens, 5 milliards par la Banque européenne d’investissement – BEI) afin de servir de garantie à un fonds ad hoc, qui sera alimenté par des investisseurs, essentiellement privés. Si un projet échoue, cet argent (public) épongera les premières pertes. Lire aussi : Un plan de 315 milliards d’euros pour relancer l’investissement en Europe Grâce à la capacité de la BEI de lever de l’argent sur les marchés, ce mécanisme doit permettre d’aboutir à 315 milliards d’euros investis au bout du compte. Mais cela ne fonctionnera que si les Etats jouent le jeu. En contribuant au fonds ad hoc. Ou en apportant leur contribution projet par projet. La discussion, débutée mardi à l’Ecofin, ne fait donc que commencer. En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/12/09/plan-juncker-pres-de-2000-projets-pourraient-etre-finances_4537003_3234.html#pO6T6EA6uQ5BXdLu.99
LA COMMISSION EUROPEENNE CRITIQUE LA FRANCE POUR SES DESEQUILIBRES ECONOMIQUES, POUR SA PERTE DE COMPETITIVITE ET ET POUR SON DEFICIT PUBLIC
mer. 10 déc. 2014
La France fait partie des pays de l'Union européenne (UE) souffrant de déséquilibres macroéconomiques, selon une étude de la Commission européenne publiée mercredi 10 avril (rapport en anglais). L'organisation, qui a publié des rapports approfondis concernant 13 pays de l'UE, en distingue deux, l'Espagne et la Slovénie, souffrant de déséquilibres macroéconomiques jugés excessifs. Les 11 autres, dont la France, ont des déséquilibres qui ne sont pas jugés excessifs à ce stade, mais nécessitant toutefois la prise de mesures correctives. La Commission fera des recommandations ciblées pays par pays le 29 mai. Elle note au sujet de la France que "la perte rapide de parts de marchés ces dernières années s'est traduite par un déficit accru des comptes courants". La balance des comptes courants, qui connaissait encore un excédent correspondant à 3,1 % du PIB en 1999, a atteint un déficit équivalent à 2,2 % du PIB en 2011. C'est la balance des échanges de biens qui est la principale responsable de cette détérioration, souligne la Commission, qui rappelle que les parts de marché de l'Hexagone à l'exportation "ont diminué de 19,4 % entre 2005 et 2010, soit l'une des chutes les plus importantes observées dans l'UE". "DÉSÉQUILIBRES MACROÉCONOMIQUES SÉRIEUX" Pour expliquer cette évolution, la Commission met en avant une détérioration de la compétitivité-coûts de la France, liée à des salaires qui ont progressé plus vite que la productivité. Mais "la plus grande part de cette détérioration vient d'une compétitivité hors-coûts insuffisante", en particulier "un manque relatif d'innovation dans le secteur privé par rapport aux principaux concurrents de la France" et "un nombre limité d'entreprises exportatrices". L'autre problème identifié est celui du poids de la dette publique, qui "menace la soutenabilité des finances publiques" car elle "implique inévitablement le paiement d'intérêts élevés". Le niveau élevé de la dette publique française peut "avoir des effets négatifs sur le fonctionnement économique de la France et de la zone euro dans son ensemble", a souligné de son côté le commissaire européen aux affaires économiques, Olli Rehn. Ainsi, la Commission plaide pour des mesures capables d'améliorer la rentabilité des entreprises en réduisant leurs coûts mais également que l'accent soit mis sur la recherche et développement et sur l'innovation. "Les mesures comprises dans le pacte de compétitivité récemment adopté par les autorités représentent un pas important dans la bonne direction", mais "des efforts supplémentaires doivent être faits", estime la Commission. En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/04/10/l-ue-critique-la-france-pour-sa-perte-de-competitivite-et-sa-dette_3157359_3234.html#XxMlSkkbXWe3xCim.99
DESEQUILIBRES MACROECONOMIQUES - FRANCE 2014 - COMMISSION EUROPEENNE
mer. 10 déc. 2014
Résultats des bilans approfondis au titre du règlement (UE) No 1176/2011 sur la prévention et la correction des déséquilibres macroéconomiques La France continue de connaître des déséquilibres macroéconomiques requérant une surveillance particulière et l'adoption de mesures décisives. En particulier, la détérioration de la balance commerciale et de la compétitivité, ainsi que les implications du fort endettement du secteur public justifient une attention maintenue. Compte tenu du poids de l'économie française et de ses effets d'entraînement potentiels sur la zone euro, il convient tout particulièrement de prendre des mesures décisives pour réduire les risques de retombées négatives sur son fonctionnement et sur celui de la zone euro. Étant donné le caractère nécessaire des mesures auxquelles appelait déjà le bilan approfondi 2013, la Commission mettra en place un suivi particulier des actions recommandées à la France par le Conseil dans le cadre du semestre européen, et elle fera régulièrement rapport au Conseil et à l’Eurogroupe. Plus précisément, l'accroissement du déficit commercial traduit le recul sur le long terme des parts de marché d'exportation lié à une diminution constante de la compétitivité-coûts et de la compétitivité hors prix. En dépit des mesures prises pour améliorer la compétitivité, on ne relève encore que de faibles indices d’un rééquilibrage. Les salaires ont évolué parallèlement à la productivité, mais le coût de la main-d’oeuvre reste élevé et obère les marges bénéficiaires des entreprises. La diminution de la rentabilité – déjà faible – des entreprises privées, notamment dans le secteur manufacturier, a peut-être compromis leur capacité à se développer et à améliorer leurs résultats à l'exportation. L’environnement défavorable dans lequel évoluent les entreprises, et en particulier le faible degré de concurrence dans le secteur des services, aggrave encore le défi de la compétitivité. En outre, les entreprises peinent à adapter les salaires à la productivité, en raison de la rigidité du système de fixation des salaires. En dépit des mesures prises pour réduire le déficit public depuis 2010, la dette publique a continué d'augmenter, ce qui justifie la poursuite de l’assainissement budgétaire et, compte tenu du niveau élevé des dépenses publiques, un effort plus particulièrement ciblé sur la réduction de celles-ci, notamment par la recherche de gains d’efficacité. Selon les projections, la France devrait manquer les objectifs de déficit global et d’ajustement structurel sur toute la période couverte par les prévisons.
PATRIMOINE ET ENDETTEMENT DES MENAGES DANS LA ZONE EUROS
mer. 10 déc. 2014
partir de l’enquête Eurosystème Household Finance and Consumption Survey, cet article propose une analyse du rôle de l’immobilier dans la distribution des patrimoines et dans l’endettement des ménages de la zone euro. Le patrimoine brut des ménages, défini comme la somme des actifs réels et des placements financiers, s’élève en moyenne à 257 400 euros dans la zone euro. Avec un niveau d’endettement moyen de 26 600 euros, le patrimoine net s’établit à 230 800 euros par ménage en moyenne. L’immobilier privé (résidence principale, autres biens résidentiels et immobilier de rapport) représente en moyenne 48,2 % du patrimoine brut et 62,5 % du patrimoine net. Pour l’ensemble de la zone, cette part varie en fonction des caractéristiques des ménages, notamment l’âge et le niveau de patrimoine. On observe ainsi une accumulation patrimoniale au cours de la vie active, puis au moment de la retraite, les ménages tendent à désaccumuler leur patrimoine. Il existe des différences importantes dans la structure des patrimoines selon leur niveau. Le patrimoine des ménages du premier décile est composé quasi exclusivement d’actifs financiers et de biens durables. Puis lorsque le patrimoine brut total s’accroît, la part des actifs financiers diminue au profit de celle de l’immobilier qui augmente jusqu’à constituer plus de 70 % du patrimoine. Si ces tendances sont communes à l’ensemble de la zone euro, il existe néanmoins des spécificités géographiques concernant l’immobilier dans les patrimoines des ménages. Ces différences proviennent notamment de la diffusion plus ou moins grande des actifs immobiliers et en particulier de la propriété de la résidence principale. C’est en Allemagne que le taux de détention de la résidence principale (44 % des ménages) est le moins élevé dans la zone euro. En revanche, plus des trois quarts des ménages sont propriétaires de leur résidence principale en Slovaquie, en Slovénie, en Espagne et à Chypre. La France occupe une position intermédiaire : plus de 60 % des ménages détiennent au moins un bien immobilier, et 55 % leur résidence principale. Un peu moins d’un ménage sur deux (43,7 %) de la zone euro est endetté pour un ou plusieurs motifs. Ainsi 18,1 % des ménages ont contracté un emprunt pour l’achat de la résidence principale et plus de 30 % des ménages ont contracté des emprunts autres qu’immobilier (consommation, gros travaux, etc.). En France la proportion est légèrement supérieure à celle de l’ensemble de la zone euro avec 46,9 % de ménages endettés. Le montant de ces emprunts autres qu’immobilier reste limité : pour la moitié des ménages concernés, il est inférieur à 5 500 euros (contre 66 500 euros pour les emprunts contractés pour l’achat de la résidence principale). Lorsque l’on considère uniquement les ménages endettés, le ratio dettes sur patrimoine est supérieur à celui de l’ensemble de la zone euro pour les Pays‑Bas, la Finlande, l’Allemagne et le Portugal. Il est en revanche particulièrement faible en Slovénie et en Slovaquie. Rapporté aux revenus des ménages, l’encours des dettes varie entre 22,7 % en Slovaquie et 194,5 % aux Pays‑Bas. Il est de 50,4 % en France et dépasse 110 % à Chypre, au Portugal et en Espagne. Les ménages de ces derniers pays consacrent également une part plus importante de leurs revenus annuels à leurs remboursements d’emprunt que la médiane des ménages de la zone euro (22,5 % à Chypre, 19,2 % en Espagne, 16 % au Portugal contre près de 14 % pour l’ensemble de la zone euro).
PROFITER DES TAUX BAS POUR REGROUPER SES CREDITS
mer. 10 déc. 2014
Les offres de rachat de crédit fleurissent alors que les conditions de taux sont très attrayantes. Mais, bien qu'encadré, le rachat de crédit doit être manié avec prudence. « Donnez vie à vos projets en regroupant vos crédits ! » « Optimisez votre budget avec le rachat de crédit ! », ces formules de rachat de crédit sollicitent fréquemment les particuliers, souvent dans leurs e-mails. Les propositions commerciales sont nombreuses mais pas toutes avantageuses. Comment éviter les mauvaises surprises ? Le rachat de crédit est-il intéressant ? Atout principal du regroupement de crédits : diminuer ses mensualités de remboursement et, donc, son taux d'endettement. Habituellement, il est dicté par la contrainte. La négociation aboutit à un nouveau prêt de durée supérieure. Dès lors, le coût total du crédit augmente, même si le rééchelonnement des dettes dans le temps permet d'alléger les remboursements et de retrouver un peu d'aisance pour le quotidien. Mais, dans les conditions actuelles, solder ses prêts avec un nouvel emprunt peut permettre de profiter de taux plus intéressants. Il ne s'agit plus d'une mesure d'urgence motivée par la nécessité de pallier un manque ou une réduction de revenus, mais d'une stratégie patrimoniale permettant par exemple de réaliser des travaux, d'aider ses enfants ou ses parents, d'investir dans une entreprise... Quels crédits regrouper ? Crédits immobiliers, prêts à la consommation (prêt personnel, crédit renouvelable, crédit lié à l'achat d'une voiture...) et créances non bancaires (dettes de loyers, d'énergie...) peuvent être regroupés. Si la part des crédits immobiliers pèse au moins 60 % du montant total de l'opération, le nouveau crédit sera soumis au régime du crédit immobilier. Sinon, ce sont les règles propres au crédit à la consommation qui s'appliquent. Est-ce le bon moment ? Il n'y a pas de bon ou de mauvais moment, mais « la baisse des taux améliore sensiblement la pertinence de ces opérations ». Lors d'un rachat de crédit qui comprend un prêt immobilier, il peut être judicieux de faire racheter des prêts à la consommation, dont du revolving à des taux très élevés, au taux actuel des prêts immobiliers (moins de 3 %, en moyenne, à fin mai). À qui s'adresser ? Le candidat au rachat doit contacter différents établissements, muni des informations relatives aux crédits à regrouper (contrats, assurances, garanties...) et comparer minutieusement les propositions. La grande majorité de ces rachats est effectuée par les banques, mais aussi par la dizaine d'acteurs financiers dédiés au rachat de prêt comme BNP Personal Finance, CFCAL ou Creatis, accessibles via des courtiers en crédit et par des spécialistes du crédit à la consommation (Cetelem...). Quel encadrement ? Depuis la loi Lagarde de 2010, les emprunteurs sont mieux informés sur le coût total de leurs crédits avant et après regroupement. Un bilan économique précis doit leur être remis, indiquant la nature du crédit, le taux, le montant des échéances, la date et la fin de remboursement, le montant total dû et les coûts supplémentaires. La perte des garanties et des assurances des crédits qui vont être regroupés doit aussi être précisée. En cas de rachat d'un crédit renouvelable, le particulier doit se voir proposer de mettre fin à ce crédit. Combien ça coûte ? Le rachat de crédit est onéreux. Les taux fixes de ces crédits se négocient à ce jour dans le réseau de Meilleurtaux.com entre 3,90 % et 8 %, avec une moyenne autour de 4,50 %. Le coût global, qui avoisine en moyenne 8 % du montant du crédit, englobe des frais de dossier bancaires (de 0,40 % à 0,50 % du montant total du prêt), des honoraires du courtier (entre 1 % et 4 %), des pénalités de remboursement anticipé des crédits à regrouper (3 %, en général, pour un prêt immobilier), des frais liés aux garanties (de 1 % à 2 %) et à l'assurance (de 0,3 % à 1 %
FAIBLESSES ET ATOUTS DE L'ECONOMIE FRANCAISE
mar. 09 déc. 2014
La France va-t-elle droit dans le mur ? C'était la question posée par une récente étude du Nouvel Economiste, confirmant le propos déjà tenu par des livres de François de Closets, Alain Minc ou Nicolas Baverez. En effet, notre pays souffre actuellement d'un certain immobilisme, vit sur son passé, avec des méthodes parfois archaïques, des gouvernants semblant souvent plus préoccupés par leur élection ou réélection, que par la gestion rigoureuse de la nation, d'où de longues périodes de démagogie. Est-il normal, par exemple, qu'une campagne pour la Présidence démarre trois ans avant l'échéance ? Quant à la population, de plus en plus individualiste et surtout intéressée par le court-terme et le maintien des avantages acquis, elle refuse les réformes, multiplie les revendications corporatistes et pensent trop peu à l'avenir. Une révolution économique est donc indispensable, comme a su la faire le Royaume Uni qui, il y a dix ans, allait aussi droit dans le mur et a redressé la barre à temps. Il convient donc de rechercher un nouveau modèle économique, plus moderne, qu'il s'agisse de la production, de la distribution, de l'investissement, de l'innovation, de la recherche. Il faudrait aussi peut-être changer de régime politique, rédiger une nouvelle constitution et passer à la VIème République. Sans sombrer dans le défaitisme car la France a toujours de sérieux atouts à jouer. Tentons de dresser un bilan. Des raisons de pessimisme • Finances publiques : un déficit qui va sans doute cette année frôler les 4 %, irriter Bruxelles, et surtout une dette qui dépasse les 1 000 milliards, et dont l'intégralité de l'impôt sur le revenu sert à payer les intérêts. En plus, elle continue à s'accroître d'année en année. Thierry Breton a cependant pris l'engagement de s'occuper du problème. • Le chômage : Le plan Borloo provoque une amélioration progressive avec la perspective d'un chiffre de 8 % en 2007, radiations et papy boom aidant. Mais cela au prix d'un coûteux (15 milliards d'euros) traitement social, et non des créations d'emplois bridées par un taux de croissance qui, en raison de la crise pétrolière, pourrait bien se situer autour de 1, 5 %. • Le nombre de fonctionnaires : Pour soulager le budget, il devait diminuer sans problèmes en raison du nombre important de départs en retraite, or il sera réduit du nombre dérisoire de 5 000 postes, vite comblé par de nouvelles créations. • Les syndicats : en rivalité les uns avec les autres, ils privilégient la surenchère dans la contestation, au lieu de pratiquer la discussion positive avec un patronat qui, de son côté, se durcit. La France a succédé à l'Italie pour la réputation d'un pays toujours en grève. L'une de celles-ci a eu lieu lors de la visite à Paris des représentants du Comité Olympique. • Le non au référendum : une partie de l'électorat n'a pas dit non à l'Europe, mais voulu donner un avertissement au gouvernement. Résultat les institutions européennes vont avoir bien du mal à fonctionner selon le traité de Nice, alors que l'arrivée de nouveaux membres complique leur tâche. Et le volet social se trouve reporté. • Les impôts et taxes : nous sommes champions d'Europe. Une réforme fiscale en profondeur devient indispensable, allant bien plus loin que la réformette prévue dans le budget 2008. Il convient aussi d'enrayer la fuite des capitaux qui s'aggrave. Des incitations fiscales et une simplification des formalités devraient mieux aider les créateurs d'entreprises. Evoquons aussi nos élites qui partent aux Etats-Unis, les étudiants et cadres qui s'expatrient en Angleterre, les inégalités dans le travail (selon que l'on a droit ou non aux RTT), la crise du logement social ou la balance commerciale au solde longtemps positif et dont le déficit pourrait atteindre 20 milliards d'euros cette année. Des motifs d'optimisme Ils sont heureusement nombreux. Ainsi il est étonnant de constater que, après la Chine (cas particulier), le deuxième pays qui attire le plus de capitaux étrangers est la France avec 47 milliards d'investissements, plus que les États-Unis, l'Allemagne ou la Grande Bretagne. Les raisons en sont la qualité de la main-d'oeuvre, celle des transports, la situation géographique idéale entre Nord et Sud. Paris a rattrapé Londres au palmarès des villes préférées par les chefs d'entreprise européens selon la dernière enquête IPSOS. Cela grâce aux infrastructures de transport, mais aussi de la qualité de la vie qui amène d'ailleurs nombre d'Anglais à venir s'installer dans notre pays. Certes notre réputation dans le luxe, la bonne chère, la mode, le tourisme, reste très forte, mais la France se situe aussi en bonne place parmi les nations industrialisées. Plusieurs groupes sont leaders européens ou mondiaux : LVMH et L'Oréal, pour les produits de beauté et de luxe, Bouygues, Vinci pour les travaux publics, Lafarge pour les matériaux de construction, Axa pour les assurances, Cap Gémini pour l'informatique, et Air France est la plus prospère compagnie d'Europe. Dans la liste des grandes réussites où le TGV, toujours cité, commence à faire des émules, il y a la contribution majeure apportée aux réalisations européennes, l'aviation (EADS) dont le beau fleuron est l'Airbus, ou le spatial avec les fusées Ariane. Avoir obtenu l'implantation à Cadarache du réacteur de fusion nucléaire est une belle victoire car il s'agit enfin d'une promesse à très long terme, cinquante ans au moins. Notre système de santé reste envié pour sa générosité et son efficacité. Au prix hélas d'un déficit mal maîtrisé. Le cinéma français est numéro 2 mondial, tous les autres ayant baissé pavillon devant Hollywood. L'industrie automobile reste performante. Si l'on veut donc bien s'en donner la peine et retrouver le chemin de la croissance en même temps que celle de la confiance, l'éclipse française, indéniable aujourd'hui, ne devrait être demain qu'un mauvais souvenir. René QUINSON
LUTTER CONTRE LE SURENDETTEMENT DES MENAGES !
mar. 09 déc. 2014
Les causes à l'origine du surendettement Le surendettement est l'incapacité pour un ménage de faire face à ses charges, qu'il s'agisse du paiement du loyer, de l'électricité, des impôts ou du remboursement de crédits. L'enquête typologique sur le surendettement des particuliers, publiée par la Banque de France en 2013, confirme la précarisation et la fragilisation d'une partie de la population française, observées depuis plusieurs années. D'après cette étude, près de la moitié des personnes surendettées en 2011 (49 %) dispose de ressources (y compris transferts sociaux) inférieures ou égales au SMIC. En outre, 48 % des personnes déposant un dossier de surendettement sont sans emploi (chômage, inactif) et 64 % vivent seules (66 % en 2011). Dans plus de 23 % des cas, les surendettés sont âgés de 55 ans et plus. L'enquête typologique du surendettement de 2011 révélait que "dans 35,7 % des cas, les redépôts s'expliquent par des changements dans la situation personnelle (séparation, union, naissance...) et/ou professionnelle (perte d'emploi ou nouvel emploi, retraite...) des personnes surendettées qui modifient l'équilibre économique des plans de surendettement précédemment établis par les commissions." Les banques sont engagées depuis longtemps dans la lutte contre le surendettement, notamment grâce à une distribution responsable du crédit. Elles fondent en effet leur décision d'octroi de crédit sur l'analyse attentive de la solvabilité du client (sa capacité à rembourser sans difficulté sur la durée). En outre, conformément à un engagement pris en 2004, les banques consultent systématiquement le Fichier national des Incidents de remboursement des Crédits aux Particuliers (FICP) et demandent les justificatifs nécessaires avant d'accorder tout nouveau crédit. Des pistes d'amélioration Les établissements de crédit proposent des pistes d'amélioration, à travers la création d'outils, pour faire reculer le surendettement. En décembre 2012, la FBF a participé au groupe de travail " Inclusion bancaire et lutte contre le surendettement ", en amont de la Conférence gouvernementale pour la lutte contre la pauvreté et pour l'inclusion sociale. Dans ce cadre, les banques françaises ont proposé des pistes de réflexion pour aller plus loin dans les actions concrètes à mener sur le terrain pour prévenir et traiter les situations de fragilité. Accompagner socialement les ménages en difficulté : le suivi des ménages fragiles constitue l'un des points-clés pour aider les personnes surendettées. La FBF développe notamment des partenariats avec les acteurs sociaux en région afin de mieux accompagner les populations fragiles sur le terrain. Favoriser l'éducation budgétaire et financière : la FBF estime que la prévention du surendettement passe par le renforcement de l'éducation budgétaire et financière du public dès son plus jeune âge. Elle y contribue grâce à son programme pédagogique " Les clés de la banque ", qui informe le grand public sur les questions de banque et d'argent. La profession bancaire participe activement aux travaux de réflexions qui découlent du Plan gouvernemental de lutte contre la pauvreté et pour l'inclusion sociale : L'étude des parcours menant au surendettement sous l'égide de la Banque de France à paraître en 2014 ; Les premiers travaux au sein de la mission de préfiguration des points conseils budget qui visent à prévenir le surendettement et améliorer l'accompagnement des ménages concernés. En 2011, lors des travaux pour l'amélioration du Fichier national des incidents de remboursement des Crédits aux Particulier (FICP), la FBF avait souhaité que soient pris en compte dans le fichier les incidents de paiement autres que ceux liés aux crédits, à savoir les impayés (impôts, loyers, électricité...), qui sont souvent les premiers signes de fragilité d'un ménage bien avant l'incident de crédit. Cette proposition, n'a pas été retenue. Les banques ont adopté plusieurs mesures en faveur de leurs clients dont le dossier déposé est recevable en commission de surendettement qui sont réunies dans une norme professionnelle de mars 2011. La banque s'engage notamment à maintenir ouvert le compte principal de ses clients concernés. Elle les informe également des nouvelles modalités de fonctionnement de leur compte et leur propose, si nécessaire, des services bancaires plus adaptés à leur situation. La création d'un fichier positif ? La conférence nationale contre la pauvreté et pour l'inclusion sociale de décembre 2012 avait relancé le débat autour d'un registre national des crédits, dit "fichier positif" dont l'objectif initial était de recenser tous les crédits d'un particulier. Le Gouvernement l'avait introduit dans la loi sur la consommation votée en mars 2014. Son périmètre devait se concentrer sur les prêts à la consommation effectivement utilisés(1) . Toutefois, dans une décision du 13 mars 2014 le Conseil constitutionnel a censuré sa mise en oeuvre jugeant que "la création du registre national des crédits aux particuliers porte une atteinte au droit au respect de la vie privée qui ne peut être regardée comme proportionnée au but poursuivi". Sa création avait été jusqu'ici écartée en France. Son efficacité reste toujours à être démontrée pour lutter contre le surendettement lié aux accidents de la vie générant une baisse de ressources chez les ménages. Il ne prendrait pas en compte l'ensemble des dettes (fiscales, loyers, etc.), indicateurs réels de fragilité des ménages, ni même les ressources des clients. (1) La CNIL avait rendu un avis réservé sur le périmètre initialement prévu du fichier positif. Le Conseil d'Etat avait également émis des réserves sur la disproportion du dispositif par rapport au nombre de situations qu'il pourrait aider à éviter. Chiffres clés 48% des personnes surendettées sont sans emploi (chômage, inactif...) (source : Enquête typologique de la Banque de France publiée en 2013). 64% des personnes déposant un dossier de surendettement vivent seules ; ce taux passe à 78 % pour les personnes orientées en procédure de rétablissement personnel (PRP) (source : Enquête typologique de la Banque de France publiée en 2013) 801 000 ménages en situation de désendettement à fin décembre 2013, selon le baromètre de surendettement de la Banque de France. La variation des dépôts de dossier affiche une hausse de 0,98 % à fin décembre 2013 par rapport à la même période un an auparavant (source : Statistiques nationales du surendettement de la Banque de France, à fin décembre 2013). Le nombre de dossiers déposés au cours des 12 derniers mois (de janvier à décembre 2013) s'élève à un total de 223 012 par rapport à 220 836 dossiers déposés sur la même période un an auparavant (de janvier à décembre 2012) - (source : Statistiques nationales du surendettement de la Banque de France, à fin décembre 2013). Sur l'année 2013, 38,3 % des dossiers déposés étaient des redépôts (source : Baromètre du surendettement de la Banque de France, 4ème trimestre 2013). D'après l'enquête typologique de la Banque de France analysant les causes du surendettement, près de 9 dossiers sur 10 n'étaient pas dus à un excès de crédit, 75 % des dossiers faisaient suite à des " accidents de la vie " (chômage, divorce...) (source : Enquête typologique Banque de France 2007). Dans plus de 98 % des cas, le remboursement de crédit se passe bien en France. 48,6% des ménages français ont un crédit à fin 2012 (source : Observatoire des crédits aux ménages, janvier 2013). 36% seulement des Français accepteraient que tous leurs crédits soient mentionnés dans un fichier général consultable par tous les établissements financiers (source : Enquête IFOP - Image des banques, mai 2013). Dates clés 13 mars 2014 - Décision du Conseil Constitutionnel censurant le registre national des crédits (RNCP). Mars 2014 - Adoption de la loi relative à la consommation. 5 avril 2013 - Présentation au Comité Consultatif de la Législation et de la Réglementation Financières (CCLRF) du projet de loi "consommation" prévoyant la création du Registre National d'un Crédit aux Particuliers. 12 décembre 2012 - Déclaration de Jean-Marc Ayrault, en clôture de la conférence nationale contre la pauvreté et l'inclusion sociale, qui relance le débat autour de la création du fichier positif. Janvier 2012 - La création d'un fichier positif est rejetée en commission à l'Assemblée nationale. 14 septembre 2011 - La CNIL émet des réserves sur la création d'un fichier positif qui recenserait 25 millions de Français. 2 août 2011 - Le comité de préfiguration du fichier national des crédits aux particuliers (dit "fichier positif") rend son rapport sur la faisabilité d'un tel fichier. Mars 2011 - La FBF publie une norme professionnelle (homologuée par arrêté) sur les relations entre les banques et leurs clients concernés par le traitement d'un dossier en commission de surendettement. Janvier 2011 - L'amélioration du FICP pour le rendre plus réactif est achevée. Les banques peuvent désormais le mettre à jour et le consulter au fil de l'eau. 24 octobre 2007 - Dans son rapport sur le surendettement des particuliers, le Conseil économique et social se déclare " très réservé sur l'instauration d'un fichier positif ". 18 juillet 2007 - Le Comité consultatif du secteur financier (CCSF) confirme son opposition à la création d'un fichier positif. 25 janvier 2005 - La CNIL se dit réservée à l'égard du fichier positif dont elle signale les risques réels d'atteinte à la vie privée et à la protection des données personnelles. 25 janvier 2005 - L'Assemblée Nationale rejette un article prévoyant la création d'un fichier positif lors de l'examen d'une proposition de loi tendant à prévenir le surendettement. Mai 2004 - La FBF et l'ASF s'engagent à consulter systématiquement le FICP pour toute demande de prêt.
DEFLATION.....BAISSER LES TAUX D'INTERET => QUELLES CONSÉQUENCES ET COMMENT S'EN PROTÉGER
mer. 03 déc. 2014
Le principal remède pour contrer la déflation consiste en une baisse radicale des taux d'intérêt, pour regonfler artificiellement la masse monétaire. Face à une récession, la banque centrale réduit le taux auquel elle prête et augmente ses prêts, ce qui permet aux banques de prêter plus et moins cher, de façon à stimuler les dépenses d'investissement ou de consommation. Mais en période de déflation, il ne faut pas négliger la crainte qui pousse des agents à préférer la monnaie aux actifs financiers, la liquidité aux placements. C'est la trappe de liquidité de Keynes. Autrement dit baisser les taux ne sert à rien. Les banques se servent des banques centrales comme d'un coffre-fort. D'autant plus qu'aujourd'hui le potentiel de baisse des taux demeure limité. Aux Etats-Unis, le prix de l'argent est déjà très faible. Début août, la Fed a annoncé qu'elle allait garder son taux d'intérêt directeur entre 0% et 0,25% "au moins jusque mi-2013". En Grande-Bretagne, le principal taux directeur plafonne à 0,5% depuis fin 2008. La BCE enfin se laisse une plus grande marge de manœuvre avec un taux de 1,5%. Une injection massive de liquidité ou la planche à billet L'autre remède contre la déflation est vulgairement appelé l'"Helicopter drop". Il s'agit pour une banque centrale de créer de la monnaie qui finance directement l'Etat qui le redistribue aux ménages. Cette pratique ouvertement inflationniste peut avoir comme revers de déprécier la monnaie. Qui plus est, cette technique est rendue difficile par la composition même de la masse monétaire, en Europe notamment. Billets et pièces représentent moins de 1% de la masse monétaire totale de la zone. Un petit pourcentage qui ne pèse pas bien lourd pour contrer le phénomène de déflation.
DETTE PUBLIQUE DE LA FRANCE: LA BARRE DES DES 2 000 MILIARDS D'EUROS FRANCHIE §
mer. 03 déc. 2014
Dette publique de la France : la barre des 2 000 milliards d'euros franchie Dette publique À la fin du 2e trimestre 2014, la dette publique s'établit à 2 023,7 milliards d'euros (95,1% du PIB), en hausse de 1,4% sur trois mois et de 3,9% sur un an. dette publique Evolution de la dette publique depuis le 4e trimestre 1995. © JDN La dette publique est la dette au sens du traité de Maastricht (ou dette publique notifiée), c'est-à-dire qu'elle couvre la dette de toutes les administrations publiques (Etat, administrations de sécurité sociale, administrations locales et organismes divers d'administration centrale). Elle est brute, ce qui signifie que les actifs financiers des administrations publiques ne sont pas déduits de leurs dettes. Les pays de l'UE 28 les plus endettés en 2013 Rang Pays En % du PIB Source : Eurostat 1 Grèce 175,1 2 Italie 132,6 3 Portugal 129 4 Irlande 123,7 5 Chypre 111,7 6 Belgique 101,5 7 Espagne 93,9 8 France 93,5 9 Royaume-Uni 90,6 10 Hongrie 79,2 11 Allemagne 78,4 12 Autriche 74,5 13 Pays-Bas 73,5 14 Malte 73 15 Slovénie 71,7 16 Croatie 67,1 17 ex aequo Finlande 57 17 ex aequo Pologne 57 19 Slovaquie 55,4 20 République tchèque 46 21 Danemark 44,5 22 Suède 40,6 23 Lituanie 39,4 24 Roumanie 38,4 25 Lettonie 38,1 26 Luxembourg 23,1 27 Bulgarie 18,9 28 Estonie 10 Parmi les 28 pays qui composent l'Union européenne, la Grèce est une nouvelle fois le plus endetté : en 2013, la dette de ses administrations publiques représente 175,1% de son PIB. L'Italie reste sur la deuxième marche du podium des Etats de l'UE 28 au plus fort endettement en 2013, avec une dette brute consolidée des administrations publiques équivalente à 132,6% de son PIB. Cette année encore, le Portugal suit la Botte, avec une dette publique qui atteint 129% de son PIB en 2013. Le graphique ci-dessus représente l'évolution de la dette publique en valeur nominale dans les 28 pays de l'Union européenne. Dans la plupart des Etats, elle a bondi depuis 2007, c'est-à-dire depuis le début de la crise des subprimes.
LA DETTE FRANCAISE VA EXPLOSER TOUS LES RECORDS EN 2014
mer. 03 déc. 2014
Le taux d'endettement du pays grimpera jusqu'à 95,1% du PIB fin 2014, selon nos informations. Soit environ 1950 milliards qui équivaudront, en théorie, à une ardoise de plus de 30.000 euros par Français. En présentant la semaine dernière les grandes lignes du projet de loi de finances pour 2014, les ministres de Bercy, Pierre Moscovici et Bernard Cazeneuve, se sont montrés particulièrement discrets sur un sujet: l'endettement. Et pour cause, la dette va crever tous les plafonds l'année prochaine. Selon nos informations, le texte qui sera présenté dans huit jours montrera qu'après avoir atteint 90,2% du PIB en 2012, la dette de la France en représentera 93,4% en 2013 et grimpera jusqu'à 95,1% fin 2014! Un record, bien supérieur au taux de 94,3% envoyé au printemps par Paris à Bruxelles dans le programme de stabilité. Il faudra en fait attendre 2015 pour que l'endettement hexagonal entame sa décrue. «Avec le retour à un équilibre structurel des finances publiques et une croissance de l'activité de 2% en volume, le ratio de dette diminuerait de 2 points par an en moyenne», anticipe déjà l'exécutif pour la période 2015-2017. Hausse de 120 milliards en deux ans Mais d'ici là, la dette de la France dépassera 1950 milliards d'euros à la fin 2014, si la croissance atteint 0,9% comme le prévoit le gouvernement. Soit une hausse de plus de 120 milliards en deux ans et un total qui équivaudra, en théorie, à plus de 30.000 euros par Français. Le pic de 2014 est «le reflet de la situation du déficit public», souligne-t-on dans les rangs du gouvernement où on reconnaît qu'«on est à un sommet et qu'il faut que ça change». Certes, Bercy prévoit que ce déficit recule de 4,1% cette année à 3,6% fin 2014. Mais, d'une part, c'est moins que ce qui était initialement prévu - Paris ayant décidé de profiter de la flexibilité de deux ans, jusqu'en 2015, offerte par la Commission européenne pour ramener ses finances publiques dans les clous du pacte de stabilité; et d'autre part, ce n'est pas suffisant pour inverser la courbe. Le chiffre «intègre en outre les plans de soutien financiers à la zone euro», insiste-t-on. Ces derniers ont déjà eu un impact sur la dette 2012 de la France de 48 milliards. Une note qui grimpera en cumulé à 62,5 milliards fin 2013 avant de culminer à 68,7 milliards fin 2014. Hors soutien à la zone euro, la dette atteindrait 91,8% du PIB à la fin 2014, un chiffre plus avenant sur lequel l'exécutif a prévu de communiquer beaucoup plus. «Le risque d'emballement de la dette n'est pas que théorique» À la veille de l'été, le premier président de la Cour des comptes, Didier Migaud, lors de la présentation de son rapport annuel sur les finances publiques, avait prévenu qu'«aussi longtemps que notre pays aura une dette élevée, il se situera dans une zone dangereuse qui l'expose à un risque en cas de hausse des taux d'intérêt». Avant de prévenir que «le risque d'emballement de la dette n'est pas que théorique», rappelant au passage que la charge d'intérêt des administrations publiques (environ 46 milliards en 2012, comme en 2013) représente en France plus du double de l'effort budgétaire consacré à la recherche et à l'enseignement supérieur. La semaine dernière, le ministre de l'Économie ne pouvait s'empêcher de lâcher: «L'opposition prophétisait une attaque spéculative; nous n'avons jamais emprunté si peu cher.» Avec un tel record d'endettement à venir, l'Agence France Trésor, la cellule de Bercy chargée de placer au mieux la dette de la France, doit croiser les doigts pour que cela dure…
PLAN DE RELANCE EUROPEEN : LA MAGIE DES CHIFFRES QUI FAIT COURIR UN GRAND RISQUE A L'EUROPE .....
lun. 01 déc. 2014
Les 315 milliards d’euros ne sont pas réalistes. En misant sur l’investissement privé, Jean-Claude Juncker prend un grand risque. En début de semaine, Jean-Claude Juncker annonçait que le nouveau plan de relance européen permettrait d’injecter 315 milliards d’euros dans l’économie du Vieux Continent. Un investissement conséquent puisqu’il représente environ 2,3 % du produit intérieur brut (PIB) européen et qu’il pourrait créer 1,3 million d’emplois. En réalité, il n’y a pas de quoi s’emballer. Pour deux raisons. La première est que cet argent sera investi sur trois ans. Si on prend en compte cela, le plan de relance ne représente plus que 0,7 % du PIB. Public/privé : un rapport de un sur cinq La deuxième raison est que ce montant a été calculé sur des bases plutôt optimistes. En effet, sur les 315 milliards d’euros, seuls soixante milliards sont assurés. Doté de 21 milliards, le Fonds européen pour les investissements stratégiques peut prêter, grâce à un effet de levier, soixante milliards d’euros. Pour le reste, la Commission européenne mise sur de l’investissement privé en grande quantité puisque le rapport est de plus de un sur cinq. Bref, un pari risqué dans un tel contexte économique. Dans les faits, il est donc fort probable que l’Europe ne voit pas la couleur de tout cet argent. François Hollande avait déjà utilisé cette technique en juin 2012 avec son plan de croissance de soi-disant 120 milliards d’euros. Deux ans plus tard, aucun chiffre n’a été communiqué sur le montant officiellement investi. Tout est donc dans l’effet d’annonce. Pourtant, le Vieux Continent aurait bien besoin de cet argent : le niveau d’investissement y est inférieur de 15 % à celui de 2007. Pour soutenir la comparaison avec le rythme d’investissement des États-Unis, l’Europe aurait dû dépenser 540 milliards d’euros de plus en 2012 et en 2013. Autant dire que ce qui restera des 315 milliards d’euros ne sera qu’une goutte d’eau dans un environnement aride.
L'EUROPE DEVRAIT SE SERVIR DE L'EXEMPLE DU JAPON ....!
lun. 01 déc. 2014
Les derniers chiffres de la croissance japonaise devraient faire réfléchir l’Europe sur la politique économique qu’elle mène. L’économie nippone vit un véritable cauchemar depuis le début des années 1990 : croissance molle, investissements en berne, inflation faible voire déflation, une monnaie forte et des exportations en baisse. Malgré les nombreux plans de relance monétaire, le Japon ne sort pas de ce cercle vicieux : au troisième trimestre il retombait en récession. Entre juillet et septembre, le produit intérieur brut (PIB) a baissé de 0,4 %, après une contraction de 1,9 % au deuxième trimestre. Ne pas négliger la consommation Une situation qui n’est pas sans rappeler celle de l’Europe qui depuis bientôt cinq ans est en prise avec les mêmes difficultés. Pourtant, le Vieux Continent ne semble pas avoir appris de ce lointain voisin puisqu’il met en place le même traitement (politique monétaire expansionniste combinée à des plans d’austérité), bien que celui-ci n’ait pas fait ses preuves. Car, si la politique monétaire permet de relancer l’inflation, les plans d’austérité pèsent sur les salaires faisant ainsi baisser le pouvoir d’achat des ménages. Or, la consommation représente 60 % du PIB japonais, contre 55 % en Europe. Aux États-Unis, elle atteint le record mondial de 70 %. Le gouvernement américain a bien compris que s’il voulait retrouver la croissance, il ne pouvait pas réprimer la consommation en mettant en place une politique d’austérité. L’Europe devrait aussi regarder de l’autre côté de l’Atlantique pour choisir sa politique économique.
COIN CHAUD: VOTRE BANQUE EST ELLE SOLIDE FINANCIEREMENT ?
mar. 25 nov. 2014
C’est la question iconoclaste à laquelle s’est efforcée de répondre la Banque Centrale Européenne (BCE), nouvelle entité régulatrice des principales banques présentant un « risque systémique ». Pour ce faire, la BCE a mis au point une série de « stress tests » qu’elle a soumis à 130 banques de la zone Euro avec l’aide de pas moins 6000 auditeurs ! Pour faire simple, disons que les « stress tests » correspondent à différents scénarios de crise avec à la clé les répercussions d’un scénario de crise donné sur le niveau des taux d’intérêt, l’augmentation des créances douteuses, l’impact sur les fonds propres etc. Au final, 25 banques (sur 130) n’auraient pas réussi l’épreuve des « stress tests » tels qu’imaginés par la Banque Centrale. Officiellement, les banques françaises ne s’en tirent pas trop mal, aucune de nos grandes banques n’étant recalée. Tout cela est-il bien sérieux ? Une question qu’on peut légitimement se poser après la « farce » des précédents « stress tests » de 2010. Si la BCE n’a pas lésiné sur les moyens mis en œuvre, on s’étonne, au plan technique, de la légèreté des scénarios retenus. Ont été ainsi écartés l’impact et les conséquences d’une déflation sur les bilans bancaires, soit le principal risque actuel. De la même manière, on a fermé pudiquement les yeux sur les conséquences d’une restructuration de dette étatique considérant que le risque était nul ! Une position difficilement défendable après « l’épisode grec ». Une position et un a priori qui a également une incidence fâcheuse au plan macroéconomique : au lieu de prêter à « l’économie réelle », les banques se gavent d’emprunts d’Etats ; la Banque Postale a ainsi investi 6 fois ses fonds propres en « dette souveraine » ! Et les autres banques ne sont pas en reste. Dans la même veine, on a soigneusement limité l’impact d’une hausse des taux et donc superbement ignoré les conséquences d’un « krach obligataire » un risque loin d’être théorique. Enfin dernière critique et non des moindres, les scénarios explorés semblent ignorer les répercussions en chaine et les risques de contagion liés en cas de crise d’un établissement bancaire donné ou d’un Etat en particulier. Ainsi, même si on considère la relative bonne santé des banques françaises, qu’adviendrait-il en cas de crise en Italie ou leur exposition financière se chiffrerait en centaine de milliards d’euros ? Au final, le principal intérêt de ces « stress tests » est de faire réfléchir à la pertinence des « règles de Bâle » qui attribuent un risque nul aux dettes étatiques par rapport à une autre approche possible centrée sur le levier des fonds propres prenant en compte l’ensemble des engagement d’un établissement bancaire.
PROJET DE LOI DE FINANCES RECTIFICATIVES POUR 2014 - CREATION D'UNE TAXE SUR LES LOGEMENTS MEUBLES.
lun. 24 nov. 2014
Projet de loi de finances rectificative pour 2014 - Création d'une taxe sur les logements meublés. Le projet de loi de finances rectificative pour 2014, qui sera soumis au vote de l'Assemblée Nationale à partir du 1er Décembre 2044, prévoit la création d'une taxe sur les logements meublés qui ne sont pas affectés à l'habitation principale (article 16 du projet de loi de finances). I - Logements cooncernés: A) Situation géographique du logement. 1°: Zones sur lesquelles existent un déséqulibre marqué entre l'offre et la demande de logements donnés en location Le logement devra être situé dans une zone ou existe un déséquilibre marqué entre l'offre et la demande de logement donnés en location. 2° Extension à d'autres zones: Certaines communes pourront délibérer afin d'instituer la taxe. Ces communes pourront délibérer de l'appication de cette taxe jusqu'au 21 Janvier 2015. Les communes concernées sont celles appartenant à une zone d'urbanisation continue de plus de cinquante mille habitants ou existe un déséquilibre marqué entre l'offre et la demande de logement, entraînant des difficultés sérieuses d'accès au logement sur l'ensemble du parc résidentiel existant, qui se caractèrisent notamment par le niveau élevé des loyers, le niveau élevé des prix d'acquisition des logemments anciens ou le nombre élevé de demandes de logement par rappport au nombre d'emménagements annuels dans le parc locatif social. Ces communes seraient celles appartenant aux zones Abis, A et B1. B) Exceptions Les communes pourront délibérer de la non mise en application de cette taxe sur les logements implantés sur leurs territoires. Elles pourront déliberer contre l'institution de la taxe jusqu'au 21 Janvier 2015. II - Logements concernés: A) Droit commun Les logements qui seront passibles de la taxe sont les logements meublés non affectés à l'habitation principale. Seraient ainsi concernés, les résidences secondaires meublées, les locations meublées ne constituant pas la résidence principale du preneur à bail. B) Exceptions Pourront demander un dégrévement de cette taxe, les personnes : - qui sont contraintes de résider dans un lieu distinct de celui de leur habitation et qui louent un logement meublé sistué à proximité du lieu ou elles exercent leur activité professionnelle. - qui sont hébergées durablement dans un établissement social ou médico-social, lorsque le logemment qu'elles ont du quitter constituait la résidence principale des intéressés. - qui ne peuvent affecter le logement à un usage d'habitation principale pour une cause étrangère à leur volonté. III - Assiette, redevable et montant de la taxe: A) Assiette de la taxe L'assiette de la taxe est constituée par le montant de la taxe d'habitation. Les personnes redevables de la taxe seront donc celles qui sont assujetties à la taxe d'habitation au titre de l'occupation du logement concerné. B) Taux de la taxe Le taux de la taxe est de 20% du montant de la taxe d'habitation.
OAT à 1,11%, NOUVEAU RECORD HISTORIQUE…
lun. 24 nov. 2014
Quelques Pays de la Zone Euro ont amélioré encore, vendredi 21 novembre après-midi, leurs records historiques établis lors du coup de grisou du mercredi 15 octobre après midi, lorsque de mauvaises nouvelles économiques en provenance des USA étaient arrivées.Cette fois-ci, ce sont des nouvelles jugées positives pour les Marchés en provenance de Chine, la Banque Centrale baissant son taux de refinancement de 0,40%, tandis qu'Europe, c'est Mario Draghi qui a employé une formule pleine d'espoir pour les " QEistes " lors d'un speech [1] prononcé à Francfort: " it is essential to bring back inflation to target and without delay ....[...] If on its current trajectory our policy is not effective enough to achieve this, or further risks to the inflation outlook materialise, we would step up the pressure and broaden even more the channels through which we intervene, by altering accordingly the size, pace and composition of our purchases" C’est ainsi que l’OAT à 10 ans a touché un plus bas de 1,11%, tandis que le taux à 10 ans Irlandais tombait, lui, à 1,485%. Même le vénérable Royaume encore Uni, et encore Membre de l'Union Européenne, voyait son taux à 10 ans baisser fortement : 2,05%, soit une baisse impressionnante de 0,70% depuis le 4 Juillet 2014, lorsque le Gilt en était encore à 2,75%! Nous avions écrit, juste après le célèbre discours de Mark Carney, Gouverneur de la Banque d'Angleterre, prononcé au City Hall à Londres le 12 Juin 2014, que "nous ne croyions pas une seule seconde à la hausse des taux de la BOE plus tôt que les Marchés ne l'attendent ": à l'époque, nous étions les SEULS à penser cela [2] , aujourd'hui, nous sommes devenus très majoritaires, en tous cas si l'on en juge par le comportement du Marché du Gilt britannique... Pays 21 nov 2014 à 10h 21 nov 2014 au plus bas Record Historique Brésil 12,75 12,46 Kenya 12,25 12,00 Pakistan 11,90 11,95 Russie 10,20 10,15 Inde 8,16 8,16 Turquie 8,08 8,05 Grèce 8,24 7,90 Indonésie 7,81 7,79 Afrique du Sud 7,45 7,41 Viêtnam 6,76 6,76 Colombie 6,48 6,45 Islande 6,28 6,28 Mexique 5,93 5,89 Chili 4,38 4,38 Philippines 4,29 4,29 Malaisie 3,89 3,89 Roumanie 3,91 3,85 Croatie 3,72 3,72 Hongrie 3,81 3,71 Chine 3,67 3,66 Bulgarie 3,56 3,56 Australie 3,27 3,26 Thaïlande 3,12 3,09 Portugal 3,09 3,00 Corée du Sud 2,72 2,70 Slovénie 2,50 2,47 Pologne 2,55 2,36 Etats-Unis d'Amérique 2,33 2,32 Singapour 2,32 2,30 Italie 2,27 2,21 Israël 2,14 2,13 Grande Bretagne 2,08 2,05 Espagne 2,06 2,02 Canada 2,01 2,01 Norvège 2,01 1,99 Hongkong 1,91 1,91 Taïwan 1,64 1,63 Irlande 1,53 1,48 oui France 1,13 1,11 oui Suède 1,11 1,10 Belgique 1,06 1,05 Danemark 1,04 1,02 Autriche 0,96 0,94 Pays-Bas 0,93 0,91 Finlande 0,91 0,88 record à 0,87 République Tchèque 0,82 0,79 oui Allemagne 0,79 0,77 Japon 0,46 0,46 Suisse 0,38 0,37 record à 0,36
LE NOUVEL ADMINISTRATEUR DU LIBOR VEUT UNE METHODE DE CALCUL PLUS FIABLE !
lun. 24 nov. 2014
Le nouvel administrateur du Libor a dévoilé lundi des propositions pour renforcer la crédibilité du taux interbancaire, touché par un retentissant scandale à la suite de sa manipulation par certaines banques. L’Intercontinental Exchange (ICE), officiellement chargé de son administration depuis février, veut standardiser la façon dont le Libor est calculé et « définir une approche universelle avec une méthodologie de calcul plus normative utilisant des paramètres pré-définis ». L’administrateur veut élargir la base de calcul et renforcer le rôle des données quantitatives fournies par les banques pour calculer le taux et réduire l’intervention humaine quand cela est possible, ce qui doit limiter les risques de manipulation. « Nous cherchons à rendre le Libor plus solide en créant une méthodologie qui puisse suivre le rythme de l’évolution rapide des marchés actuels », a commenté Finbarr Hutcheson, président de ICE Benchmark Administration. Le Libor (London interbank offered rate) est calculé une fois par jour à la mi-journée sur la base des déclarations d’un panel de banques. Il est censé refléter le taux moyen auquel les banques peuvent emprunter dans diverses devises et à diverses échéances. Au-delà des prêts interbancaires, il conditionne une masse énorme de produits financiers, ayant une incidence indirecte sur les prêts accordés aux entreprises et aux ménages. Mais il est apparu que certains employés de grandes banques avaient pour habitude de manipuler ces taux, lorsque Barclays a révélé en 2012 qu’elle allait payer 290 millions de livres (envrion 365 millions d’euros aux taux de changes actuels) pour mettre fin à des enquêtes des régulateurs britannique et américain. L’affaire a depuis rattrapé de nombreux établissements à travers le monde. L’ICE avait été nommé comme nouvel administrateur à la place de l’Association des banquiers britanniques (BBA) pour tirer les leçons du scandale. Les banques ont désormais jusqu’au 19 décembre pour réagir à ses propositions.
USA: LA FED ET DES GRANDES BANQUES ETUDIENT DES ALTERNATIVES AU LIBOR
lun. 24 nov. 2014
La Réserve fédérale américaine organisait lundi une réunion avec de grandes banques et des autorités internationales de régulation pour discuter des alternatives au taux interbancaire Libor, au coeur d’un vaste scandale financier, selon un communiqué de la Fed. Une quinzaine de banques, dont Bank of America, JPMorgan et Goldman Sachs mais aussi BNP Paribas, HSBC, Société générale et UBS participaient à cette réunion à New York ainsi que les banques centrales de l’Union européenne, du Japon et d’Angleterre. La Réserve fédérale est « intéressée de voir les acteurs des marchés travailler à des taux de référence alternatifs basés sur des taux sans risque et sur un marché robuste et très liquide », a affirmé Jérôme Powell, gouverneur de la Fed. De grandes banques sont soupçonnées d’avoir manipulé le Libor (London interbank offered rate), un taux central dans la finance mondiale, et font l’objet de nombreuses enquêtes sur le globe. « Des cas de manipulation (…) ont détérioré la confiance dans les taux de référence existants », rappelle la Fed faisant référence à ces tentatives de manipulation qui ont donné lieu depuis 2012 à plusieurs milliards de dollars d’amendes. Calculé une fois par jour à la mi-journée sur la base des déclarations d’un panel de banques, le Libor est censé refléter le taux moyen auquel les banques peuvent emprunter dans diverses devises et à diverses échéances.
LA NOUVELLE NORMALITE DU MARCHE PETROLIER => VERS UN PRIX DU BARIL DURABLEMENT BAS ?
lun. 24 nov. 2014
La dégringolade des prix du baril de pétrole est l’évènement de 2014 sur le marché des matières premières. Les investisseurs s’étaient habitués ces dernières années à un prix moyen de l’ordre de 110 dollars. Depuis cet été, le pétrole a connu un recul de près de 25%, renouant avec les niveaux atteints au cours du printemps arabe. Le marché a expliqué cette baisse, dans un premier temps, par le contrecoup de la hausse du risque géopolitique en Europe de l’Est et dans le croissant mésopotamien. A tort. C’est surtout l’inadéquation entre l’offre et la demande qui explique le fort repli des prix du baril. Au fur à mesure que nous avancions dans l’année, il est apparu de manière de plus en plus flagrante que les prévisions de production reposaient sur des estimations de croissance économique erronées. Il n’y a pas eu rencontre entre la production pétrolière et la demande internationale, d’où la situation prolongée de surplus d’offre du marché. Réalisant la nouvelle donne, beaucoup d’investisseurs ont débouclé depuis l’été leurs positions longues, accentuant le repli. Ces dernières séances, le cours du WTI a connu un rebond technique depuis la borne psychologique des 80 USD. A court terme, tout porte à croire toutefois que le prix du baril de pétrole va rester durablement bas. La prochaine réunion de l’OPEP prévue le 27 novembre prochain est présentée comme décisive mais nous considérons que ce sont en fait les Etats-Unis qui sont les seuls à pouvoir réellement influencer ce marché. Blocage au sein de l’OPEP En raison des divergences évidentes entre les pays membres de l’OPEP à propos de l’ajustement des capacités de production, il est peu probable qu’un accord significatif intervienne entre l’Arabie Saoudite, qui plaide pour le statu quo, et le Venezuela et l’Algérie, qui militent pour une diminution importante de la production. Manifestement, l’Arabie Saoudite n’est pas prête à être, une nouvelle fois, la variable d’ajustement du marché pétrolier et préfère profiter de la baisse actuelle pour conquérir de nouvelles parts de marché, particulièrement en Asie. Les espoirs du Venezuela et de l’Algérie reposent essentiellement sur un autre acteur qui a désormais une assise incontournable sur le marché : les Etats-Unis. Les études réalisées montrent, en effet, que la production de gaz de schiste au Texas et dans le Dakota du Nord n’est plus rentable sous un niveau de prix moyen du baril de pétrole de 80 dollars. Nous sommes actuellement dans cette zone de sensibilité. Si, comme on l’anticipe, le baril devrait rester proche de ce niveau à court terme, il n’est pas exclu que les Etats-Unis décident unilatéralement de réduire momentanément leur production. Dans ce cas de figure, le baril de pétrole pourrait se stabiliser à moyen terme dans une zone de prix comprise entre 90 USD et 100 USD. Un cycle de trente ans Au-delà de la situation de surplus d’offre du marché, il faut également rappeler le contexte global. L’évolution du cours du baril de pétrole s’inscrit, en effet, dans un phénomène plus vaste, celui de la diminution généralisée du prix des matières premières à travers le monde. Les matières premières évoluent dans des cycles de trente ans. La première partie du cycle a débuté au début des années 2000 par un mouvement de hausse ayant pour point culminant avril 2011.Aujourd’hui, nous sommes engagés dans la dernière partie du cycle qui se traduit par une baisse ayant toutes les chances de durer au moins jusqu’au milieu de la prochaine décennie. A très long terme, un prix faible du pétrole pourrait donc être la nouvelle normalité.
LA FINANCE ISLAMIQUE EN PLEIN BOOM DEPUIS QUATRE ANS !
lun. 24 nov. 2014
La finance islamique, qui prohibe l’intérêt assimilé à l’usure, a doublé en volume en quatre ans à 2.000 milliards de dollars, et les perspectives de développement de cette activité soucieuse d’éthique religieuse apparaissent sans limite, estiment des experts. La finance islamique a profité, pour se développer, de sa souplesse, de son ancrage à l’économie réelle et de l’interdiction de transactions spéculatives. « En dépit du fait qu’elle soit régie par de stricts principes religieux, cette activité reste très souple et moins risquée. C’est ce qui l’a aidée à se développer rapidement et à répondre à différentes demandes », explique à l’AFP l’économiste koweïtien Hajjaj Bukhdur. Ahmad Salim, un employé, a renoncé à un prêt de 35.000 dollars deux jours seulement après l’avoir contracté auprès d’une banque conventionnelle du Koweït. « Un religieux m’a expliqué qu’il était interdit de contracter un prêt auprès d’une banque non islamique parce qu’il est assorti d’intérêts », explique-t-il. Quelques jours plus tard, ce client a obtenu un prêt auprès d’une banque islamique sans intérêt mais avec des charges de 700 dollars. Comme lui, 40 millions de personnes dans le monde, qui compte 1,6 milliard de musulmans, sont clients de banques islamiques, une activité passée d’un statut confidentiel dans les années 1970 à celui de géant du secteur bancaire. Le Fonds monétaire international (FMI), la Banque mondiale et d’autres organismes financiers internationaux estiment que les avoirs des banques islamiques ont été multipliés par neuf à 1.800 milliards de dollars entre 2003 et 2013, soit une progression de 16% par an. Ils dépasseraient actuellement les 2.000 milliards. Environ 80% de ces avoirs sont détenus par les banques, 15% sous forme de « sukuk » (bons islamiques), 4% placés dans des fonds d’investissement et 1% dans le système d’assurance islamique « takaful ». L’Iran détient environ 40% des avoirs des banques islamiques, l’Arabie saoudite 12% et la Malaisie 10%. – Doubler de volume – Ce secteur formé de centaines d’institutions opérant dans plus de 70 pays, va encore doubler de volume à 4.000 milliards de dollars en 2020, selon des experts. La crédibilité de la finance islamique a été renforcée pendant la dernière crise économique à laquelle elle a mieux résisté que les banques conventionnelles, même si certains spécialistes ont un avis opposé. « Les banques islamiques ont su éviter les pires conséquences de la crise financière de 2008 parce qu’elles n’étaient pas exposées aux ‘subprimes’ et aux créances toxiques et qu’elles ont maintenu un lien fort avec l’économie réelle », souligne Mahmoud Mohieldin, directeur général de la Banque mondiale, dans une récente étude. « Avec de grandes réserves de fonds propres et de liquidités, les banques islamiques sont mieux outillées pour résister aux chocs du marché », estime de son côté le FMI. Mais le secteur, basé sur le partage des profits et des pertes, a lourdement souffert de l’effondrement de l’immobilier et d’autre secteurs économiques dans le Golfe pendant la deuxième phase de la crise. « Certaines institutions islamiques ont même été forcées de quitter ces marchés », précise à l’AFP l’économiste saoudien Abdulwahab Abu-Dahesh. Mais la force de la finance islamique provient du fait qu’elle ne « traite pas les produits dérivés et ne s’adonne pas à la spéculation », ajoute cet expert. – Conforme à la charia – Pour répondre à une demande sans cesse croissante, la banque islamique a développé de nombreux produits financiers conformes à la charia qui interdit l’usure. « Murabaha » finance les achats de biens de consommation et « Moucharaka (partenariat) permet l’acquisition d’un actif, les deux parties acceptant de partager les bénéfices ou les pertes. Les « sukuk », qui permettent de participer au financement de grands projets, connaissent un franc succès. En juin, la Grande-Bretagne est devenu le premier émetteur de « sukuk » en dehors des pays islamiques avec une émission de 323 millions de dollars qui a été 12 fois sur-souscrite. La valeur globale des « sukuk » était de 269 milliards de dollars fin 2013 et est appelée à connaître une augmentation en pourcentage à deux chiffres, estime Essa Kazim, gouverneur du Dubai International Financial Centre.
UN CREDIT RENOUVELABLE NON UTILISE DOIT ETRE SUSPENDU
mer. 19 nov. 2014
Les modalités selon lesquelles les crédits renouvelables non utilisés pendant un an sont suspendus puis résiliés ont été précisées. Trop souvent la cause de situations de surendettement, les crédits renouvelables sont dans le collimateur des pouvoirs publics. Ainsi, régulièrement, ces derniers prennent de nouvelles mesures destinées à renforcer la protection des consommateurs en la matière. Dernière en date, la loi relative à la consommation du 17 mars 2014 qui a introduit l’obligation pour les vendeurs, lors de l’achat en magasin ou à distance par un consommateur d’un bien ou d’une prestation de services, d’accompagner systématiquement leur offre de crédit renouvelable d’une proposition de crédit amortissable. Rappel : un crédit renouvelable ou « revolving » est un crédit qui se reconstitue au fur et à mesure que son souscripteur le rembourse. Cette même loi a également instauré une mesure de suspension des contrats de crédit renouvelable lorsqu’ils n’ont fait l’objet d’aucune utilisation pendant un an depuis qu’ils ont été souscrits ou reconduits. Ainsi, l’organisme prêteur qui demande à l’emprunteur s’il souhaite reconduire un contrat non utilisé doit lui adresser, trois mois au plus tard avant l’expiration du délai d’un an, un document mentionnant les conditions de cette reconduction. Si l’emprunteur ne retourne pas ce document dans les 20 jours qui précèdent l’échéance du contrat, le crédit est alors suspendu. Et s’il ne demande pas à le réactiver, le contrat est automatiquement résilié un an après sa suspension. Précision : ce dispositif s’applique aux contrats souscrits à compter du 19 mars 2014, et donc à leur première échéance annuelle. Quant aux contrats en cours au 19 mars 2014, ils seront soumis à ces nouvelles règles au plus tard à compter de leur première reconduction intervenant à partir du 1er juillet 2015. Décret n° 2014-1199 du 17 octobre 2014, JO du 19
PROJET DE LOI DE FINANCES POUR 2015 - DISPOSITIONS ADOPTEES PAR L'ASSEMBLEE NATIONALE - RENOVATION DES LOGEMENTS
lun. 17 nov. 2014
Projet de loi de finances pour 2015 - Dispositions adoptées par l'Assemblée Nationale - Rénovation des logements La première partie du projet de loi de finances pour 2015, adoptée en première lecture par l'Assemblée Nationale, propose une modification du dispositif du crédit d'impôt accordé aux contribuables au titre des travaux de rénovation énergétiques de leurs logements. I - Éligibilité au crédit d'impôt de nouvelles dépenses d'équipement A) Dépenses d'économies d'énergie. - Sont désormais éligibles au crédit d'impôt l'acquisition de matériaux thermiques des parois vitrées, de volets isolants ou de portes donnant sur l'extérieur, et ceci quelque soit le type d'habitation, collectif ou individuel. - Deviennent également éligible au crédit d'impôt les dépenses portant sur un immeuble achevé depuis plus de deux ans et payées entre le 1er Septembre 2014 et le 31 Décembre 2015 qui ont pour objet l'acquisition d'appareils permettant d'individualiser les frais de chauffage ou d'eau chaude sanitaire d'un bâtiment équipé d'une installation centrale oui alimenté par un réseau de chaleur. B) Acquisition d'un système de charge pour véhicule électrique : sont également éligibles les dépenses d'acquisition d'un système de charge pour véhicule électrique. Ces dépenses devront avoir été payées entre le 1er Septembre 2014 et le 31 Décembre 2015. L'immeuble doit être achevé depuis plus de deux ans. II - Modification du taux du crédit d'impôt Le crédit d'impôt passe de 15% à 30% à compter du 1er Janvier 2015. Les dispositions de l'article 200 quater du code général qui prévoyait une majoration du crédit d'impôt au titre de l'exécution de certains travaux est supprimé.
ASSURANCE DE PRET : LE LIBRE CHOIX ENTRE ASSURANCE COLLECTIVE "GROUPE " DE LA BANQUE OU ASSURANCE INDIVIDUELLE (DELEGATION D'ASSURANCE)
ven. 14 nov. 2014
Le recours à un prêt immobilier pour concrétiser l'achat ou la construction d'un logement apparaît aujourd'hui comme la solution la plus évidente. Evidente certes, mais non dénuée de risques tant pour l'emprunteur que pour la banque ou l'organisme accordant le prêt immobilier. Afin de se prémunir face à une éventuelle défaillance de remboursement, l'emprunteur est généralement invité à souscrire une assurance de prêt immobilier. Si aucune loi n'impose une telle souscription, celle-ci n'en est pas pour autant vivement conseillée. Aucune banque n'acceptera en effet d'accorder un emprunt à un client refusant une assurance de prêt immobilier. Si l'assurance de prêt immobilier garantit à la banque le remboursement du crédit qu'elle aura octroyé, elle permet également à l'emprunteur de vivre sereinement avec son prêt immobilier. Associée dans une très large majorité des cas à diverses garanties annexes (assurance décès, assurance perte d'emploi, garantie invalidité, etc.), l'assurance de prêt immobilier sécurise le particulier face aux aléas parfois malheureux de la vie susceptibles d'entraver le remboursement de sa dette. L'assurance de prêt immobilier dans sa forme la plus simple est dite « temporaire » (sa durée de validité correspondant à la durée de remboursement du crédit immobilier) et ne garantie le remboursement d'un emprunt que si l'assuré décède avant l'échéance de son contrat de prêt immobilier. Les banques comme les assureurs indépendants l'agrémentent donc généralement de garanties supplémentaires destinées à accroître son niveau de protection et à l'adapter au mieux au profil de l'emprunteur. L'ASSURANCE DE PRÊT IMMOBILIER COLLECTIVE (OU ASSURANCE DE GROUPE) Avant l'octroi d'un prêt immobilier, la banque proposera généralement au futur emprunteur de contracter une assurance de prêt collective (ou assurance de groupe). Par définition, l'assurance collective d'une banque garantit simultanément les prêts immobiliers de plusieurs clients. Présentant l'avantage d'être directement proposée par la banque (adhésion simplifiée), l'assurance collective peut toutefois s'avérée inadaptée pour bon nombre d'emprunteurs (le niveau de garantie étant le même pour chacun des assurés). Recherchant une assurance correspondant parfaitement à leur situation, ces derniers pourront se tourner vers une assurance prêt immobilier individuelle. L'ASSURANCE DE PRÊT IMMOBILIER INDIVIDUELLE Jusqu'à il y a peu, les banques conditionnaient automatiquement l'octroi d'un prêt immobilier à la souscription de leur propre offre d'assurance collective. La loi Lagarde entrée en vigueur le 1er septembre 2010 vient mettre un coup d'arrêt à cette pratique jugée abusive. Avec la volonté de réformer l'assurance emprunteur, la loi Lagarde permet donc aux particuliers de choisir une assurance de prêt individuelle, auprès de n'importe quel assureur, sans craindre de refus intempestifs de la part de leur établissement prêteur. Ouvrant ce secteur d'activité à la concurrence, la réforme de l'assurance emprunteur impose toutefois certaines contraintes aux assurés : le niveau de garantie offert par l'assurance individuelle se doit d'être au moins égal à celui de l'assurance collective proposée par la banque. Généralement mieux adaptée au profil particulier de l'emprunteur, l'assurance de prêt immobilier individuelle constitue également un levier efficace pour faire baisser le coût de son prêt immobilier. En effet,« avec un taux pouvant varier de 0,10% à 0,40% selon le contrat souscrit et les garanties incluses, cette assurance représente entre 5% et 16% du coût total du crédit immobilier »."
HAUSSE D'IMPOT: LES BANQUES MENACENT DE RESTREINDRE LEURS PRETS !
ven. 14 nov. 2014
François Hollande a annoncé la semaine qu'aucun impôt supplémentaire ne serait appliqué à compter de 2015, une promesse qui ne semble pas devoir s'appliquer aux banquiers. Dans le cadre du projet de loi de Finances rectificatif pour 2014, une disposition qualifiée de « nouvelle augmentation des impôts » suscite en effet la colère d'un secteur bancaire qui n'hésite pas à mettre la distribution de prêts dans la balance. DE NOUVELLES HAUSSES D'IMPÔT POUR LES BANQUES Si depuis la semaine dernière les propriétaires de résidence secondaire ont de quoi s'irriter à l'évocation des mesures que les parlementaires entendent adopter en 2015 (la hausse de la taxe d'habitation pour certaines résidences secondaires par exemple), ils sont désormais rejoints par les banquiers. Ces derniers pourraient en effet avoir à s'acquitter, dès l'année prochaine, d'un impôt sur les sociétés bien plus conséquent. Présenté en conseil des ministres ce mercredi 12 novembre, le projet de loi de finances rectificative pour 2014 propose ainsi de rendre la taxe de risque systémique (TRS) ainsi que la contribution au Fonds de résolution unique européen (FRU) non déductibles de l'impôt sur les sociétés (ce qui est actuellement le cas). Afin de justifier ce choix, le ministère des Finances note que « la TRS ayant été instituée pour faire participer le secteur bancaire au coût de la crise financière et la contribution au FRU ayant une vocation assurantielle, il ne serait pas légitime que la collectivité doive en assumer partiellement la charge, au travers d'une diminution du résultat imposable du secteur bancaire ». Si le ministère évoque ici un principe d'équité certes louable, l'argument financier pourrait également avoir pesé de tout son poids dans la décision du gouvernement. La non déductibilité de ces taxes devraient ainsi rapporter à l'Etat quelques 1,5 milliards d'euros entre 2015 et 2017. LA PRODUCTION DE CRÉDIT MENACÉE PAR L'IMPÔT Dans un communiqué adressé ce jour même, la Fédération bancaire française demande au gouvernement de revenir sur ses positions. Selon elle, sur les trois prochaines années, cette non déductibilité de la TSR et de la contribution au FRU équivaut à augmenter l'impôt auquel sont soumises les banques de 900 millions d'euros. Pointant du doigt une mesure « contraire aux principes généraux du droit fiscal français qui veulent qu'on ne paie pas de l'impôt sur de l'impôt », la FBF met en avant les répercussions néfastes de cette dernière sur l'économie. « Cette ponction de 900 millions se traduira mécaniquement par une baisse de la capacité de prêt des banques, d'au moins neuf milliards d'euros par an », souligne-t-elle ainsi. Entre une volonté de réduire le déficit public et un coup dur porté à la distribution de crédits et, par extension, au financement de l'économie dans son ensemble, le gouvernement devra très certainement trancher
L'ACCUMULATION DES CONTRAINTES POURRAIT "PESER SUR L'ACTIVITE" DES BANQUES DES BANQUES FRANCAISES
ven. 14 nov. 2014
Le gouverneur de la Banque de France et à ce titre l’un des dirigeants de la BCE, Christian Noyer, met en garde contre une « accumulation de contraintes domestiques et internationales » qui pourrait « peser sur l’activité » des banques françaises, dans un entretien aux Echos paru jeudi. « Je comprends l’inquiétude des banques françaises face à l’accumulation de contraintes domestiques et internationales qui risquent de peser sur leur activité », affirme M. Noyer. « Elles ne peuvent notamment pas cumuler une contribution surdimensionnée au fonds de résolution unique européen et une taxe systémique, qui plus est désormais non déductibles », poursuit-il. « Il faut faire des choix et vite, sinon tout ceci aura des conséquences sur le coût et l’offre de crédit », estime le gouverneur de la BdF. Le Conseil de stabilité financière (FSB), qui réunit banquiers centraux et experts de la régulation financière, a engagé des consultations qu’il espère voir déboucher d’ici un an sur l’imposition de règles de capital plus strictes pour les banques mondiales d’importance systémiques. Au terme de cette consultation, que le FSB veut boucler pour le sommet du G20 en 2015, ces banques mondiales – dont la faillite pourrait faire plonger l’ensemble du système financier – devront accroître leurs réserves de capitaux pour éponger d’éventuelles pertes. Il faut que le dispositif mis en place « soit calibré de façon raisonnable, afin que les banques puissent encore avoir les moyens de financer l’économie et qu’elles puissent trouver sur les marchés les volumes d’instruments suffisants pour renforcer leurs fonds propres », avertit M. Noyer. Et « il faut aussi que ce coussin s’articule avec le dispositif européen, car il n’est pas question de cumuler purement et simplement les deux mécanismes pour les mêmes banques », dit-il encore. Ces mesures vont représenter « un renchérissement pour tout le système bancaire », note le gouverneur de la BdF.
FIN DES TAUX FIXES ? COMMENT Y FAIRE FACE ?
jeu. 13 nov. 2014
En octobre dernier, les établissements bancaires manifestaient une vive inquiétude face aux récentes prises de position du Comité de Bâle. Organe de contrôle bancaire international, celui-ci réfléchirait en effet le plus sérieusement du monde à supprimer purement et simplement les crédits à taux fixe au profit des emprunts à taux variable. S'il ne s'agit pour l'heure que d'une piste de travail visant à renforcer la stabilité du système financier, certains professionnels réfléchissent déjà à la meilleure façon de faire face à une telle éventualité. 2015, la fin programmée des taux fixes Très largement plébiscités par les banquiers mais également par les emprunteurs, les taux fixes représentent-ils une menace pour les établissements prêteurs ? C'est ce qu'estime le Comité de Bâle qui planche actuellement sur leur possible suppression et ce, dès l'année 2015. Si les particuliers souscrivant un prêt immobilier profitent actuellement de conditions d'emprunt extrêmement avantageuses symbolisées par l'attractivité sans précédent des taux fixes, les banques se refinancent pour leur part en empruntant auprès des marchés à des taux pouvant évoluer à la baisse comme à la hausse. Pour le Comité de Bâle, cette disparité entre les taux de crédit et les taux de refinancement fait peser sur la banque un risque non négligeable (à savoir que le taux de refinancement soit plus élevé que le taux auquel le crédit a été accordé). Afin d'effacer ce risque potentiel, le gendarme bancaire étudierait donc la possibilité de généraliser les taux variables en supprimant les taux fixes. Quelques années de transition indispensables Si les banques ont rapidement affiché leur désapprobation en interpellant directement le Comité de Bâle, des professionnels de l'immobilier imaginent déjà les diverses mesures qu'il conviendrait de mettre en place pour aborder le plus sereinement possible cette disparition des taux fixes. C'est notamment le cas de Jacques Daboudet. Le Président de Capifrance estime ainsi qu'une période d'adaptation s'avérera plus qu'indispensable, tant pour les banques que pour leurs clients. « Si un changement du système doit avoir lieu, il doit se faire non pas du jour au lendemain mais sur quelques années, de manière à ce que la culture française évolue progressivement », précise-t-il. Quant aux taux variables qui deviendraient dès lors la norme, il apparaît dès lors « essentiel de poser certaines conditions et notamment que ces taux soient capés à +1 ou +2% ».
LE COUT DE L'ASSURANCE EMPRUNTEUR DEVRA ETRE PRECISE DES 2015 DANS L'OFFRE DE PRET AVEC LE TAUX ANNUEL EFFECTIF D'ASSURANCE (TAEA) ! !
ven. 07 nov. 2014
Le taux annuel effectif d'assurance (TAEA) va permettre au consommateur de savoir quelle est la part de son assurance emprunteur dans le cout total de son prêt. Une mesure utile dans le cadre d'une délégation d'assurance. Une arme de plus pour les souscripteurs d'un crédit immobilier ou à la consommation. Le taux annuel effectif d'assurance (TAEA), qui vise à améliorer l'information du consommateur en matière d'assurance emprunteur, a été instauré par la loi de régulation et de séparation des activités bancaire de juillet 2013. Le décret précisant ses modalités d'application a été publié au Journal Officiel du 15 octobre 2014 et n'entrera en vigueur que le 1er janvier 2015. Le TAEA se calcule « en soustrayant au taux effectif global du crédit incluant toute assurance proposée le taux effectif global du crédit sans aucune assurance ». De quoi faire un pas vers la délégation ? Concrètement, cela permettra à l'emprunteur de savoir exactement combien pèse son assurance dans le coût total de son crédit immobilier ou prêt à la consommation. De plus, le TAEA devra être « accompagné de la mention des garanties (décès, incapacité, invalidité, perte d'emploi...) dont il intègre le coût », précise le décret. Cela permettra d'assurer la « parfaite information du consommateur » sur son assurance emprunteur. Avec la possibilité de résiliation annuelle mise en place par la loi Hamon , cela pourrait pousser certains emprunteurs à aller voir si l'herbe est plus verte ailleurs. En effet, les emprunteurs ont depuis le 27 juillet 2014 la possibilité de résilier l'assurance liée à leur prêt pendant les douze mois qui suivent la date de signature du contrat. Ils peuvent alors choisir un contrat d'assurance chez une autre compagnie , avec évidemment l'objectif d'obtenir un meilleur tarif. Celui-ci devra toutefois comporter des garanties équivalentes à l'ancien. C'est ce qu'on appelle la délégation d'assurance et celle-ci n'était, auparavant, possible qu'avant la signature du contrat. La mesure présente dans la loi Hamon laissera plus de temps au consommateur pour effectuer les démarches et trouver la meilleure offre.
PRET IMMOBILIER : LES TAUX PULVERISENT LEUR RECORD !
mer. 05 nov. 2014
Alors que certains professionnels du secteur évoquent une stabilisation des taux de prêt immobilier, un courtier a constaté la baisse généralisée de ces derniers au cours du mois d'octobre et ce, pour la plus grande satisfaction de candidats à l'achat dont la confiance semble enfin être de retour. Les taux de prêt immobilier ont-ils enfin atteint leur niveau planché ? S'il est hasardeux d'apporter à cette question une réponse catégorique, le moins que l'on puisse dire c'est que les candidats à l'emprunt peuvent aujourd'hui profiter de conditions historiquement exceptionnelles. A en croire un courtier, au cours de ce mois d'octobre 2014, les taux ne se seraient pas contentés de battre leur record d'attractivité mais l'auraient littéralement pulvérisé. « Alors que le plancher bas semblait atteint, un nouveau record a été battu. Et largement : sur 15 ans, le taux le plus bas descend à 1,84%, contre 2,10% en septembre ; sur 20 ans, le record s'établit désormais à 2,15%, contre 2,45% un mois plus tôt », note ainsi Cafpi. Conjuguées à la baisse des prix de l'immobilier et aux récentes mesures gouvernementales en matière de logement (refonte du PTZ notamment), de telles conditions d'emprunt semblent donc être de nature à alimenter la confiance des acheteurs potentiels. Une confiance retrouvée qui se traduit logiquement par une distribution de crédits immobiliers orientée à la hausse (+3% sur un an selon la Banque de France). Reste désormais à savoir si ce contexte des plus favorables est oui ou non appelé à durer.
AVIS RELATIF A L'AVIS RELATIF A L'INDICE DES PRIX A LA CONSOMMATION EN 2014 !
mar. 04 nov. 2014
Avis relatif à l'indice des prix à la consommation - JORF du 30 Octobre 2014 A partir de février 1999, l'indice des prix à la consommation est publié en base 100 en 1998. L'indice mensuel des prix à la consommation de l'ensemble des ménages s'établit à 127,80 en septembre 2014 (127,43 en septembre 2013 sur la base 100 en 1998). L'indice mensuel des prix à la consommation, hors tabac, de l'ensemble des ménages s'établit à 125,88 en septembre 2014 (125,60 en septembre 2013 sur la base 100 en 1998). L'indice mensuel des prix à la consommation, hors tabac, des ménages urbains dont le chef est ouvrier ou employé s'établit à 125,64 en septembre 2014 (125,42 en septembre 2013 sur la base 100 en 1998). L'indice mensuel des prix à la consommation, hors tabac, des ménages du premier quintile de la distribution des niveaux de vie s'établit à 126,93 en septembre 2014 (126,80 en septembre 2013 sur la base 100 en 1998).
TESTS DE RESISTANCE EUROPEENS : LES GRANDES BANQUES FRANCAISES PASSENT SANS ENCOMBRE LEUR EVALUATION !
mer. 29 oct. 2014
Tests de résistance européens : les grandes banques françaises passent sans encombre leur évaluation. Parmi les treize établissements évalués en France, seule la Caisse de refinancement de l'habitat (CRH) ne respectait pas les niveaux de solvabilité requis. Le siège de la Banque centrale européenne (BCE) à Francort (Allemagne). Le siège de la Banque centrale européenne (BCE) à Francort (Allemagne). (MAXPPP) Par Francetv info avec AFP Mis à jour le 26/10/2014 | 13:52 , publié le 26/10/2014 | 12:15 C'était un examen sans précédent. Les grandes banques françaises ont passé sans encombre l'évaluation européenne du secteur, prélude à la prise en charge de leur supervision par la Banque centrale européenne (BCE) le 4 novembre, selon les résultats divulgués dimanche 26 octobre. Parmi les treize établissements évalués en France, seule la Caisse de refinancement de l'habitat (CRH) ne respectait pas les niveaux de solvabilité requis. Au niveau de la zone euro, 130 banques ont été concernées par cette opération. Elle comportait un examen des actifs possédés par ces établissements au 31 décembre 2013 - date d'arrêté annuel des comptes - puis des tests de résistance, c'est-à-dire des exercices de simulation destinés à éprouver leur solidité en cas par exemple de récession et de crise financière doublée d'une chute des prix de l'immobilier. Menée dans le plus grand secret, cette opération baptisée "Comprehensive Assessment", qui a mobilisé 6 000 personnes, visait à connaître aussi précisément que possible la situation financière des banques, avant que la BCE n'endosse le 4 novembre le rôle de superviseur bancaire européen. Voici ce qu'il faut retenir des résultats de ces tests de résistance. Satisfecit pour les banques françaises En France, les banques examinées, outre la CRH, étaient la Banque centrale de Compensation, Banque PSA Finance, BNP Paribas, BPCE, Crédit Agricole, Crédit Mutuel, HSBC France, la Banque Postale, la banque publique d'investissement bpifrance, RCI Banque (filiale de Renault), la Société de financement local et Société Générale. Fin 2013, le ratio de fonds propres "dur" (fonds propres mis en réserve rapportés aux crédits consentis) consolidé de ces 13 banques, qui pèsent 96,4% des actifs du système bancaire français, atteignait 11,49%. La réévaluation de leurs actifs a conduit à une correction très modérée, qui a fait passer ce ratio à 11,31%, soit un niveau très supérieur au minimum de 8% exigé par la BCE. Le scénario adverse, c'est-à-dire le plus difficile, des tests de résistance, qui comportait notamment une augmentation du taux de chômage et une forte baisse de 30% des prix de l'immobilier, a pour sa part un effet plus important sur ce ratio, qui passerait à 9% fin 2016 si les hypothèses retenues se matérialisaient. Mais, là encore, les banques françaises s'en sortent haut la main, puisque le minimum requis à cette échéance était situé à 5,5%. Par exemple, BNP Paribas afficherait un ratio de 8,07%, BPCE 7%, Crédit Agricole 8,83%, Crédit Mutuel 12,91% et Société Générale 8,15%. Si une banque échouait à cet examen, elle devait présenter un plan de recapitalisation afin que sa solidité financière atteigne les niveaux fixés. En l'occurrence, dans le cas de la Caisse de refinancement de l'habitat, spécialiste du refinancement de prêts immobiliers, celle-ci a déjà levé cette année les fonds nécessaires pour atteindre cet objectif. Ainsi, alors qu'apparaissait un manque estimé à 129,4 millions d'euros, la CRH a déjà levé 250 millions d'euros en 2014, ce qui a fait passer son ratio à plus de 9%. Parmi les treize banques évaluées en France, dix vont désormais passer sous la supervision directe de la BCE, dans le cadre du Mécanisme de supervision unique, dirigé par la Française Danièle Nouy. 25 banques ont échoué aux tests Au total, la BCE a annoncé que 25 banques de la zone euro sur 130 ont échoué à l'examen sans précédent du secteur, évaluant leur besoin en capital à quelque 25 milliards d'euros. Parmi les banques concernées, l'institution monétaire de Francfort a notamment recensé 9 italiennes, 3 grecques, 3 chypriotes, mais également l'allemande Münchener Hypothekenbank. Douze des 25 banques qui ont échoué ont déjà comblé leurs besoins de capital en levant environ 15 milliards d'euros en 2014, souligne la BCE. Les autres ont désormais deux semaines pour présenter aux autorités bancaires européennes leurs mesures pour combler ces besoins et auront entre six et neuf mois pour mener à bien ces plans. En outre, un certain nombre de banques soumises à cet audit vont devoir réévaluer leurs actifs, à hauteur de 48 milliards d'euros au total, dont 37 milliards ne donnant lieu à aucun besoin de capital supplémentaire, a précisé dans un communiqué la Banque centrale européenne. Par ailleurs, la BCE a identifié quelque 136 milliards d'euros d'actifs à risques, portant le montant total de ces actifs détenus par les banques de la zone euro à 879 milliards d'euros.
PRET IMMOBILIER : LES TAUX FIXES SUPPRIMES DES 2015 ?
mer. 29 oct. 2014
S'ils s'affichent actuellement sur la très grande majorité des prêts immobiliers souscrits, les taux fixes seraient-ils en passe de devenir une exception du paysage financier voire même d'être purement et simplement rayés de la carte ? A en croire RTL, la disparition des taux fixes n'auraient en effet jamais été aussi proche, suscitant donc logiquement une vive inquiétude auprès des établissements bancaires. La menace plane sur les taux fixes Organe de régulation du secteur bancaire, le Comité de Bâle envisagerait de supprimer les taux fixes et ce, dès le début de l'année 2015. La disparition de ce type de taux d'intérêt, considéré par les emprunteurs comme bien moins risqué que les taux variables (9 crédits sur 10 étant souscrits à taux fixe), a de quoi inquiéter les banques qui n'entendent pas se défaire aussi facilement de ce qui constitue pour elles un formidable produit d'appel (surtout au vu de leurs niveaux actuels, extrêmement attractifs). Ces dernières ont donc directement interpellé le comité de Bâle afin que celui-ci revienne sur ses positions. Les taux fixes : un facteur de risque à supprimer ? Lorsqu'une banque prête de l'argent, elle doit nécessairement se refinancer en empruntant elle-même auprès des marchés. Or si la majorité des prêts immobiliers qu'elle accorde sont à taux fixe, ce n'est pas le cas de son prêt de refinancement dont le taux peut être amené à fluctuer. Cette disparité entre les taux fait donc peser un risque sur la banque qui peut voir son taux de refinancement dépasser celui du crédit octroyé. Et c'est justement ce risque que le gendarme bancaire entend effacer en supprimant les taux fixes au profit des taux variables.
BANQUE DE FRANCE: « LES BANQUES FRANCAISES DEMONTRENT LA QUALITE DE LEURS ACTIFS ET LEUR RESISTANCE A L'EXERCICE DU STRESS TEST »
lun. 27 oct. 2014
La Banque centrale européenne (BCE) a lancé, en octobre 2013, un vaste exercice d’évaluation complète des bilans bancaires avant d’assumer sa responsabilité de supervision, à compter du 4 novembre, dans le cadre du Mécanisme de Supervision Unique (MSU). Cette évaluation complète combine une analyse très précise de la qualité des actifs (asset quality review, AQR) et un test de résistance (stress test). Elle marque une étape importante pour renforcer la confiance dans les banques de la zone euro, accroître la transparence des bilans des banques et harmoniser les pratiques en matière de supervision en Europe. L’examen de la qualité des actifs a porté sur l’actif des bilans des banques au 31 décembre 2013. Il a couvert les expositions aux risques de crédit et de marché dont l’évaluation des actifs difficiles à valoriser (dits de niveau 3 en normes comptables). Toutes les expositions aux risques, domestiques et à l’étranger, toutes les catégories d’actifs, y compris les créances non performantes, les prêts restructurés et les expositions à la dette souveraine ont été prises en compte. Cet examen a été réalisé en retenant des définitions harmonises, notamment celles relatives aux expositions non performantes et aux moratoires (forbearance). Le test de résistance s’est appuyé sur l’examen de la qualité des actifs et le complète pour apporter une vision, sur la durée, de la capacité des banques à absorber les chocs en situation de crise sévère. L’exercice a été mené en France par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution avec l’appui de cabinets externes en appliquant des méthodologies très strictes définies par la BCE pour l’évaluation des actifs et en coopération avec l’Autorité bancaire européenne pour le test de résistance. En France, 13 groupes bancaires, représentant plus de 95 % des actifs du système bancaire français ont été concernés par cet exercice qui a mobilisé des moyens considérables tant au sein de I’ACPR que des 13 groupes. Les résultats définitifs, publiés ce jour par la BCE, distinguent les déficits de fonds propres mis en évidence par l’examen de la qualité des actifs et ceux qui ressortent des scénarios de référence et adverse du test de résistance. Les résultats des banques françaises confirment la qualité de leurs actifs et leur capacité de résistance à des chocs sévères. L’évaluation des actifs fait ressortir un impact faible de 18 points de base, parmi les plus faibles des banques de la zone euro, sur le ratio de fonds propres de base de catégorie 1 » common equity tier1 – CET1 , des banques françaises au 31 décembre 2013. Dans le scénario le plus défavorable (adverse) , les banques françaises ont passé avec succès le test et se comparent très favorablement avec leurs pairs européens. L’impact moyen est de 231 points de base à l’horizon de fin 2016. En tenant compte des deux impacts (évaluation des bilans et stress adverse), les banques françaises affichent un ratio CET1 agrégé de 9 % à fin 2016, soit un niveau très supérieur au seuil de 5,5 % retenu pour exiger des plans de recapitalisation. Commentant les résultats des banques françaises, Christian Noyer, Gouverneur de la Banque de France et Président de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution indique que « ces très bons résultats prouvent que le modèle universel des banques françaises, la diversification de leurs activités et leur gestion rigoureuse des risques sont des atouts qui leur permettent de présenter des bilans solides, capables de résister à des chocs très sévères »· Il rappelle que « la méthodologie d’évaluation des bilans était particulièrement stricte, imposant des critères prudentie/s plus exigeants que les principes comptables, et que les scénarios de stress étaient extrêmement sévères en comparaison des exercices antérieurs. Dans ce contexte, les banques françaises se distinguent tout particulièrement au sein de la zone euro par leur solidité, ce qui confirme que la supervision « intrusive » de I’ACPR a été un atout sur lequel la BCE va pouvoir bâtir sa supervision à partir du 4 novembre 2014″·
L'INTERET DE LA LOCATION MEUBLEE NON PROFESSIONNELLE !
lun. 27 oct. 2014
L’un des types de placement immobilier les plus rentables est la location en meublé, que ce soit du saisonnier ou à l’année. Le fait de louer en meublé permet de valoriser son bien immobilier, d’offrir un service supplémentaire aux locataires et ainsi de justifier des loyers plus importants. Mais ce n’est pas l’unique raison qui rend ce type de location attractif, c’est aussi la fiscalité ! Pour louer en meublé, il faut avant tout se déclarer officiellement à sa chambre de commerce en tant que Loueur en Meublé Non Professionnel (LMNP). On obtient alors un numéro SIRET, comme n’importe quelle entreprise. Du coup, les recettes locatives ne sont plus de simples revenus fonciers, elles deviennent des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC) et c’est là que se situent les réels avantages fiscaux et le rôle de l’expert-comptable. Une première option fiscale est la déclaration des recettes locatives en micro-BIC, avec un abattement de 50% sur les revenus bruts. C’est très simple, une case à remplir, tout le monde peut le faire soi-même, et c’est souvent ce qui est choisi par les bailleurs. Il y a pourtant beaucoup mieux à faire, la déclaration en BIC réel ! Réel signifie que toutes les charges du propriétaire vont pouvoir être déduites des revenus locatifs, les intérêts d’emprunt par exemple, mais surtout l’amortissement de la valeur du bien immobilier ainsi que du mobilier, comme pour n’importe quel immobilisation ou matériel dans une entreprise. Il s’agit là d’une véritable niche fiscale qui permet à beaucoup de bailleurs en meublé de n’avoir aucune imposition sur leurs revenus immobiliers durant 10 à 20 ans… Mais effectuer soi-même cette déclaration fiscale en BIC réel, sans connaissances comptables précises est un vrai challenge et présente plusieurs handicaps. Voici donc 5 bonnes raisons de faire appel à un expert-comptable pour sa déclaration en BIC réel : 1. Faire un calcul d’amortissement selon les bonnes règles comptables : L’amortissement comptable doit en effet respecter des règles strictes. La dépréciation dépend de la partie de la construction ou de l’équipement que l’on considère, on ne peut donc pas simplement considérer une valeur unique de bien immobilier et diviser par un nombre d’année, 30 ans par exemple. Il faut amortir par composant, avec un nombre d’année spécifique selon le composant. Généralement on distingue le gros œuvre (jusqu’à 50 ans), le second œuvre (15 à 30 ans), l’agencement et l’aménagement (typiquement les travaux de rénovation qui ont pu être effectué), (sur 10 ans), et enfin le mobilier (sur 5 à 10 ans). 2. Minimiser le risque de contrôle fiscal : Le fait de déléguer cette déclaration fiscale à un professionnel de la comptabilité, une personne neutre qui n’a aucun intérêt à gonfler les déductions, fiabilise la déclaration. Faire sa comptabilité seul signifie pour le fisc une plus grande probabilité d’erreur voir même de déduction abusive ! 3. Sous-traiter la compréhension puis la rédaction des formulaires fiscaux 2031 et 2033 : Ces formulaires spécifiques deviennent assez techniques pour une personne qui n’est pas du métier. L’expert-comptable les remplit, fournit les exemplaires à envoyer à son centre des impôts ainsi que la somme à reporter sur la déclaration de revenus 2042 C. Nettement plus efficace et sans erreur ! 4. Associer un expert-comptable et une adhésion à un Centre de Gestion Agréé (CGA) permet d’éviter une imposition supplémentaire de 25% dès lors que le résultat sera positif. C’est ce qui arrive lorsque l’amortissement commence à baisser, ou lorsque le prêt immobilier est soldé et qu’il n’y a donc plus d’intérêts d’emprunts à déduire. 5. Des frais d’expert-comptable qui passeront en crédit d’impôt l’année suivante, à condition d’avoir adhéré à un CGA. Tous les avantages ci-dessus, les services d’un professionnel, pour un coût nul au final ! Vous l’avez compris, il y a beaucoup à gagner à optimiser son investissement immobilier avec l’aide d’un expert-comptable. Mais pour pouvoir profiter de cette solution fiscale avantageuse, il faut anticiper les démarches suffisamment tôt ; si vous allez taper à la porte d’un expert-comptable quelques semaines avant la déclaration de fin mai, il sera trop tard ! Il est temps de s’y mettre pour faire les démarches sereinement…
LA PRATIQUE DU RACHAT DE CREDI OU REGROUPEMENT DE CREDIT POUR REDUIRE SES MENSUALITES DE PRETS
ven. 24 oct. 2014
Le rachat de crédit est une opération qui consiste à substituer un ou plusieurs crédits existants par un seul crédit. Un nouveau prêt est alors mis en place par l’établissement financier choisi avec des mensualités et un taux d’intérêt moins élevés mais dont la durée de remboursement est rallongée. Pour cela, l’organisme prêteur étudiera les revenus et les garanties que peut lui fournir l’emprunteur. Il existe plusieurs expressions pour désigner le rachat de crédit : regroupement de crédits, consolidation ou restructuration de créances, consolidation de dettes, opération de refinancement. Avant la loi n° 2010-737 portant réforme du crédit à la consommation, l’activité de rachat de crédit ne faisait l’objet d’aucune réglementation particulière. Dorénavant, avec cette loi, le regroupement de crédit est doté d’un cadre juridique propre. Les publicités de rachat de crédits se multiplient depuis quelques années en mettant en avant,des arguments très séduisants pour le consommateur. Cependant, si le montant de la mensualité baisse effectivement, d’autres frais viennent s’ajouter à la charge de l’emprunteur,compte tenu de l’allongement de la durée de remboursement. Quels sont les prêts concernés ? Quel est le coût réel d’un rachat de crédit ? Les prêts pouvant faire l’objet d’un rachat de crédit Il est possible de renégocier toutes sortes de crédits : les crédits immobiliers, les crédits à la consommation, les crédits revolving, les prêts personnels, les crédits auto ou travaux ainsi que les découverts bancaires. Cependant, les prêts à taux bas, de type prêts à taux zéro, les prêts 1% logement ou les prêts d’honneur étudiants ne peuvent faire l’objet de rachat de crédits. Il est possible d’opter soit pour le refinancement hypothécaire ou rachat immobilier, soit pour le refinancement de crédits à la consommation ou rachat locataire. Le rachat immobilier regroupe l’ensemble des crédits en cours, immobilier et à la consommation en un seul prêt hypothécaire au taux et sur la durée d’un prêt immobilier. Dans ce cas, la période de remboursement peut s’échelonner sur 30 ans. Le refinancement de crédits à la consommation regroupe tous les prêts personnels ainsi que les réserves en un seul prêt pour une durée qui peut atteindre 10 ans. Il n’est pas judicieux d’intégrer dans un rachat de crédit, un prêt qui est sur le point d’être remboursé (pour lequel il reste par exemple 2 ou 3 mensualités) ou un prêt à taux fixe bas. Le régime juridique du regroupement de crédit Si le regroupement de plusieurs crédits à la consommation entraine un dépassement du seuil de 75 000 euros, celui-ci est quand même soumis au régime du crédit à la consommation. En effet, l’article L311-3 2° du code de la consommation, qui exclut les crédits d’un montant supérieur à 75000 euros fait une exception dans le cas de regroupement de crédit. Le nouveau crédit résultant d’un regroupement de crédits immobiliers est soumis au régime du crédit immobilier. En cas de regroupement de crédits mixtes c'est-à-dire à la fois des crédits à la consommation mais également de crédits immobiliers, le régime juridique applicable au nouveau contrat est fonction de la part relative du crédit immobilier. En effet, le regroupement de crédits mixtes sera soumis au régime du crédit à la consommation si la part du crédit immobilier est inférieure à 60% du montant total de l’opération de regroupement. Dans le cas contraire, le nouveau contrat sera soumis au régime du crédit immobilier (Article R313-17 du code de la consommation). Lorsqu’un regroupement de crédit doit conduire au rachat complet d’un crédit renouvelable, le prêteur effectue lui-même le remboursement et informe son client de la possibilité de résilier le contrat et lui adresse dans frais la lettre de résiliation (article L313- 15 alinéa 4 du code de la consommation). Les organismes pouvant mettre en place un rachat de crédit Vous pouvez vous adresser à votre banque, à d’autres banques, à des courtiers en assurance, des intermédiaires, des organismes de crédit ou aux agences de Crédit municipal. Il est impératif de mettre en concurrence plusieurs organismes afin d’obtenir les meilleurs taux pour votre rachat de crédit. Les frais engendrés par l’opération de rachat de crédit Certains sont obligatoires, d’autres peuvent être négociés. Si le nouveau crédit comprend un crédit immobilier les frais seront particulièrement élevés. Les frais de dossier Quel que soit l’organisme auquel vous vous adresserez, vous devrez vous acquitter de frais de dossier car il s’agit d’une opération bancaire. Les intérêts Le rachat de crédit a pour effet de baisser les mensualités dues car la durée de remboursement est rallongée. Cela signifie donc que vous paierez davantage d’intérêts puisqu’il y a davantage de mensualités.
COMMENT REGROUPER SES CREDITS ET FAIRE BAISSER SA CHARGE DE REMBOURSEMENT ?
ven. 24 oct. 2014
Comment regrouper ses crédits Octobre 2014 Regrouper ses crédits peut présenter des avantages. À condition de bien évaluer le coût réel d'une telle opération. Les règles et les conseils à lire avant de s'engager. 1.Avantages du regroupement de crédits 2.Risques et inconvénients 3.Regroupement de crédit immobilier 4.Procédure de regroupement de crédits 1.Négocier le nouveau prêt 2.Rachat de crédits Avantages du regroupement de crédits Un emprunteur qui a souscrit plusieurs crédits en même temps (crédits immobiliers ou crédits à la consommation) doit payer plusieurs mensualités. Il peut alors éprouver des difficultés financières pour faire face à ces différentes échéances. Le regroupement de crédits lui permet dans ce cas de racheter ses différents crédits par anticipation, via la souscription d'un nouveau crédit unique dont la durée de remboursement est plus longue. Exemple : au lieu de rembourser un crédit de 2 ans et un autre de 3 ans, l'emprunteur ne devra plus rembourser qu'un seul crédit sur une durée de 5 ans. L'emprunteur ne devra alors verser qu'une seule somme par mensualités, dont le montant se trouve réduit par rapport à la somme de ses anciennes mensualités. Le regroupement de crédits présente donc un avantage à court terme, l'emprunteur ayant moins d'argent à rembourser chaque mois. Il pourra donc étaler ses dettes sur une période plus longue. Risques et inconvénients Si le regroupement de crédits permet de réduire ses difficultés financières à court terme, il est néanmoins plus coûteux pour l'emprunteur sur le long terme. En effet, si le montant des mensualités se trouve réduit, la durée de remboursement se trouve rallongée. Conséquence : le coût des intérêts est augmenté. Plus la durée de votre remboursement est longue, plus votre nouveau crédit vous coûtera cher. Le regroupement de crédit est donc susceptible d'aggraver votre situation financière à long terme, et vous pourriez ainsi ne faire que « reculer pour mieux sauter » si vous vous trouvez déjà dans une situation financière délicate. Regroupement de crédit immobilier Le regroupement de crédits peut aussi bien porter sur des crédits à la consommation que sur des crédits immobiliers (ou les deux à la fois). Toutefois, en pratique, le regroupement de crédits immobiliers est la plupart du temps déconseillé. Ce procédé suppose en effet un remboursement anticipé de votre crédit immobilier, et donc des frais relativement coûteux. Ces pénalités de remboursement anticipé seront intégrées dans le montant de votre nouveau prêt. A noter qu'en principe ces pénalités de remboursement anticipé ne sont pas applicables en cas de rachat de crédits à la consommation, sauf dans certains cas. Pour connaitre ces derniers, voir les pénalités de remboursement anticipé d'un crédit à la consommation. Procédure de regroupement de crédits Négocier le nouveau prêt Pour regrouper vos crédits, vous devrez d'abord négocier le montant et le coût du nouveau prêt auprès de votre banque. Avant toute chose, évaluez le montant total des sommes que vous devez au titre de vos différents prêts en prenant en compte le capital à rembourser, les intérêts et l'assurance. Lors de la négociation du taux d'intérêt du nouveau prêt, prenez en compte le taux effectif global (TEG) du prêt. Le TEG intègre tous les coûts obligatoires : les intérêts, mais aussi les frais de dossier, l'assurance décès, etc. Evitez de souscrire un prêt à taux variable, vous vous exposeriez à une augmentation du coût des mensualités en cours de remboursement. Rachat de crédits (REGROUPEMENT DE CREDITS) Une fois l'accord conclu avec votre banque, cette dernière remboursera vos différents crédits par anticipation. Le client doit s'assurer que ces crédits ont bien été intégralement remboursés. Pour ce faire, il doit en demander la confirmation aux différents organismes auprès desquels les prêts ont été contractés. Ces organismes doivent ainsi vous fournir une attestation de remboursement prouvant que le prêt a bien été intégralement remboursé.
LE REGROUPEMENT DE CREDIT EN FRANCE
ven. 24 oct. 2014
Regroupement de crédit Le regroupement de crédits est une technique financière qui consiste à consolider différentes dettes, différents crédits, en les regroupant en un seul crédit, rééchelonné sur une durée plus longue. L’emprunteur ne doit plus assumer qu’une seule et unique mensualité, dont la charge de remboursement mensuel est diminuée. Autrefois désigné par rachat de crédit, le terme a été écarté juridiquement. Cette pratique très développée dans les pays anglo-saxons se développe depuis les années 1980 en France, à cause notamment du surendettement croissant des ménages dû en particulier à la hausse des prix de l'immobilier et au développement des crédits renouvelables ou revolving. Les banques y voient également un nouveau segment de croissance au moment où le secteur de la banque de détail arrive à maturité. Entre 1980 et 1990, ce sont essentiellement des prêteurs allemands qui sont les premiers à proposer aux Français le regroupement de leurs prêts en un seul. Ainsi, la Credit Commerzbank et la Hamburghyp Hypothekenbank interviennent, uniquement pour les foyers propriétaires ou en accession à la propriété, sous forme de prêts hypothécaires. En France, ce sont la banque RSGB (Royal Saint George Bank) et le CFCAL (Crédit Foncier Communal d’Alsace Lorraine) qui sont les pionniers financiers sur le marché du rachat de crédits. Le regroupement de crédits, représente une production annuelle de 2.7 milliards d’euros (octobre 2012 à octobre 2013), en hausse en octobre 2013 de 13.9% par rapport à octobre 2012, selon les données de l’Association des sociétés financières[1]. Observatoire « Les Français et le regroupement de crédits » Selon le premier observatoire du regroupement de crédits[2], mené en janvier 2014, plus de 78% des Français ont déjà entendu parler du regroupement de crédits. 7% de la population seraient prêts à effectuer l'opération. Ils sont autant à y avoir recouru, soit 10% des ménages qui ont eu un crédit. Le regroupement de crédit est doté d'un cadre juridique depuis la Loi 2010-837 du 10 juillet 2010, venant en transposition de la Directive européenne sur le crédit à la consommation (Directive CCD). Ces dispositions sont précisées par le Code de la consommation (articles R. 313-17 et suivants). Les dettes ou créances qui peuvent être regroupées sont de différentes sortes : prêt immobilier, prêt personnel, crédit revolving, découvert, dette familiale, ou encore retard d’impôt ou de loyer. Les différents types de regroupement possibles[modifier | modifier le code]Les regroupements de crédits locataires ou propriétaires sont destinés à regrouper plusieurs crédits à la consommation, Le regroupement de crédits propriétaires qui regroupe à la fois un ou plusieurs crédits immobiliers et des crédits à la consommation, Le regroupement de crédits professionnels, Le regroupement de crédits à réméré. Avantages[modifier | modifier le code]Le regroupement de crédits et leur rééchelonnement en une seule mensualité permet de resolvabiliser le particulier. L’objectif est également de diminuer son taux d’endettement[3] en-deçà des 33% de ses revenus. Le rééquilibrage du budget offre la possibilité de financer de nouveaux projets, et d’améliorer sa capacité d’épargne grâce à la simplification de son budget. Les frais[modifier | modifier le code]Les frais qui accompagnent un regroupement de crédits sont de plusieurs natures : Les frais de dossiers de la banque qui accepte le financement, Les frais de garantie (caution ou hypothèque), Les frais de courtage dans le cas où l’emprunteur passe par un courtier spécialisé, Les frais de remboursement anticipé (Indemnité de Remboursement Anticipé) des précédents crédits, Les frais de notaire si un prêt immobilier fait partie des différents crédits regroupés
RICHESSE PAR HABITANT => LES FRANCAIS EN 6eme POSITION MONDIALE AVEC 317.000 DOLLARS EN MOYENNE PAR ADULTE
ven. 24 oct. 2014
Malgré une économie mondiale en berne, le patrimoine global ne cesse de gonfler, pour atteindre en 2014 les 263.000 milliards de dollars. Alors que l’économie mondiale tourne au ralenti, la richesse globale des ménages fait un bon de 8,3% en un an, selon l’étude Global Wealth de la banque Crédit Suisse publiée ce mardi. Un enrichissement qui bat de nouveau record pour atteindre le niveau inégalé de 263.000 milliards de dollars en 2013 , soit plus du double du montant enregistré en 2000. Les cours «robustes» des actions et le marché de l’immobilier ont contrebalancé la conjoncture faible, tirant les Etats-Unis et l’Europe vers le haut. Les cours des actions étaient «anormalement» élevés l’année dernière dans certains pays, selon le rapport. Sur le marché de l’immobilier, le prix moyen des propriétés a globalement augmenté de 2,4%, avec de très fortes disparités entre les pays. Sans surprise, l’Amérique du nord prend la tête du classement avec une hausse de 11,4% de création de richesse, cette dernière culmine à 91 billions de dollars (91 000 milliards), soit 34,7% de la richesse mondiale des ménages. L’Europe arrive en seconde position avec 23,6% du total soit 85,2 billions de dollars. Avec 581.000 dollars en moyenne par adulte, les Suisses restent cependant les habitants les plus riches de la planète, devant les Australiens, les Norvégiens et les Américains. Les Français arrivent en 6e position avec 317.000 dollars en moyenne par adulte. La richesse des ménages devrait continuer à croître. La banque prévoit qu’elle augmentera de 40% dans les cinq ans à venir pour atteindre 369.000 milliards de dollars. Les millionnaires toujours plus nombreux Le nombre de millionnaires dans le monde frôle désormais les 35 millions. Il devrait dépasser les 53 millions d’ici à 2019. Bien que majoritairement situés aux Etats-Unis (41% des millionnaires), leur nombre dans les pays en voie de développement devrait fortement croître dans les prochaines années. En France, le rapport en compte 2,44 millions et ce nombre devrait atteindre 4,16 millions en 2019. Le nombre d’ultra-riches (plus de 50 millions de dollars de richesse) a également augmenté, selon le Crédit Suisse. Ils seraient 128.200 dans le monde. Encore une fois, ce sont les Etats Unis qui arrivent en tête du classement avec 49% des ultra-riches, soit 62.900 personnes, loin devant la Chine qui en compte 7600. Pour la première fois, le Global wealth report traite la question des inégalités. Le rapport l’aborde de deux façons : de 2000 à nos jours, ou en faisant un comparatif avant/après la crise. Si l’on considère la période de 2000 à nos jours, les inégalités ont augmenté en Amérique latine, en Afrique et particulièrement en Inde et en Chine. Mais ont eu tendance à légèrement se réduire en Europe et en Amérique du nord. Avant la crise, les inégalités ont diminué de façon générale sur l’ensemble du globe (excepté en Chine et en Inde). Mais passé, 2008 la situation se retourne, avec une forte augmentation des inégalités de richesse, surtout dans les pays développés. Selon l’étude du Credit Suisse, une fois les dettes et autres crédits déduits, il faut 3650 dollars de patrimoine pour appartenir aux 50% les plus riches de la population mondiale, 77 000 dollars pour appartenir au «décile» (les 10% les plus riches de la population) et 798 000 dollars pour faire partie du «top percentil» (les 1% les plus riches du monde). La banque rappelle aussi que la moitié de la population ne détient que 1% des richesses mondiales, alors que les 10% les plus riches de la population se partagent 87% de cette richesse.
ENDETTEMENT DES MENAGES : NOUVELLE HAUSSE AU DEUXIEME TRIMESTRE 2014 !
ven. 24 oct. 2014
Endettement des ménages français : encore en hausse au T2 Au 2e trimestre 2014, le taux d'endettement des ménages français a augmenté de 0,1 point sur trois mois, à 84,7%, et de 0,7 point sur un an. L'endettement des ménages depuis 1996. Le taux d'endettement des ménages correspond au rapport montant des crédits sur revenu disponible brut. Il est calculé trimestriellement par l'Insee notamment à partir des données de la Banque de France. De même que la dette de la France a augmenté de 127,5% depuis 2000, les ménages voient leur taux d'endettement s'envoler.
UN BONUS-MALUS DPE SUR LES ACHATS IMMOBILIERS ...
ven. 24 oct. 2014
Si les députés ont approuvé la semaine dernière le projet de loi sur la transition énergétique, ils n'ont en revanche pas hésité à enrichir le texte de quelques amendements significatifs, notamment en ce qui concerne le diagnostic immobilier de performance énergétique (DPE). Droits de mutation et DPE s'invitent dans la loi de transition énergétique Rénovation obligatoire pour tous les logements non BBC d'ici à 2025, renforcement des aides financières accordées par les collectivités territoriales, création d'un carnet de santé numérique des logements, voici quelques-unes des dispositions adoptées par les députés à l'occasion de l'examen du projet de loi sur la transition énergétique le 10 octobre dernier. Au côté de ces diverses mesures, il en est une qui semble être passée inaperçue mais qui pourrait pourtant être de nature à alimenter les débats. Un amendement déposé par la députée PS Sabine Buis (également rapporteure du projet de loi) stipule en effet que les conseils généraux auront la possibilité de« moduler les droits de mutation en fonction des performances énergétiques des bâtiments ». Un bonus-malus associé au DPE Concrètement, cela signifie que l'acquéreur d'un bien immobilier affichant un DPE satisfaisant devra s'acquitter de droits de mutation (taxe versée par chaque nouveau propriétaire d'un logement) moins élevés que s'il avait fait le choix d'acheter une « passoire thermique ». Destinée à inciter les propriétaires vendeurs à entreprendre la rénovation énergétique de leur bien, la création de ce « bonus-malus écologique » sur les droits de mutation a donc été validée par les parlementaires. Si ses modalités d'application devront être précisées par décret, François Brottes, président de la commission spéciale de l'Assemblée nationale, a d'ores et déjà estimé que cette mesure incitative « impose des résultats sur la qualité des diagnostics de performance énergétique (DPE) ».
L'APPORT PERSONNEL D'UN PRET IMMOBILIER
mer. 22 oct. 2014
L'apport personnel d'un prêt immobilier Apport personnel, gestion de son budget, analyse de sa situation financière ou encore profil d'emprunteur, voilà quelques-uns des points sur lesquels le futur emprunteur devra porter une attention particulière afin d'aborder son crédit immobilier dans les meilleures conditions. Avant de se voir accorder ou non un crédit immobilier, chaque futur emprunteur devra déposer sa demande auprès de son établissement prêteur. Dûment rempli, le dossier de prêt immobilier permettra au banquier d'établir le profil d'emprunteur du demandeur. S'appuyant sur les informations qui lui auront été transmise, sera alors à même de déterminer la validité d'une demande et, le cas échéant, d'adapter les modalités du crédit à l'emprunteur. En fonction de la qualité de leur dossier (médiocre, moyen, bon voire excellent), des emprunteurs aux profils divers se verront soumis à des conditions de crédit différentes. Un profil d'emprunteur jugé bon par la banque pourra ainsi profiter d'un montant de crédit supérieur ou/et de taux d'intérêt plus avantageux qu'un profil médiocre. Si chaque banque ou organisme de crédit utilise ses propres critères pour définir un profil d'emprunteur, le mot d'ordre reste évidemment toujours le même : moins l'emprunteur est susceptible de rencontrer des défaillances de remboursement, meilleur sera son dossier. Avant l'octroi d'un crédit immobilier, la banque dressera donc tout d'abord le profil d'emprunteur de son futur client afin de s'assurer que ce dernier dispose des capacités suffisantes pour procéder au remboursement du prêt. Pour procéder à cette évaluation, l'établissement prêteur s'appuiera essentiellement sur 5 grands critères : l'apport personnel, le taux d'endettement, la solidité des revenus de l'emprunteur, sa façon de gérer son budget et enfin la durée du crédit immobilier. Prêt immobilier : l'importance de l'apport personnel Si votre profil d'emprunteur est déterminé par la banque en fonction de divers critères, la part de votre apport personnel dans le financement du bien immobilier occupe une place prépondérante dans l'octroi par votre banque d'un éventuel emprunt. Disposer d'un apport personnel conséquent influe sur votre futur crédit immobilier de deux façons différentes : premièrement, l'établissement prêteur sera bien évidemment plus enclin à vous accorder cet emprunt, et deuxièmement, vous pourrez bénéficier de conditions de prêt beaucoup plus favorables. On estime d'une manière générale qu'un particulier doit au moins disposer d'un apport personnel correspondant à 10% du prix d'achat du bien immobilier (notamment s'il s'agit d'une première acquisition). Pourquoi la banque attache-t-elle tant d'importance à l'apport personnel ? •Un apport personnel conséquent constitue pour la banque une preuve indéniable de votre volonté d'acquérir le bien immobilier concerné. Grâce à votre apport personnel, l'établissement prêteur prend également acte de votre implication dans le financement de votre projet. •En engageant un apport personnel non négligeable, vous démontrez à la banque que vous avez été capable de gérer habilement votre budget pour vous constituer une épargne conséquente. Il est à noter qu'une banque peut parfois être amenée à se passer d'apport personnel. Ce peut notamment être le cas lorsqu'elle accorde un crédit travaux ou si le crédit immobilier qu'elle octroi sert au financement d'un investissement locatif. Apport personnel et taux d'endettement Sauf cas exceptionnel, une banque refusera généralement d'accorder un prêt immobilier à un emprunteur si les mensualités estimées excèdent 33% du revenu net mensuel. Pour évoquer le poids d'un éventuel emprunt sur votre budget, la banque parlera de taux d'endettement. Le calcul de votre taux d'endettement permettra à l'établissement prêteur de se faire une idée sur votre capacité à assumer un prêt immobilier sans pour autant gréver votre budget. Le taux d'endettement défini pour votre profil emprunteur prend en compte l'ensemble des charges de votre futur prêt immobilier que vous aurez à supporter chaque mois (mensualités) mais également celles d'éventuels crédits souscrits précédemment et encore en cours (il peut s'agir d'un autre prêt immobilier, d'un crédit à la consommation, d'un crédit auto, etc.). Si un taux d'endettement de 33% reste bien souvent la règle en vigueur, un emprunteur dont les revenus sont jugés élevés peut se voir appliquer un taux d'endettement supérieur. A contrario, sur le ménage emprunteur dispose de faibles revenus, la banque peut décider de refuser un prêt immobilier même si le taux d'endettement de 33% n'est pas atteint. Dans ce cas là, l'établissement prêteur prend en compte ce que l'on appelle le « reste à vivre » (ou « quotient familial ») et peut refuser un prêt s'il estime que les charges inhérentes à celui-ci ne permettront plus de faire face aux dépenses courantes de la vie. Le « quotient familial » (ou « reste à vivre ») est calculé comme suit : (revenu mensuel du ménage – les charges du prêt immobilier) / le nombre de personnes composant le ménage. Il convient de multiplier ce résultat par 12 pour obtenir le « quotient familial » annuel d'une personne. D'une manière général, une banque refusera d'accorder un prêt immobilier à un ménage dont ce « reste à vivre » s'établit en deçà de 4800 euros annuels (par personne). Cas particulier : la banque peut être amené à accepter un taux d'endettement élevé lorsqu'elle octroi un prêt immobilier de courte durée (7, 10 voire 15 ans). En effet, si l'emprunteur enregistre certaines difficultés à rembourser ses mensualités, celles-ci pourront être réduites en rallongeant la durée de remboursement du prêt immobilier. A titre d'exemple, voilà dans quelle mesure l'allongement de la durée d'un prêt immobilier peut faire varier le montant des mensualités : •Passer son prêt immobilier de 15 à 20 ans réduit les mensualitées d'environ 15 %. •Passer son prêt immobilier de 20 à 25 ans réduit les mensualitées d'environ 10 %. •Passer son prêt immobilier de 15 à 25 ans réduit les mensualitées d'environ 26 %. Important : on notera également que pour certains prêts réglementés (1 % logement, Caisse de retraite...) le seuil de 33 % est respecté de manière très stricte, le fait de dépasser le seuil de 33 %, même de très peu, peut être un obstacle à l'obtention du prêt. Apport personnel : optimiser sa demande de prêt immobilier Disposer de solides revenus S'il conçoit à vous accorder un prêt immobilier, votre banquier entend bien être remboursé. Dans cette optique, un emprunteur disposant de revenus réguliers et pérennes sera évidemment plus intéressant pour lui qu'un emprunteur dont les rentrées financières sont aléatoires. Pour votre banque, la sécurité de votre emploi et votre ancienneté au sein de celui-ci seront des éléments déterminant en vue d''un éventuel octroi de prêt immobilier. Si l'ancienneté dans l'entreprise était auparavant prise en compte, un établissement prêteur préférera désormais prendre en considération votre ancienneté au sein de la même profession (même si l'entreprise dans laquelle vous exercez n'est pas celle dans laquelle vous avez débuté). Multiplier les employeurs n'est donc plus considéré comme un handicap pour obtenir un prêt immobilier. Si certaines exceptions demeurent, la très grande majorité des établissements conditionneront l'octroi d'un prêt immobilier à un CDI (Contrat à Durée Indéterminé) dont la période d'essai est révolue. Bien gérer son budget Avant d'accorder un prêt immobilier à un futur client, la banque déterminera obligatoirement que les futures mensualités n'alourdiront pas de façon excessive le budget de ce dernier. Un examen approfondi des relevés de compte de l'emprunteur (au moins ceux couvrant les trois derniers mois) permettront de s'assurer que son budget ne sera pas mis à mal par la charge supplémentaire de mensualités. Malgré un taux d'endettement relativement faible et des fins de mois parfois difficiles, un particulier pourra toutefois prétendre à un prêt immobilier s'il dispose d'un produit d'épargne qu'il alimente régulièrement. En effet, réserver chaque mois une somme conséquente à son PEL (Plan d'Epargne Logement) ne pourra que rassurer votre banquier sur votre aptitude à faire face à une certaine pression financière. Adapter la durée d'un prêt immobilier En accordant un prêt immobilier, la banque s'expose au risque que l'emprunteur ne puisse s'acquitter de son remboursement. Si la souscription d'une assurance de prêt immobilier reste évidemment la solution idéale permettant de limiter considérablement ce risque, la banque considérera néanmoins qu'un prêt immobilier de courte durée constitue un investissement plus sécurisé qu'un crédit à longue échéance. Accorder un emprunt sur 10 ans comporte en effet un risque de défaillance de remboursement bien moindre que l'octroi d'un prêt immobilier sur 20 ou 25 ans. Avant d'accorder un prêt immobilier, la banque se livrera à un examen plus approfondi de l'emprunteur si le crédit demandé est de longue durée. L'octroi éventuel d'un prêt immobilier sur 20, 25 ou 30 ans impliquera ainsi une étude bien plus poussée du profil de l'emprunteur (âge, situation professionnelle, etc.) qu'un prêt immobilier sur 10 ou 15 ans. Evaluer son dossier de prêt immobilier Êtes-vous plutôt « cigale » ou plutôt « fourmi » ? Disposez-vous du budget nécessaire pour supporter la charge d'un prêt immobilier ? Etes-vous certain des qualités de votre dossier ? Si vous faites partie de ces futurs emprunteurs qui se posent ce genre de question, nous vous proposons ici de réviser vos classiques en parcourant point par point les éléments indispensables à un bon dossier de prêt immobilier.
CAUTION OU HYPOTHEQUE POUR VOTRE PRET IMMOBILIER ?
mer. 22 oct. 2014
Caution, hypothèque, quelle garantie choisir pour son prêt immobilier ? Hypothèque, caution, inscription en privilège de prêteur de deniers (IPPD), quelle garantie choisir pour sécuriser au mieux son prêt immobilier ? Particularités et modalités d'application de ces dispositifs obligatoires protégeant l'emprunteur et la banque contre un éventuel défaut de remboursement. Garantir son prêt immobilier : caution ou hypothèque ? Au même titre que l'assurance de prêt immobilier, la caution et l'hypothèque représentent deux garanties fondamentales associées à l'octroi d'un prêt immobilier. Lors de la souscription d'un crédit, la banque exigera obligatoirement la mise en place d'une telle garantie (au choix entre la caution et l'hypothèque) afin de sécuriser le financement qu'elle accorde. Appliquée sur le bien immobilier devant être financé par l'emprunt, elle autorise ainsi l'établissement à revendre celui-ci pour pouvoir récupérer son investissement en cas de lourde défaillance de l'emprunteur. Pour sécuriser le prêt immobilier qu'elle accorde, une banque à le choix entre quatre garanties bien distinctes : l'hypothèque, l'inscription en privilège de prêteur de deniers (IPPD), la caution auprès d'une société de cautionnement et enfin la caution « mutuelle fonctionnaire ». Garantir son prêt immobilier grâce à l'hypothèque Pouvant être mise en place aussi bien pour le financement d'un bien immobilier neuf ou d'un logement ancien, l'hypothèque représente la garantie traditionnellement associée à l'octroi d'un prêt immobilier. Devant faire l'objet d'un acte notarié, l'hypothèque assure à la banque de récupérer quoi qu'il arrive sa mise (en procédant à la saisie puis à la revente du logement financé par le prêt) mais constitue pour l'emprunteur un surcoût non négligeable. En effet, outre son inscription au Bureau des Hypothèques, l'emprunteur doit également s'acquitter d'une taxe de publicité foncière fixée à 0,615% du montant emprunté. D'une manière générale, les frais d'hypothèque que l'emprunteur aura à régler avoisinent bien souvent 2% du montant du prêt immobilier souscrit. Garantir son prêt immobilier : l'inscription en privilège de prêteur de deniers (IPPD) D'un fonctionnement comparable à l'hypothèque, l'inscription en privilège de prêteur de deniers (IPPD) ne s'applique en revanche que sur un bien immobilier ancien (les ventes en l'état futur d'achèvement - VEFA - ne sont donc pas concernées par une IPPD). Tout comme l'hypothèque, l'inscription en privilège de prêteur de deniers permet à la banque de sécuriser son investissement en l'autorisant, en cas de défaillance financière de l'emprunteur, à saisir le bien immobilier acquis afin de le revendre. Acte notarié, une inscription en privilège de prêteur de deniers doit faire l'objet d'un enregistrement auprès de la Conservation des Hypothèques. Cet enregistrement doit avoir lieu dans un délais de deux mois après la vente du bien immobilier concerné. Ne portant que sur un logement déjà existant, l'IPPD est également bien moins onéreuse pour l'emprunteur que l'hypothèque. En effet, une inscription en privilège de prêteur de deniers n'est pas soumise à la taxe de publicité foncière. La mainlevée : une particularité de l'hypothèque et de l'IPPD La mainlevée est l'acte juridique qui met un terme à une hypothèque ou une inscription en privilège de prêteur de deniers (IPPD). Prenant automatiquement effet deux ans après la fin du prêt immobilier, une mainlevée peut également intervenir en cours de contrat si l'emprunteur décide de revendre le logement qu'il a acquis grâce à son prêt immobilier. Avant même l'échéance de son prêt immobilier, l'emprunteur peut souhaiter vendre son bien immobilier. Pour que la banque ne puisse pas saisir son nouveau logement en cas de défaillance de l'emprunteur, l'acquéreur demandera donc au vendeur de procéder à la mainlevée de l'hypothèque ou de l'IPPD. Acte notarié, la mainlevée mettant un terme à une hypothèque ou à une inscription en privilège de prêteur de deniers doit être enregistrée auprès du Conservateur des Hypothèques. Si cet enregistrement est gratuit lorsqu'il s'effectue automatiquement 2 ans après la fin du prêt immobilier, il est en revanche payant (à la charge de l'emprunteur) lorsqu'il intervient en cours de prêt. En cas de revente du logement en cours de prêt (pour un prêt immobilier de 120.000 euros), le coût à la charge de l'emprunteur représente 0,7% de ce montant. Le recours à une société de cautionnement A l'initiative des banques, les sociétés de cautionnement ont été instaurées afin de réduire les coûts de garantie dus par les emprunteurs. Grâce à elles, le souscripteur d'un prêt immobilier peut choisir de garantir son emprunt en versant une caution et ainsi éviter la mise en place d'une hypothèque ou d'une inscription en privilège de prêteur de deniers (IPPD). Le fonctionnement de la caution est proche de celui d'une assurance : l'emprunteur s'acquitte d'une contribution auprès de la société de cautionnement afin que celle-ci prenne le relais en cas de défaillance de remboursement. Le montant de cette contribution versée par l'emprunteur dès l'octroi du prêt immobilier (déblocage des fonds) est fixé proportionnellement au montant du crédit accordé. Si une partie de cette contribution est directement encaissée par la société de cautionnement, une autre est en revanche versée à un fond mutuel de garantie qui pourra, sous certaines conditions, en reverser une part à l'emprunteur au terme de son prêt immobilier. Si une hypothèque nécessite l'exécution d'une mainlevée afin de prendre fin avant l'échéance automatique (2 ans après la fin du prêt), il n'en va pas de même pour la caution. La caution est en effet un acte passé sous seing privé et non devant notaire (donc pas de frais de notaire). Quelques sociétés de cautionnement Le Crédit Logement : société de cautionnement dont chacune des grandes banques françaises détient une part de capital, le Crédit Logement propose à l'emprunteur une caution dont le fonctionnement est le suivant : •Le coût de la caution à la charge de l'emprunteur dépend du montant du prêt immobilier souscrit (capital emprunté). •Au terme du prêt immobilier, le Crédit Logement restituera à l'emprunteur une partie de la somme versée en guise de caution. •La caution versée au Crédit Logement (environ 2% du capital emprunté) se définit comme suit : une commission variant entre 150 et 300 euros maximum encaissée définitivement par l'organisme + une contribution au Fond Mutuel de Garantie. •La contribution au Fond Mutuel de Garantie acquittée par l'emprunteur lui sera en partie restituée (75%) au terme du prêt immobilier ou lors d'un remboursement anticipé. En contractant un prêt d'un montant de 150 000 euros, l'emprunteur devra s'acquitter d'une caution de 1 700 euros constituée de 300 euros de commission et de 1 400 euros versés au titre de la contribution au Fonds Mutuel de Garantie. A l'échéance du prêt immobilier, 75% des 1 400 euros lui seront restitués, soit 1 050 euros. En définitive, la caution aura coûté à l'emprunteur 0,68% du montant initialement emprunté soit 1 024 euros. A titre de comparaison, s'il avait opté pour une hypothèque avec mainlevée, la garantie de son prêt immobilier lui aurait coûté 3 750 euros. Quant à l'inscription en privilège de prêteur de deniers, cette option lui aurait fait débourser 2 620 euros (en intégrant les frais de mainlevée). Organisme auquel les banques font le plus souvent appel, le Crédit Logement n'est toutefois pas la seule société de cautionnement existante. D'autres, directement associées à une banque spécifique, peuvent ainsi proposer aux emprunteurs une caution moins onéreuse mais excluront bien souvent le remboursement d'une partie de la caution en fin de prêt. La SACCEF : société de cautionnement propre à la Caisse d'épargne, la SACCEF offre aux emprunteurs une caution dont le coût apparaît de prime abord moins élevé que celui du Crédit Logement. Le montant de ce cautionnement oscille ainsi entre 1,25 et 1,5% du montant emprunté. Point négatif, cette société de cautionnement ne procède pas au remboursement d'une partie de la caution en fin de prêt.. La CAMCA : filiale du Crédit Agricole, la société de cautionnement CAMCA propose à l'emprunteur une caution dont le montant s'élève à 1,5% du prêt immobilier contracté. A l'instar de la SACCEF, cette caution s'avère moins onéreuse que celle proposée par le Crédit Logement mais ne pourra pas être restituée au terme du prêt. Pour pouvoir avoir recours à cette société de cautionnement, l'emprunteur doit obligatoirement avoir souscrit son prêt immobilier auprès du Crédit Agricole. Le montant de cet emprunt devra en outre être au maximum de 76 224 euros (si l'apport personnel de l'emprunteur s'élève à 20%) ou de 114 336 euros (si l'apport personnel s'élève à 40%). BREB Habitat : contracté auprès de la BREB, un prêt immobilier peut bénéficier du cautionnement de la filiale du groupe, BREB Habitat. Là encore, le versement initiale de la caution s'avérera moins important qu'au Crédit Logement (1,25% du montant emprunté), mais à la différence des deux sociétés précédentes, 0,75% du montant emprunté seront restitués à la fin du prêt. La caution « mutuelle fonctionnaire » Les fonctionnaires ainsi que certaines autres professions particulières peuvent avoir recours à une société de cautionnement qui leur est personnellement dédiée. Permettant à l'emprunteur de bénéficier d'une garantie avantageuse pour son prêt immobilier, le produit proposé par ces sociétés de cautionnement se nomme la caution « mutuelle fonctionnaire ». Bon nombre de ces professions de la fonction publique dispose d'une garantie spécialement adaptée. Les salariés de l'Education Nationale peuvent ainsi profiter d'une garantie sans frais grâce à la CASDEN.
TAUX FIXE OU TAUX VARIABLE ?
mer. 22 oct. 2014
Taux fixe ou taux variable ? Sommaire Taux fixe ou taux variable Prêt à taux variable : caractéristiques Les différents types de taux variables Calcul d'un taux variable Choisir entre un prêt immobilier à taux fixe et variable Parallèlement au choix de son prêt immobilier, l'emprunteur devra porter une attention toute particulière à la nature de ses taux d'intérêts. Coût total, risques, entre taux fixe et variable, les différences peuvent s'avérer d'importance. Choisir le type de taux d'intérêt le plus adapté à son profil nécessite donc une réflexion rigoureuse et objective. Fixe ou variable ? Le choix vous appartient S'il revient à une banque d'accorder ou non un prêt immobilier, c'est en revanche à l'emprunteur que revient la possibilité de choisir entre un crédit à taux fixe ou variable. Les deux options étant relativement différentes, un tel choix représente un enjeu financier important que l'emprunteur devra nécessairement prendre en considération avant d'entériner sa décision. Principe et caractéristiques d'un prêt immobilier à taux variable Qu'est-ce qu'un taux variable pour un prêt immobilier ? Entré en vigueur il y a un peu plus de 20 ans (fin des années 80), le taux variable est appliqué à près d'un crédit immobilier sur trois. Un prêt immobilier de ce type peut également prendre le nom de prêt immobilier révisable. Pouvant évoluer en cours d'emprunt à la baisse comme à la hausse, un taux variable pouvait initialement représenter une source de danger non négligeable pour le budget de l'emprunteur. Afin d'assurer au mieux la sécurité de celui-ci, diverses formules ont fait leur apparition. C'est le cas notamment du taux variable capé et des échéances plafonnées. Principe de fonctionnement Appliqué à un prêt immobilier, il permet à l'emprunteur de bénéficier d'un taux globalement plus avantageux que s'il avait choisi un taux fixe. La différence entre ces deux types de taux peut parfois aller jusqu'à 2%. Le principe fondamental d'un taux variable est qu'il peut être réévalué en cours de prêt à la baisse comme à la hausse (il est excessivement rare qu'il reste constant tout au long de la durée d'emprunt). C'est cette incertitude concernant son niveau futur qui constitue son principal inconvénient (mais également son avantage premier). Avant d'octroyer un tel type d'emprunt, la banque informe l'emprunteur sur le taux effectif global (TEG) de son futur crédit. Destiné à informer l'emprunteur sur ce que coûtera réellement son crédit immobilier, le TEG intègre dans son calcul le taux d'intérêt du crédit souscrit. Dans le cas d'un prêt immobilier à variable, le TEG ne prend en compte que le taux de départ et non les éventuelles évolutions programmées. Ainsi, pour un taux d'intérêt réévalué chaque trimestre, seul celui appliqué sur le premier trimestre sera indiqué. Le risque de ce type d'emprunt Destiné à évoluer en cours de prêt, un taux variable fait évidemment peser un risque certain sur les épaules de l'emprunteur : son éventuelle orientation à la hausse. Si à sa souscription le crédit se voit appliquer un taux d'intérêt généralement plus avantageux qu'un emprunt fixe, la situation peut toutefois s'inverser en cours de crédit. Les différents types de prêt immobilier à taux variable Capé : pour s'offrir une certaine sécurité par rapport à un emprunt à taux variable « classique », l'emprunteur peut choisir de souscrire un prêt immobilier à taux variable capé. S'il continuera d'évoluer à la hausse ou à la baisse, ce dernier sera toutefois soumis à un plafonnement déterminé contractuellement. Un taux variable peut être capé à 1%, 2% voire même dans certains cas à 3%. Le « cap » (ou plafond) de 1, 2 ou 3% représente ici l'évolution maximum du taux en cours de crédit. Ce plafonnement s'applique aussi bien à la hausse qu'à la baisse. Exemple : en contractant un prêt immobilier à taux variable capé à 2%, un emprunteur pourra voir le taux d'intérêt initial de son prêt (3,4% par exemple) progresser a maximum jusqu'à 5,4% ou descendre au minimum jusqu'à 1,4%. Capé avec échéances plafonnées : si un prêt à taux variable classique voit son taux d'intérêt évoluer en cours de crédit, ce n'est pas nécessairement le cas lorsqu'il est capé avec échéances plafonnées. Dans cette configuration, une variation excessive qui devrait normalement s'appliquer au taux peut être reportée sur la durée du prêt immobilier lui-même. C'est alors le nombre de mensualités qui est ici susceptible d'être augmenté ou diminué. L'évolution maximale appliquée au taux de ce type de prêt, qu'il s'agisse d'une hausse ou d'une baisse, est généralement limitée par un indice des prix fourni par l'Insee (indice s'appuyant sur l'inflation). Si l'indice influant d'habitude sur les taux variables (Euribor) impose une variation plus importante que l'indice Insee, le taux d'intérêt du prêt ne bougera pas. En revanche, cette évolution sera répercutée sur la durée du prêt immobilier. Une fois la limite de variation du taux atteinte (le « cap »), la période de remboursement du prêt peut donc être allongée ou réduite. Cette extension de durée peut elle aussi être soumise à un plafonnement qui est le plus souvent fixé à 5 ans. Non capé avec échéances non plafonnées : seul l'emprunteur averti devrait opter pour ce type de prêt immobilier. En effet, les variations de l'indice de référence ne sont ici pas répercutées sur le niveau du taux mais directement sur le nombre de mensualités. La durée de l'emprunt sera donc amenée à être réduite ou allongée et cela, sans aucune limitation. A double indexation : un prêt immobilier est ici soumis aux fluctuations de deux indices différents : l'Euribor (influant sur les seuls intérêt) et l'indice des prix de l'Insee (influant sur les mensualités). Le taux appliqué à un prêt à double indexation répond aux mêmes règles qu'un taux variable « classique » (évoluant à la hausse ou à la baisse en fonction de l'indice de référence). En revanche, le montant de ses mensualités subit une augmentation progressive définie dans les termes du contrat. Relativement complexe, un emprunt à double indexation voit également sa durée soumise aux variations de l'indice de référence. Plusieurs éventualités peuvent alors se présenter : •Baisse de l'indice de référence : la durée du prêt immobilier est fortement réduite. •Stabilisation de l'indice de référence : la durée du prêt immobilier est légèrement réduite. •Légère progression de l'indice de référence : la durée du prêt immobilier ne subit aucune variation. •Forte progression de l'indice de référence : la durée du prêt immobilier est rallongée. L'augmentation progressive du montant des mensualités dues sert à réduire l'impact de l'indice de référence sur la durée du crédit. On peut considérer ici qu'en remboursant des mensualités de plus en plus importantes, l'emprunteur s'acquitte par anticipation d'une partie des éventuelles hausses de l'Euribor. C'est pour cette raison que la durée de son prêt immobilier est réduite lorsque l'indice de référence (Euribor) est stable. Comment est déterminé le taux variable d'un prêt immobilier ? Comme pour les taux fixes, le taux variable appliqué par la banque à un prêt immobilier est déterminé en fonction d'un indice de référence. Si l'OAT (Obligation Assimilable aux Trésors) est l'indice de référence servant de base de calcul pour un crédit à taux fixe, un prêt immobilier révisable s'appuie quant à lui sur l'indice appelé Euribor. D'une manière générale, les banques observent l'évolution de l'Euribor 3 mois (indice réévalué tous les 3 mois) ou de l'Euribor 1 an (indice réévalué tous les ans) afin de déterminer le niveau d'un taux variable. Lorsque cet indice de référence baisse, les établissements répercutent ce recul sur leurs prêts immobiliers (il en va de même lorsqu'il s'agit d'une hausse). Attention, le niveau de l'Euribor ne correspond pas exactement au niveau du taux variable appliqué à l'emprunteur. En effet, les banques additionnent à cet indice de référence un taux de marge. Celui-ci diffère en fonction des établissements et sert non seulement à couvrir les éventuels risques de défaillance de remboursement, les frais de gestion mais également à réaliser un certain profit sur l'octroi d'un prêt immobilier. Selon la banque et le profil de l'emprunteur, cette marge peut varier de 3% à -1%. Exemple de calcul : pour un prêt immobilier révisable de 5,80 %, indexé sur l'Euribor 3 mois, le taux est la résultante de l'addition de cet indice de référence (4,30 % soit la valeur à la date de mise en place du prêt) et de la marge fixe du banquier (1,50 %).
IMMOBILIER: LA TAXE FONCIERE FLAMBE !
mer. 22 oct. 2014
La taxe foncière serait-elle devenue la nouvelle bête noire des propriétaires ? Si ces derniers appréhenderont cet impôt différemment en fonction de leur lieu de résidence, une récente étude pointe toutefois du doigt l'envolée spectaculaire enregistrée par la taxe foncière entre 2008 et 2013. Sur cette période, la TFPB (taxe foncière sur les propriétés bâties) aurait en effet progressé à l'échelle nationale de près de 21%. Pourquoi la taxe foncière s'envole ? Pour l'Observatoire des taxes foncières qui se charge de mesure depuis maintenant 8 ans l'évolution de cet impôt au sein des différentes communes de France, cette hausse extrêmement significative, bien supérieure à celle enregistrée par l'inflation (+5,87%) ou les loyers (+7,05%) sur la même période, est la conséquence de deux progressions bien distinctes : celle des taux d'imposition (+24,49% à l'échelle départementale, +18,42% sur le plan communal) et celle de la valeur locative (+9,65% en moyenne). Cette valeur locative sur laquelle la taxe foncière se base est propre à chaque immeuble et est déterminée selon les caractéristiques et la localisation géographique de ce dernier. De grandes disparités entre les villes S'il s'agit là de considérations techniques qui resteront obscures pour bon nombre de contribuables, ceux-ci préfèreront sans doute savoir si la taxe foncière dont ils se sont acquittés durant toutes ces années a progressé outre mesure ou s'est maintenue dans une moyenne somme toute plus acceptable. A ce jeu-là, les propriétaires d'Amiens, du Havre et de Grenoble sont les plus mal lotis, devant se soumettre aux taxes foncières les plus élevées (celles-ci s'établissant respectivement à 55,87%, 54,36% et 54%). Loin du podium bon nombre de grandes villes affiche un niveau de taxe foncière toutefois supérieur à la moyenne nationale (celle-ci s'établissant pour 2013 à 36,76%). C'est notamment le cas de Toulouse (19ème de ce classement avec une taxe foncière de 44,72%) ou encore de Marseille (30ème à 39,83%). Les propriétaires parisiens quant à eux doivent s'acquitter d'une taxe foncière certes relativement mesurée (13,5%) mais qui se révèle tout de même être celle qui aura le plus progressé entre 2008 et 2013 (+232%).
CHANGEMENT D'ANTICIPATIONS SUR LA CROISSANCE MONDIALE ? QUELS RISQUES POUR NOS ECONOMIES DE LA ZONE EURO ?
lun. 20 oct. 2014
Les fluctuations constatées sur les marchés financiers se sont accentuées récemment. Cela s’observe sur les marchés d’actions mais aussi sur les marchés obligataires où le passage brutal mais temporaire sous le niveau de 2% du taux des obligations à 10 ans du trésor américain est un signal fort pour un possible changement de régime. Ces mouvements sur les marchés financiers ont commencé au lendemain de la conférence de presse de Janet Yellen le 17 septembre. En restant vague sur le moment d’une éventuelle remontée des taux de la Fed elle a engendré un doute, une interrogation, sur la détermination de la banque centrale américaine à changer rapidement de stratégie monétaire. Pour la présidente de la Federal Reserve, il n’est pas souhaitable d’agir trop vite tant qu’il y a des déséquilibres au sein de l’économie. D’une manière générale, la perception que l’on peut avoir de ses propos est qu’il est probablement préférable d’agir un petit peu trop tard qu’un peu trop vite. D’où son intérêt à ne pas fixer d’objectifs trop précis sur l’orientation effective de sa politique monétaire. La semaine dernière, la réunion du FMI a validé l’idée que la croissance de l’économie mondiale ne serait pas aussi forte qu’attendue. Pour 2014, celle-ci a été révisée de 3,7% en janvier à 3,3% en octobre. C’est un repli rapide qui s’explique par l’absence de ressort dans la plupart des grands pays à l’exception des pays anglo-saxons et par des pays émergents qui progressent moins vite que par le passé. Ces deux problématiques ont été une source majeure des fluctuations constatées ces dernières semaines, ces derniers jours. En effet si la Fed ne veut pas agir trop vite alors que sa croissance est robuste c’est qu’elle crédite d’une probabilité non nulle la possibilité d’une expansion plus modérée de l’économie globale et qu’une politique plus restrictive de la Fed accentuerait cette situation. C’est cette situation qui crée le doute de la part des investisseurs. Ils avaient la perception d’une économie qui allait peu ou prou retrouver sa dynamique d’avant crise avec un taux de croissance robuste, un taux d’inflation limité proche des cibles des banques centrales et finalement une régulation conjoncturelle mise en place par les banques centrales. Dans ce scénario, la remontée des taux d’intérêt de la Fed est logique. C’est le premier maillon d’une normalisation de l’économie globale. Cependant, si l’économie mondiale n’a pas les propriétés attendues et qu’elle ne converge pas vers son profil d’avant crise alors la situation devient plus complexe. D’abord parce que la croissance n’aura pas la même allure que par le passé et surtout parce qu’elle pourrait être durablement plus lente que ce qui était imaginé. Si l’on raisonne en profil de croissance attendu, il y a en effet plusieurs incertitudes dans un futur immédiat. Si les pays anglo-saxons restent sur un profil plutôt robuste, il y a des interrogations sur la dynamique des autres régions du monde. Economie chinoise La dynamique chinoise tend à ralentir car cette économie cherche à se doter d’un modèle de croissance davantage tourné vers son marché domestique, davantage dépendante des services mais avec aussi des déséquilibres passés à résorber, sur l’immobilier notamment. La Chine ne sera plus spontanément le leader qu’elle était avant la crise, elle n’aura pas la capacité de générer des impulsions soutenues sur le commerce mondial. Cela pénalisera les pays émergents mais aussi l’Europe, notamment l’Allemagne puisqu’une grande partie de la dynamisation de ses exportations vient de ses relations avec la Chine. Economie japonaise Le Japon est en récession après le choc négatif terrible consécutif à la hausse de la TVA du 1er avril. Les questions structurelles ne sont pas réglées au Japon et le vieillissement de la population ne va pas permettre un changement rapide de trajectoire. En zone Euro, l’économie cherche à repartir sous l’impulsion notamment de la BCE qui se démène pour mettre en œuvre une stratégie qui pourrait déboucher sur une croissance plus robuste dans la durée. Mais il faut, avant d’en voir les effets positifs, que certains déséquilibres issus du passé soient résorbés. On observe aussi la nécessité d’une consolidation politique accompagnée d’un cadre politique plus intégré mais cela prendra du temps. A court terme, la situation reste brouillée et la zone Euro ne semble pas susceptible d’avoir une contribution forte, durable et robuste à la croissance mondiale. Economie de la zone Euro Si la zone Euro, la Chine et le Japon ne sont pas susceptibles de converger vers une trajectoire de croissance plus élevée très rapidement alors on peut effectivement s’interroger sur le profil de la politique monétaire américaine. Est-il nécessaire et souhaitable de remonter les taux d’intérêt de la Fed assez rapidement ? Si cela peut éventuellement avoir une rationalité aux USA, est-ce que ce n’est pas prendre un risque sur le reste de l’économie globale ? Une hausse des taux de la Fed se traduirait par d’importantes sorties de capitaux des pays émergents les affaiblissant alors très rapidement. En d’autres termes, y-a-t-il urgence à durcir la politique américaine ? Probablement pas car le reste de l’économie mondiale tarde à suivre la dynamique américaine parce que chacune des régions est engluée dans des dynamiques lentes issues du passé. Dans ce cas, si la Fed repousse la hausse de ses taux d’intérêt alors la valorisation de l’ensemble des actifs financiers est modifiée en profondeur. On peut imaginer qu’au cours des prochaines semaines les anticipations des investisseurs vont osciller entre ces deux états de la nature: – le premier est un retour vers une situation normalisée dont la traduction serait une remontée des taux d’intérêt de la banque centrale américaine; l’idée derrière est que l’économie américaine aurait la capacité d’infléchir durablement le profil de l’économie mondiale à la hausse comme elle le faisait par le passé ; – le second état de la nature est celui d’une croissance plus lente avec un taux d’inflation durablement réduit, y compris aux USA, et des politiques monétaires qui resteraient accommodantes y compris aux USA. Les anticipations vont fluctuer entre ces deux situations et cela créera de la volatilité sur les marchés financiers. Le deuxième état de la nature a été souligné par les attentes déçues lors de la conférence de presse de Janet Yellen à la mi- septembre et par le scénario préoccupant dévoilé par le FMI lors de sa réunion d’automne. On ne peut cependant pas exclure que ce soit le bon scénario car les déséquilibres restent importants et parce que la convergence en Chine ou en zone Euro vers un nouveau modèle de croissance sera long à se mettre en place. Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique de Natixis AM
FITCH¨PLACE LA BANQUE POSTALE SOUS "SURVEILLANCE NEGATIVE »
lun. 20 oct. 2014
Fitch place la Banque Postale sous « surveillance négative » A la uneActeursBanquesoct 19, 2014 0 589 L’agence de notation Fitch Ratings a annoncé vendredi qu’elle plaçait la Banque Postale sous « surveillance négative », laissant présager une prochaine dégradation de sa note qui reste pour l’heure à « A+ ». Fitch avait déjà revu à la baisse en juillet la perspective de la banque publique française, passée de « stable » à « négative ». Ce passage à une surveillance négative intervient dans la foulée du placement sous surveillance négative de la France, intervenu mardi. L’agence considère que si la note de la France devait être dégradée, cela diminuerait sa capacité à soutenir le secteur bancaire. Or, la Banque Postale appartenant à l’Etat, elle est forcément plus dépendante des financements publics que les autres établissements bancaires français.
LA CRISE ÉCONOMIQUE SYSTÉMIQUE DÉMONTER ET EXPLIQUER
jeu. 16 oct. 2014
Après lecture de ce texte, vous connaîtrez les causes profondes de la crise économique systémique du capitalisme et les raisons pour lesquelles cette crise ne peut être résorbée, ni le capitalisme réformé. Vous saurez pourquoi il n'y a que peu de choix, soit nous poursuivons cette marche forcée vers la crise, la guerre et la barbarie; soit, nous nous dirigeons vers la seule alternative, l'économie planifiée et la paix. Robert Bibeau Dimanche 5 Octobre 2014 Autres articles ET SI L’ON APPRIVOISAIT LE CAPITALISME ? Ou comment demander à un tigre de devenir végétarien ! Le dollar bientôt détrôné par le rouble et le yuan? La Banque nationale suisse au service du public ou des marchés? Le dollar bientôt mis hors jeu ? Multinationales et démocratie ne font pas bon ménage Comment le capital se reproduit-il ? Le capital pour devenir du Capital productif (C) doit d'abord devenir des marchandises monnayables. Étant devenue marchandise (M), elle sera commercialisée et une fois vendue, la marchandise redeviendra argent (A) comptabilisable et « thésaurisable », mais il ne sera pas encore devenu du Capital. Il redeviendra Capital quand cet argent servira à acheter des moyens de production (du capital fixe dont le symbole est Cc) et des forces productives (les salaires dont le symbole est Cv) et ainsi redevenir du capital productif (C), prêt à s’engrosser de plus-value (pv), source de toutes les richesses en système capitaliste. Ainsi se poursuit le cycle de reproduction élargie du capital qui assure l’accumulation. L’accumulation n’étant qu’un moment dans le cycle continuel de reproduction du Capital – dont la vocation souveraine est de se reproduire en plus grand, de façon élargie. Cependant, pour se reproduire en plus abondant le Capital doit passer entre les mains des ouvriers qui seuls peuvent y injecter leur labeur, la précieuse plus-value (pv) – c'est-à-dire leur surtravail non payé – exproprié – source unique de capital revivifié. La crise systémique du capitalisme Quand s’enraye ce cycle de reproduction élargie du Capital productif, le Capital devient improductif, autant dire qu'il devient du capital mort et inutile. Il n’est plus du Capital en fait, au sens marxiste du terme, car il ne sert plus à produire de la plus-value et donc à se reproduire en plus grand (C -» C’). Ce qui enraye ce mécanisme de reproduction élargie – ce mécanisme de reproduction du capital – c’est la surproduction (relative) des marchandises. En effet, le mode de production capitaliste est le premier mode de production dans l’histoire à produire trop de moyens de production (de forces de travail et de forces productives) par rapport à ses capacités de « contenir, gérer et générer » – faire fructifier – ces moyens de production, c’est-à-dire ce Capital. Crises de surproduction capitaliste Comment une telle « surproduction » est-elle concevable au milieu de la famine et de la misère urbaine ? C’est que, in fine, le modus operandi de ce mode de production et d’échanges n’est pas de produire de la richesse, des biens et des services, à distribuer parmi la population en aisance ou en indigence. La finalité du capitalisme est de produire et de reproduire du capital par le moyen de l'exploitation de la force de travail et l'expropriation de la plus-value ouvrière. Pour arriver à ses fins, de reproduction élargie, le mode de production capitaliste, un peu comme un immense organisme vivant, a « imaginé » produire de la valeur d’échange monnayable à partir de la valorisation de la valeur d’usage [donner de la valeur marchande à une matière première n’ayant à l'origine qu’une valeur d’usage relative. Exemple, la roche de fer qui une fois ouvrée devient l'ossature d’acier d'une automobile]. Pour que l’opération soit profitable, qu’elle ne se résume pas à échanger un euro français contre un dollar américain, une marchandise au prix d’un euro doit coûter un certain prix inférieur au prix initial. L’autre partie de la valeur produite par le travail salarié (seule et unique source de valeur marchande) sera expropriée par le propriétaire privé des moyens de production et réintégrera le circuit de circulation du capital. La plus-value source des profits Cette portion de la valeur créée par le travail s’appelle la plus-value (pv) d’où émarge l’ensemble des profits déclinés sous différentes appellations telles que profits industriels, dividendes, rentes foncières et bénéfices commerciaux. Tant que ce processus de création de valeurs d’échange [création de capital à réinvestir, en capital constant (moyens de production dont le symbole est Cc) et en capital variable (Cv, ou salaire, ou temps de travail nécessaire) pour faire produire une nouvelle plus-value aux travailleurs salariés exproprier] le système économique capitaliste est en santé et fonctionne normalement. Le système économique reproduit le Capital en plus abondant ce qui est sa finalité. On dit alors qu’il y a accumulation du capital dans les mains des capitalistes qui poursuivent leur quête incessante de nouveaux profits [de nouvelles richesses, de nouvelles valeurs marchandes]. Le profit c’est l’appât, moins de profits et c’est la crise Le profit constitue l’appât (du gain) sur lequel s’appuie idéologiquement ce mode de production et les rapports de production qu'il génère et qui l’articule et l’organise. Le problème économique (la crise) surgit au moment où ce processus de reproduction élargie du capital s’enraye. Enrayer signifie ici que la classe des capitalistes, dont c’est la mission d’accumuler et surtout de faire fructifier (valoriser) le capital n’y parvient plus. La classe capitaliste a beau imaginer des subterfuges, des arnaques financières, des pyramides de Ponzi, la création de produits boursiers dérivés et sulfureux, le Capital productif ne se reproduit plus et en lieu et place c'est de l'argent fictif - des papiers de changes - des chiffres virtuels dans un chiffrier électronique d’entreprise – des actions bidon qui s'accumulent dans les livres comptables et les portefeuilles de dividendes des rentiers, jusqu'à l'éclatement de la bulle financière affichant soudainement la vacuité de cette activité de thésaurisation de valeur-action virtuelle irréelle. C'est-à-dire que ces papiers et des actifs utopiques ne sont adossés à aucune valeur réelle tangible ou « marchandisable ». C’est la raison pour laquelle les capitalistes chinois transforment présentement tous leurs dollars américains en avoirs immobiliers aux États-Unis. Ils achètent des centres villes en entier, des mines et des terres agricoles en prévision de l’éclatement de la bulle financière gonflée à l’hélium spéculatif étatsunien. Attention, chacun doit bien comprendre que ce ne sont pas les marchandises, ni la richesse, ni les biens, ni les services, que les capitalistes, en tant que classe sociale, cherchent à accumuler et à reproduire. Les capitalistes détruiront les moyens de production et les marchandises (par les guerres) plutôt que de les brader à vil prix. Seul le profit les active et les motive et si un capitaliste ne se plie pas à cette loi d’airain de la valorisation-reproduction du capital il sera broyé par la machine impérialiste en marche vers le précipice de la crise systémique. De la non responsabilité capitalistes dans ce cataclysme La question qui confronte la classe ouvrière n’est pas d’aimer ou d’apprécier les efforts mis en œuvre par tel ou tel État providence bourgeois, devenu État policier corrompu, ou les efforts déployés par tel ou tel capitaliste, mais de comprendre que le système économique capitaliste fonctionne de cette façon et nullement autrement et qu’il devra rendre l’âme pour faire place au mode de production suivant – le mode de production communiste passant par une transition socialiste. C’est le Capital productif, unique source de plus-value (via le travail ouvrier mis en œuvre) que la classe capitaliste cherche à accumuler non pas du tout pour le thésauriser, mais pour le réinvestir en capital vivant = en capital variable = et en capital constant ou capital fixe = mort = et ainsi lui faire accomplir un nouveau cycle de reproduction élargie. Quand ce cycle n’est plus possible ce mode de production tire à sa fin. Malheureusement il ne s’écroulera pas tout seul et nous devrons le renverser pour l’empêcher à nous entraîner dans sa chute apocalyptique. À chaque cycle de circulation du Capital, davantage il y a de capital vivant (salaire) mis à contribution et moins il y a de capital mort (capital constant), ou de moyens de production déjà capitalisés et additionnés dans la comptabilité nationale, plus il y a valorisation et donc profitabilité de l’opération de production. En d'autres termes, plus il y a production de plus-value et plus il y a valorisation et reproduction du capital. L’inverse est aussi vrai. La crise de surproduction de moyens de production et de marchandises On dit qu’il y a surproduction quand, dans le cadre du mode de production capitaliste, l’opération d’investissement – de valorisation – du capital productif n’en vaut plus la peine. C’est-à-dire quand le fait de placer son argent en nouveaux moyens de production (usines, énergie, matières premières) et en force de travail (salaires) ne procure aucun profit ou procure un profit moindre par rapport à d’autres formes de placements et d’investissements plus lucratifs. Les économistes en herbe qui devisent à propos du dilemme « investissement et croissance versus austérité et décroissance » attestent simplement qu’ils ne connaissent rien à l’économie capitaliste. L’option investissement et croissance est désormais fermée, d’où le capital s’engouffre à la bourse pour frimer (1). La monnaie – l’argent – le capital financier Ainsi, la monnaie, à l’origine un simple moyen d’échange facilitant le commerce des marchandises et la comptabilisation des investissements et des profits, s’est métamorphosé en capital financier, source utopique de profits virtuels alambiqués à partir de papiers de commerce-SDF – d’actifs vagabonds – sans valeur marchande. Nous reviendrons sur l’argent moribond, entremetteur que les capitalistes en déroutent ont transformé en talisman dans leur fuite en avant face à la crise économique systémique de l’économie capitaliste. L’argent, ce « Dieu » mythique, est lui-même marchandise abstraite et universelle. L’argent n’est Capital que s’il se convertit en marchandises concrètes, telles que machines, matières premières, énergie, forces de travail, dans un procès de valorisation et de reproduction élargie géniteur de plus-value. S’il ne le fait pas il n’est rien sous le capitalisme. C’est ce que les capitalistes allemand avaient compris dans l’entre-deux guerres quand ils expédiaient en France des tonnes d’anciens marks sans valeur à titre de réparation de guerre. C’est ce que font les étatsuniens présentement avec tous leurs créanciers. Le commerce et l’échange comme révélateur de la crise La probabilité d’une crise économique que nous savons exister dans la forme élémentaire de l’échange simple se retrouve « contenue dans le mouvement du capital, pour autant qu’il est aussi marchandise et rien d’autre que marchandise » disait Marx (2). Car le mouvement de l’argent-capital est fait d’échanges de marchandises, transformées en argent. Il est évident que les échanges doivent équilibrer les achats et les ventes pour pouvoir s’effectuer sans ambages. Les déficits de la balance commerciale annuelle de nombreux pays sont la garantie d’une crise économique profonde et irrésoluble. Chaque échange est donc un moment de possibles perturbations, un « saut périlleux » comme l’écrit Tom Thomas (3). Plus se complexifie la division du travail dans l’usine et dans l'économie en général et plus se multiplient les diverses branches spécialisées de la production industrielle anarchique, et plus se segmentent le processus de production, réparti entre les différentes unités de production éparpillées dans plusieurs pays, et plus s’accroît la masse et la diversité des produits, et plus se multiplient aussi les possibilités de disproportions dans les volumes de marchandises produits, et offerts sur les marchés, et les volumes demandés – entre l’offre soldée et la demande solvable – et plus se multiplie les variations de prix que cela entraine. Phénomène qu’accentuent les variations de la valeur de l’argent, des devises au change flottant, d’un pays d’exportation à un pays d’importation. Cet écart dans la valeur des différentes monnaies étant un révélateur du déséquilibre des échanges de marchandises dont nous parlions précédemment. Ce n’est pas la monnaie qui entraîne les écarts et les déséquilibres des balances commerciales. La valeur de la monnaie ne fait qu’enregistrer et refléter ces écarts. « Pour faciliter l’exposé de ces possibles perturbations, nous distinguerons les disproportions entre les branches de production, et celles dues à une surproduction de biens destinés à la consommation finale (ou, autre façon de le dire, due à la sous-consommation de la population laborieuse). Il ne faut pas oublier que le commerce international concerne autant les échanges entre entreprises que l’approvisionnement de la consommation finale » (4). Disproportions entre branches de production Ces disproportions entre branches de production consistent en goulots d’étranglement dans une branche d’activités dont les produits sont nécessaires à d’autres branches. Le prix des marchandises s’élève. La production des branches est freinée par la pénurie des intrants nécessaires. Il y a triple dévalorisation du capital ; 1) par la diminution de la production de plus-value du fait du renchérissement des intrants, c’est-à-dire l’enchérissement du capital constant par rapport aux salaires, par l’utilisation notamment d’une plus grande quantité de capital fixe (machinerie sophistiquée et installations valorisées); 2) par la nécessité de hausser la productivité du travail et donc de réduire la quantité de travail – et de surtravail – contenue dans chaque marchandise; 3) par l’inutilisation de moyens de production dans les branches industrielles paralysées en amont. L’ensemble de ce processus produit une hausse de la composition organique du capital dont la conséquence inéluctable est la baisse des taux de profits moyens par secteur industriel et par zone géographique de production d’où s’ensuit un développement économique impérialiste inégal et combiné. Le capital inemployé ne produit évidemment pas de plus-value, ce n’est plus du Capital, c’est une déprédation du capital. « Dans la mesure où le procès de reproduction s’arrête, le procès de travail se ralentit ou est, par endroits, complètement paralysé, c’est du capital réel qui est détruit. Le travail qui n’est pas exploité est autant dire de la production perdue. Des matières premières qui restent inemployées ne sont pas du capital. Des bâtiments qu’on n’occupe pas, tout comme des machines et des marchandises qui pourrissent dans les entrepôts, tout cela c’est de la destruction de capital » (5). Sous-capacités de consommation d’un côté est toujours surcapacités de production de l’autre. L’ensemble produit non seulement une sous-utilisation des machines, mais crée aussi des stocks de marchandises invendues, des forces de travail inutilisées et licenciées, une baisse de la consommation des salariés devenus chômeurs et une baisse de l’investissement, et in fine, des entreprises en faillites. Ces réactions en chaîne sont bien connues et peuvent transformer une perturbation économique localisée en une crise généralisée et systémique de l’impérialisme globalisé et mondialisé. La propriété privée des moyens de production et d’échange paralysent tout Mais pourquoi chaque branche industrielle ne produit-elle pas exactement selon les besoins des autres ? Pourquoi la société ne peut-elle répartir « comme selon un plan ses moyens de production et ses forces productives, selon le degré et dans la mesure qu’il faut pour satisfaire ses divers besoins, de sorte qu’échoit à chaque sphère de la production la quote-part du capital social requise pour satisfaire le besoin auquel cette sphère correspond ? » demande Marx. Nous connaissons la réponse, qui peut se formuler par la question suivante : « Comment, sur la base de la production capitaliste où chacun travaille pour soi (…) la péréquation et la cohérence nécessaire des diverses sphères de la production, la mesure et la proportion entre elles, pourraient-elles se faire autrement que par la constante abolition d’une constante disharmonie ? » (6) En réalité, « Les péréquations sont toutes fortuites », et elles s’opèrent toutes de manière anarchique, par la confrontation de l’offre et de la demande, directement soumise à la loi du marché capitaliste, ce qui oblige à ajuster les quantités et les prix à la demande constatée après coup. L’aveuglement des choix privés est corrigé et éclairé par cette confrontation bancale dans un immense charivari économique que les banquiers et les barons de l’industrie ne contrôlent nullement. Les économistes en herbe et les journalistes à la solde repasseront avec leurs supputations à propos des mesures de « relance économique », d’investissements et de subventions étatiques pour amorcer la relance. Foutaise que toutes ces élucubrations de catéchumènes économistes dilettantes. Pendant ce temps le salarié peine, s’endette et voit les faucilles de la mort guerrière s’avancer jusqu’à lui. Cette péréquation entre offre et demande arrive toujours trop tard, après qu’ils aient été effectués dans l’immense carnaval de la concurrence qui entraîne un redéploiement violent des disproportions : destructions de capitaux dans une branche et transfert de capitaux dans une autre branche industrielle, plus rentable. Chômage ici et pénurie de main d’œuvre là-bas. Profits ici et déficits puis dépôt de bilan là-bas. L’anarchie de la production La permanence de ces ajustements que ce mouvement des capitaux est censé réaliser « présuppose aussi la permanente disproportion qu’il doit égaliser en permanence, souvent violemment » par des crises, du chômage, l’inflation des prix et l’érosion du pouvoir d’achat des salariés, que le bourgeois présentent comme inéluctables et dont le bourgeois et le bobo subissent les effets eux aussi. D’où la paupérisation hargneuse des petits-bourgeois qui s’aventure à protester, et même à se pâmer, vociférant le mot « révolution » et « fin du compromis », et ils réclamant le retour de la croissance (sic). Mais le Dieu Capital ne les écoute pas. « Ce phénomène de « l’anarchie de la production » comme conséquence de la propriété privée des moyens de production et cause des crises systémiques a fait l’objet de très nombreuses analyses de la part de spécialistes et d’intellectuels marxisants. Nous verrons que les disproportions que génère le capital, et qui aboutissent à des crises de plus en plus violentes, ne se réduisent pas, loin de là, à des problèmes d’équilibres quantitatifs de productions entre les diverses sphères de l’activité économique. Nous verrons aussi que ce ne sont pas ces disproportions quantitatives en tant que telles qui sont le fait le plus important, mais les dévalorisations des capitaux; la tendance générale à la baisse du taux de profit à laquelle elles concourent. Ce qui est posé ici à ce stade encore général de l’analyse des crises, c’est que le capital ne se développe qu’à travers des destructions, des dévalorisations permanentes, qui sont pour lui le moyen de donner une cohérence sociale à la productivité et à la propriété privée. Le paroxysme La crise est le moment paroxystique de ce mouvement chaotique. C’est le moment de l’unicité quand l’anarchie à son comble est devenue un obstacle à la survie. L’anarchie capitaliste apparaît toujours comme disproportions. Mais celles-ci se manifestent évidemment sous des formes différentes au fur et à mesure du développement (valorisation) du capital et de ses transformations selon le cycle de reproduction élargie. Par exemple, elles se manifestent comme pénuries de marchandises dans telle ou telle sphère d’activité et sous la forme de surproduction dans d’autres sphères et secteurs au stade de la petite ou moyenne production éparpillée du capitalisme. Ainsi au Canada pendant que de grandes multinationales performent et étendent leurs tentacules mondialement (l’industrie des énergies fossiles et des mines par exemples) des secteurs industriels secondaires et des entreprises tertiaires de taille petite et moyenne périclitent et s’effondreront bientôt suite à la signature récente de traités de libre-échange avec l’Union européenne, la Corée, le japon, etc. La crise systémique se manifestera comme excédent généralisé de forces productives et de capital financier. Ce sera une surproduction globalisée de capital sous toutes ses formes à ce stade contemporain du capital concentré, hyperproductif et mondialisé [au stade de l’impérialisme décadent. NDLR]» (7). Taxer comme moyen de redistribuer la richesse qui tend à s’accumuler Une surproduction n’est que l’envers d’une sous-consommation. C’est la deuxième forme de disproportion que nous allons examiner. Il ne s’agit pas simplement d’un problème d’équilibres pouvant relever d’une planification rationnelle de l’économie. Ces disproportions manifestent une contradiction inhérente au mode de production capitaliste entre le développement des forces productives et la paupérisation relative de la population salariée consommatrice à l’exception d’une couche de privilégiée (moins de 1% de la population totale). Ceci signifie comme vous le verrez bientôt qu’il est totalement futile d’intervenir pour intervertir le processus d’accumulation concentrique des fortunes entre les mains d’une minorité afin de tenter de redistribuer la richesse avec équité. Amorcer un tel procédé amènerait la destruction du capitalisme et jamais les capitalistes au pouvoir ne laisseront leurs laquais politiciens les dépouiller et détruire le système. Seule une révolution sociale retirant le pouvoir politique et le monopole de la violence légale à l’État bourgeois pourra permettre d’exproprier les moyens de production, d’échange et de communication. Disproportion entre production et consommation « La production peut se diviser arbitrairement en deux grandes branches : la production des moyens de production (secteur I) et celle des biens de consommation (secteur II). Mais c’est évidemment cette consommation finale, donc essentiellement celle des masses populaires qui détermine en dernière instance l’équilibre de l’ensemble, la production du secteur I ne pouvant pas trouver sa finalité en lui-même » (8). En effet, c’est au moment où la marchandise (comprenant les biens et les services) est achetée qu’elle transforme les salaires et les revenus des particuliers en argent pouvant redevenir du Capital productif selon le procédé que nous avons explicité précédemment. On constate que le capital développe davantage la production générale (secteur I) que la consommation finale (secteur II). Les hurlements des capitalistes à propos de leurs difficultés à écouler leurs produits, les usines fermées bien qu’en bon état de fonctionnement, et les stocks de marchandises invendues, détruites ou bradées font foi de cette évidence. La sous-consommation est une explication de la crise souvent invoquée. Notamment par les keynésiens qui en concluent qu’il suffirait d’augmenter les dépenses publiques et les salaires pour que la consommation augmente et la production reprenne. Ainsi convergeraient harmonieusement les intérêts bien compris du capital et du travail salarié grâce à l’accroissement de la dette et de la masse monétaire en circulation ! Quarante années d’endettement souverain démentiel, et d’endettement des particuliers délirant n’auront pas suffi à mettre fin à ce refrain. Seuls les réformistes, les altermondialistes, les pseudos gauchistes propagent encore ce fumage à l’effet que l’endettement collectif et individuel serait une solution à la crise économique systémique (9). Avant le mode de production capitaliste, il n’y avait pas (en dehors des périodes de guerres) de destructions massives des moyens de production, de forces productives (des travailleurs) et des marchandises. Il y avait des moyens de production trop frustes, une production trop faible et trop sensible au moindre aléa climatique, d’où la pauvreté et de fréquentes famines. Cette pénurie n’était pas créée par le système social, il l’aggravait seulement par les prélèvements des classes sociales supérieures. À LIRE EN COMPLÉMENT de ce texte. MANIFESTE DU PARTI OUVRIER http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520
ASSURANCE => VIVE LES VIEUX !
jeu. 16 oct. 2014
Un quart de la population aujourd'hui, un tiers en 2060... Dans un marché de l'assurance santé individuelle appelé à se réduire, les plus de 60 ans attisent les convoitises des assureurs. Zoom sur un segment où les institutions de prévoyance ont un coup d'avance. Le papy-boom est en marche. Selon une étude récente de l'Insee, près de 705 000 personnes par an devraient partir à la retraite entre 2016 et 2020. De fait, les seniors vont donc continuer à inverser la pyramide des âges. En effet, plus de 15 millions de Français sont aujourd'hui âgés de plus de 60 ans, soit un Français sur quatre. Un chiffre qui devrait grimper à plus 26 millions en 2020 et à 32 millions en 2060, soit un Français sur trois. Connus pour dépenser beaucoup en santé, les seniors constituent ainsi une cible de choix pour les assureurs. Cela devrait d'ailleurs se renforcer avec l'entrée en vigueur de l'accord national interprofessionnel (ANI), le 1er janvier 2016, qui réduira mécaniquement le marché de l'assurance individuelle. Selon Jean-Luc Gérard, associé assurance et protection sociale chez TnP consultants, « du fait du transfert de populations d'actifs, aujourd'hui couverts par un contrat individuel, vers le marché du collectif, l'ANI va entraîner un renforcement des approches affinitaires auprès des populations non concernées par cette réforme. C'est notamment le cas des seniors qui devraient se voir offrir des offres davantage ciblées, tant en termes de garanties que de communication ». De fait, c'est presque une autoroute qui s'ouvre aux assureurs. Mais ces derniers devront apprendre à s'adapter. - See more at: http://www.tribune-assurance.fr
DERNIERS AJUSTEMENTS POUR LE NOUVEAU PRET A TAUX ZERO !
mer. 15 oct. 2014
Ce mercredi 1er octobre est entré en vigueur le prêt à taux zéro nouvelle formule dévoilé le 25 juin dernier dans le cadre d'un vaste plan de relance en faveur du logement. Si ce lancement coïncide logiquement avec l'application effective d'un zonage géographique revu et corrigé (zonage utilisé non seulement pour le PTZ mais également pour le dispositif de défiscalisation Pinel), le gouvernement a profiter de cette occasion pour procéder à quelques ajustements de dernière minute. Sans pour autant remettre en question les principes fondamentaux du prêt à taux zéro, un décret publié la veille de son lancement (soit le 30 septembre) vient quelque peu retoucher les modalités de remboursement de ce prêt immobilier. Des retouches qui ne viseraient toutefois pas l'ensemble des emprunteurs mais seulement ceux appartenant aux tranches de remboursement 2 et 3 telles que définies par le dispositif (catégorie 2 : revenus annuels compris entre 20 000 et 22 000 euros pour la zone A, 18 000 et 19 500 euros pour la zone B1, 15 000 et 16 500 euros pour la zone B2, 13 000 et 14 000 euros pour la zone C / catégorie 3 : revenus annuels compris entre 22 000 et 25 000 euros en zone A, 19 500 et 21 500 euros en zone B1, 16 500 et 18 000 euros en zone B2, 14 000 et 15 000 euros en zone C). Si la durée maximale de leur engagement ne change pas (25 ans), les candidats au PTZ 2014-2015 appartenant à la catégorie 2 pourront bénéficier d'un différé de remboursement (laps de temps au cours duquel ils n'ont rien à rembourser) désormais fixé à 11 ans (contre 7 initialement). Du côté des emprunteurs de catégorie 3, la modification est sensiblement plus importante puisque s'ils voient leur différé de remboursement passer de 5 à 8 ans, la durée totale de leur PTZ est elle aussi prolongée (22 ans au lieu de 20).
1,4 MILLIONS DE PRETS IMMOBILIERS SERAIENT ILLEGAUX !
mer. 15 oct. 2014
Prêt immobilier erroné : 1,4 millions d'emprunteurs lésés S'il est un aspect du prêt immobilier auquel les emprunteurs doivent impérativement attacher une attention toute particulière, c'est bien le TEG (taux effectif global). Intégrant l'ensemble des coûts inhérents à la souscription d'un crédit (taux d'intérêt, assurance emprunteur, frais de dossier, etc.), l'étude attentive du TEG permet non seulement de comparer objectivement plusieurs offres mais également de réduire le coût du crédit lorsqu'il s'avère erroné. Or, si l'on en croit les Expertiseurs du Crédit, 1,4 millions d'emprunteurs disposeraient actuellement d'un prêt immobilier au TEG faussé. Si les irrégularités décelées au sein d'un contrat son généralement de l'ordre de l'inattention, elles n'en demeurent pas moins d'importance pour des banques qui pourraient dès lors être contraintes de rembourser leurs clients pour un montant global de 84 milliards d'euros. De substantielles économies en perspectives Concrètement, la société parisienne se propose de passer en revue les moindres détails d'un contrat de prêt immobilier afin d'en identifier les erreurs. Si le résultat de leurs investigations débouche sur un TEG manifestement erroné (de plus de 0,1%), celui-ci pourra dès lors être invalidé. Dans une telle situation, la banque se retrouvera dans l'obligation de remplacer le taux d'intérêt initialement prévu par un taux légal (établi à 0,04% pour l'année 2013) et à reverser à son client le trop plein d'intérêt perçu jusqu'ici. Selon les Expertiseurs du Crédit, un emprunteur pourrait ainsi récupérer en moyenne 59 500 euros d'intérêts. TEG erroné : entre erreur d'inattention et illégalité manifeste Au côté des erreurs issues de l'inattention ou de la précipitation des banquiers, l'entreprise pointe également du doigt le non-respect de certaines obligations légales. Il n'est ainsi pas rare qu'un établissement prêteur calcule le TEG d'un emprunt sur la base de 360 jours (ce que les banques nomment une « année lombarde ») au lieu des 365 jours réglementaires. Autre irrégularité relevée, l'omission du taux de période qui permet à l'emprunteur de connaître son TEG mensuel. Dans le cas d'un remboursement des échéances par mensualité (ce qui est généralement le cas), cacher au souscripteur ce « taux de période mensuel » en ne lui fournissant que le TEG annuel est assimilé à une faute grave susceptible d'entraîner l'invalidité du contrat.
IMMOBILIER : LE MARCHE SE GRIPPE !
mer. 15 oct. 2014
Qu'ils soient notaires ou agents immobiliers, les professionnels de l'immobilier ne peuvent que se rendre à l'évidence : le marché s'est une nouvelle fois enrayé en ce mois de septembre 2014. Une atonie qui fait suite à une période estivale porteuse de réels espoirs de reprise alimentés non seulement par des taux de prêt immobilier de plus en plus attractifs mais également par une baisse des prix toujours vivace. Cela n'aura toutefois pas suffit et le retour à la réalité se révèle être des plus brutal : conscients de leur mainmise sur le marché mais également en bute à certaines difficultés (accès au crédit délicat, dispositif d'investissement locatif peu incitatif, etc.), les candidats à l'achat se montrent particulièrement attentistes et les vendeurs éprouvent toutes les peines du monde à vendre leurs biens. Immobilier : les vendeurs guettent les acheteurs Illustrant cette situation, une récente étude émanant d'un réseau d'agences immobilières note que le nombre de transactions recensées sur l'ensemble du territoire accuse un net repli par rapport à l'année dernière (-6%). Un recul qui se traduit notamment par un allongement notable du délai de vente moyen, celui-ci passant pour un appartement de 85 à 96 jours. Si les vendeurs de maisons sont pour leur part mieux lotis (le délai de vente d'une maison restant quasiment stable à 92 jours contre 91 jours il y a un an), le marché n'en reste pas moins grippé. Les vendeurs doivent donc désormais faire preuve de patience et espérer que les récentes mesures gouvernementales (le dispositif Pinel et le nouveau PTZ notamment) se montrent suffisamment incitatives pour ramener les acheteurs sur le marché.
LES TAUX DE PRET IMMOBILIER BATTENT TOUS LES RECORDS !
mer. 15 oct. 2014
Mais où s'arrêteront-ils ? C'est la question que l'on est en droit de se poser au regard de l'évolution affichée par les taux de prêt immobilier au cours de ces dernières semaines. En effet, après avoir créé la surprise en s'orientant à la baisse durant l'été (alors que bon nombre de professionnels tablaient sur leur stabilisation), les taux se sont une nouvelle fois repliés en septembre pour s'établir à des niveaux battant tous les records. Nouvelle baisse et nouveau record pour les taux Si 2013 fut présentée comme l'année de la baisse en matière de taux de prêt immobilier, le moins que l'on puisse dire c'est que 2014 n'est pas en reste non plus. Annoncé au fil des mois (notamment au cours du premier semestre), le mouvement de stabilisation qui devait affecter les taux ne cesse d'être reporté. En attendant, la baisse poursuit sa marche en avant, accentuant l'attractivité des taux que peuvent aujourd'hui négocier les candidats à l'emprunt. Evoquant des taux moyens de 2,50% sur 15 ans, 2,80% sur 20 ans et 3,30% sur 25 ans, le courtier Empruntis constate ainsi que ceux-ci « n'ont jamais été aussi bas depuis au moins la fin de la seconde guerre mondiale ». Des conditions idéales pour l'achat immobilier ? Une situation qui, conjuguée à la baisse des prix de l'immobilier et aux récentes mesures gouvernementales visant à relancer ce secteur d'activité (refonte du PTZ, nouveau dispositif de défiscalisation Pinel), offre aux acheteurs potentiels le gain de pouvoir d'achat que beaucoup attendaient pour concrétiser leur projet immobilier. Et pour ceux qui auraient déjà franchi ce cap, le courtier estime qu'ils ont pour leur part de belles opportunités d'économies à saisir en misant sur la renégociation de leur crédit.
LA BAISSE DES TAUX D'INTERET PASSE LA SECONDE !
ven. 10 oct. 2014
Pour la plus grande satisfaction des candidats à l'achat, les taux de prêt immobilier se sont une nouvelle fois repliés au cours du mois de septembre. Mieux, si l'on en croit bon nombre d'observateurs et professionnels du secteur, le mouvement baissier qui affecte actuellement les taux semble même avoir redoublé de vigueur par rapport aux mois précédents. Les taux de prêt n'en finissent plus de baisser La courte pause que les taux de prêt immobilier se sont octroyés au début de l'été (période durant laquelle on n'a cessé d'annoncer leur stabilisation) semble décidément bien lointaine. Dans son étude mensuelle dévoilée ce lundi, l'Observatoire Crédit Logement note ainsi que si le repli affiché par le taux d'emprunt moyen qui s'établit désormais à 2,59% mérite certes d'être souligné, le point le plus remarquable reste sans doute l'accélération enregistrée par cette tendance baissière au cours de ce mois de septembre. Effaçant un énième record des tablettes, les taux de crédit offrent aujourd'hui une attractivité de nature à soutenir un marché immobilier encore à la peine. « Depuis le début de l'année 2014, les taux ont perdu 49 points de base : à elle seule, cette baisse aura fait plus pour soutenir la conjoncture et redynamiser les marchés privés que tous les dispositifs publics actuels d'incitation et d'aide », note à ce sujet l'Observatoire. Une baisse des taux appelée à se poursuivre ? Le constat est sensiblement le même du côté des courtiers. Maël Bernier, la porte-parole de l'un d'entre eux affirmait récemment que les derniers barèmes communiqués par les différentes banques « font à nouveau état de baisses notables, notamment de la part des établissements qui se situaient au-dessus du marché ». Oscillant entre 2,70 et 2,60% selon les courtiers, le taux moyen sur 20 ans a donc de quoi séduire les candidats à l'achat les plus prudents. De l'avis de l'un de ses professionnels du crédit, le niveau actuel des taux permet en effet aux emprunteurs de réaliser « une économie de 60 euros par mois » par rapport aux taux en vigueur au mois de septembre 2013. Une situation qui pourrait d'ailleurs perdurer au cours des semaines à venir, octobre étant traditionnellement un mois où les banques profitent des nombreux salons immobiliers pour se livrer une rude concurrence.
LA PROCHAINE CRISE FINANCIERE VIENDRA DES ETATS !
jeu. 09 oct. 2014
Depuis 2008, la dette globale des États est passée de 180 % à 212 % du produit intérieur brut mondial. La zone euro est bien sûr la plus concernée par le phénomène : la dette globale y atteignait 257 % en 2013. Un niveau record selon le rapport du Centre international d’études monétaires et bancaires (ICMB pour International Center for Monetary and Banking studies). L’explosion de la dette est en train de créer une nouvelle bulle. Alors que les actifs bancaires de la zone euro ne cessent de baisser depuis 2011, les obligations d’État continuent de progresser. Ce scénario est viable si les États réussissent à réduire progressivement leur dette. Or, le rapport émet malheureusement de nombreux doutes sur ce scénario. Outre les questions économiques, la principale inquiétude est démographique. En Europe, la population âgée de 15 à 64 ans devrait baisser de quarante millions d’ici à 2047. Résultat, cette tranche d’âge ne représenterait que 55 % de la population totale, contre 67 % actuellement. Au niveau économique cela se traduira par une baisse de la demande et un maintien d’une faible inflation.
BAISSE DES TAUX ET GESTION DE SES PRETS !
mar. 07 oct. 2014
A l'heure d'une baisse historique des taux d'interêt des prêts, il est essentiel de se pencher sur son endettement et "d'optimiser" celui-ci, en renégociant tout ou partie de son endettement immobilier ou personnel. La majorité des emprunteurs des dix dernières années, ont contracté leurs emprunts avec des des taux d'intérêt de prêts, variant entre 4,5 et 6 %. Le simple fait de baisser d'un point, de 2 points, voire de 3 point le taux d'intérêt de ces prêts, représente un gain en pouvoir d'achat considérable. DSCF HAUTE SAVOIE - ANNECY - et DSCF SAVOIE - CHAMBERY - www.sarldscf.fr - vous aide à gagner ce pouvoir d'achat par une simple réngociation de taux d'intérêt ou/et d'assurance de prêt. Il a fallu attendre presqie 52 ans pour retrouver des taux d'intérêt aussi bas, et l'opportunité de faire baisser ses charges de remboursement ne se reproduira sans doute pas avant très longtemps ! ET SURTOUT IL EST TRES IMPORTANT DE PRECISER ICI, QUE PLUS LE TEMPS PASSE SUR UN REMBOURSEMENT DE PRET ET PLUS IL Y A D'INTERET PAYES => L'AMORTISSEMENT DU CAPITAL ETANT REPORTE A LA FIN ! IL est donc urgent de ne pas attendre et l'efet d'une renégociation de taux d'intérêt s'apprécie avec une proposition et une simulation pour déterminer le gain finnacier exact, déduction faite des pénalités de remboursement anticipé, des frais de garanties, des frais de dossier et honoraires ! SEULE UNE SIMULATION VOUS FERA RESSORTIR L'opportunité financière D'UNE RENEGOCIATION ! DSCF HAUTE SAVOIE - ANNECY - et DSCF SAVOIE - CHAMBERY - spécialiste depuis 1994 de l'Intermédiation Bancaire et Financière, vous assiste et traite votre dossier du début jusqu'à son terme. DSCF tél 04 50 57 94 78 dscf@wanadoo.fr www.sarldscf.fr
PROJET DE LOI DE FINANCES POUR 2015 - MISE EN PLACE D'UN CREDIT D'IMPOT POUR LA TRANSITION ENERGETIQUE
mar. 07 oct. 2014
Projet de loi de finances pour 2015 - Mise en place d'un crédit d'impôt pour la transition énergétique Le projet de loi de finances pour 2015 propose une modification du dispositif de crédit d'impôt accordé aux contribuables au titre des travaux de rénovation énergétiques de leurs logements. I° Éligibilité au crédit d'impôt de nouvelles dépenses d'équipement A) Dépenses d'économies d'énergie - Sont désormais éligibles au crédit d'impôt l'acquisition de matériaux thermiques des parois vitrées, de volets isolants ou de portes donnant sur l'extérieur, et ceci quelque soit le type d'habitation, collectif ou individuel. - Deviennent également éligible au crédit d'impôt les dépenses portant sur un immeuble achevé depuis plus de deux ans et payées entre le 1er Septembre 2014 et le 31 Décembre 2015 qui ont pour objet l'acquisition d'appareils permettant d'individualiser les frais de chauffage ou d'eau chaude sanitaire d'un bâtiment équipé d'une installation centrale oui alimenté par un réseau de chaleur. B) Acquisition d'un système de charge pour véhicule électrique : sont également éligibles les dépenses d'acquisition d'un système de charge pour véhicule électrique. Ces dépenses devront avoir été payées entre le 1er Septembre 2014 et le 31 Décembre 2015. L'immeuble doit être achevé depuis plus de deux ans. II° Modification du taux du crédit d'impôt Le crédit d'impôt passe de 15% à 30% à compter du 1er Janvier 2015. Les dispositions de l'article 200 quater du code général qui prévoyait une majoration du crédit d'impôt au titre de l'exécution de certains travaux est supprimé.
PROJET DE LOI DE FINANCES POUR 2015 - CREATION D'UN NOUVEAU DISPOSITIF DE REDUCTION D'IMPOT - LOI PINEL
mar. 07 oct. 2014
Le projet de loi de finances pour 2015 modifie l'article 199 novovicies du code général des impôts. L'essentiel du dispositif de réduction d'impôt reste inchangé. Seules les dispositions relatives à l'engagement de location du propriétaire, le taux de la réduction d'impôt et l'interdiction de louer à des personnes déterminées, sont modifiés. Le texte prévoit des taux de réduction d'impôt différent selon la durée de l'engagement de location. I - Les taux de réduction d'impôt en fonction de la durée de l'engagement de location A) Les durées de droit commun Le projet de loi de finances pour 2015 prévoit que le taux de la réduction d'impôt accordé par le nouveau dispositif sera différent selon l'engagement de location pris par le propriétaire bailleur. Cet engagement de location porte sur la durée pour laquelle le propriétaire bailleur s'engage à louer le logement. Il devra être pris au plus tard lors de du dépôt de la déclaration des revenus de l'année d'achèvement du logement ou de son acquisition si elle est postérieure à l'achèvement. Cet engagement est irrévocable. 1° Taux de réduction de 12% Le taux de réduction d'impôt sera de 12% lorsque l'engagement de location sera de six ans 2° Taux de réduction de 18% Le taux de réduction d'impôt sera porté à 18% lorsque l'engagement de location pris par le propriétaire bailleur sera de neuf an. B) Prolongation de l'engagement de location par période triennale Le propriétaire bailleur pourra bénéficier de deux réduction d'impôt supplémentaire lorsqu'à l'issue de l'engagement de location il prolonge celui ci par période triennale. Le régime et le taux de la réduction d'impôt variera alors en fonction de l'engagement initial de location. 1° Engagement initial de location de six ans Dans ce cas, le propriétaire bailleur pourra renouveler son engagement de location pour une période triennale renouvelable une fois. Le taux de la réduction d'impôt sera de 6% pour la première période triennale soit 2% par an pendant trois ans et de 3% pour la seconde période triennale, soit une réduction d'impôt totale de 21% au maximum sur 12 ans au maximum. 2° Engagement initial de location de neuf ans: Lorsque le propriétaire aura pris un engagement initial de location de neuf ans, il pourra prolonger celui ci pour une seule période triennale. Pour cette seconde et unique période triennale, le taux de réduction d'impôt sera de 3% sur trois ans. II - Possibilité de louer à un ascendant ou descendant Le projet de loi de finances pour 2014, lève l'interdiction qui était faite jusqu'ici de louer à un ascendant ou descendant. A compter du premier Janvier 2015, les propriétaires bailleurs pourront louer à leurs ascendants ou descendants tout en bénéficiant de la réduction d'impôt. Le dispositif de réduction d'impôt ne sera pas suspendant ces périodes de location. III - Champs d'application dans le temps Le nouveau dispositif est applicable à toutes les acquisitions qui seront réalisés à compter du 1er Septembre 2014. Exception : les dispositions relatives à la possibilité de louer à un ascendant ou descendant tout en bénéficiant de la réduction d'impôt, ne s'appliquera qu'aux acquisitions de logements réalisées à compter du 1er Janvier 2015.
PROJET DE LOI DE FINANCES POUR 2015 - PROLONGATION ET EXTENSION DU DISPOSITIFDU PRET A TAUX ZERO
mar. 07 oct. 2014
Projet de loi de finances pour 2015 - Prolongation et extension du dispositif du prêt à taux zéro Le projet de loi de finances pour 2015 étend le bénéfice du prêt à taux zéro à l'acquisition de logements anciens, sous condition. Le dispositif est également étendu dans le temps. I° Nouvelles opérations éligibles A) Nouveaux logements Le projet de loi de finances pour 2015 étend le bénéficie du prêt à taux zéro aux acquisitions ou construction logements par des personnes physiques qui en font leur résidence principale. B) Logements anciens Le prêt à taux zéro pourra être accordée pour les acquisitions de logements anciens : - Lorsque la vente porte sur un logement social occupé par l'acquéreur. - ou lorsque le logement est acquis avec travaux et qu'il est situé dans des communes appartenant à une agglomération de moins de 100 000 habitants qui connaît un niveau de vacance élevé du parc de logement et offrant un niveau de service minimal à la population. La liste de ces dernières communes sera fixée par arrêté des ministres chargés du logement et du budget. Cette condition de travaux sera remplie lorsque le montant des travaux d'amélioration sera supérieure à une quotité calculée sur le coût total de l'opération d'acquisition et de travaux. Cette quotité sera fixée par décret, et ne pourra être supérieure à 30% ni inférieure à 20% du coût total de l'opération. II° Nouvelles modalités d'attribution du prêt Le projet de loi de finances pour 2015 supprime comme critère d'attribution du prêt le niveau de performance énergétique du logement.
LE FINANCEMENT PARTICIPATIF OU "CROWDFUNDING" ! LE MONOPOLE BANCAIRE SUR LES PRETS EST BRISE PAR L'ORDONNANCE DU 30 MAI 2014...
ven. 03 oct. 2014
Qu'est-ce que le crowdfunding ? Le crowdfunding, appelé également financement participatif, est une technique de financement de projets de création d'entreprise utilisant internet comme canal de mise en relation entre les porteurs de projet et les personnes souhaitant investir dans ces projets. Pratique ancienne, elle fait l'objet actuellement d'un large engouement en raison de sa simplicité de fonctionnement et des difficultés que rencontrent certains créateurs à trouver des financements pour leurs petits projets. Comment cela fonctionne-t-il ? Deux aspects : l'épargnant qui souhaite investir un peu d'argent dans un projet "coup de coeur" le porteur d'un projet de création d'entreprise qui ne possède pas les fonds nécessaires au démarrage de son activité et ne souhaite pas faire appel au crédit bancaire L'un et l'autre se rencontrent sur internet via une plateforme dédiée. Les projets sont présentés par leurs porteurs et les épargnants choisissent de financer celui (ou ceux) qui leur plaisent à hauteur de ce qu'ils souhaitent investir. Le fonctionnement très simple de cette forme de financement présente aussi l'avantage de la transparence pour l'épargnant. Celui-ci sait ce qu'il finance et le fait par choix et selon ses valeurs. A qui cela s'adresse-t-il ? Le financement participatif s'intéresse à toutes les sortes de projets. Généralement, les sites de mise en relation sont thématiques : projets culturels, sociaux, environnementaux, innovants, numériques, etc. Trois formes d'apports sont offertes aux investisseurs : un don modique appelé aussi "présent d'usage". La rémunération de l'épargnant est sans contrepartie financière : ce peut être un objet, une entrée gratuite pour un spectacle, etc. une participation aux fonds propres de la société créée. La rémunération de l'épargnant se fait alors par les dividendes ou par la plus-value réalisée lors de la cession des titres. un prêt. Jusqu'au 1er octobre 2014, les prêts versant des intérêts ne peuvent être proposés que par des établissements de crédit agréés par la Banque de France et seule la collecte de prêts sans intérêts peut être ouverte aux particuliers. L'ordonnance du 30 mai 2014 supprime le monopole bancaire sur les prêts rémunérés à partir du 1er octobre 2014. Le décret du 16 septembre 2014 précise les conditions des prêts faits par des particuliers : - prêts avec intérêt : dans la limite de 1 000 € par prêteur et par projet, la durée du crédit ne pouvant être supérieure à 7 ans. - prêts sans intérêt : dans la limite de 4 000 € par prêteur et par projet - le porteur de projet, quant à lui, ne pourra pas emprunter plus de 1 000 000 € par projet Règlementation La règlementation bancaire et fiscale est source de contraintes importantes pour les structures proposant des plateformes de financement qui doivent obéir à différentes règles : règles prudentielles identiques à celles des établissements bancaires : identification détaillée de l'épargnant (justificatifs d'identité et de domicile), contrôles anti-blanchiment, anti-terrorisme, etc. règles de contrôle de la qualification des investisseurs car le financement participatif est considéré comme un investissement risqué (bien que les montants investis soient souvent plus faibles que ceux qui sont dépensés dans les jeux de hasard) L'ordonnance du 30 mai 2014 crée un statut de conseiller en investissements participatifs pour les plateformes qui proposent des titres aux investisseurs ( crow-equity et un statut d'intermédiaire en financement participatif pour les plates-formes qui proposent aux particuliers des financements sous formes de prêts rémunérés ou non . Ces nouvelles mesures entreront en vigueur le 1er octobre 2014. Coût Pour fonctionner les plateformes prennent une commission sur le montant des sommes récoltées (5 à 12 %). Il existe aussi la possibilité de verser un pourboire à la plateforme qui a pris en charge l'ensemble des coûts pour rémunérer le service qu'elle a rendu. Conseils Avant de vous lancer dans une campagne de financement par le crowdfunding, il est indispensable de bien connaître les moteurs de ce type de financement et la meilleure manière de l'utiliser à votre profit et au profit de tous. Pour cela de nombreux experts peuvent vous aider de même que le guide du crowdfunding Principales plateformes La liste des plateformes est loin d'être exhaustive. Elles sont de plus en plus généralistes et financent les projets quels que soient leur thème. Les premières à s'être créées sont les suivantes : My Major Company Babeldoor Kisskissbankbank Ulule D'autres sont spécialisées dans des projets de micro-crédit : Babyloan Mail for Good ou des projets responsables : SPEAR Ecobole Arizuka Mymoneyhelp Cowfunding United Donations Certaines se spécialisent dans les opérations de prêt : Pret de chez moi par la Nef Hellomerci D'autres encore concernent des projets de création d'entreprise ou proposent du financement participatif de projets en offrant aux donateurs des récompenses en contrepartie : Reservoir Funds Citoyens solidaires Enfin certaines s'adressent à des entreprises déjà créées et ayant des projets de développement : Smart Angels Anaxago FinanceUtile Afexios Wiseed Particeep Happycapital Mynewstartup Kiosktoinvest dont certaines proposent des projets en co-investissement avec des professionnels de l'investissement : Sowefund Et toutes les autres ..... Zentreprendre UstartMe Investir99 SparkUp Parmi elles une plateforme dédiée à la mode : Iamlamode et une au sport : Weplaysport Quelques plateformes se spécialisent dans le financement de projets innovants (startup) en proposant également un financement par des Business angels. C'est le cas de : STRATEGGYZ Pour faciliter les recherches, Bpifrance propose un accès à plusieurs plateformes de financement participatif par le lien suivant : TousNosProjets.fr De leur côté les sites Alloprod et Good Morning Crowdfunding sont un point de rencontre d'informations sur le financement participatif. Ces sites recensent également les plateformes dans un annuaire consultable par catégorie de projets Textes utiles Guide du financement participatif à destination du grand public Guide du financement participatif à destination des plateformes et des porteurs de projet Baromètre 2013 du crowdfunding Septembre 2014
FINANCER UNE ENTREPRISE PAR LE CROWDFUNDING => LE FINANCEMENT DE L'AVENIR !
ven. 03 oct. 2014
Le crowdinvesting ou investissement participatif désigne un mode de financement d’un projet entrepreneurial réalisé auprès d’un large public, avec retour possible sur investissement et participation directe des investisseurs à sa sélection. Il vise notamment l’offre de souscription de titres financiers ou des schémas alternatifs de cofinancement des entreprises (acquisition de droits de propriété intellectuelle, de créances, d’actifs corporels, etc.). Il se caractérise par une forte dimension affective dans le choix des initiatives financées et l’utilisation quasi exclusive du canal Internet pour la présentation et la promotion du projet ainsi que pour la souscription à la levée de fonds et le suivi post-investissement. Les pouvoirs publics ont engagé une réflexion qui a conduit à un nouveau dispositif en vigueur à compter du 1er octobre 2014. Instrument de compréhension d’une ingénierie financière sophistiquée et complexe, cet ouvrage pédagogique et opérationnel s’inscrit dans une optique de clarification du corpus réglementaire. Il aborde successivement les obligations des émetteurs et le statut des plateformes de crowdinvesting. Premier ouvrage synthétique sur cette nouvelle économie collaborative, il intéresse les PME et start-up, les banques, les plateformes d’intermédiation, les professionnels et les étudiants en droit, en finance et en communication. Points forts Premier ouvrage, synthétique et opérationnel, qui présente la nouvelle réglementation française applicable aux plateformes de crowdinvesting et aux sociétés recourant au financement participatif. Instrument de compréhension d’une ingénierie financière sophistiquée et complexe. Outil de pilotage pour aider les entreprises, startups ou PME dépourvues de toute solution de back-office, à résoudre les difficultés pratiques liées au nombre potentiellement très élevé des investisseurs. « Le crowdfunding est en passe de devenir l’un des plus puissants moteurs du financement des entreprises. Les experts prédisent des centaines de milliards de dollars drainés vers les entreprises à l’horizon 2020. Pour atteindre de tels montants, deux conditions sont indispensables : une réglementation adaptée et un niveau de confiance élevé. Les nouvelles pratiques du financement des entreprises par les particuliers bouleversent les règles en place et bousculent les processus. Sous cette poussée massive et irréversible, les réglementations se doivent d’évoluer. Le livre explore les nombreux champs réglementaires concernés par le crowdinvesting : offre au public, agréments, systèmes de paiement, gestion des investisseurs… « Ce livre présente le grand avantage de centraliser l’ensemble des domaines juridiques impactés par le crowdfunding en capital sous un angle technique et analytique. Il prend clairement la mesure de la complexité et des variantes de modèles possibles. Il représente un apport indispensable pour celles et ceux qui veulent aller plus loin dans la compréhension des problématiques réglementaires portées par le crowdinvesting et, surtout, entrevoir les solutions à mettre en oeuvre pour l’industrialiser. » Antoine Fournier et Yann Lejeune, co-fondateurs d’Afexios Pour en savoir plus Lisez la recension de l'ouvrage en cliquant sur l'article en pièce jointe dans le bloc "Pour en savoir plus" Consultez le sommaire et la préface en cliquant sur le PDF en pièces jointes dans le bloc "Pour en savoir plus" Feuilletez quelques pages de l'ouvrage sur notre Bibliothèque Numérique Regardez les interviews vidéos de Dominique Stucki sur le crowdfunding en cliquant sur leur titre dans le bloc "Pour en savoir plus" L'auteur Dominique Stucki est Associé chez Virgile Avocats, en charge du département Corporate Finance, classé, selon Décideurs 2014, parmi les toutes meilleures équipes françaises en gestion d’actifs et en droit financier. L’auteur a participé aux travaux de Place pour la réforme du crowdfunding. Il a également collaboré en qualité d’expert pour le compte de l’association AFIP (Association Française pour l’Investissement Participatif) à la rédaction des dispositions des projets de décret et de Règlement général de l’AMF en matière de crowdinvesting. Il est membre associé de l’European Crowdfunding Network et conseille de nombreuses plateformes de finance participative.
IMMOBILIER : -20%, LA BAISSE DES PRIX DICTE SA LOI A PARIS !
jeu. 02 oct. 2014
On ne cessait de l'évoquer sans pour autant véritablement en prendre la mesure mais il semblerait qu'à présent la baisse des prix de l'immobilier soit une réalité avec laquelle il faille compter. Ne dit-on pas en effet que les petites rivières font les grands fleuves ? Force est dès lors de constater que les baisses, certes légères mais nombreuses, relayées au fil des mois par les différents professionnels du secteur aboutissent aujourd'hui à une correction sur le long terme relativement conséquente, notamment en ce qui concerne le marché parisien. Dans les colonnes du Figaro, Charles-Marie Jottras, le président de Féau, constate ainsi que « les prix des appartements familiaux dans les beaux quartiers de Paris valent 10 % de moins qu'il y a deux ans ». Présidente du groupe Emile Garcin, Nathalie Garcin va même plus loin en estimant qu'au cours de ces trois dernières années, les prix des beaux appartements de la capitale se sont repliés de près de 20%. La baisse des prix marque le retour des acheteurs Si le volume de transactions reste encore relativement bas, une relance semble désormais devoir s'amorcer. Devant une baisse des prix qui redonne enfin une certaine attractivité aux logements parisiens et profitant de taux de prêt immobilier exceptionnellement bas, les candidats à l'achat commencent peu à peu à sortir de leur immobilisme. « Ils sont déjà revenus, conscients que les prix ont bien baissé et qu'ils devraient se stabiliser », note ainsi Nathalie Garcin au sujet des acheteurs parisiens. Quand l'immobilier se mêle à la politique De nature à contenter des acquéreurs, qui se décident enfin à revenir sur le marché, et des vendeurs qui n'en peuvent plus d'attendre et préfère réviser leurs prétentions à la baisse, ce recul des prix pourrait toutefois avoir une influence inattendue sur un tout autre plan que celui strictement immobilier. Si l'on en croit certains, cette baisse conséquente des prix, à laquelle vient s'ajouter le toujours faible niveau des transactions, pourrait bien venir saper les bases d'un socialisme aux commandes de la Ville de Paris depuis de nombreuses années maintenant. Paris : la baisse des prix menace-t-elle les socialistes ? En effet, si Anne Hidalgo a succédé à Bertrand Delanoë à la mairie de Paris, elle pourrait bien faire face à des difficultés financières que n'a pas connues son prédécesseur. Sous l'ère Delanoë, la Ville de Paris pouvait compter sur une manne financière non négligeable issue directement de l'envolée des prix de l'immobilier, à savoir l'argent recueilli à travers les droits de mutation (cette taxe dont doit s'acquitter chaque nouveau propriétaire d'un bien immobilier). Un apport de plus de 800 millions d'euros par an (contre 300 millions sous Tibéri) qui aura notamment contribué à financer la politique sociale de la ville (le développement du parc social par exemple) mais qui pourrait bien faire cruellement défaut à Anne Hidalgo. Ces droits de mutation dépendant du prix des logements ainsi que du nombre de ventes, reste donc désormais à savoir si la baisse des prix à Paris (et dans une moindre mesure la lenteur du rétablissement des transactions) portera un quelconque préjudice aux diverses politiques qu'entend mener Anne Hidalgo, et tout particulièrement en ce qui concerne le logement social dont les occupants représentent un vivier d'électeurs socialistes non négligeables. Enfin, si le cas parisien semble ici devoir occuper le devant de la scène, la baisse des prix de l'immobilier ne se limite toutefois pas à la seule capitale et pourrait également avoir des conséquences similaires au sein d'autres villes, qu'elles soient d'importance ou non. Actualité sur le même sujet : La baisse des prix relance le marché à Paris Guide du crédit immobilier : Crédit, achat immobilier, ce qu'il faut savoir en matière de réglementation. Bon plan : Obtenez le meilleur financement pour votre achat immobilier
LA DETTE DE LA FRANCE FRANCHIT POUR LA PREMIERE FOIS LES 2.000 MILLIARDS D'EUROS ET REPRSENTE 95.10 % DU PIB !
mer. 01 oct. 2014
La dette publique de la France a dépassé pour la première fois la barre symbolique des 2.000 milliards d’euros à la fin du deuxième trimestre, doublant presque en dix ans et noircissant encore le tableau pour le gouvernement, à la veille de la présentation du budget 2015. Les sommes dues par l’Etat, la Sécurité sociale et les collectivités locales ont ainsi atteint un nouveau record à la fin juin, à 2.023,7 milliards d’euros, en hausse de 28,7 milliards par rapport à fin mars, a annoncé mardi l’Institut national de la statistique et des études économiques. Ce montant a pratiquement doublé en 10 ans: fin juin 2004, la dette brute du pays, mesurée selon les critères du traité de Maastricht, s’établissait à 1.081,6 milliards d’euros. Le gouvernement a rappelé avoir largement hérité de cette situation d’endettement croissant, tout en affirmant son engagement à y mettre un terme. « Pendant les cinq années qui ont précédé mon entrée en responsabilité, la dette publique a augmenté de 600 milliards, nous sommes à 2.000 milliards. Donc notre rôle ça doit être de maîtriser les déficits pour éviter que nous puissions encore augmenter le niveau absolu de la dette », a ainsi déclaré François Hollande. La courbe de la dette publique montre une nette accélération à partir de fin 2007, pour cause de crise financière puis économique. « Chaque fois qu’on perd un point de PIB, l’Etat perd 10 milliards (…) en recettes fiscales, en cotisations sociales », rappelle Henri Sterdyniak, économiste à l’OFCE. – La crise n’explique pas tout – Mais l’économiste signale aussi que la France est entrée dans la crise avec un déséquilibre budgétaire déjà relativement élevé, du fait des politiques de relance du gouvernement Jospin et des réductions d’impôts au début du quinquennat Sarkozy: « La crise a aggravé un phénomène qui existait déjà ». Rapportée au revenu national, la dette publique atteint 95,1% du PIB à la fin du deuxième trimestre, soit 1,1 point de plus qu’au trimestre précédent. Dans un contexte de croissance atone et d’inflation extrêmement réduite, Bercy table sur un déficit public de 4,4% du PIB cette année, après 4,2% en 2013, et le budget 2015, qui sera présenté mercredi, devrait confirmer un reflux très modeste, à 4,3%. Un déficit que le pays doit financer en empruntant, et donc en s’endettant davantage. « La politique menée par le gouvernement, qui repose à la fois sur un assainissement des finances publiques avec un programme d’économies et sur une stratégie de croissance avec le CICE et le Pacte de responsabilité, doit permettre de stopper la croissance de la dette », affirme Bercy. La France s’est engagée à économiser 21 milliards d’euros l’an prochain. Après les annonces lundi concernant les branches famille et santé de la Sécurité sociale, le gouvernement détaillera mercredi les efforts demandés à l’Etat et aux collectivités locales. Mais à court terme, avec un numérateur (la dette brute) qui progresse et un dénominateur (la production économique) qui stagne, le ratio dette/PIB va mécaniquement continuer à progresser. Certains économistes jugent même désormais inévitable qu’il atteigne 100% en 2016 ou 2017, niveau déjà atteint ou dépassé par plusieurs pays européens, dont la Grèce, Chypre et le Portugal, ainsi que l’Irlande, l’Italie et la Belgique. L’Espagne a annoncé mardi qu’elle franchirait à son tour cette barre en 2015. Dans ce panorama sombre, un motif de consolation: la France emprunte toujours à des taux très bas – environ 1,35% à 10 ans -, ce qui permet d’éviter que les intérêts ne viennent encore alourdir davantage la facture. Ainsi, la charge des intérêts de la dette, est presque au même niveau qu’en 2008. Elle était de 45 milliards l’an dernier et est prévue à 46,7 milliards cette année. Une aubaine qui reste toutefois précaire, s’inquiètent certains. « Il suffirait d’un mouvement sur les taux d’intérêt, déjà extraordinairement bas, pour que la charge de cette dette explose, fragilisant comme jamais les équilibres financiers et le crédit de la France », a ainsi mis en garde le président du MoDem François Bayrou, qui a fait de la dette son cheval de bataille. •TAGS•dette france•franceTwitterFacebookGoogle +Pinterest
LE SURENDETTEMENT DES MENAGES FRANCAIS => QUELLES SOLUTIONS ?
mer. 24 sept. 2014
Être en situation de surendettement c'est manifestement ne pas pouvoir faire face à l'ensemble de ses dettes personnelles.Dans ce cas, vous pouvez déposer un dossier auprès de la commission de surendettement des particuliers qui pourra décider d'intervenir. => avant cet ultime recours, il existe également la solution du rachat de prêts et dettes, si la situation financière le permet. Le rachat de crédits ou rachat de prêts, appelé aussi parfois regroupement de crédits (ou de prêts) consiste à racheter un ensemble de prêts, dettes, découverts bancaires, retard d'impôts etc etc) dans un seul prêt, sur une durée qui permettra de ramener la charge de remboursement tolérable, entre 30 et 35 % d'endettement, dans les normes habituellement toléreés et supportables. DSCF EN HAUTE SAVOIE - Annecy - ET DSCF EN SAVOIE - Chambéry - EST LE SPECIALISTE DEPUIS 1994, des ces situations difficiles et a permis, grace à son intervention, de rétablir de très nombreuses difficultés financières, qui semblaient compromises. En évitant le seuil de "non retour", où plus rien n'est possible, par une anticipation de cette situation, il est parfaitement possible de sortir de cette spirale difficile et bien trop souvent insurmontable, (avec les contraintes réglementaires du Fichage bancaire et de l'Interdiction d'émettre des chèques et de contracter un nouveau prêt, qui sont pour autant des mesures indispensables de protection de la société). AVEC UNE ANTICIPATION DES DIFFICULTES ET UNE INTERVENTION "RACHAT DE CREDITS ET DETTES" MENEE A TEMPS, IL EST SOUVENT POSSIBLE DE RESOUDRE LES PROBLEMES. DSCF - HAUTE SAVOIE - et DSCF - SAVOIE - Tél 04 50 57 94 78 - 06 98 85 33 08 Mail: dscf@wanadoo.fr
SURENDETTEMENT => DE PLUS EN PLUS DE MENAGE SURENDETTES !
mer. 24 sept. 2014
INFOGRAPHIE - En 2013, 223.012 dossiers de surendettement ont été déposés à la Banque de France, contre 220.836 l'année dernière. Parmi ces personnes endettées, de plus en plus de seniors et de propriétaires. Le surendettement gagne encore du terrain. Le nombre de dossiers déposés auprès de la Banque de France n'a jamais été aussi élevé qu'en 2013, un pic en 2011 excepté. L'année dernière, la Banque de France a reçu 223.012 dossiers de surendettement contre 220.836 l'année dernière. Un bond par rapport aux 165.000 dossiers déposés il y a dix ans. En 2013, 195.219, soit 87%, ont été jugés recevables. Près de 40% de ces demandes sont des «redépôts», c'est-à-dire des dossiers qui reviennent sur les bureaux de la Banque de France après l'échec d'une première solution. En moyenne, la dette de chaque requérant atteint 38.000 euros, là encore en hausse par rapport à l'année dernière. Mais le profil des personnes surendettées évolue. Elles sont le plus souvent seules (64,2 % sont célibataires, séparées, divorcées ou veuves) alors que les couples étaient majoritaires il y a dix ans. Le divorce constitue d'ailleurs un motif récurrent d'entrée dans la spirale du surendettement. Comme le chômage, il vient modifier un équilibre financier déjà précaire. Près d'une personne surendettée sur deux est ainsi sans activité professionnelle, qu'elle soit au chômage, comme un quart des requérants, sans profession ou encore invalide. La population surendettée est aussi de plus en plus âgée. Les plus de 55 ans représentaient en 2011 (derniers chiffres disponibles) 23,6 % des dossiers contre 12,6 % un an auparavant. Plus de propriétaires et de salariés Autre signe que la pauvreté touche une population nouvelle, les salariés gagnent peu à peu du terrain. En 2011, ils représentaient 39% des dossiers de surendettement contre 36,7% l'année précédente. Même constat pour les propriétaires. Ils ne représentent que 9,3% des demandeurs mais cette proportion a gagné deux points en un an. Parmi les dossiers qui comprennent un emprunt immobilier, la dette immobilière moyenne s'élève à 95.252 euros, un montant beaucoup plus important que les autres crédits contractés. Les crédits à la consommation restent cependant la principale source d'endettement des ménages. Neuf dossiers sur dix déposés à la Banque de France comprennent au moins un crédit à la consommation, pour un montant moyen de 23.927 euros. Huit personnes surendettées sur dix ont notamment contracté un crédit renouvelable, dont le mécanisme particulièrement onéreux tend à plonger les contractants dans le surendettement. Les montants empruntés ont cependant diminué en valeur. Depuis le vote de la loi Lagarde en 2008, qui encadre ces crédits, leur production diminue en effet progressivement. La loi sur la consommation préparée par Benoît Hamon va encore en renforcer l'encadrement.
RATIOS DE SOVABILITE DES BANQUES => RATIOS BALE I - II - III
mar. 16 sept. 2014
Les accords de Bâle sont aux Banques et établissements financiers privés et publics, Banques centrales comprises ce que les dix commandements sont aux religions révélées. (mis à jour septembre 2011) Bâle (Basel en allemand, Basilea en italien) est la troisième ville de Suisse et le chef-lieu du canton de Bâle-Ville. Elle est située dans le nord-ouest de la Suisse Bâle est une ville clef pour les banquiers : y sont nés de grands accords internationaux dans le but de réglementer la façon de fonctionner des Banques, les ratios de bilan qu’elles doivent respecter. L’objectif étant de garantir la stabilité du système bancaire international. Vous avez le droit de relire à tête reposée ce qui vient de précéder. Les Banques ont failli s’effondrer. D’autres ont fait . Et depuis 2008, pas une année ne passe sans que la question de la déconfiture d’une ou deux, ou trois banques de taille internationale ne revienne sur le devant de la scène. L’affaire Lehman Brother est dans toutes les têtes. La panique s’est répandue partout dans le monde…Or ces accords de Bâle, avaient été imaginés et montés pour que tout le système bancaire internationale marche sur les pieds et pas sur la tête. Pour faire image, on dira que les accords de Bâle, sont aux Banques et établissements financiers, privés, publics, comprises, ce que les dix commandements sont aux religions révélées. Ils comportent des obligations que les parties prenantes à l’économie bancaire et financière ont eux-mêmes définis et entérinés sous formes de recommandations concertées et approuvées par l’organe décisionnaire : le Comité de Bâle composé des banquiers centraux des pays du G-10, sous l’aile protectrice de la Banque des règlements internationaux, (BRI) dont le siège est ……à Bâle Et comme si un jeu de règles n’avait pas suffi, un second est intervenu nommé avec beaucoup d’imagination « Bâle II ». Les banquiers qui sont des gens animés par l’esprit de sérieux, n’ont pas osé ajouter « le retour ». L’auraient-ils fait qu’ils auraient été obligés de compléter par un « Retour II ». Un accord « Bâle III » a en effet été passé. Ce dernier, enfant de la Crise de 2008, ne cesse d’être mentionné dans la presse spécialisée ou non. Il est plus essentiel encore que les premiers accords. Le premier, Bâle I signé en 1988, s’est surtout intéressé à ce qu’on appelle le risque de crédit ou . Pour s’assurer que les Banques ne seraient pas tentées de distribuer les crédits comme des petits pains, la délivrance de crédit a été limitée par rapport aux fonds propres des Banques. La limite minimale de fonds propres des Banques par rapport à l'ensemble des crédits accordés par les Banques à 8%. C’est dire que lorsqu’une Banque voulait mettre en place 1000 de crédit, il fallait qu’elle dispose de 80 en fonds propres. Les dispositions de cet accord ont été transposées dans diverses directives européennes pour s’appliquer aux banques et institutions financières de l’Union Européenne. Le deuxième accord de Bâle, dit Bâle II, a été finalisé en 2005. Il s’est appliqué dans les pays de l'Union Européenne à partir du 1er janvier 2007 et visait les modalités nouvelles de fonctionnement des Banques et en particulier à la montée en force des « dérivés de crédit » et toutes les activités dites « hors bilan » liées en particulier à la montée en force des opérations de . Donc, toute cette activité intelligente de régulation et de réglementation par des professionnels concernés ayant une vision très vaste de leur métier et associant des cultures très variées n’a pas empêché la crise d’exploser. La réglementation se développant, les Banques se sont-elles crues à l’abri et ont-elles cessé de réfléchir à la notion de risque final ? Les Banques et, particulièrement, les Banques anglo-saxonnes, n’y ont-elles vu que des sources de contraintes infantilisantes cherchant aussitôt les moyens de contournement et utilisant les possibilités ouvertes par ces réglementations complexes et parfois difficiles à mettre en œuvre ? Le 27 août 2009, Nout Wellink, président du Comité et patron de la Banque centrale néerlandaise déclarait :"Le Comité de Bâle a examiné attentivement les leçons apprises lors de la crise financière. L'une de ces leçons est que toute nouvelle règle comptable doit être en accord avec des pratiques saines de gestion des risques et renforce la transparence pour aider les superviseurs, Banques, investisseurs et autres parties à accomplir leurs objectifs respectifs". Dans sa « Brève histoire de l’euphorie financière » J.K. Galbraith, montrait que les banquiers n’avaient pas de mémoire. L’avenir dira si le comité de Bâle, dans sa formule III saura faire mentir les sages. Parmi les sujets de préoccupations des négociateurs de l’accord Bâle III, trois sont centraux : le niveau des fonds propres des banques, la composition de ceux-ci et surtout ce qu’on appelle les fonds propres durs (le tier One). D’autres questions sont importantes ne serait-ce que celles qui sont relatives aux ressources hybrides, aux processus et risques de la titrisation, à la comptabilisation des risques financiers et à la liquidité bancaire, qu’elle soit considérée du point de vue des actifs en portefeuille ou des dépôts de la clientèle. La crise des a brutalement fait prendre conscience de certaines imperfections du système antérieur, à commencer par celles qui portaient que ces dettes étaient « sans risques ». Le défi qui est posé au système bancaire international est aussi celui du langage commun. Les Européens ont longtemps reproché aux américains de n’avoir pas mis en œuvre des pans entiers des accords de Bâle. Le G20, dans ses diverses réunions depuis Avril 2009, a proclamé qu’il devait y avoir unicité de réglementation et dans l’application de cette dernière. Les accords de Bâle sont le reflet de tout un mouvement depuis un quart de siècle de mondialisation des économies, d’abandon des règles nationales, de décloisonnement de « l’industrie bancaire » et de croissante des économies. Leur existence est une preuve de la conscience qu’ont les participants publics ou privés des formes que prend cette « nouvelle économie ». Il demeure que la question du respect des règles n’est pas absolument résolue. Jusqu’à 2008, une certaine naïveté ou un laissez-faire ont prédominé. Or, les marchés ne font pas tout et, malgré ce qu’en disent les théoriciens anglo-saxons, sont incapables de s’autoréguler. Si une volonté politique forte n’est pas déployée, il ne se passera rien : cette question ne peut pas être laissée à la seule initiative ou entreprises des banques concernées. Enfin, on peut empiler les règles les unes sur les autres, on viendra sûrement à un Bâle IV puis à un Bâle V, mais le vrai sujet du monde de la finance et de la Banque est la prise de risque. Aucune règle ne permettra jamais de s’en défausser, les participants aux Accords de Bâle, tôt ou tard, devront le reconnaître. Ou bien on pourra paraphraser Faust et chanter :« et Satan menait le Bal » ! http://archives.lesechos.fr/archives/cercle/2011/09/28/cercle_38170.htm#COoVKmuQ4ZhovUSm.99
NORMES DE SOLVABILITE => LES BANQUES BLOQUENT LE MARCHE DE L'IMMOBILIER
mar. 16 sept. 2014
Les taux d'emprunt sont au plus bas et pourraient même continuer à se rétracter sous l'impulsion de la politique particulièrement accommodante menée par la BCE. Associés à des prix en voie de régularisation, tout semble donc réuni pour inciter les candidats à l'achat à revenir sur le devant de la scène. Et pourtant, si l'on en croit le réseau d'agences Orpi, le volume de transactions s'affiche actuellement en très net repli. Une situation qui, pour les français, doit avant tout être imputée à des banques insuffisamment prêteuses. La baisse des prix ne fait pas tout Face à un marché immobilier en berne, bon nombre de vendeurs consentent désormais à réviser leurs prétentions à la baisse, notamment au sein de grandes villes (-1,6% à Toulouse, -4% à Marseille ou encore -6% à Lille). Pourtant, cette prise de conscience ne semble pas suffire à relancer des ventes qui accusent depuis le début de l'année un déclin de -10,5%. La faute aux banquiers qui, pour 49% des français, ont une influence capitale sur l'orientation du marché, loin devant le gouvernement (15%). Mais ces Banquiers ne font que respecter les normes dites "BALE" qui leur ont été imposées suite à la faillite financière des Banques américaines en 2007 Les Banques sont donc accusées de bloquer le marché: mais ce ne sont pas elles qui ont définies ces ratios de solvabilité ! En effet, si les taux de crédit immobilier battent actuellement des records d'attractivité, 6 français sur 10 estiment que les conditions d'octroi pratiquées par les banques (apport personnel plus important exigé - ratio d'endettement des emprunteurs -ratio de fonds propres pour les Banques etc etc..) constituent bel et bien un facteur de blocage du marché. Un avis partagé par certains professionnels de l'immobilier qui, à l'instar de Bernard Cadeau le président d'Orpi, pointent notamment du doigt le niveau conséquent de l'apport personnel exigé par les banques. "Un ménage éligible à un crédit de 200.000 euros il y a deux ans ne le sera peut-être plus aujourd'hui", note ainsi ce dernier. Reste désormais à savoir si les banques devront faire preuve de plus de souplesse ou si d'éventuelles baisses de taux suffiront à relancer une machine jusque-là grippée. A qui la faute ? Les Banques appliquent les normes définies à BALE par les grandes nations industrialisées (G10)pour faire face à la crise financière afin d'éviter que des faillites comme celle de la Banque Américaine LEHMAN BROTHERS, qui a bien failli entrainer tout le système financier mondial à sa perte, ne se reproduisent !
LES RISQUES DES PRETS EN DEVISE CHF => VICTIMES DE PRETS TOXIQUES EN FRANCE, DES INVESTISSEURS POURSUIVENT LEUR BANQUE !
ven. 12 sept. 2014
La chambre civile du TGI de Metz a examiné jeudi les plaintes d’une quarantaine d’investisseurs, sommés de procéder à des remboursements exorbitants après avoir contracté des prêts toxiques proposés par le Crédit agricole de Lorraine. Les 42 victimes, attirées par des promesses de défiscalisation, avaient souscrit, avant 2010, des emprunts de 400.000 euros en moyenne qui avaient vocation à financer des produits financiers, libellés à l’origine en francs suisses. Les emprunteurs, des personnes aisées, parmi lesquelles figurent des chefs d’entreprise, des médecins, et un notaire, avaient vu à la faveur de la crise la valeur de leur crédit en euros exploser en raison de la hausse de la monnaie helvète, qui s’était appréciée d’environ 40%. Elles ont porté plainte en 2012 contre le Crédit agricole de Lorraine (CAL) pour « démarchage illicite ». Lors de l’audience au tribunal jeudi, leur avocat a reproché à la banque et à des sociétés spécialisées dans le conseil en gestion de patrimoine d’avoir obtenu les souscriptions à ces prêts au moyen d’un démarchage agressif. Selon Me Arnaud Métayer-Mathieu, la banque et ces sociétés organisaient notamment des déjeuners « pour les convaincre de signer le plus rapidement possible ces prêts toxiques ». « Ils venaient aussi au domicile et sur les lieux de travail » des plaignants, a souligné leur avocat. Ce risque spéculatif n’aurait pas dû être proposé par démarchage, assure-t-il en espérant obtenir la nullité des prêts contractés ou, à défaut, le remboursement du coût de la hausse du franc suisse. L’avocat du CAL soutient au contraire que « la banque n’a aucune responsabilité dans cette affaire d’optimisation fiscale qui ne tourne pas vraiment comme l’auraient souhaité les plaignants ». « C’est peut-être moins intéressant que ce qu’ils espéraient », a noté Me Antoine Leupold, mais les investisseurs « ont joué et ont perdu », a-t-il estimé, en assurant que chaque emprunteur avait paraphé des documents l’informant notamment des risques liés à un emprunt en devise étrangère. Le jugement a été mis en délibéré au 20 novembre.
LE CREDIT A LA CONSOMMATION POURSUIT SA REPRISE EN JUILLET (+2%)
mer. 10 sept. 2014
Le crédit à la consommation a poursuivi sa reprise en juillet, enregistrant une légère hausse de la production de 2% par rapport au même mois de 2013, selon des données publiées mardi. Au mois de juin, le crédit avait enregistré une hausse de 4,2%. Sur les sept premiers mois de l’année, l’activité du secteur s’affiche en hausse de 1,3%, précise l’Association française des sociétés financières (ASF) dans un communiqué. L’ASF souligne néanmoins que le niveau d’activité continue d’être « très faible », puisqu’à fin juillet, la production cumulée sur les douze derniers mois est inférieure de 22% par rapport au point haut de septembre 2008. Le volume des crédits accordés en juillet a atteint 3,27 milliards d’euros, porté par le secteur des prêts personnels (+11% par rapport à juillet 2013). En revanche, les financements de biens d’équipement du foyer ont enregistré un repli de 6% en juillet. Les financements d’automobiles neuves, par crédit classique et location de matériels, se sont contractés de 1,2% en juillet.
LE "RACHAT DE CREDITS" OU "RACHAT DE PRETS" => L'ARME ABSOLUE DE LA PREVENTION ET DE GESTION, EN AGISSANT AVANT QU'IL NE SOIT TROP TARD
mar. 09 sept. 2014
Le rachat de créditsSi tout un arsenal de dispositions légales a été instauré afin de sortir un particulier d'une situation de surendettement malheureuse, l'arme la plus efficace reste toutefois la prévention. Le rachat de crédits (ou rachat de prêt, restructuration de prêt, regroupement de crédits, refinancement) propose aux particuliers en délicatesse avec leur budget d'agir avant qu'il ne soit trop tard. Baisse du pouvoir d'achat aidant, la multiplication des crédits semble être devenue le lot commun de bon nombre de ménages. Un prêt immobilier assorti de divers crédits à la consommation (voiture, vacances, etc.), à un crédit travaux, voire à une multitude de crédits revolving gangrènent désormais de plus en plus de budgets. Crédits à la consommation et crédits revolving, s'ils permettent en temps normal d'alléger un budget, sont pourtant aujourd'hui considérés comme des moteurs important de surendettement. Accumulation de mensualités diverses et variées, taux d'intérêts disparates, durées de remboursement inégales, tous ces éléments finissent par asphyxier un budget dont la gestion s'avère souvent plus que délicate. Dans une telle situation, menant tout droit aux portes du surendettement, le rachat de crédits représente une alternative salutaire. En effet, réduire ses mensualités en regroupant l'ensemble de ses emprunts, c'est ce que propose le rachat de crédits. Si son intérêt premier reste d'accroître le pouvoir d'achat du ménage, le rachat de crédits offre les avantages indéniables d'une vision claire et d'une gestion facilité de son budget. Lorsque l'on croule sous le poids de multiples mensualités, le rachat de crédit (ou restructuration de prêt, rachat de prêts) représente la solution financière idéale qui redressera les finances personnelles et rééquilibrera le budget du ménage. Car il est plus que conseiller de s'éviter les désagréments d'une procédure de surendettement, le rachat de crédits s'impose donc comme une opportunité à ne pas négliger. Etouffé par de trop nombreuses mensualités, guetté par le surendettement, il est facile de lâcher prise et de s'y laisser progressivement glisser. Être placé en situation de surendettement n'est toutefois pas une fatalité et remplir le formulaire destiné à simuler votre rachat de crédit pourrait bien constituer le premier pas menant au bout du tunnel.
IL EST PREFERABLE DE NE PAS ATTENDRE L'ENLISEMENT ! LE RACHAT DE PRETS - LE RACHAT DE CREDITS => UN ACTE DE GESTION AVEC DSCF HAUTE SAVOIE - ANNECY (74) et DSCF SAVOIE - CHAMBERY -
mar. 09 sept. 2014
Avant qu'il ne soit trop tard, avant que les dettes s'accumulent et avant que les fichages "Banque de France" viennent "bloquer et condamner" la situation financière des ménages, il existe de solutions pour sortir de cet engrenage infernal des prêts, de l'endettement, des retards de paiement, des agios bancaires qui enfoncent encore un peu plus dans la précarité, des pénalités, du fichage Banque de France (interdiction bancaire d'émettre des chèque - interdiction bancaire de contracter un prêt), des saisies et autres contraintes de tous ordres. LE RACHAT de CREDITS - DE PRETS - LE REGROUPEMENT DES DETTES ET PRETS - LA RESTRUCTURATION FINANCIERE (selon la dénomination donnée à ces opérations, est un des moyens, qui permet souvent de sortir des difficultés financière alarmantes et sans issue ! => en SAVOIE (CHAMBERY) avec DSCF (06 98 85 33 08) mail dscf@wanadoo.fr) => en HAUTE SAVOIE (ANNECY) avec DSCF (04 50 57 94 78 et 06 98 85 33 08) mail: dscf@wanadoo.fr Véritable acte de gestion et de prévoyance financière "LE RACHAT DE PRETS - RACHAT DE CREDITS" qui a été beaucoup galvaudé et décrié (parfois)est la seule opération qui permet de revenir à une situation saine et équilibrée. Certes il esxiste des cas qui ne pourront pas être "traités" avecun RACHAT de CREDITS - DE PRETS => il est toujours constaté que si cet acte de gestion avait été conduit "à temps", la situation ne se serait pas dégradée et aurait été rétablie. AVANT QU'IL NE SOIT TROP TARD ! IL FAUT AGIR ! => DSCF HAUTE SAVOIE - ANNECY - DSCF SAVOIE - CHAMBERY
PRETS IMMOBILIER ET RATIOS DE SOVABILITE (BALE III) IMPOSES AUX BANQUES => LES BANQUES PREMIER FACTEUR DE BLOCAGE, SELON LES FRANCAIS !
mar. 09 sept. 2014
Les banques sont un facteur non négligeable de blocage du marche immobilier, estiment les Français, qui les jugent « de plus en plus exigeantes et sélectives dans l’attribution de crédits », selon un sondage publié vendredi. Pour les personnes interrogées, les établissements bancaires sont de loin « l’acteur qui a le plus d’influence » sur le marché de l’immobilier: elles sont citées à 49%, loin devant le gouvernement (15%), les agents immobiliers (15%), les acheteurs (14%) et les vendeurs (7%), dans cette enquête Ipsos pour le réseau immobilier Orpi. Et près d’un Français sur deux (45%) les juge « les mieux positionnées pour débloquer le marché », là encore loin devant le gouvernement (34%) ou les vendeurs (9%). Or pour près de six Français sur dix (59%), les banques se montrent au contraire « de plus en plus exigeantes et sélectives dans l’attribution de crédits », alors même que les taux d’intérêt des crédits immobiliers sont tombés à 2,68% en moyenne au mois d’août, soit leur plus bas niveau depuis quelque 70 ans. Pour débloquer le marché immobilier, près d’un Français sur trois (32%) préconise le retour à « plus de souplesse dans les conditions d’accès au crédit », devant une amélioration des aides aux ménages accédant à la propriété (26%) ex-aequo avec une politique fiscale plus favorable (26%). Pour Bernard Cadeau, président du réseau Orpi, « la donne a changé en quelques semestres » pour les candidats à l’achat immobilier, auxquels les banques demandent « un apport personnel plus conséquent, ce qui fait qu’un ménage éligible à un crédit de 200.000 euros il y a deux ans ne le sera peut-être plus aujourd’hui ». « Si on laisse faire les choses, il y aura moins de crédit distribué, donc moins de logements vendus et le marché risque de se tarir encore plus », commente-t-il auprès de l’AFP. Pour le réseau Orpi, qui a enregistré un repli de ses transactions de 10,5% dans ses 1.250 points de vente au deuxième trimestre, comparé au premier, « la reprise du marché immobilier n’est toujours pas à l’ordre du jour: le déséquilibre entre l’offre et la demande s’accentue, le marché reste grippé ». En cette rentrée, Orpi recense des délais de vente en hausse, supérieurs à 100 jours sur les huit premiers mois de l’année. « Les primo-accédants et les ménages les plus modestes sont écartés et les biens de moins bonne qualité restent sur le marché faute d’acquéreurs », tandis que « les demandes de location explosent », avec une hausse de 50% au premier semestre sur un an, constate le réseau. Selon l’enquête, 6 Français sur 10 jugent par ailleurs les honoraires des agents immobiliers « trop élevés ». Ce sondage a été réalisé sur internet du 18 au 22 juillet, auprès d’un échantillon de 2.012 personnes, représentatif de la population française.
L'IMPACT "DE BALE II"I SUR LE SECTEUR BANCAIRE ET SUR LE FINANCEMENT DE L'ECONOMIE PAR LES BANQUES :
ven. 05 sept. 2014
Si la mise en œuvre des accords de Bâle III se traduira par une hausse sensible des besoins en fonds propres des banques, son impact sur la distribution du crédit aux entreprises non financières et sur la croissance économique est plus difficile à cerner Mais il apparaît clairement que les effets cumulés des nouvelles normes de solvabilité et de liquidité pourraient aboutir à contracter l'offre de crédit bancaire ce qui, compte tenu de l'importance de cette source de financement pour l'économie européenne, pourrait se révéler néfaste à la croissance du Vieux Continent. Une contraction de l'offre de crédit aux PME et aux ETI (Etablissement de Taille Intermédiaire...): La définition plus restrictive des fonds propres durs ainsi que le durcissement des normes des ratios rapportant les fonds propres réglementaires aux risques pondérés pourraient, selon certains économistes, conduire les banques à réduire leur exposition aux risques pondérés les plus élevés, et donc les plus consommateurs de fonds propres, au premier rang desquels se situent les crédits aux petites et moyennes entreprises ( PME Définition Entreprise qui emploie moins de 250 personnes, et qui a un chiffre d'affaires annuel inférieur à 50 millions d'euros ou un total de bilan n'excédant pas 43 millions d'euros. ) et aux entreprises de taille intermédiaire ( ETI Définition Entreprise qui a entre 250 et 4 999 salariés, et soit un chiffre d'affaires n'excédant pas 1,5 milliard d'euros soit un total de bilan n'excédant pas 2 milliards d'euros. Une entreprise qui a moins de 250 salariés, mais plus de 50 millions d'euros de chiffre d'affaires et plus de 43 millions d'euros de total de bilan est aussi considérée comme une ETI. ). En outre, le ratio de liquidité de court terme, qui vise à s'assurer que les banques disposent de suffisamment d'actifs liquides sur une période de 30 jours incite les établissements de crédit à acquérir de la dette souveraine plutôt que de la dette "corporate", plus risquée et moins liquide. De même, le ratio de liquidité de long terme oblige les banques à disposer de ressources longues alors que leur métier traditionnel s'exerce justement à travers leur rôle de transformation (les banques accordent essentiellement des prêts à moyen long terme mais elles se financent à court terme via les dépôts, la collecte d'épargne liquide ou le recours au marché monétaire). De fait, le coût de leurs ressources devrait s'accroître et leur rôle d'intermédiation se réduire. Selon ce scénario, les banques seraient ainsi amenées à répercuter la hausse du coût de leurs refinancements sur les taux des crédits qu'elles octroient aux particuliers ou aux entreprises. Une étude réalisée par l'agence de rating Fitch sur la période décembre 2010 - décembre 2012 montre que ces craintes pour le financement bancaire des entreprises européennes sont fondées. En effet, elle met en évidence le fait que sur la période observée, les seize grandes banques européennes considérées comme d'importance systémique ont accru leur exposition totale à la dette souveraine de quelque 550 milliards d'euros (ce qui correspond à une croissance de 26 % de leurs engagements sur ce type de contrepartie) alors que, dans le même temps, elles ont réduit leur exposition au secteur des entreprises de 440 milliards d'euros (soit une baisse de 9 % de leurs engagements à ce titre). Fitch indique ainsi que "si Bâle III vise à renforcer les capitaux propres et la liquidité des banques, ces nouvelles règles pourraient créer des effets potentiels collatéraux non souhaités, notamment si elles conduisent à une réduction du crédit disponible pour certains secteurs". ... qui ne fait pas consensus Toutefois, une autre étude publiée par le FMI en septembre 2012 (" Estimating the Costs of Financial Regulation") conclut à un impact à long terme assez modeste de la mise en œuvre des réformes de Bâle III sur la hausse des taux d'intérêt des prêts bancaires aux Etats-Unis, en Europe et au Japon. D'après leurs calculs, les auteurs estiment cette hausse moyenne à respectivement 28, 17 et 8 points de base Définition Dans le langage économique et financier, un point de base désigne un centième de pourcent c'est-à-dire 0,01 %. Cette expression a l'avantage de simplifier la discussion sur les variations de taux d'intérêt. Par exemple, si la Banque Centrale Européenne remonte ses taux directeurs de 1,50 % à 1,70 %, on dit que les taux directeurs de la BCE ont augmenté de 20 points de base. . Selon eux, les nouvelles normes réglementaires entraîneront une hausse des coûts opérationnels des banques mais celles-ci seront en mesure d'y faire face en réduisant leur charges (ce qui passerait par des baisses d'effectifs, notamment) de sorte que la disponibilité du crédit bancaire pour financer l'économie ne devrait pas en être beaucoup affectée. Dans le cas de la France, un processus de désintermédiation a déjà été enclenché par les grandes entreprises et les ETI qui ont de plus en plus recours au marché (boursier ou obligataire) pour financer leurs activités, profitant de conditions de coûts et de durée plus intéressantes que celles proposées par les banques. Pour les PME en revanche, le recours au crédit bancaire reste incontournable car elles n'ont pas accès aux marchés financiers. Aussi, afin d'éviter que leur financement ne soit contraint par une trop forte hausse des taux en cas de reprise économique, plusieurs initiatives récentes ont vu le jour, tel le lancement du PEA-PME Définition Plan d'épargne en actions mis en place le 1er janvier 2014 destiné spécifiquement au financement des petites et moyennes entreprises (PME) et aux entreprises de taille intermédiaire (ETI). Son plafond s'élève à 75 000 €. ou le projet de collatéralisation Définition Processus désignant l'apport de créances (dénommées "collatéral") en garantie d'un emprunt. des créances privées. L'objectif : permettre aux banques d'émettre des obligations garanties par des créances privées de façon à réduire le coût de leurs emprunts.
RATIO DE SOLVABILITE ET LE SPECTRE DU CREDIT CRUNCH EN FRANCE ET EN EUROPE !
ven. 05 sept. 2014
Credit Crunch Terminologie anglaise désignant un phénomène de rationnement du crédit, qui se produit lorsque les banques durcissent les conditions d'octroi du crédit pour faire face à une montée des risques de créances douteuses et que les marchés d'actions réclament parallèlement une prime de risque plus élevée. Le credit crunch peut intervenir lorsque se développe un sentiment de défiance vis-à-vis des emprunteurs en période de basse conjoncture et que les établissements de crédit craignent une insolvabilité de leurs débiteurs.
IMPACT DU RATIO DE SOLVABILITE BALE III POUR LES BANQUES FRANCAISES : LE SPECTRE DU CREDIT CRUNCH !
ven. 05 sept. 2014
Les Accords de Bâle III traduisent la volonté des régulateurs de renforcer la régulation du système financier. Dans ce cadre, l’exigence de solvabilité se voit renforcer par l’augmentation qualitative et quantitative des fonds propres requis par rapport aux niveaux précédemment exigés par Bâle II. Dans un contexte généralisé de défiance en Europe sur la solvabilité des états et du système bancaire, une telle mesure est de nature à rassurer. Elle doit permettre de s’assurer de la solvabilité des banques et, in fine, essayer de restaurer un cercle vertueux de confiance envers ces établissements, mis à mal par une succession de crises destructrices. Aussi salutaire soit-elle, son application a un coût financier important pour les banques. Ces dernières doivent donc trouver des solutions pour se conformer aux nouvelles attentes des régulateurs. Les moyens d’actions sont bien identifiés (baisse des encours de crédits, cession d’actifs, etc.) mais ont tous des impacts forts sur les métiers et les acteurs de l’industrie bancaire ainsi que sur l’économie. Ainsi, après avoir rappelé les modifications amenées par les accords de Bâle III sur le ratio de solvabilité, nous allons détailler les montants de recapitalisation requis pour les banques françaises et enfin expliquer les moyens d’actions que ces dernières ont choisi et leurs conséquences. Rappel réglementaire Le ratio de solvabilité définit les exigences minimales de fonds propres que chaque banque doit détenir en fonction du niveau de ses engagements. Si Bâle III et CRD IV (directive qui traduit Bâle III en droit européen) ne modifie pas « stricto sensu » le niveau du ratio de fonds propres exigé par Bâle II, soit 8 % des actifs pondérés en fonction des risques concernant le risque de crédit, les risques de marché et le risque opérationnel, en revanche ils imposent des changements qualitatifs et la mise en place de « matelas » en sus du ratio : •le ratio de solvabilité Core Tier 1 passe de 2% à 4,5% •le ratio de solvabilité Tiers 1 passe de 4% à 6% •instauration d’un matelas de précaution composé de fonds propres Core tiers 1 de 2,5% ◦alimenté en période de croissance et utilisé en période de crise pour éponger les pertes sans toucher au fonds propres de base •instauration d’un matelas contracyclique, fixé par les autorités nationales, pouvant varier de 0,25% à 2,5%, et également composé de fonds propres Core tiers 1 ◦Il vise à se prémunir du risque systémique lié à un emballement de l’activité de crédit Figure 1 : synthèse des révisions des fonds propres par Bâle III et CRD IV Ainsi, la mise en place de ces matelas pourra mécaniquement faire grimper le niveau de fonds propres exigé jusqu’à 13%. Ces nouvelles normes entreront en vigueur dans l’Union Européenne le 1er janvier 2013. Se recapitaliser : de combien et comment ? En décembre 2011, l’Autorité bancaire européenne (ABE) a chiffré à 114,7 milliards d’euros, les besoins en capitaux des plus grandes banques européennes dont 7,3 pour les banques françaises afin de se conformer aux exigences du ratio de solvabilité Bâle III[1]. Figure 2 : besoin en capitaux des banques françaises selon l’ABE à décembre 2011 La mise en conformité au ratio de solvabilité Bâle III ne peut passer pour les banques que par trois moyens d’action : •Mesures de capital directes : ◦Emission d’actions ou de titres hybrides ◦Mise en réserve des bénéfices ◦Amélioration de la gestion globale du capital •Réduction de la taille du bilan ◦Cession d’actifs ◦Cession de participations •Réduction des expositions : ◦Réduction des activités pour compte propre ◦Réduction des prêts à l’économie Moyens d’actions privilégiés par les banques françaises : mise en réserve des bénéfices et cessions d’actifs Dans un contexte de croissance en berne où la machine à distribuer du crédit s’enraye facilement, l’ABE ainsi que les superviseurs nationaux ont veillé à ce que les banques ne diminuent pas les encours de crédits accordés pour atteindre les niveaux exigés et donc ne pas pénaliser le besoin de financement de l’économie. Ainsi les banques françaises ont privilégié les mesures de capital directes et la réduction de la taille du bilan, notamment sur les activités de financement en dollars et gourmandes en capitaux pour se recapitaliser : •Mesures de capital directes ◦Aucun dividende versé par la Société Générale et le Crédit Agricole au titre de l’année 2011 ◦Taux de distribution du dividende de 25% pour la BNPP au titre de l’année 2011 contre 32% en 2010 •Réduction des bilans ◦Réduction d’environ 10% de la taille des bilans en 2011 de BNP Paribas, Société générale et Crédit Agricole via la cession d’activité et de portefeuille de prêts •Réduction des expositions ◦Cession des activités pour compte propre chez BPCE Conséquences sur la production de crédits : vers une plus grande désintermédiation du financement L’engagement des banques françaises à ne pas pénaliser le financement de l’économie semble, pour l’instant, avoir été tenu. Ainsi, les encours de crédits aux entreprises ont augmenté de 2,6% en juin 2012 sur 12 mois glissants[2]. Cependant, le renchérissement probable du coût du crédit du fait de l’amoindrissement des ressources amènera inévitablement les banques à devenir plus sélectives dans l’octroi de crédit laissant planer le spectre d’un credit crunch. Paradoxalement, les banques vont devoir pousser les entreprises à plus se financer sur les marchés pour celles qui y ont accès et accompagner celles qui souhaitent y accéder. A cet égard, la mise en place de véhicule commun d’émission obligataire regroupant plusieurs entreprises n’ayant pas la taille suffisante pour intéresser les marchés ou des collectivités locales en mal de financement est une des réponses possibles à cette nouvelle problématique. Conséquences sur la BFI : vers un modèle économe en ressource… Les cessions de certaines activités de financement et de portefeuilles de prêts qui pèsent lourds dans les bilans sont l’autre voie qu’on privilégiée les banques. Ainsi, la Société Générale a récemment cédé une grande partie de son portefeuille de crédits au transport maritime à Citigroup, BNP Paribas de son côté a vendu un portefeuille de prêts à des compagnies pétrolières à Wells Fargo et Crédit Agricole a vendu son activité de private equity à un acteur du capital investissement. Ces cessions se sont parfois faites à perte, ainsi BNP Paribas a enregistré une moins-value de 400 millions d’euros sur les cessions de ses portefeuilles de crédits. Prises entre un environnement économique sinistré et un environnement réglementaire pressant les incitant à céder des activités, les banques doivent ainsi penser un modèle de BFI peu consommatrice de ressources, que ce soit en termes de fonds propres ou d’employés. Ainsi, la Société Générale espère réduire d’environ 12% le nombre de ses employés, soit près de 1 600 postes contre 1 400 chez BNP Paribas. En plus des réductions d’effectifs, BPCE a également décidé de supprimer ses activités pour compte propre. Par ailleurs, les programmes de réduction de bilan ne sont pas encore achevés, Société Générale a déclaré en être à 60% et BNP Paribas à 90% à la fin du premier semestre, d’autres cessions sont donc à prévoir dans les prochains trimestres. …Qui profite aux banques américaines Profitant du différentiel de timing dans le calendrier d’application des accords de Bâle III, ce sont principalement les banques américaines qui rachètent les actifs vendus par les banques européennes. Ceci leur permet de récupérer à la fois des portefeuilles de bonne qualité et des parts de marché sur des activités où leur leadership est traditionnellement moins affirmé. Ainsi, au classement du premier semestre 2012 élaboré par Thomson Reuters sur le marché mondial des prêts syndiqués, BNP Paribas perdait six places et chutait au 10ème rang alors que Wells Fargo grimpait à la 4ème place. Conclusion La mise en conformité par rapport au ratio de solvabilité Bâle III impose aux banques de repenser leurs modèles et à réduire leurs activités en BFI. Le modèle rhénan de financement de l’économie est ainsi mis en cause. La désintermédiation revient au galop pour le financement des grandes entreprises (par accès direct au marché). . Cette tendance pourrait également toucher les banques elles-mêmes et les rendre plus dépendantes des marchés dans leur quête de liquidité.
LES BANQUES JUGEES TROP FRILEUSES POUR ACCORDER DES CREDITS MALGRE UNE NOUVELLE BAISSE DES TAUX D'INTERET DE LA BCE !
ven. 05 sept. 2014
De plus en plus exigeantes et sélectives pour attribuer des crédits, les banques seraient à l'origine de la chute des ventes dans l'immobilier, alors que les prix ont baissé de 1,7% au premier trimestre. Alors que les taux ont rarement été aussi bas, à 2,68% en moyenne, les banques sont ainsi jugées responsables de la morosité du marché, selon un sondage Ipsos pour le réseau immobilier Orpi, réalisé fin juillet auprès de plus de 2 000 personnes. Logement : les mises en chantier chutent toujours Abonnés. Immobilier : dix conseils pour acheter son logement Immobilier : à Paris, osez la « négo », et gagnez 5 % ! Immobilier : fort recul des ventes au 1er semestre 2014 Immobilier : les prix à Paris en recul de 0,2 % Pour les personnes interrogées, les établissements bancaires sont de loin «l'acteur qui a le plus d'influence». Elles sont citées à 49%, loin devant le gouvernement (15%), les agents immobiliers (15%), les acheteurs (14%) et les vendeurs (7%). Selon Bernard Cadeau, président du réseau Orpi, «la donne a changé en quelques semestres» pour les candidats à l'achat immobilier, auxquels les banques demandent «un apport personnel plus conséquent». Dans les faits, un ménage qui était éligible à un crédit de 200 000 euros il y a deux ans ne l'est plus forcément aujourd'hui. Conséquence : «Les primo-accédants et les ménages les plus modestes sont écartés et les biens de moins bonne qualité restent sur le marché faute d'acquéreurs», ajoute-t-on chez Orpi, tandis que «les demandes de location explosent» avec une hausse de 50% au premier semestre sur un an. Un sentiment qui va à l'encontre des chiffres de la Banque de France. Dans un rapport publié début août par la Fédération bancaire française, l'encours des prêts immobiliers à la fin juin 2014 serait de 824 milliards d'euros en croissance de 3,2% sur un an. En attendant, le marché a enregistré, selon Orpi, une baisse de 10,5% de ses transactions au deuxième trimestre comparé au premier dans ses 1 250 points de vente. «La reprise du marché immobilier n'est toujours pas à l'ordre du jour : le déséquilibre entre l'offre et la demande s'accentue, le marché reste grippé», reprend-on encore chez Orpi. Moins de crédits distribués signifie moins de logements vendus et donc un marché qui «risque de se tarir encore plus». Les délais de vente sont déjà supérieurs à 100 jours depuis le début de l'année. Pour débloquer le marché, près d'un Français sur trois (32%) préconise le retour à «plus de souplesse dans les conditions d'accès au crédit», devant une amélioration des aides aux ménages accédant à la propriété (26%) ex-aequo avec une politique fiscale plus favorable (26%). LeParisien.fr
QUAND LA BCE EXPLORE DES TERRITOIRES NON CONVENTIONNELS POUR SOUTENIR LA CROISSANCE TOUT EN BAISSANT SON TAUX DIRECTEUR AU PLUS BAS DES GRANDES BANQUES CENTRALES A 0.05 % !
ven. 05 sept. 2014
La Banque centrale européenne a pris tout le monde par surprise jeudi en abaissant une nouvelle fois son principal taux d’intérêt directeur de 0,15 à 0,05%. C’est le taux auquel les banques commerciales s’approvisionnent aux guichets de la BCE. La seconde décision prise par le conseil de la BCE c’est un programme de rachats d’actifs financiers : titres de créances et obligations de haute qualité. On en connaîtra le montant début octobre. Le représentant allemand au Conseil des gouverneurs de la BCE s’est opposé à ces deux décisions. “Les décisions d’aujourd’hui, couplées aux autres mesures déjà en place, ont été prises avec l’objectif de soutenir l’ancrage solide des perspectives inflationnistes à moyen et long terme, en accord avec notre souhait de maintenir le taux de hausse des prix en dessous mais à proximité de 2%”. Et s’il devenait nécessaire de lutter contre cette faible inflation sur une période trop longue, a ajouté Mario Draghi, le Conseil des gouverneurs a été unanime dans son engagement à utiliser des instruments non conventionnels supplémentaires dans le cadre de son mandat”. Le principal taux d’intérêt directeur de la BCE est désormais le plus bas des taux des grandes banques centrales. Que ce soit aux Etats Unis oú il se monte à 0-0,25%, au Japon : 0,3% et en Grande Bretagne 0,5% : ces taux d’intérêt sont tous à un niveau historiquement bas. Mais certains ne devraient pas tarder à remonter, aux Etats Unis notamment. “La partie non conventionnelle de ces mesures, c’est la BCE qui va rendre possible pour les banques de détails de la zone euro, de vendre des ABS : des titres de créances qui sont en fait des prêts transformés en titres financiers, explique l‘économiste portugais Rui Barbara de Banco Carregosa. Nous sommes très loin d’une bulle immobilière ici en Europe”. En fait c’est exactement le contraire car les banques ne distribuent pas de prêts immobiliers”. Encore faut-il que les demandes de prêt augmentent. Or la BCE a encore réduit ses perspectives de croissance dans la zone euro pour 2014 et 2015. En période de faible croissance et de fort chômage, on a moins envie d’emprunter. Les banques vont pouvoir vendre à la BCE leurs titres de créances, très bien. Mais rien ne dit qu’avec les liquidités récoltées elles vont prêter plus. La BCE ne peut pas tout faire. C’est pourquoi Mario Draghi exhorte régulièrement les Etats membres de la zone euro à effectuer les réformes structurelles – sur le marché du travail notamment – qui fabriqueront la croissance de demain
CREDIT IMMOBILIER : C'EST ENCORE LE MOMENT DE RENEGOCIER LES TAUX D'INTERET !
mar. 02 sept. 2014
A des niveaux déjà très bas, les taux d’intérêt des crédits immobiliers ont encore reculé durant l’été. La période ouvre de nouvelles possibilités de renégociations. Les points à étudier avant de se lancer. Pour financer tout ou partie de leur achat immobilier à crédit, les particuliers bénéficient mois après mois de conditions de taux exceptionnelles. Ce qui d’ailleurs permet au marché immobilier de ne pas complètement se figer, alors que la correction des prix de l’immobilier tricolore reste globalement mesurée dans l’ancien, et à peine perceptible dans le neuf . Dans cet environnement de crédit bon marché, les rachats ou renégociations de prêts ont bondi en 2013. Le soufflé est depuis retombé. Mais la poursuite du recul des taux au cours de l’été - toutes durées confondues, les taux fixes se traitent en moyenne à 2,70 %, hors assurance, en juillet, selon l’Observatoire Crédit Logement/CSA - relance l’opportunité de négocier de nouvelles conditions de prêt. Et, ce même pour les emprunteurs qui ont souscrit un crédit récemment. Entre 8.000 et 20.0000 euros d’économies Le courtier Vousfinancer.com estime ainsi que les « crédits souscrits en 2003, 2004, 2007, 2008, 2009, 2011, et même désormais ceux de 2012 peuvent potentiellement être renégociés avec des économies substantielles à la clé. » Cependant, en raison des frais qu’elle entraîne - « jusqu’à 4,5 % du capital restant dû » -, pour que l’opération de rachat de prêt soit pertinente, il faut que l’emprunteur respecte un certain nombre de conditions. Les experts préconisent en principe un écart entre le taux initial du crédit et le nouveau taux de 1 % au minimum, une différence de taux qui s’apprécie sur la durée restante du prêt. Actuellement, nuance Sandrine Allonier, responsable des relations banques de Vousfinancer.com, « un écart de 0,70 point peut suffire pour les crédits récents, de plus de 300.000 euros ou ayant des durées supérieures à 20 ans ». La renégociation est en effet jugée pertinente quand le montant des intérêts d’emprunt à rembourser est encore conséquent. Dès lors, comme les intérêts sont remboursés dans les premières années du prêt, plus on avance dans le temps moins l’opération est intéressante. Choisir de renégocier est en général préconisé quand l’emprunteur se situe dans le premier tiers du remboursement du crédit. Toutefois, Vousfinancer.com, précise que « compte tenu du niveau historiquement bas des taux, même les crédits de 2003 ou 2004 (à plus de 4 %) peuvent être renégociés ». Le courtier a calculé qu’un rachat sur la durée restante du prêt (moins de 10 ans pour les crédits sur 20 ans) permet d’obtenir des taux à 2,50 % sur 10 ans, soit un écart de plus de 2 % avec les taux obtenus à l’époque sur 20 ans. Ce qui permet de réaliser une économie de plus de 8.000 euros pour un crédit de 200.000 euros. Pour les crédits obtenus en 2008 (à plus de 5 % en moyenne), 2009, 2011 et au 1er semestre 2012 (à plus de 4 % en moyenne), l’économie monte à plus de 20.0000 euros, car l’écart de taux avec ceux proposés aujourd’hui est d’environ 1 point. L’emprunteur peut choisir de réaménager son crédit soit en maintenant le même niveau de mensualités (durée alors réduite), soit en conservant inchangée la durée de son prêt (baisse des mensualités). Six conseils pour optimiser sa renégociation (*) 1 Mettre en concurrence les banques car les taux varient fortement d’une banque à l’autre selon les profils. 2 Bien préparer son dossier : trois derniers relevés de compte, trois derniers bulletins de paie et éventuellement un questionnaire médical comme lors de la souscription d’un premier crédit. 3 Avoir conscience des frais : pénalités de remboursement anticipé à verser à l’ancienne banque (3 % du capital restant dû, plafonné à 6 mois d’intérêts), frais de dossier, et frais de garantie pour le nouveau prêt (entre 1,2 et 2 % du montant emprunté), soit au total environ 4,5 % du montant du prêt. Ces frais peuvent sous conditions être réintégrés dans le nouveau prêt. 4 Faire le choix si possible de diminuer la durée restante de son prêt en conservant la même mensualité : l’économie générée sera plus importante qu’en diminuant sa mensualité car l’amortissement du crédit sera plus rapide. 5 En profiter pour trouver une assurance de prêt mieux adaptée et/ou plus compétitive et maximiser ainsi les économies générées par l’opération de renégociation. 6 Prévoir de conserver son bien - et donc son crédit - encore 2 ans minimum car lors d’un rachat, on repart en début de prêt avec par conséquent un amortissement plus lent les premières années.
CHOMAGE, HAUSSE DES PRIX, MONTEE DES EXTREMES : BIENVENUE DANS L'EUROPE DE LA DEFLATION......
ven. 29 août 2014
Alors que la croissance stagne et que le gouvernement est obligé de revoir ses objectifs de réduction des déficits, beaucoup d'observateur évoque un risque de déflation en France et en Europe. Cette hypothèse vous paraît-elle crédible? Philippe WAECHTER: L'évolution des prix est très réduite en France. En juillet le taux d'inflation était de 0.46% et le taux sous-jacent, éliminant les matières premières notamment, était selon le calcul de l'INSEE à 0.1%. C'est très faible, probablement trop faible. Est-ce préoccupant? Oui car dans un futur proche la faible inflation va conditionner les modalités des négociations sur les salaires. Il est dès lors probable que la progression des salaires sera très réduite. Cela aura un effet sur la demande de consommation. En outre, l'annonce faite par le gouvernement d'un risque de récession modifie l'appréhension des prix. Si un prix baisse, cela peut créer une opportunité pour en acheter éventuellement davantage car le produit devient plus abordable. Mais dans ce raisonnement on fait l'hypothèse que le prix du produit recule mais pas les autres. Lorsque l'on annonce une possible déflation alors c'est l'ensemble des prix qui est perçu comme pouvant reculer et cela altère le comportement de dépenses et peut inciter à repousser des achats. Cela pourrait alors peser sur la production et l'investissement des entreprises. Donc oui la déflation est un souci majeur dont il faut tenter de sortir rapidement. La comparaison est ridicule. Le PIB grec a baissé de près de 25% depuis le début de la crise. C'est similaire à ce qu'avait perdu l'économie américaine entre 1929 et 1933. Pour Nicolas Dupont-Aignan, «François Hollande a commis une erreur en appuyant sur le frein en pleine récession pour mettre en œuvre les plans de Bruxelles et de Merkel. Son matraquage fiscal des ménages et des entreprises a abouti exactement à ce qui s'est passé en Grèce, en Espagne et au Portugal.» Partagez-vous son analyse? La France est-elle vraiment en train de se retrouver dans la situation de la Grèce? La comparaison est ridicule. Le PIB grec a baissé de près de 25% depuis le début de la crise. C'est similaire à ce qu'avait perdu l'économie américaine entre 1929 et 1933. Depuis le début de la crise le PIB français a augmenté de 1.4%. Cela n'a rien de comparable. Le taux de chômage français n'est pas à 27%. Sur la question de la fiscalité, la hausse des dépenses date d'avant l'actuel président. Il était nécessaire pour éviter une dérive excessive d'ajuster la fiscalité. Les dépenses de l'Etat représentaient presque 57% en 2012. C'est certainement excessif mais cela ne se résorbe pas spontanément sinon tous les gouvernements depuis longtemps l'aurait fait. Quelles seraient les conséquences économiques si la France et l'Europe étaient en déflation durablement? Le problème majeur de la zone Euro est une demande interne manquant de dynamisme. La consommation des ménages, l'investissement résidentiel et celui des entreprises sont insuffisants. Ils ne sont pas le moteur de la croissance comme ils pouvaient l'être avant la crise. Une situation de déflation risquerait d'accentuer cette morosité. Ce n'est souhaitable ni pour l'emploi ni pour le financement du modèle social. Il faut donc redynamiser la demande privé principalement qui est le point de fragilité de l'économie française. Le pacte de responsabilité était susceptible de donner des signaux intéressants surtout s'il était accompagné de davantage d'investissements publics. Quelle seraient les conséquences sociales et politiques qui en découleraient? Le risque social est sur l'emploi et les revenus. Le risque politique est une accentuation des votes extrêmes et une instabilité sociale plus forte. Comment sortir enfin de cette spirale? Cela passe-t-il par une politique de relance monétaire? La question est toujours celle de la croissance. Aujourd'hui la demande est réduite et avec une croissance de 0% depuis le début de l'année les entreprises souhaitent maintenir leur activité mais sans capacité pour fixer leurs prix. Une croissance plus forte redonnerait aux entreprises la possibilité d'influencer davantage le niveau de leurs prix. Il faut donc redynamiser la demande privé principalement qui est le point de fragilité de l'économie française. Le pacte de responsabilité était susceptible de donner des signaux intéressants surtout s'il était accompagné de davantage d'investissements publics
IL EST PREFERABLE DE NE PAS ATTENDRE L'ENLISEMENT ! LE RACHAT DE PRETS - LE RACHAT DE CREDITS => UN ACTE DE GESTION AVEC DSCF HAUTE SAVOIE - ANNECY (74) et DSCF SAVOIE - CHAMBERY -
mer. 27 août 2014
Avant qu'il ne soit trop tard, avant que les dettes s'accumulent et avant que les fichages "Banque de France" viennent "bloquer et condamner" la situation financière des ménages, il existe de solutions pour sortir de cet engrenage infernal des prêts, de l'endettement, des retards de paiement, des agios bancaires qui enfoncent encore un peu plus dans la précarité, des pénalités, du fichage Banque de France (interdiction bancaire d'émettre des chèque - interdiction bancaire de contracter un prêt), des saisies et autres contraintes de tous ordres. LE RACHAT de CREDITS - DE PRETS - LE REGROUPEMENT DES DETTES ET PRETS - LA RESTRUCTURATION FINANCIERE (selon la dénomination donnée à ces opérations, est un des moyens, qui permet souvent de sortir des difficultés financière alarmantes et sans issue ! => en SAVOIE (CHAMBERY) avec DSCF (06 98 85 33 08) mail dscf@wanadoo.fr) => en HAUTE SAVOIE (ANNECY) avec DSCF (04 50 57 94 78 et 06 98 85 33 08) mail: dscf@wanadoo.fr Véritable acte de gestion et de prévoyance financière "LE RACHAT DE PRETS - RACHAT DE CREDITS" qui a été beaucoup galvaudé et décrié (parfois)est la seule opération qui permet de revenir à une situation saine et équilibrée. Certes il esxiste des cas qui ne pourront pas être "traités" avecun RACHAT de CREDITS - DE PRETS => il est toujours constaté que si cet acte de gestion avait été conduit "à temps", la situation ne se serait pas dégradée et aurait été rétablie. AVANT QU'IL NE SOIT TROP TARD ! IL FAUT AGIR ! => DSCF HAUTE SAVOIE - ANNECY - DSCF SAVOIE - CHAMBERY
RELANCER LA CONSTRUCTION PAR UN GESTE FISCAL : UNE MESURE INEVITABLE ?
mer. 27 août 2014
Jacques Attali prône une incitation à l'achat de logements neufs par une mesure de défiscalisation. Le président de la Fédération française du bâtiment Jacques Chanut y ajoute ses nuances. Des voix se font entendre pour sauver le logement de sa descente aux enfers. Jacques Attali, économiste et ancien conseiller de François Mitterand, préconise un geste fiscal pour encourager l'achat de logements neufs et in fine relancer la croissance. «Je pense qu'il y aurait une réforme très simple, qui serait de dire: si vous achetez un logement neuf, que ce logement neuf, acheté pour habiter ou pour louer dans les deux prochaines années, puisse être légué sans droits de succession, et ce tout au long de la vie», dévoile-t-il avant d'ajouter que «cela aurait un impact énorme en termes de relance». Les mises en chantier de logements neufs ont en effet encore chuté de près de 19% au deuxième trimestre et le nombre de permis de construire délivrés ne cesse de chuter. Il n'est pas le seul: le président de la Fédération française du bâtiment (FFB), le fraîchement nommé Jacques Chanut, prône également la défiscalisation pour le logement. «Même Jacques Attali reconnaît que s'il n'y a pas d'incitation fiscale, l'investissement locatif ne repartira pas», commente-t-il. Mais pour lui, ce geste fiscal prend une autre voie «Il faudrait bénéficier d'une défiscalisation lorsqu'on loue à ses ascendants/descendants, contrairement à ce que préconise la loi Duflot», explique-t-il. «Le logement est une réelle problématique pour les familles, autant pour les jeunes que les seniors et grands seniors», ajoute-t-il. Un mois pour passer des mesures «urgentes et importantes» L'idée de solidarité intergénérationnelle fait l'unanimité chez l'une et l'autre de ces propositions pour un geste fiscal de l'État. Toutefois, Jacques Chanut soulève une problématique très présente dans le contexte actuel: «Pour la proposition de Monsieur Attali, l'avantage fiscal n'est pas immédiat, cela pose donc le problème de la parole de l'État, dans le climat actuel de méfiance vis à vis de l'engagement de l'État». Le président de la FFB encourage donc une défiscalisation à l'entrée plutôt qu'à la sortie de l'investissement dans le logement neuf. Dans ses récentes interviews Jacques Attali préconise la mise en place de mesures «urgentes et importantes» dès ce mois d'août pour relancer la croissance. «Il faut réduire les dépenses et créer les conditions de la croissance qui permet des recettes nouvelles sans impôts nouveaux», explique-t-il. Outre des mesures sur le logement, l'économiste évoque d'indispensables mesures sur la formation professionnelle, l'accord passé entre les partenaires sociaux est «une catastrophe» selon lui, «parce que les partenaires sociaux se sont entendus pour préserver leur magot», poursuit-il. «Il est urgent de ne pas mettre en œuvre cet accord et de le reprendre». Il prône en outre des mesures pour inciter l'investissement dans les PME, et une hausse de la TVA car selon lui «les prix n'augmentent pas, nous sommes en déflation, c'est le moment absolument formidable et unique pour augmenter la TVA. Il faudrait l'augmenter massivement, de trois points…».
VENDRE TARDIVEMENT VOTRE RESIDENCE PRINCIPALE PEUT VOUS VALOIR UN REDRESSEMENT FISCAL !
mar. 26 août 2014
Impôts Vendre tardivement votre résidence principale peut vous valoir un redressement fiscal Par Robin Massonnaud pour VotreArgent.fr, publié le 21/08/2014 à 11:07 Peu de vendeurs le savent, mais l'administration fiscale considère qu'au-delà d'un an à compter de la mise sur le marché, les plus-values dégagées lors de la vente d'une résidence principale sont taxables. Heureusement, il existe une parade. Explications. Vendre tardivement votre résidence principale peut vous valoir un redressement fiscal Pour le Fisc, dans tous les cas de figure, le délai ne doit pas dépasser un an. Le dernier paradis fiscal français consiste à vendre sa résidence principale. La plus-value est en effet totalement exonérée d'impôt et de cotisations sociales. Mais Bercy complique les choses. Si vous avez déménagé avant la vente, laissant votre bien vide, l'exonération n'est maintenue que si la cession intervient dans des "délais normaux de vente". Le fisc tient compte des diligences du vendeur, des caractéristiques du bien et des circonstances économiques propres au marché immobilier. Mais, dans tous les cas de figure, le délai ne doit pas dépasser un an. Dans un marché au ralenti, les tribunaux aux côtés des vendeurs C'est la raison pour laquelle un contrôleur avait redressé un contribuable qui avait mis en vente son habitation principale le 24 novembre 2005, l'acte notarié ayant été signé le 18 septembre 2007, soit plus d'un an après avoir quitté les lieux. Le Conseil d'Etat est venu à la rescousse du redevable redressé (arrêt n° 356328 du 7 mai 2014). Les juges du Palais-Royal estiment que ce délai d'un an est écarté dès lors que le propriétaire fait tout pour vendre : multiples annonces, recours à plusieurs agences, baisse du prix demandé, home staging (mise en valeur du bien)... Une décision de bon sens pour les propriétaires confrontés au ralentissement du marché ! Bien évidemment, notre contribuable a du engager une longue bataille contre le Fisc puisqu'il lui a fallu saisir le tribunal administratif puis la Cour d'appel et enfin le Conseil d'Etat. Mais ce parcours du combattant en vaut toujours le coup. Il faut en effet savoir que le Fisc redresse presque systématiquement tous les contribuables qui mettent plus d'un an à vendre leur ancienne résidence principale. Le contrôleur compte sur l'ignorance des textes pour assurer au Trésor des rentrées d'argent vite gagnées. Or, tout aussi systématiquement, les tribunaux donnent raison aux contribuables dès lors que ces derniers démontrent qu'ils ont tout fait pour vendre leur bien. Comme dans la plupart des cas, le produit de la vente est nécessaire à l'achat d'un autre bien, les contribuables se démènent toujours pour trouver l'acheteur. Conclusion : ne vous laissez pas impressionner par une proposition de redressement du Fisc. Résistez ! En savoir plus sur http://votreargent.lexpress.fr/impots/vendre-tardivement-votre-residence-principale-peut-vous-valoir-un-redressement-fiscal_372954.html#h6tHwOph4em0hEJ7.99
L'INFLATION EN ZONE EURO EN BAISSE A 0,40 %
lun. 25 août 2014
Juillet 2014 Le taux d’inflation annuel de la zone euro en baisse à 0,4% Celui de l'UE en baisse à 0,6% Le taux d’inflation annuel de la zone euro1 s’est établi à 0,4% en juillet 20142 , contre 0,5% en juin. Il s’agit du taux d’inflation annuel le plus faible depuis octobre 2009. En juillet 2013, il était de 1,6%. Le taux d’inflation mensuel a été de -0,7% en juillet 2014. Le taux d’inflation annuel de l’Union européenne1 s’est établi à 0,6% en juillet 2014, contre 0,7% en juin. Un an auparavant, il était de 1,7%. Le taux d’inflation mensuel a été de -0,5% en juillet 2014. Ces chiffres sont publiés par Eurostat, l’office statistique de l'Union européenne. En juillet 2014, des taux annuels négatifs ont été observés en Bulgarie (-1,1%), en Grèce (-0,8%), au Portugal (-0,7%), en Espagne (-0,4%) ainsi qu’en Slovaquie (-0,2%). Les taux annuels les plus élevés ont été enregistrés en Autriche (1,7%), en Roumanie (1,5%) et au Luxembourg (1,2%). Par rapport à juin 2014, le taux d'inflation annuel a baissé dans treize États membres, est resté stable dans six et a augmenté dans huit autres. Les plus forts impacts à la hausse sur le taux d’inflation annuel de la zone euro proviennent des restaurants et cafés (+0,08 point de pourcentage), des loyers (+0,06 pp) et de l'entretien des véhicules (+0,05 pp), tandis que les fruits (-0,13 pp), les légumes ainsi que les télécommunications (-0,11 pp chacun) ont eu les plus forts impacts à la baisse. Taux d’inflation annuel en juillet 2014 (%) par ordre croissant -1,1 -0,8 -0,7 -0,4 -0,2 0,0 0,0 0,0 0,3 0,3 0,4 0,4 0,5 0,5 0,5 0,5 0,5 0,6 0,6 0,6 0,6 0,6 0,6 0,8 0,9 1,0 1,2 1,5 1,7 1,9 -2 -1 0 1 2 * Données provisoires pour l’Autriche. Données de juin 2014 pour le Royaume-Uni. Taux d’inflation3 mesurés par les IPCH (en %) Taux annuel Taux moyen sur 12 mois* Taux mensuel Juil 14 Juin 14 Mai 14 Avr 14 Juil 13 Juil 14 Juil 14 Belgique 0,6 0,7 0,8 0,9 1,6 0,9 -1,3 Allemagne 0,8 1,0 0,6 1,1 1,9 1,1 0,3 Estonie 0,0 0,4 0,6 0,8 3,9 1,5 -0,2 Irlande 0,5 0,5 0,4 0,4 0,7 0,2 -0,1 Grèce -0,8 -1,5 -2,1 -1,6 -0,5 -1,5 -1,0 Espagne -0,4 0,0 0,2 0,3 1,9 0,3 -1,5 France 0,6 0,6 0,8 0,8 1,2 0,8 -0,4 Italie 0,0 0,2 0,4 0,5 1,2 0,6 -2,1 Chypre 0,9 0,0 -0,1 -0,4 0,7 -0,5 -0,3 Lettonie 0,6 0,8 0,8 0,8 0,5 0,3 -0,2 Luxembourg 1,2 1,2 1,4 0,9 1,8 1,2 -1,0 Malte 0,6 0,7 0,4 0,5 0,9 0,8 0,0 Pays-Bas 0,3 0,3 0,1 0,6 3,1 1,0 0,3 Autriche 1,7p 1,7 1,5 1,6 2,1 1,6p -0,7p Portugal -0,7 -0,2 -0,3 -0,1 0,8 -0,1 -0,6 Slovénie 0,3 1,0 1,0 0,5 2,8 0,9 -1,0 Slovaquie -0,2 -0,1 0,0 -0,2 1,6 0,3 -0,2 Finlande 1,0 1,1 1,0 1,3 2,5 1,5 -0,1 Zone euro 0,4p 0,5 0,5 0,7 1,6 0,7p -0,7p Bulgarie -1,1 -1,8 -1,8 -1,3 0,0 -1,4 0,6 République tchèque 0,6 0,0 0,5 0,2 1,4 0,6 0,2 Danemark 0,5 0,4 0,3 0,5 0,4 0,4 -0,2 Croatie 0,5 0,5 0,4 -0,1 2,7 0,6 0,1 Lituanie 0,5 0,3 0,1 0,3 0,6 0,4 -0,5 Hongrie 0,5 -0,1 0,0 -0,2 1,7 0,6 0,2 Pologne 0,0 0,3 0,3 0,3 0,9 0,5 -0,2 Roumanie 1,5 0,9 1,3 1,6 3,4 1,4 0,0 Suède 0,4 0,5 0,1 0,3 0,8 0,3 -0,3 Royaume-Uni4 : 1,9 1,5 1,8 2,8 : : UE 0,6p 0,7 0,6 0,8 1,7 0,9p -0,5p Islande 2,3 1,3 1,1 1,3 4,2 2,3 0,3 Norvège 2,2 1,8 1,6 1,5 2,8 2,1 0,9 Suisse -0,1 -0,1 0,2 0,1 0,5 0,1 0,0 Source: Eurostat p = provisoire : = non disponible * Moyenne de l’IPCH sur les derniers douze mois / moyenne de l’IPCH sur les douze mois précédents. Taux d’inflation annuel (%) dans la zone euro et dans l’Union européenne 0 1 2 3 4 Zone euro UETaux d’inflation de la zone euro (en %) pour une sélection d’agrégats Zone euro Poids (‰) Taux annuel Taux moyen sur 12 mois Taux mensuel 2014 Juil 14 Juin 14 Mai 14 Avr 14 Juil 13 Juil 14 Juil 14 Ensemble 1000,0 0,4p 0,5 0,5 0,7 1,6 0,7p -0,7p Ensemble: > hors énergie 891,9 0,5p 0,5 0,6 0,9 1,6 1,0p -0,7p > hors énergie, produits alimentaires, boissons alcoolisées et tabac 694,4 0,8p 0,8 0,7 1,0 1,1 0,9p -0,8p > hors énergie, produits alimentaires non transformés 817,1 0,8p 0,8 0,8 1,1 1,3 1,0p -0,7p > hors énergie et produits saisonniers 853,5 0,8p 0,8 0,8 1,1 1,4 1,0p -0,7p > hors tabac 976,1 0,3p 0,4 0,4 0,6 1,5 0,7p -0,7p Énergie 108,1 -1,0p 0,1 0,0 -1,2 1,6 -1,0p -0,2p Produits alimentaires, boissons alcoolisées et tabac 197,6 -0,3p -0,2 0,1 0,7 3,5 1,3p -0,2p Produits industriels non énergétiques 266,6 0,0p -0,1 0,0 0,1 0,4 0,2p -3,7p Services 427,8 1,3p 1,3 1,1 1,6 1,4 1,3p 0,9p Source: Eurostat p = provisoire Sous-indices ayant eu les impacts les plus forts sur le taux d’inflation annuel de la zone euro5 Sous-indice Poids (‰) Taux annuel Impact (points de pourcentage) 2014 Juil 14 Juil 14 11.11 Restaurants et cafés 68,6 1,5p 0,08 04.11/2 Loyers 62,3 1,3p 0,06 07.23 Entretien des véhicules 28,3 2,2p 0,05 08.2/3 Télécommunications 29,0 -3,3p -0,11 01.17 Légumes 15,6 -6,6p -0,11 01.16 Fruits 12,1 -9,3p -0,13 Source: Eurostat p = provisoire 1. Les données de la zone euro et de l'Union européenne suivent la composition respective des pays à un moment donné. Les nouveaux États membres sont intégrés dans les agrégats selon une formule d'indice en chaîne. 2. L’estimation rapide de la zone euro pour juillet 2014, publiée le 31 juillet 2014, était de 0,4%. 3. Un taux annuel mesure l’évolution des prix entre le mois pris en compte et le même mois de l’année précédente. Un taux moyen sur douze mois compare la moyenne des Indices des prix à la consommation harmonisés (IPCH) des douze derniers mois avec la moyenne des douze mois précédents. C’est une mesure utilisée pour définir la stabilité des prix dans les rapports de convergence de la Commission au Conseil. Un taux mensuel établit la comparaison des niveaux de prix entre deux mois consécutifs. 4. Les données de l’inflation du Royaume-Uni pour le mois du juillet 2014 n’étaient pas disponibles à temps pour la publication.
LE DANGER DE L'ENDETTEMENT DES MENAGES !
jeu. 21 août 2014
Dans une étude présentée hier, Patrick Artus, chef économiste et directeur des études et de la recherche d'Ixis CIB, met en garde contre les effets pervers que pourrait induire le dynamisme du marché immobilier et du crédit aux ménages. A l'instar de nombreux pays européens et des Etats-Unis, l'endettement des ménages a vivement progressé depuis 2003 en France, entraînant « à la fois une baisse de l'épargne et une hausse de l'investissement logement, les placements financiers restant stables ». Ce soutien à la demande intérieure a permis d'afficher une croissance plus ou moins forte (0,8 % en 2003, 2,3 % en 2004, 1,4 % en 2005), mais toujours positive. A l'inverse, la seule contribution du commerce extérieur et des investissements des entreprises ferait aujourd'hui reculer le produit intérieur brut de 0,5 % en France. « L'endettement est un substitut aux moteurs de la croissance qui ne sont pas allumés. Le seul pays où il y a de la croissance "vraie", c'est l'Allemagne », où investissement des entreprises et commerce créent deux points de croissance, analyse Patrick Artus. La demande intérieure ne permet pas, en outre, d'enclencher un cercle vertueux de croissance en France, estime Ixis CIB, car « quand les Français consomment, cela ne fait que doper les importations. On prend des risques sur la solvabilité des ménages sans améliorer la production nationale ». Avec 62 % de ménages propriétaires de leur logement (contre 88 % en Espagne et 90 % au Royaume-Uni) et un taux d'endettement encore deux fois moins élevé que dans certains pays (Etats-Unis, Espagne, Royaume-Uni), le profil de la France pourrait toutefois paraître moins risqué que d'autres. « Le danger, estime Patrick Artus, c'est que l'endettement est facilement réversible en cas de hausse des taux d'intérêt. Il est en outre difficile de voir à quel moment le marché de la propriété est saturé. » Suivre la voie allemande Surtout, estime l'étude, « au lieu de se réjouir de l'augmentation rapide de la dette des ménages et du soutien apporté ainsi à la croissance, les gouvernements feraient mieux de considérer qu'il s'agit d'un répit pendant lequel il faut absolument qu'ils arrivent à faire repartir les autres moteurs de la croissance ». Notant que les pays recourant le plus au crédit sont aussi ceux où les dépenses de recherche sont les plus faibles, Patrick Artus déplore qu'il n'y ait « pas de perception réelle, notamment par la Banque centrale européenne, du poids du crédit et de l'immobilier dans la croissance ». Pour mener à bien les réformes structurelles, il suggère, notamment, de suivre la voie allemande de réduction des coûts pour améliorer la compétitivité sur les marchés extérieurs.
ET SI LA FRANCE ANNULAIT LA DETTE IMMOBILIERE DES MENAGES COMME L'ISLANDE POUR DOPER LA CONSOMMATION ?
jeu. 21 août 2014
Et si la France annulait la dette immobilière des ménages, comme l'Islande? Par Emilie Lévêque, publié le 02/12/2013 à 17:08 L'Islande va annuler 500 millions d'euros de dette immobilière de ses ménages, pour doper leur revenu disponible. François Hollande devrait-il s'en inspirer? Pas si sûr. Explications. Imprimer Zoom moinsZoom plus 22 Voter (0) Partager0 L'encours de dette immobilière des ménages français atteignait 806 milliards d'euros en septembre AFP PHOTO/MIGUEL MEDINA Annuler une partie de la dette publique d'un Etat? C'est possible. Les Européens l'ont fait avec la Grèce en 2012. Annuler la dette des ménages? C'est également possible. L'Islande va le faire. Le gouvernement islandais de centre-droit a annoncé samedi 30 novembre un plan pour alléger les dettes des ménages qui ont contracté un emprunt immobilier indexé sur l'inflation, ce qui correspond à la grande majorité des cas (80% des ménages). ADVERTISEMENT Cet allégement de dettes, qui dépend du montant emprunté, sera plafonné à 24.400 euros par ménage. Il se traduira par un effacement de 5 à 6% en moyenne de la dette immobilière des ménages islandais. La mesure coûtera 500 millions d'euros au total sur quatre ans (2014-2017), soit 4,7% du PIB islandais. Elle sera financée par une taxation des banques et des fonds qui gèrent les actifs des banques islandaises ayant fait faillite en 2008, ainsi que par l'annulation de 25 millions d'euros de dette détenue par des investisseurs étrangers. "Actuellement, la dette des ménages équivaut à 108% du PIB, ce qui est élevé au plan international. La mesure va doper le revenu disponible des ménages et encourager l'épargne", a affirmé le gouvernement islandais dans un communiqué. Peut-on faire pareil en France, pour accroître le pouvoir d'achat des ménages, relancer la consommation donc la croissance ? Non, et ce n'est d'ailleurs pas souhaitable. => 800 milliards d'euros de crédits immobiliers L'endettement des ménages français en immobilier a doublé entre 2005 et 2011, passant de 442 milliards d'euros début 2005 à 800 milliards d'euros, selon une étude de l'Insee publiée mi-novembre. Fin septembre 2013, l'encours des crédits à l'habitat est d'un montant équivalent (806 milliards d'euros selon les statistiques de la banque de France). A moins de risquer un effondrement du système bancaire français, l'Etat devrait compenser ces pertes pour les établissement de crédit. Or 800 milliards d'euros, cela représente 40% du PIB tricolore ! S'il décidait de n'annuler que 5% de la dette immobilière des ménages français, l'Etat devrait quand même débourser 40 milliards d'euros, soit deux points de PIB. Annuler une partie de la dette immobilière des ménages français est donc financièrement insoutenable. En outre, ce n'est économiquement pas justifié. Contrairement aux Islandais, les Français font face sans grandes difficultés au remboursement de leur crédit immobilier. La preuve: les dettes immobilières ne sont présentes que dans 10,9% des dossiers de surendettement au troisième trimestre, contre 85,5% pour les dettes à la consommation, selon le baromètre de la Banque de France pour le troisième trimestre 2013. L'encours de dettes immobilières douteuses s'élève à 550 millions, soit 0,06% du total des encours immobiliers. Certes, entre 2005 et 2011, le montant moyen restant à rembourser au titre des crédits à l'habitat a crû de 58%, de 58.400 à 92.300 euros, en raison de la hausse des prix de l'immobilier (+29% sur la période). Mais le poids des remboursements mensuel est resté stable, en raison de taux d'emprunt faibles et de l'allongement de la durée des emprunts. Le taux médian d'endettement (rapport entre les mensualités de remboursement et le revenu disponible) relatif à l'immobilier se situe à 22%, selon l'Insee. Une mesure anti-redistributive La France fait figure de bonne élève par rapport à ses voisins européens, les indicateurs de fragilité financière y sont plus faibles : le ratio dettes sur le total des actifs s'élève à 18,9%, contre 21,8% en zone euro ; le ratio dettes sur revenus est de 50,4% contre 62% en moyenne en zone euro ; et le ratio remboursement sur revenus atteint 13% contre environ 14% pour l'ensemble de la zone euro, selon une étude de la banque de France ("Patrimoine et endettement des ménages dans la zone euro", deuxième trimestre 2013). Surtout, les ménages endettés à l'habitat ont généralement un niveau de vie élevé: ils disposent d'un revenu disponible de 50.200 euros et d'un niveau de vie de 29.900 euros, contre respectivement 32.400 et 20.400 euros pour les ménages endettés à la consommation, selon l'Insee. Résultat: les ménages qui ont une dette immobilière sont peu susceptibles de faire face à des privations matérielles, contrairement aux ménages qui ont un crédit à la consommation. "Non seulement la dette immobilière des ménages français est totalement solvable, mais l'annuler serait une mesure anti-redistributive, car cela donnerait du pouvoir d'achat aux plus aisés", conclut Jean-Christophe Caffet, économiste chez Natixis. Or les ménages aisés ont une propension plus forte à épargner que les ménages modestes. Leur redistribuer du revenu disponible ne doperait donc pas la consommation, moteur de la croissance en France.
LE FMI S'INQUIETE DES RISQUES DE DEFLATION EN EUROPE :
mer. 20 août 2014
Le FMI a légèrement relevé aujourd’hui ses prévisions de croissance mondiale à 3,7%. La reprise dans les pays développés étaye ce nouveau pronostic. Mais cette reprise reste fragile et la zone euro, principalement, fait face à un risque de déflation. Christine Lagarde, la directrice du Fonds monétaire international (FMI), avait déjà tiré la sonnette d’alarme la semaine passée lors d’un déjeuner organisé au National Press Club. L’économie mondiale fait face à des risques de déflation. Elle avait mis en garde les grandes banques centrales contre les «risques croissants de déflation qui pourraient s’avérer désastreux pour la reprise». «Si l’inflation est le génie, alors la déflation est l’ogre qui doit être combattu résolument», avait-elle averti. Aujourd’hui, à l’occasion de l’actualisation de ses prévisions économiques, l’institution multilatérale s’est montrée plus précise. La zone euro est en première ligne, selon le FMI. La déflation est l’une des principales menaces de . «Avec une inflation probablement inférieure aux objectifs, les anticipations d’inflation à long terme pourraient s’abaisser», souligne le Fonds. Or, le recul de l’inflation accroit mathématiquement la charge réelle de la dette, qu’elle soit publique ou privée. Si ce risque doit se matérialiser, les banques centrales, à commencer par la Banque centrale européenne, disposeraient d’une marge de manœuvre plus que limitée pour abaisser les taux d’intérêt nominaux afin de réduire les taux d’intérêt réels. Pour les experts du Fonds, il convient donc de surveiller ce risque attentivement. Regain d'optimisme sur la conjoncture Dans l’immédiat, les économistes de l’institution se montrent un peu plus optimistes sur la conjoncture mondiale. Sans verser dans l’euphorie. Pour l’année en cours, la croissance mondiale devrait s’établir à 3,7%, soit un dixième de point de pourcentage de mieux que les prévisions faites en octobre dernier. En 2015, la hausse du PIB mondial s’élèverait à 3,9%. Dans son analyse conjoncturelle, le Fonds note une croissance plus importante que prévu au cours du dernier semestre de l’an passé. Principalement en raison des pays développés, où les entreprises ont reconstitué leurs stocks. De ce fait, les pays émergents ont connu une plus forte demande externe et accru leurs exportations tant vers les pays développés que vers la Chine. Ainsi, la croissance des Etats-Unis devrait passer de 1,9% en 2013 à 2,8% cette année. «Cette reprise devrait être soutenue par la demande finale domestique» liée à la politique budgétaire puisque, selon l’accord intervenu au Congrès, les coupes budgétaires ont été reportée à 2015. La zone euro, quant à elle, tourne le dos à la récession. La reprise se dessine. Faible. La croissance n’excédera pas 1% cette année, avant de s’établir à 1,4% l’an prochain. Les prévisions sont inchangées pour la France, avec 0,9% cette année et 1,5% en 2015. L’Espagne et l’Italie sont créditées de 0,6% de croissance en 2014. Pour le Fonds, le niveau élevé des dettes, publique et privée, ainsi que la fragmentation financière [NDLR : l’absence de véritable union bancaire] ne permettent pas une franche reprise dans la zone euro. «La BCE devra considérer des mesures additionnelles à cette fin. Des mesures telles que la fourniture de liquidités à long terme, y compris des prêts ciblés, renforceraient la croissance et réduiraient cette fragmentation», souligne le FMI. Mise en garde sur la Fed La Réserve fédérale des Etats-Unis, elle, devra s’abstenir de resserrer prématurément les conditions du crédit pour ne pas tuer la reprise. Le FMI pointe également les risques associés à la , d’emprunts du Trésor. Si la première annonce d’une baisse du rythme des achats n’a pas déstabilisé les marchés financiers, le Fonds craint néanmoins un impact sur les flux de capitaux internationaux à l’avenir. Les mouvements de réallocation des investissements de portefeuille pourraient déclencher une hausse des rendements sur les marchés émergents et, de ce fait, provoquer un recul des indices boursiers. Sans oublier les inévitables conséquences sur . Pour l’institution multilatérale, il conviendra de laisser les monnaies se déprécier si les conditions de financement externe des pays concernés viennent à se détériorer. Quant à la Chine dont l’essentiel de sa croissance a été permis par une hausse des investissements, le FMI lui renouvelle ses conseils de rééquilibrage : privilégier un peu plus la consommation au détriment de cette politique d’investissement potentiellement déstabilisatrice. Infos0Réagir 0Partager 0000Imprimer Lecture différée Lire aussi La zone euro, trois ans après Lire aussi La déflation frappe à la porte de la zone euro Focus Indicateurs économiques Inflation et déflation Marché des changes Europe Chine États-Unis Espagne Italie Christine Lagarde Fmi Bce + Data En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/21/01/2014/lesechos.fr/0203257995251_le-fmi-s-inquiete-des-risques-de-deflation-en-europe.htm#pqhP8c5s0eTFZ2lU.99
CROISSANCE DU DEUXIEME TRIMESTRE 2014 : LA ZONE EURO TOMBE EN DEPRIME !
mer. 20 août 2014
Personne n’attendait de miracle pour la croissance française du deuxième trimestre. La croissance nulle est conforme aux prévisions de nombreux experts. La surprise est venue de l’Allemagne dont le PIB a reculé de 0,2 %. Parmi les grands Etats de la zone euro, seule l’Espagne tire son épingle du jeu avec une croissance de 0,6 %, l’Italie ayant enregistré une contraction de 0,2 %. La France engluée dans la stagnation Au deuxième trimestre, le PIB est resté, comme au premier trimestre, stable en volume. Compte tenu de l’augmentation de la population, le PIB par habitant recule traduisant un appauvrissement des Français. Au deuxième trimestre, le mal est venu de l’investissement et non de la consommation. Cette dernière s’est reprise avec une augmentation de 0,5 % contre une diminution de 0,5 % au premier trimestre. L’investissement (la formation brute de capital fixe, FBCF) continue de diminuer ce qui est très inquiétant pour l’avenir. La FCBF s’est contractée de 1,1 % après un recul de 1,0 % au premier trimestre. La demande intérieure finale progresse, de ce fait, faiblement et contribue à l’évolution du PIB pour +0,2 point. Au niveau de ces échanges extérieurs, la France est toujours confrontée à des problèmes de compétitivité. En effet, si la croissance des importations s’est légèrement ralentie avec une hausse de 0,4 contre +0,6 % au premier trimestre, les exportations n’ont pas augmenté. De ce fait, le solde extérieur contribue négativement à l’évolution du PIB (–0,1 point), après une contribution neutre le trimestre précédent. De leur côté, les variations de stocks pèsent légèrement sur l’évolution de l’activité : –0,1 point après +0,5 point début 2014. Au deuxième trimestre, la production totale de biens et services est quasi stable avec un léger repli de 0,1 % contre une hausse de 0,2 % au trimestre précédent. La production de biens manufacturés a diminué de 1 %. Le secteur de la construction est particulièrement touché par la crise avec un recul de son activité de 1,5 % après une baisse de 1,6 % au premier trimestre. Le Gouvernement, face à ce résultat, a été amené à réviser à la baisse sa prévision de croissance en la ramenant de 1 à 0,5 %. Ce n’est pas une surprise. L’INSEE comme la Banque de France jugeaient irréalistes, depuis de nombreux mois, le taux de 1 %. En l’état actuel, en espérant une reprise au second semestre, le taux de 0,5 % peut être encore atteint. Moins de croissance pour 2014 signifie moins de recettes fiscales et donc plus de déficit. La dérive se situe autour de 5 milliards d’euros. Compte tenu des résultats budgétaires du premier semestre et de la croissance, le déficit public devrait se situer autour de 4,2 % en 2014. Pour 2015, la situation risque d’être assez complexe. Initialement, le Gouvernement avait prévu une croissance de 1,7 %. Or, au regard des résultats de 2014, elle aura du mal à atteindre 1 %. De ce fait, ce dernier a fait une croix sur le retour du déficit en-dessous de 3 %. L’effort en termes d’économies ou d’augmentations d’impôts occasionnerait une récession de -1 à – 2 % du PIB ce que le Gouvernement veut éviter à tout prix au risque de mettre la France en danger à moyen terme compte tenu de l’évolution de la dette publique. L’Allemagne n’échappe pas au marasme ambiant Les principaux clients européens de l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Italie, la France sont en récession ou encalminés dans une longue stagnation, les économies d’Asie doivent faire face à un ralentissement. Dans ces conditions, la croissance de l’Allemagne qui ne peut guère compter sur le dynamisme de son marché intérieur a connu un accès de faiblesse au deuxième trimestre avec un recul de 0,2 %. Cette contraction est essentiellement due aux exportations moins dynamiques que prévues et à l’investissement qui est en berne. Néanmoins, ce repli fait suite à une hausse de 0,7 % au premier trimestre. Le taux de chômage reste à un niveau historiquement faible à 6,7 %/. Enfin, le budget est à l’équilibre. Ce recul du PIB devrait, en revanche, attiré l’attention du Gouvernement sur le fait que l’Allemagne n’est pas une île. Quelles conséquences pour l’Union européenne ? La stagnation n’est pas une fatalité comme le prouve le Royaume-Uni avec une croissance qui pourrait atteindre cette année 3,5 %. De même la reprise espagnole démontre qu’un assainissement peut conduire à un rebond. Au sein de l’Europe, le débat risque d’être tendu dans les prochaines semaines. Le Gouvernement français a déjà commencé à demander un assouplissement des règles budgétaires afin d’éviter un approfondissement de la crise. Le Ministre de l’Economie, Michel Sapin, a souhaité l’engagement d’un plan de relance européen. Or, aujourd’hui, la zone euro est surtout confrontée à un sous-investissement chronique et à une dégradation de sa compétitivité. Si effort, il y a, il devrait être centré sur l’investissement. La question de la politique monétaire risque de se reposer. Au vu des résultats de l’économie américaine et de celle du Royaume-Uni, la politique de la Banque Centrale Européenne, peut apparaître trop timorée. Corsetée par son cadre réglementaire lui interdisant d’acheter des titres de dettes publiques sur le marché primaire, la BCE ne peut pas donner de l’oxygène aux économies européennes. Le recours à des outils non-conventionnels de manière plus massive s’impose. Il est fort à parier qu’au cours de la prochaine réunion de la BCE, de nouvelles mesures seront annoncées d’autant plus que l’Allemagne est désormais touchée par le ralentissement de la zone. Philippe Crevel
DSCF A CHAMBERY (Savoie) - DSCF A ANNECY (Haute Savoie) ACTEUR EN REDUCTION D'ENDETTEMENT DEPUIS 1994 !
lun. 18 août 2014
DSCF - DAUPHINE SAVOIE CONSEIL ET FINANCE A CHAMBERY DSCF - DAUPHINE SAVOIE CONSEIL ET FINANCE A ANNECY "ACTEUR EN REDUCTION D'ENDETTEMENT" RACHAT DE CREDITS - RACHAT DE PRETS - REGROUPEMENT DE PRETS - REGROUPEMENT DE CREDITS ! ...C'est lorsque la croissance est à zéro, que les revenus n'augmentent plus, que les prix eux ont la courbe inverse (même si le chiffre "officiel" de l'inflation, tente de nous laisser penser le contraire !), que la pression fiscale est de plus en plus lourde et pèse sur le pouvoir d'achat des ménages, que chaque dépense doit être maîtrisée et planifiée, qu'il est nécessaire d'optimiser la gestion de ses charges de Crédits et de Prêts. DSCF, depuis 1994, intervient en mettant en place des démarches de "réduction d'endettement", par des regroupement de crédits, des rachats de prêts - rachat de crédits, souvent contractés au moment où l'économie s'emballait, où tout semblait "si facile", d'acheter, de consommer "no limit", avec la bénédiction de tous les acteurs Financiers => ACTE DE GESTION, (même en dehors de toute difficulté financière), le regroupement de prêts, rachat de crédits peut répondre à plusieurs objectifs: 1) d'une part, ces opérations de "rachat de prêts" ou "réduction d'endettement", réduisent le coût de remboursement des divers prêts renouvelables qui sont rachetés - souvent à des taux compris entre 14 % et 27 % selon les périodes observées - : en effet les taux d'intérêt proposés actuellement, sont les plus bas depuis des décennies => les conséquences positives en matière de réduction des charges financières se révèlent immédiatement positives. 2) d'autre part, ces opérations de "rachat de prêts" ou "réduction d'endettement", libèrent une capacité non négligeable de pouvoir d'achat, en diminuant la charge de remboursement mensuelle des échéances de prêts. 3) enfin, "le regroupement de crédit", "rachat de prêts" - "rachat de crédits" comme démarche de réduction d'endettement, apparaît comme une "assurance sérénité et sécurité", pour "acheter" la paix financière et vivre décemment. 4) Cette démarche peut aussi dans certains cas s'apparenter à une opération "d'effet de levier", en dégageant une marge de revenus, qui pourra ainsi être consacrée à un nouveau projet (Investissement - travaux - éducation des enfants - loisirs - aide familiale - épargne de sécurité - épargne retraite etc etc) DSCF DAUPHINE SAVOIE CONSEIL ET FINANCE A ANNECY (HAUTE SAVOIE 74) ET A CHAMBERY (SAVOIE) EST L'ACTEUR LOCAL INCONTOURNABLE "EN REDUCTION D'ENDETTEMENT". www.sarldscf.fr mail: dscf@wanadoo.fr tél: 04 50 57 94 78 mobile : 06 98 85 33 08
CROISSANCE ZERO EN FRANCE AU DEUXIEME TRIMESTRE 2014 ! LA FRANCE EN PANNE...........
jeu. 14 août 2014
Au premier trimestre, le produit intérieur brut de la France est resté stable (+ 0 %), selon les premiers résultats publiés jeudi 14 août par l'Insee. Ce deuxième trimestre d'affilée de stagnation contraint le gouvernement à revoir les prévisions de croissance et de déficit à la fin de l'année sur lesquelles avait été établi le budget 2014. « Mieux vaut assumer ce qui est plutôt que d'espérer ce qui ne sera pas », confie Michel Sapin, le ministre des finances et des comptes publics, dans une tribune publiée dans Le Monde. Lire la tribune (en édition abonnés) : Croissance zéro, déficit dépassant 4 %, « il faut réorienter les politiques européennes », par Michel Sapin « La croissance française devrait être de l'ordre de 0,5 % et rien ne nous permet, à l'heure actuelle, de prévoir pour 2015 une croissance très supérieure à 1 % », admet M. Sapin. L'inflation, 0,5 % sur un an en France, est également beaucoup plus faible que prévu (1 %). Ces deux éléments conjugués font que le déficit public « sera donc supérieur à 4 % du PIB en 2014 », selon le ministre.
L'INQUIETANTE PANNE DE L'ECONOMIE FRANCAISE.
mer. 13 août 2014
La production industrielle a reculé au deuxième trimestre, laissant augurer une très faible croissance du PIB.Le gouvernement va revoir ses prévisions de déficit. L'heure de vérité approche pour le gouvernement. Le chiffre de la croissance au deuxième trimestre sera publié jeudi, et il ne s'annonce pas bon. Le Premier ministre a déjà prévenu que « la rentrée [serait] difficile en matière de conjoncture économique ». Si la production industrielle a progressé en juin, elle est en net recul sur la totalité du deuxième trimestre. « Le signal donné par cet indicateur est négatif pour la contribution de la production industrielle au PIB au deuxième trimestre », avoue Vladimir Passeron, de l'Insee. Tous les grands secteurs de l'industrie ont connu un recul de leur production. Et le bâtiment continue à plonger. Les mises en chantiers se retrouvent à leur plus bas depuis quinze ans et cette chute représentera un manque à gagner de 0,4 point de PIB cette année. « La construction est le secteur qui pèse le plus sur l'activité en France aujourd'hui », confirment les économistes d'Exane- BNP Paribas. Certes, récemment, la consommation des ménages a tenu le coup, les Français ayant dépensé 1 % de plus entre avril et juin qu'au cours des trois mois précédents. C'est la seule bonne surprise depuis le début de l'année. Mais elle est due aux dépenses de chauffage, qui ont repris au printemps après un hiver clément, ainsi qu'à la faiblesse de l'inflation qui redonne de l'oxygène aux ménages au moins temporairement. Mais cela ne suffira pas à faire croître le PIB fortement. L'Insee prévoit 0,2 % de croissance au deuxième trimestre alors que les économistes de Morgan Stanley tablent, eux, sur une croissance nulle. Pour le troisième trimestre, la Banque de France a indiqué vendredi s'attendre à + 0,2 % seulement. « Double ajustement » Quelle que soit l'estimation retenue, il apparaît que la reprise est en panne. Pour Christopher Dembik, économiste chez Saxo Banque, « il y a fort à parier que l'année 2014 va acter la stagnation économique en France ». « Il sera difficile d'accrocher plus de 0,6 % de croissance cette année en France », renchérissent les experts de l'institut Xerfi, pour qui l'Hexagone « est plus proche d'une rechute que d'une reprise en fanfare ». La France n'est pas la seule en Europe. La situation est pire en Italie, qui est retombée en récession, mais cela ne peut venir consoler l'exécutif français. « Le rythme d'austérité budgétaire ne ralentit pas en France. L'effort de réduction des déficits n'est pas fait via des augmentations d'impôt mais des baisses de dépenses publiques, ce qui pèse à court terme sur la croissance, explique Gilles Moec, économiste à la Deutsche Bank. La difficulté, c'est que la France doit faire un double ajustement en même temps : réduire le déficit public et rétablir la santé financière des entreprises en modérant les salaires. » Il reste toutefois des facteurs positifs qui militent en faveur d'une accélération de l'activité au second semestre, souligne Gilles Moec : « D'abord, la politique monétaire accommodante est là pour durer et la dépréciation de l'euro depuis trois mois aura un effet positif sur les exportations françaises. Ensuite, certains de nos voisins, comme l'Espagne, rebondissent et d'autres, comme l'Allemagne, ont toujours une croissance positive. Enfin, des réformes structurelles telles que celles des professions réglementées peuvent faire gagner très vite 0,2 à 0,3 point de PIB par an. » La France risque dans tous les cas de mettre du temps à retrouver un rythme de croissance fort. Lors de la crise de 1992-1993, l'Hexagone avait attendu cinq ans avant de renouer avec une croissance importante. Qu'en sera-t-il cette fois-ci ? Pour les économistes de Natixis, le pacte de responsabilité, qui vise à redresser la compétitivité et la rentabilité des entreprises, « sera plus coûteux initialement en perte de croissance et ses effets positifs seront plus tardifs et moins visibles que le plan Schröder ». Parce que la croissance mondiale était plus élevée quand les réformes ont été mises en place au début des années 2000 en Allemagne et que le gouvernement allemand n'avait réduit les déficits que dans un second temps, après avoir regagné de la compétitivité. Faute de croissance, c'est toute l'équation budgétaire qui devient insoluble. D'autant que la faible inflation annihile les effets du plan antidéficit (lire ci-contre). Une fois connue la croissance du deuxième trimestre, le gouvernement va devoir réviser sa prévision pour 2014 (1 %) et pour 2015 (1,7 %), ce qui conduira à un déficit supérieur à 3,8 % de PIB en 2014. Il dépassera encore nettement 3 % en 2015. Le bras de fer avec la Commission européenne, mais aussi avec l'Allemagne, va engendrer de sérieuses secousses à la rentrée.
L'EUROPE AU RALENTI ECONOMIQUEMENT !
mer. 13 août 2014
Le scénario d'une reprise graduelle a fait long feu.La France et l'Allemagne proche d'une croissance zéro. « Au début de l'année, nous partions sur une reprise économique graduelle dans la zone euro. Aujourd'hui, nous doutons de ce scénario. » Pour l'économiste Fabrice Montagné, en charge de l'Europe chez Barclays, la rechute de l'Italie dans la récession au deuxième trimestre et le score très décevant attendu de l'Allemagne, ce jeudi, vont peut-être obliger les Européens à revoir leur script. Le prochain chapitre risque bien d'avoir pour nom : une longue stagnation. L'économiste de Barclays entrevoit encore une chance pour la zone euro de raffermir son économie grâce à l'Espagne qui semble se hisser solidement en dehors de la crise, mais il n'y croit plus vraiment. Il n'est pas le seul. Gilles Moec de la Deutsche Bank n'est pas très optimiste non plus. La banque a décidé de revoir à la baisse la croissance de la zone euro cette année de 1,1 % à 0,8 % et de 1,5 % à 1,3 % en 2015. Si, au fond, la politique de desserrement de l'étau budgétaire et la baisse de l'euro vont continuer à distiller leurs effets positifs sur les économies de la zone euro, la crise ukrainienne tombe au plus mauvais moment, assombrissant l'horizon à court terme et affectant de façon disproportionnée l'Allemagne (lire ci-dessous). Bref, le coeur de la zone euro, France, Allemagne et Italie, bat au ralenti et ses chances d'accélérer son tempo d'ici à la fin de l'année sont faibles. L'Allemagne Elle a tout pour elle, compétitivité, emploi, équilibre budgétaire, mais elle a du mal à générer de la croissance. L'inflation est trop faible, les investissements et la consommation patinent, les initiatives de relance restent « homéopathiques » selon l'économiste de Barclays. La production industrielle a reculé de 1,5 % au deuxième trimestre par rapport au premier et la hausse des exportations n'a pas été suffisante pour compenser ce coup de frein. L'OCDE, qui publiait, hier, ses indices composites avancés, signaux avant-coureurs de retournements d'activité, a estimé que l'Allemagne faisait face, en juin, à une « inflexion négative » de sa croissance. L'indice s'est établi à 100,2 points, en baisse de 0,23 % sur un mois. Selon les estimations de Bloomberg, le PIB allemand se serait contracté de 0,1 % au deuxième trimestre, pour la première fois depuis 2012. La France Elle fait du surplace. Comme en Allemagne, le recul de la production industrielle (- 0,5 %) est de mauvaise augure pour le résultat de la croissance au deuxième trimestre. La prévision de l'Insee (+ 0,3 %) paraît difficile à atteindre (voir « Les Echos » du 11 août). Le chiffre sera connu jeudi. L'Espagne Elle ne manquera certainement pas de se réjouir de cette « anomalie » qui ne s'est pas produite depuis cinq ans : en hausse de 0,6 % entre avril et juin, le PIB espagnol devrait avoir augmenté beaucoup plus vite que le PIB allemand. Le signe, peut-être, que « les problèmes de la zone euro ont migré vers le nord », a commenté Ralph Solveen, économiste à la Commerzbank. L'Espagne est le seul grand pays de la zone euro à opérer une sortie progressive et constante de la crise, en s'appuyant, désormais, sur la demande intérieure autant que sur les exportations. L'italie Elle fait partie des « trous noirs » de la zone euro. L'arrivée du jeune et volontaire Premier ministre, Matteo Renzi en février, avait nourri de grands espoirs sur une sortie rapide de la crise. Mais en dépit de l'accélération du mouvement de réformes, le gouvernement n'a pu empêcher l'économie de dévisser et d'afficher deux trimestre consécutifs de recul du PIB, 0,1 % puis 0,2 %. En réaction, Matteo Renzi a fait voter rapidement la réforme du Sénat en première lecture par le Sénat lui-même, ce qui constitue une performance. Il a promis, par ailleurs, qu'il maintiendrait le rythme des réformes et que son pays allait redevenir plus compétitif. Le Royaume-Uni Du haut de son autonomie monétaire, il continue à aller de succès en succès. Son économie, la plus dynamique du G7, a crû de 0,8 % au deuxième trimestre, le sixième consécutif de hausse. Le rythme de progression du PIB sur l'ensemble de 2014 devrait être supérieur à 3 % et, malgré un certain ralentissement, rester proche de ce niveau l'an prochain. Frappée par un plongeon de 7,2 % depuis son plus haut avant la crise, l'économie britannique n'a, toutefois, retrouvé son niveau de richesse d'avant-crise qu'en juillet.
LES RISQUES DE DEFLATION EN FRANCE => LE GOUVERNEMENT SANS SOLUTION FACE A L'INFLATION ZERO
mer. 13 août 2014
L'Insee publie aujourd'hui le taux d'inflation dans l'Hexagone en juillet. En juin, il était tombé à 0,5 % sur douze mois.Le gouvernement craint une spirale déflationniste et presse l'Allemagne de jouer son rôle de locomotive en Europe. Le risque que la France et la zone euro entrent dans une période de déflation, comme l'a connue le Japon, est dans tous les esprits au gouvernement. Cet été, le président de la République et son Premier ministre s'en sont même inquiétés ouvertement. Nul doute que l'Elysée et Matignon scruteront la publication ce matin par l'Insee de l'indice des prix à la consommation du mois de juillet, qui n'a grimpé que de 0,5 % entre juin 2013 et juin 2014. Toute nouvelle faiblesse de cet indicateur renforcerait les craintes. D'ores et déjà, les prix de l'alimentation et des produits manufacturés ont reculé en juin sur douze mois dans l'Hexagone. Les économistes de la Société Générale, ne voient pas encore « le signe d'une entrée prochaine en déflation. Même si c'est faiblement, les prix, les salaires et la consommation continuent de progresser, soulignent-ils. Toutefois, on ne peut écarter le risque que la survenue d'un choc économique négatif ne suffise à faire tomber l'inflation en dessous de zéro » dans la zone euro, préviennent-ils. « Nous ne sommes pas encore en situation de déflation généralisée », estime aussi Philippe Martin, professeur d'économie à Sciences po. Peu d'outils pour lutter Néanmoins, la vigilance s'impose. Car la déflation est une situation dont il est très difficile de sortir car elle s'autoentretient. « Le risque, c'est que les entreprises et les ménages, anticipant des baisses de prix futures, préfèrent attendre pour investir et consommer, ce qui renforce alors le mouvement déflationniste », décrypte l'économiste. Comment en est-on arrivé là ? L'économie en France et dans la zone euro est toujours atone. Le taux de chômage reste à un niveau élevé dans l'Hexagone, ce qui laisse peu de possibilités pour des hausses de salaire. D'autant que le taux d'utilisation des capacités de production reste en deçà de sa moyenne de longue période. Au-delà, l'euro s'est apprécié depuis le début de l'année (même s'il a reculé nettement récemment) et plombe les exportations. La politique budgétaire est restrictive et « les dévaluations internes de nombreux pays européens, qui baissent le coût du travail, sans coordination, pour regagner de la compétitivité, pèsent sur l'inflation », explique François Cabau, économiste chez Barclays. « Tous les ingrédients sont réunis pour une déflation », avance un conseiller à Bercy. « En situation de conjoncture déprimée, il est logique que le pays connaisse une période d'inflation basse, explique Jean-François Ouvrard, économiste chez COE-Rexecode. Les économies budgétaires et les réformes structurelles pèsent à court terme sur les prix. Mais c'est le point de passage obligé pour rebondir, regagner de la compétitivité, assainir les finances publiques et permettre aux entreprises d'investir de nouveau », plaide-t-il. Faut-il alors lever le pied sur les efforts budgétaires, comme le préconise, par exemple, la gauche du PS ? « Cela me paraît simpliste car la France a aussi un problème de demande privée, pas seulement de demande publique. L'enjeu, c'est de faire repartir la demande privée, notamment que les entreprises investissent et que la construction reparte. Et ce n'est pas en pratiquant une relance budgétaire que cela résoudra le problème », estime Jean-François Ouvrard. Pour Philippe Martin, le gouvernement pourrait baisser les impôts pour les catégories les plus défavorisées, qui ont une propension à consommer supérieure aux autres, ce qui relancerait la consommation et renforcerait un peu l'inflation. Mais, « dans une union monétaire, les outils à disposition du gouvernement pour lutter contre la déflation sont peu nombreux », avoue-t-il. Les solutions se trouvent aussi à Francfort, au siège de BCE, qui refuse jusqu'à présent d'acheter les dettes de pays en difficulté, alors que la Fed américaine et la Banque d'Angleterre l'ont fait. « Ce qu'il faudrait, c'est une inflation de 3 % à 4 % outre-Rhin et de moins de 1 % à 2 % en France et en Italie pour que ces pays puissent s'ajuster, c'est-à-dire regagner de la compétitivité face à l'Allemagne, sans passer par une période de déflation, forcément destructrice », préconise Philippe Martin. C'est l'espoir de François Hollande et de Manuel Valls. Mais, pour l'instant, Berlin leur a opposé une fin de non-recevoir. Et à Bruxelles, remettre à plus tard les objectifs de déficit ne semble pas d'actualité. Le bras de fer ne fait que commencer.
LES TAUX D'EMPRUNT A 10 ANS AU PLUS BAS HISTORIQUE !
mer. 13 août 2014
Dette : le taux d’emprunt français à 10 ans à un nouveau plus bas historique ActeursEtatsaoût 7, 2014 0 462 Le taux d’emprunt à dix ans de la France a atteint son plus bas niveau historique jeudi à 1,494%, le climat géopolitique difficile favorisant l’attrait des investisseurs pour les dettes jugées les plus sûres. Vers 16H45 (14H45 GMT), le rendement français à 10 ans a ainsi battu son précédent record du 30 juillet à 1,497% sur le marché obligataire secondaire, où s’échange la dette déjà émise. Les tensions géopolitiques en particulier en Ukraine ont également permis à l’Allemagne d’améliorer encore, tout au long de la séance, son nouveau record atteint hier à 1,095%, pour descendre jusqu’à 1,072%. Des combats meurtriers ont gagné jeudi le centre de Donetsk, fief des séparatistes de l’Est de l’Ukraine, en pleine poussée de fièvre entre les Occidentaux et la Russie qui a décrété un embargo sur les produits alimentaires européens et américains et menacé d’interdire le survol du territoire russe aux compagnies aériennes effectuant des liaisons entre l’Europe et l’Asie via la Sibérie. La réunion de la Banque centrale européenne qui, sans surprise, a maintenu son principal taux directeur inchangé et n’a rien annoncé de nouveau, n’a pas permis d’inverser la tendance.
DSCF HAUTE SAVOIE - DSCF SAVOIE : LE SPECIALISTE DEPUIS 1994 DU REGROUPEMENT DE CREDITS - RACHAT DE PRETS - RACHAT DE CREDITS
lun. 11 août 2014
DEPUIS 1994, DSCF HAUTE SAVOIE (74) et DSCF SAVOIE(73) EST L'ACTEUR INCONTOURNABLE DU RACHAT DE PRETS ET DU RACHAT DE CREDIT OU REGROUPEMENT DE PRETS. AVEC UN ACCES A TOUS LES ACTEURS BANCAIRES SPECIALISES DANS LE RACHAT DE PRETS - RACHAT DE CREDITS - REGROUPEMENT DE PRETS -REGROUPEMENT DE CREDITS, DSCF EN SAVOIE ET DSCF EN HAUTE SAVOIE, APPORTE TOUTES LES SOLUTIONS BANCAIRES ET FINANCIERES POSSIBLES POUR REDUIRE L'ENDETTEMENT DES MENAGES ET RESTRUCTURER LEUR SITUATION FINANCIERE. DSCF CHAMBERY DSCF HAUTE SAVOIE www.sarldscf.fr www.dscf-rachtcredit.fr contact mail: dscf@wanadoo.fr contact tél: 04 50 57 94 78
LE MARCHE DE L'ASSURANCE DE PRETS IMMOBILIERS POUR LES PARTICULIERS EN FRANCE:
lun. 11 août 2014
Article 17 (articles L. 312-8 et L. 312-9 du code de la consommation) - Liberté de choix de l'assurance emprunteur des crédits immobiliers Commentaire : le présent article supprime la possibilité pour les banques, dans le cadre des crédits immobiliers, d'imposer à leurs clients d'adhérer à des contrats d'assurance de groupe souscrits pour leur compte afin de garantir leurs emprunts. I. Le droit en vigueur Assurer son crédit immobilier n'est pas une obligation légale. Toutefois, compte tenu des risques liés à la durée des opérations (avec des remboursements des prêts pouvant être étalés jusqu'à vingt ou trente ans), les établissements de crédit subordonnent l'octroi de crédit immobilier à une assurance qui couvre au moins les risques de décès, de perte totale et irréversible d'autonomie, d'incapacité ou d'invalidité, et parfois de perte d'emploi. Le principe de l'interdiction de la vente liée, qui s'apparente à une pratique commerciale illicite, est posé par l'article L. 122-1 du code de la consommation, et précisé pour les établissements financiers par le 1. du I de l'article L. 312-1-2 du code monétaire et financier qui dispose qu'« est interdite la vente ou offre de produits ou de prestations de services groupés sauf lorsque les produits ou prestations de services inclus dans l'offre groupée peuvent être achetés individuellement ou lorsqu'ils sont indissociables ». Toutefois, l'assurance des crédits immobiliers échappe à cette règle protectrice pour les consommateurs. En effet, l'article L. 312-9 du code de la consommation autorise le prêteur à « exiger de l'emprunteur » qu'il adhère au contrat d'assurance collective négociée pour lui, et la pratique des établissements de crédit consiste effectivement le plus souvent à imposer à leurs clients l'adhésion à un tel contrat. Aujourd'hui, plus de huit emprunts immobiliers sur dix sont conclus dans le cadre de l'assurance de groupe. Pourtant, il existe un autre système, la délégation d'assurance, qui permet à l'emprunteur de souscrire avec l'assureur de son choix un contrat d'assurance offrant des garanties équivalentes au contrat de groupe de l'établissement prêteur, le bénéfice de l'assurance étant cédé au prêteur pour garantir son prêt. Ce système a tendance à se développer. Représentant généralement entre 0,30 % et 0,40 % du montant emprunté, l'assurance du crédit immobilier a un coût non négligeable, pouvant représenter jusqu'à 10 % du coût total du crédit souscrit. Les emprunteurs qui présentent un risque faible, en particulier les jeunes emprunteurs, ont donc intérêt à rechercher des solutions d'assurance en dehors de l'assurance de groupe afin de faire baisser dans des proportions sensibles le niveau des primes d'assurance exigées et, partant, à réduire la charge globale de leur acquisition. L'assurance est donc un des éléments du jeu concurrentiel entre établissements financiers destiné à attirer des emprunteurs au titre du crédit immobilier. Le marché de l'assurance des crédits immobiliers aux particuliers en France En France, 8,35 millions de ménages, soit 31,3 % du total, détiennent aujourd'hui un crédit immobilier. L'encours des crédits représente près de 700 milliards d'euros. Près de 2 millions de crédits immobiliers ont été accordés aux particuliers en 2008, dont 1,3 million pour l'acquisition de logements (le reste concernant le financement de travaux sur des logements existants), pour un montant d'encours de 140 milliards d'euros. Le taux de couverture des crédits immobiliers par une assurance est proche de 100 %. L'assurance des crédits immobiliers et professionnels représente 6,7 milliards d'euros de primes, dont 85 %, soit 5,6 milliards, dans le cadre de contrats d'assurance de groupe. Sources : Minefe et Observatoire des crédits aux ménages II. Le texte du Gouvernement Un dispositif favorisant l'information des souscripteurs d'un contrat de prêt immobilier sur leurs doits en matière de police d'assurance avait été voté, à l'initiative du Sénat, lors de la discussion de la loi n° 2008-3 du 3 janvier 2008 pour le développement de la concurrence au service des consommateurs (dite « loi Chatel ») : les mentions légales obligatoires de l'offre de contrat immobilier avaient été enrichies d'un avertissement destiné à informer l'emprunteur de son droit à souscrire une assurance équivalente à celle proposée par le prêteur, lorsque ce dernier n'exigeait pas l'adhésion à un contrat d'assurance collective. Le projet de loi va plus loin et poursuit l'objectif d'une plus grande concurrence au bénéfice des consommateurs en supprimant désormais la possibilité pour les prêteurs d'imposer l'adhésion à un contrat d'assurance de groupe. Au premier trimestre 2008, le ministre de l'économie, des finances, de l'industrie et de l'emploi, Mme Christine Lagarde, avait en effet engagé, avec les fédérations professionnelles de la banque et de l'assurance et les associations de consommateurs, une réflexion sur la réforme de l'assurance emprunteur qui a abouti, de manière assez consensuelle, au dispositif ici proposé. En outre, les professionnels du secteur de la distribution du crédit immobilier se sont engagés à remettre aux consommateurs à partir de 2010 une fiche de conseil et d'information sur l'assurance emprunteur, permettant de mieux l'informer et de comparer les offres, dont le contenu sera élaboré au sein du Comité consultatif du secteur financier (CCSF). A l'instar de ce que prévoit l'article 2 du présent projet de loi en matière de publicité pour les crédits à la consommation, le coût de l'assurance des crédits immobiliers devra y être exprimé en euros par mois. La rédaction du nouveau dispositif s'inspire de la convention AERAS (S'assurer et emprunter avec un risque aggravé de santé) conclue le 6 juillet 2006 par les banques, les assurances, les associations de malades et de consommateurs et l'Etat, qui a pour but de faciliter l'accès au crédit des personnes dont l'état de santé dégradé bloque la capacité à assurer leurs crédits immobiliers et donc à les conclure. Les banques se sont en effet engagées dans ce cadre à accepter les contrats individuels d'assurance décès ou invalidité dès lors que ces derniers « présentent un niveau de garantie équivalent au contrat groupe ». Elles se sont également engagées « à ne pas imposer leur contrat groupe au candidat emprunteur dans les cas où le contrat groupe ne leur permet pas d'apporter une réponse satisfaisante à un candidat » et « à assurer des conditions d'emprunt identiques quelle que soit la solution assurantielle retenue ». Cette réforme n'aura probablement pas pour effet de faire disparaître l'assurance de groupe au profit de la délégation d'assurance, car la première des deux formules conserve des atouts importants : - des formalités simples, avec un seul interlocuteur pour l'emprunteur et un contrat de crédit ainsi qu'un contrat d'assurance de ce crédit conclus en même temps ; - des frais de gestion moins élevés que pour les délégations d'assurance, car la convention d'assurance est conclue une fois pour tous les bénéficiaires ; - l'impossibilité pour l'assureur d'imposer, sauf accord de l'emprunteur, des modifications à la définition des risques garantis ou aux modalités de la mise en jeu de l'assurance. L'introduction de davantage de concurrence sur le marché de l'assurance emprunteur devrait cependant forcer les établissements financiers à adapter leur offre pour qu'elle reste attractive, sans totalement faire disparaître la mutualisation des risques entre les clients. III. Le texte de la commission spéciale Le I. de l'article 17 maintient l'obligation, introduite par la loi Chatel et figurant au 4° bis de l'article L. 312-8 du code de la consommation, de mentionner, dans l'offre de contrat de crédit immobilier que le prêteur est tenu d'adresser par écrit à l'emprunteur éventuel, la possibilité pour ce dernier de souscrire une assurance de son choix. Simplement, l'exception à cette obligation qui était prévue lorsque le prêteur imposait concomitamment à l'emprunteur l'adhésion à un contrat d'assurance de groupe disparaît puisque le prêteur ne dispose plus de cette faculté d'imposer son choix. Le II. modifie l'article L. 311-9 du code de la consommation afin d'abroger ce droit à lier contrat de crédit immobilier et contrat d'assurance de ce crédit. Il précise que le prêteur ne pourra pas refuser un contrat d'assurance emprunteur librement négocié par l'emprunteur auprès de l'assureur de son choix, dès lors que ce contrat présenterait un « niveau de garantie équivalent » au contrat d'assurance de groupe proposé. L'appréciation du niveau de garantie offert relèvera de l'établissement prêteur, agissant sous le contrôle du juge. Votre commission spéciale n'a apporté à cet article, à l'objectif duquel elle souscrit pleinement, que de mineures précisions
REGROUPEMENT DE CREDITS - RACHAT DE PRETS - RACHAT DE CREDITS D'UN POINT DE VUE LEGILSLATIF.
lun. 11 août 2014
CHAPITRE II - REGROUPEMENT DE CRÉDIT Article 18 (article L. 313-15 du code de la consommation) - Regroupement de crédits Commentaire : cet article a pour objet de prévoir des règles spécifiques de protection des emprunteurs en matière de regroupement de crédits. I. Le droit en vigueur L'activité de rachat de crédit ne fait, à l'heure actuelle, l'objet d'aucune réglementation particulière. Le comité consultatif du secteur financier a défini310(*) l'opération de regroupement de crédits comme la « technique bancaire qui consiste à substituer à plusieurs crédits existants, de durées et de taux différents, qui font l'objet d'un remboursement anticipé, le plus souvent un seul crédit nouveau d'une durée plus longue avec des mensualités de remboursement diminuées. » Le regroupement de crédits est donc par nature une opération complexe et hétérogène englobant des crédits de nature très différente. Dans ce contexte, la question du statut juridique des contrats mixtes, portant simultanément sur des crédits à la consommation et des crédits immobiliers, s'est posée. La réponse de la Cour de cassation a semblé évoluer sur ce sujet. La Cour a tout d'abord jugé que les contrats de rachat de crédit portant sur un seul crédit immobilier étaient soumis aux règles du crédit immobilier311(*). Saisie sur un cas de contrat mixte, la Cour a considéré que ce dernier ne pouvait être soumis au crédit immobilier312(*). Elle a cependant adopté la position inverse ultérieurement. II. Le texte du Gouvernement Dans ce chapitre exclusivement consacré au regroupement de crédits, le présent article 18 propose de définir le régime juridique qui lui est applicable en insérant une section 7 au chapitre III du titre Ier du livre III du code de la consommation. Le nouvel article L. 313-15 de cette section dispose que les contrats de rachat de crédits portant uniquement sur des crédits à la consommation sont soumis aux dispositions du code de la consommation relatives au crédit consommation. Ce nouveau crédit issu du regroupement entre dans le champ d'application du crédit à la consommation, nonobstant le dépassement éventuel du seuil des 75.000 euros par le montant total de l'opération, conformément au 2° du nouvel article L. 311-3. Corrélativement, les contrats de regroupement de crédits portant uniquement sur des crédits immobiliers sont soumis aux dispositions du code de la consommation relatives au crédit immobilier. L'apport majeur du texte réside dans le traitement des contrats mixtes, clarifiant ainsi le régime issu de la jurisprudence. Ainsi, les contrats de regroupement de crédits portant simultanément sur des crédits immobiliers et des crédits à la consommation sont soumis au régime correspondant au type de contrat majoritairement inclus dans ce regroupement. Si le nouveau contrat « mixte » contient une part de crédit immobilier inférieure à un seuil fixé par décret en Conseil d'Etat, il sera soumis au régime du crédit à la consommation. Si la part de crédit immobilier dans le contrat est supérieure à ce seuil, le contrat sera alors soumis au régime du crédit immobilier. S'agissant de l'information, le nouvel article L. 313-15 en renvoie les modalités à un décret en Conseil d'Etat. III. Le texte de la commission spéciale Votre commission spéciale approuve le nouveau statut juridique spécifique au regroupement de crédits. En effet, le droit en vigueur soulève des difficultés d'application à deux égards. D'une part, le regroupement de crédit constitue une opération particulièrement complexe qui justifie d'une information plus lisible, de façon notamment à permettre la comparaison du coût total des crédits avant et après l'opération de regroupement. D'autre part, l'absence de réglementation spécifique à ces opérations soulève des difficultés d'interprétation lorsque les contrats regroupent à la fois des prêts immobiliers et des crédits à la consommation. Or, l'enjeu de cette question réside dans l'application du taux au regard de l'écart entre le taux de l'usure pour le crédit immobilier et celui pour le crédit à la consommation. Si le rachat de crédits n'a pas fait l'objet de statistiques agrégées, il convient de souligner que ce marché s'accroît au fur et à mesure du développement du crédit renouvelable. Les banques comme les établissements spécialisés y sont présents. Ainsi que l'a souligné le Comité économique et social européen (CESE), ainsi que, dans le cadre du cycle d'auditions de votre rapporteur, l'Association française des usagers des banques (AFUB) et la Confédération de la consommation, du logement et du cadre de vie (CLCV), le rachat de crédits appelle donc une certaine vigilance, tout en gardant raison ai regard de la modeste ampleur actuelle du phénomène en France. Les statistiques de l'Association française des sociétés financières (ASF) relatives aux prêts personnels englobent cette catégorie de crédit. Au 1er trimestre 2009, la production de prêts personnels (y compris les rachats de créances) s'est contractée de - 26,2 % par rapport à la même période de 2008. S'agissant par exemple des chiffres de production d'un des principaux établissements spécialisés, il peut être relevé que la production est en baisse de 16 % entre 2007 et 2008, pour un volume en 2008 de 700 millions d'euros. Le cumul de la production fin avril 2009 s'élevait à 30 % de moins que le cumul fin avril 2008. Sur la part relative de ces crédits, l'activité de rachat de crédit représente, pour un autre établissement important, en moyenne 10 % de la production de prêts personnels, dont une moitié environ de rachats internes, avec un montant moyen autour de 15.000 euros. Source : Direction générale du trésor et de la politique économique (DGTPE) Votre rapporteur a examiné les propositions de M. Philippe Marini, président de la commission spéciale, traitant tout particulièrement de la question du rachat de crédits dans le chapitre III de sa proposition de loi313(*) en matière de publicité, de démarchage et d'offre. Ces dispositions visent à interdire, dans les publicités relatives aux regroupements de crédits, les mentions suggérant que ces derniers sont de nature à faciliter la gestion du budget de l'emprunteur. Elles imposent également dans toute publicité ou information relative à un rachat de crédit la mention du surcoût de ce rachat par rapport aux opérations auxquelles il se substitue. Cependant, votre rapporteur a considéré plus approprié de laisser l'autorité réglementaire définir dans un décret en Conseil d'Etat les modalités de la bonne information des emprunteurs. Aux termes de ses échanges avec la Direction générale du trésor et de la politique économique (DGTPE), il apparaît que les dispositions du décret concerneront notamment le coût total du crédit avant et après regroupement ainsi que la mise en oeuvre de garanties supplémentaires répondant à la spécificité de cette technique. L'autorité réglementaire s'appuiera sur les travaux conduits sur la question par le Comité consultatif du secteur financier (CCSF). Dans ces conditions, votre commission spéciale a adopté cet article assorti de rectifications purement rédactionnelles. Votre commission spéciale a adopté cet article avec des modifications formelles.
DSCF A CHAMBERY (Savoie) - DSCF A ANNECY (Haute Savoie)
ven. 08 août 2014
ACTEUR INCONTOURNABLE DU RACHAT DE CREDIT - RACHAT DE PRET SUR CHAMBERY (SAVOIE) ET ANNECY (HAUTE SAVOE), DSCF APPORTE SON EXPERIENCE ET SON SAVOIR FAIRE DEPUIS 1994, AUX MENAGES ENDETTES OU AUX PROFESSIONNELS EN RECHERCHE DE TRESORERIE. AVEC UN ACCES A TOUS LES ACTEURS BANCAIRES DU RACHAT DE PRETS EN FRANCE, DSCF APPORTE TOUTES LES SOLUTIONS POUR SORTIR DE L'ENDETTEMENT EN REGROUPANT LES PRETS ET EN REFINANCANT LES DETTES ET AUTRES BESOIN. DSCF A CHAMBERY ET DSCF A ANNECY dscf@wanadoo.fr www.sarldscf.fr www.dscf-rachatcredit.fr tél: 04 50 57 94 78 mobile: 06 98 85 33 08
QUEL EST LE PROFIL DES MÉNAGES ENDETTÉS EN FRANCE ?
ven. 08 août 2014
On voit donc que les caractéristiques de l’endettement ont été sensiblement modifiées, ce qui a évidemment des conséquences sur le profil des ménages endettés qui s’est modifié par rapport à celui que l’on connaissait à la fin des années quatre-vingt. Si plus de la moitié des ménages sont endettés, leur observation révèle toutefois qu’ils ne forment pas une famille homogène. Une analyse plus précise selon la nature de leur endettement et d’après leurs revenus permet de cerner les caractéristiques des ménages endettés. A - LE PROFIL DES MÉNAGES SELON LA NATURE DE LEURS DETTES 1. Les ménages endettés au titre de l’immobilier uniquement Une partie des ménages, la plus nombreuse, ne recourt au crédit que pour les emprunts immobiliers. Nous avons vu précédemment l’historique de la diffusion de la propriété immobilière à partir du milieu des années 1965 sous le triple effet de la progression continue des revenus, du maintien de taux d’intérêt réels faibles voire souvent négatifs et de l’ampleur de l’intervention publique. Ces ménages financent une seule opération à la fois pour plus de 80 %1 d’entre eux et ne semblent pas rencontrer de difficultés majeures avec leur endettement, leur moindre recours au découvert bancaire vient, parmi d’autres facteurs, le confirmer. La place de ces ménages dans le cycle de vie et dans l’échelle socioprofessionnelle est propice au financement d’un projet immobilier. L’endettement constitue alors une stratégie volontaire d’anticipation de revenus futurs et, sauf erreurs d’anticipation ou « accident de la vie » (maladie, décès, chômage, divorce, séparation), aucun problème ne devrait surgir. Cependant une analyse plus fine révèle la présence au sein de ces ménages d’une catégorie a priori plus fragile. Ce sont des ménages de catégories intermédiaire ou modeste qui, du fait de leur taille (souvent mariés : 82,3 % des cas - avec au moins deux enfants : 39,2 %), deviennent fréquemment propriétaires avec des aides publiques (Prêt d’accession à la propriété, Prêt à taux zéro ou Prêt conventionné pour 64,8 % d’entre eux) et avec un prêt employeur (66,4 %). Pour ceux-ci, l’effort demandé en termes de remboursement est souvent proche de la limite acceptable, surtout si l’on prend en compte la durée de l’effort demandé. 2. Les ménages endettés à plusieurs titres Lorsque l’endettement immobilier s’accompagne d’un recours aux crédits de trésorerie (multi-endettement), c’est, pour une proportion importante des ménages concernés, dans le but d’acquérir une automobile ou d’aménager un logement, alors que les ressources ne sont pas toujours suffisantes. Ou encore, parce que ces dépenses étaient assez largement imprévues, les taux d’effort 1 Les chiffres cités dans ce paragraphe A sont extraits du rapport 1997 de l’Observatoire de l’Endettement des ménages. II - 34 supportés sont alors toujours plus élevés que ceux des ménages endettés seulement pour l’immobilier. Mais si les ménages multi-endettés déclarent que leur situation est difficile, ils considèrent aussi bien souvent que leurs charges de remboursement restent supportables. Sauf si un (ou des) accidents(s) vient (viennent) rendre difficile la gestion financière de leur situation : ils sont dans ce cas 16,8 % à ressentir que les charges de leurs dettes sont trop ou beaucoup trop élevées. Leur situation financière s’est bien dégradée : ils le disent et cela s’observe. L’ensemble de ces ménages affiche une assez bonne homogénéité quant à leur profil socio-démographique : modestes pour presque la moitié d’entre eux, de plus grande taille que ce qui s’observe pour la moyenne des ménages endettés et en milieu de cycle de vie, ils accèdent à la propriété avec des prêts aidés (44,7 %) et en zone peu urbanisée (52,2 % dans une commune de moins de 20 000 habitants). Un budget serré, une mauvaise localisation du projet immobilier ou sa mauvaise préparation avaient fragilisé la situation financière de ces ménages, un accident de la vie ou une dégradation de leur environnement provoque l’apparition des difficultés.
Endettement des ménages français : nouvelle hausse au 4e trimestre
mer. 06 août 2014
Endettement des ménages français : nouvelle hausse au 4e trimestre Au 4e trimestre 2013, le taux d'endettement des ménages français a augmenté de 0,1 point sur trois mois, à 83,3%, et de 1,1 point sur un an. L'endettement des ménages depuis 1996. © JDN Le taux d'endettement des ménages correspond au rapport montant des crédits sur revenu disponible brut. Il est calculé trimestriellement par l'Insee notamment à partir des données de la Banque de France. De même que la dette de la France a augmenté de 127,5% depuis 2000, les ménages voient leur taux d'endettement s'envoler.
POURQUOI LES TAUX D'INTERET REELS SONT-ILS SI FAIBLES ?
lun. 04 août 2014
Plusieurs emprunteurs ont pu bénéficier ces dernières années d’un coût d’endettement (ajusté à l’inflation) proche de zéro, voire négatif. Depuis les années quatre-vingt, les rendements de toutes les maturés ont décliné à travers le monde. Les taux d’intérêt réels ont fortement diminué et flirtent désormais avec le territoire négatif. Puisque le niveau actuel des taux d’intérêt reflète en partie la faiblesse de l’activité économique dans les pays avancés, la poursuite de la reprise au sein de ces derniers amène certains à anticiper prochainement une hausse des taux d’intérêt réels. D’autres dynamiques vont également contribuer à pousser les taux d’intérêt réels à la hausse à moyen terme, notamment le fort accroissement des dettes publiques dans les pays avancés, le vieillissement de la population, ainsi que le ralentissement de la croissance et la poursuite de l’intégration financière dans les pays émergents (qui pourraient tous deux contribuer à diminuer leurs taux d’épargne). L’intégration économique et financière se sont suffisamment accrues au cours des trois dernières décennies pour que les taux d’intérêt réels soient désormais largement déterminés par des facteurs communs. Il apparaît alors approprié d’utiliser une mesure mondiale des taux d’intérêt réels et d’explorer les dynamiques mondiales de l’épargne et de l’investissement. Dans leur contribution pour le FMI (2014), Davide Furceri et Andrea Pescatori (2014a, b) ont alors cherché à déterminer le niveau des taux d’intérêt mondiaux, à rendre compte de leur évolution au cours des dernières décennies et à trouver les facteurs sous-jacents à celle-ci. Selon leurs estimations, le taux d’intérêt réel mondial est passé en moyenne de 5,5 % dans les années quatre-vingt, à 3,5 % durant les années 1990, à 2 % entre 2011 et 2008, puis enfin à 0,33 % entre 2008 et 2012 (cf. graphique 1). Le coût du capital a également diminué, mais moins amplement en raison de l’augmentation des rendements sur fonds propres depuis 2000. GRAPHIQUE 1 Taux d’intérêt réel mondial (en %) source : FMI (2014) Selon les théories macroéconomies dominantes, le taux d’intérêt réel est déterminé sur le marché des fonds prêtables [Davies, 2014]. Un déplacement de la demande de capital vers le haut (en raison d’un plus grand investissement ou d’une plus grande dette publique par exemple) va élever les taux d’intérêt réels, tandis qu’une hausse dans l’offre de capital (en raison d’une plus grande épargne par exemple) va les réduire (cf. graphique 2). Or, au regard de ce cadre théorique, la relation fortement négative observée depuis le début des années quatre-vingt entre les taux d’intérêt réels et les niveaux d’endettement public apparaît comme une aberration. L’OCDE a récemment indiqué que le ratio dette publique sur PIB atteindrait des sommets historiques en 2014 en atteignant environ 120 % et pourtant les taux d’intérêt réels demeurent extrêmement faibles. GRAPHIQUE 2 Equilibre sur le marché des fonds prêtables source : FMI (2014) D’autres dynamiques ont donc dû contribuer à maintenir les taux d’intérêt réels à la baisse. La chute des taux d’intérêt réels observée dans les années quatre-vingt et quatre-vingt-dix s’explique par le fort assouplissement de la politique monétaire. Trois interprétations sont avancées pour expliquer la baisse des taux d’intérêt réels après 2000. Premièrement, les pays émergents ont généré une forte épargne. Entre 2000 et 2007, les taux d’épargne ont certes diminué dans les pays avancés, mais moins amplement que se sont accrus les taux d’épargne dans les pays émergents (cf. graphique 3). Ben Bernanke (2005) mit en garde contre une surabondance d’épargne (saving glut) mondiale et certains l’accusent d’avoir alimenté les déséquilibres macrofinanciers ayant conduit à la crise du crédit subprime aux Etats-Unis. La surabondance d’épargne a accru l’offre de fonds prêtables vers la droite, ce qui réduisit les taux d’intérêt réels. Le FMI considère que ce facteur fut particulièrement important entre 2002 et 2007 et mit en garde qu’elle puisse quelque peu se renverser ces prochaines années, ce qui pousserait les taux d’intérêt réels à la hausse. En effet, les taux d’épargne élevé de la précédente décennie s’expliquerait essentiellement par la forte croissance économique des pays émergents, or celle-ci tend actuellement à ralentir, ce qui devrait alors conduire à diminuer les taux d’épargne. GRAPHIQUE 3 Ratio épargne sur PIB (en %) source : FMI (2014) Deuxièmement, il y aurait eu ces dernières décennies un déplacement de portefeuille en faveur des obligations. Ce déplacement s’explique par la plus grande volatilité boursière observée depuis l’éclatement de la bulle internet en 2000 (faisant apparaître les obligations encore moins risquées par rapport aux actions) et par la plus grande demande d’actifs sûrs (comme les bons du Trésor américains), en raison notamment de la forte accumulation de réserves de devises dans les pays émergents depuis la crise asiatique de 2007. Cela a amené les actions a exigé un plus haut rendement sur fonds propres et entrainé un déclin des taux d’intérêt réels, c’est-à-dire finalement une hausse de la prime de risque sur les actions. Plus récemment, la crise financière a accentué l’aversion au risque et accru la demande d’actifs sûrs, notamment pour les titres publics. Certains craignent depuis quelques années que les investisseurs délaissent massivement les obligations, mais le degré de risque associé aux actions n’a pas diminué et la prime de risque d’inflation sur les obligations ne s’accroît pas, donc il est peu probable que ce facteur joue moins à l’avenir. Troisièmement, certains mettent l’accent sur une chute de la demande d’investissement dans les économies avancées pour expliquer la faiblesse des taux d’intérêt réels. Les taux d’investissement ont diminué, en particulier depuis la crise financière mondiale, ce qui a réduit les prix des biens d’investissement et la demande pour les fonds prêtables (cf. graphique 4). Selon le FMI, il est peu probable que ces facteurs se renversent rapidement ces prochaines années. Pescatori et Furceri s’attendent à ce que les ratios investissement sur PIB dans les économies avancées restent inférieurs à leurs niveaux d’avant-crise et que le ratio d’épargne s’élève modestement. Globalement, cela pourrait même exercer une certaine pression à la baisse sur les taux d’intérêt réels. GRAPHIQUE 4 Ratio investissement nominal sur PIB (en %) source : FMI (2014) Ces trois dynamiques contribuent à expliquer pourquoi les taux d’intérêt réels ont fortement diminué ces trois dernières décennies, alors même que les niveaux d’endettement publics ont fortement augmenté. La faiblesse des taux d’intérêt réels s’explique en partie par la faiblesse des conditions macroéconomiques dans les pays avancés suite à la crise financière mondiale. Il est donc logique de s’attendre à une hausse des taux d’intérêt réels avec la poursuite de la reprise dans les pays avancés, mais selon Pescatori et Furceri elle ne sera ni brutale, ni significative. L’activité économique s’améliore, mais les répercussions de la crise financière mondiale et de l’austérité budgétaire vont continuer à peser ces prochaines années, laissant les économies fonctionner sous leur potentiel. Selon les projections du FMI, le taux d’intérêt réel mondial, actuellement à 0,5 %, serait compris entre 0,5 et 2 % en 2018, soit dans tous les cas à un niveau inférieur au taux de croissance du PIB mondial à moyen terme. Ces perspectives accréditent l’hypothèse de stagnation séculaire avancée par Larry Summers. Si les taux d’intérêt réels demeurent particulièrement faibles dans un contexte d’extrême stabilité des prix, les banques centrales maintiendront leurs taux directeurs à un faible niveau. D’une part, cela augmente la probabilité que les taux directeurs soient contraints par leur borne inférieure zéro si les banques centrales assouplissent leur politique monétaire pour faire face à une insuffisance de la demande globale. Les taux d’intérêt réels peuvent alors être incapables de devenir suffisamment négatifs pour ramener les économies au plein emploi. La politique monétaire perd donc de son efficacité précisément au moment où l’économie a « structurellement » besoin d’une relance de la demande. D’autre part, la faiblesse persistante des taux d’intérêt pourrait inciter les agents financiers à multiplier les prises de risques pour atteindre de plus hauts rendements, ce qui accroît la probabilité que des bulles d’actifs se forment et donc que les économies subissent un effondrement de la demande globale. Paradoxalement, ce sont peut-être précisément les bulles qui ont permis aux pays avancés de connaître de la croissance ces dernières décennies. Pour Paul Krugman (2014), ces constates plaident pour un relèvement de la cible d’inflation, par exemple à 4 %, pour redonner une marge de manœuvre aux banques centrales. La faiblesse des taux d’intérêts réels a aussi des implications pour la politique budgétaire. Elle facilite le désendettement public ou, réciproquement, offre davantage de marge de manœuvre aux Etats pour accroître leurs dépenses publiques. En effet, si les taux d’intérêt réels restent ces prochaines années inférieurs au taux de croissance réel, alors une hausse des investissements publics n’entraînera pas forcément une hausse du ratio dette publique sur PIB à moyen terme, puisque l’endettement supplémentaire serait financé par la croissance économique. Les gouvernent peuvent donc plus facilement mettre en œuvre des politiques de relance budgétaire pour stimuler la demande. Dans une ère de stagnation séculaire, l’investissement public retrouve un rôle essentiel pour stimuler la croissance. Parallèlement, en émettant de la dette publique, l’Etat peut contribuer à accroître les taux d’intérêt réels et redonner de l’efficacité à la politique monétaire.
LA DETTE FRANCAISE VA EXPLOSER TOUS LES RECORDS EN 2014 !
lun. 04 août 2014
INFO LE FIGARO - Le taux d'endettement du pays grimpera jusqu'à 95,1% du PIB fin 2014, selon nos informations. Soit environ 1950 milliards qui équivaudront, en théorie, à une ardoise de plus de 30.000 euros par Français. Publicité En présentant la semaine dernière les grandes lignes du projet de loi de finances pour 2014, les ministres de Bercy, Pierre Moscovici et Bernard Cazeneuve, se sont montrés particulièrement discrets sur un sujet: l'endettement. Et pour cause, la dette va crever tous les plafonds l'année prochaine. Selon nos informations, le texte qui sera présenté dans huit jours montrera qu'après avoir atteint 90,2% du PIB en 2012, la dette de la France en représentera 93,4% en 2013 et grimpera jusqu'à 95,1% fin 2014! Un record, bien supérieur au taux de 94,3% envoyé au printemps par Paris à Bruxelles dans le programme de stabilité. Il faudra en fait attendre 2015 pour que l'endettement hexagonal entame sa décrue. «Avec le retour à un équilibre structurel des finances publiques et une croissance de l'activité de 2% en volume, le ratio de dette diminuerait de 2 points par an en moyenne», anticipe déjà l'exécutif pour la période 2015-2017. Hausse de 120 milliards en deux ans Mais d'ici là, la dette de la France dépassera 1950 milliards d'euros à la fin 2014, si la croissance atteint 0,9% comme le prévoit le gouvernement. Soit une hausse de plus de 120 milliards en deux ans et un total qui équivaudra, en théorie, à plus de 30.000 euros par Français. Le pic de 2014 est «le reflet de la situation du déficit public», souligne-t-on dans les rangs du gouvernement où on reconnaît qu'«on est à un sommet et qu'il faut que ça change». Certes, Bercy prévoit que ce déficit recule de 4,1% cette année à 3,6% fin 2014. Mais, d'une part, c'est moins que ce qui était initialement prévu - Paris ayant décidé de profiter de la flexibilité de deux ans, jusqu'en 2015, offerte par la Commission européenne pour ramener ses finances publiques dans les clous du pacte de stabilité; et d'autre part, ce n'est pas suffisant pour inverser la courbe. Le chiffre «intègre en outre les plans de soutien financiers à la zone euro», insiste-t-on. Ces derniers ont déjà eu un impact sur la dette 2012 de la France de 48 milliards. Une note qui grimpera en cumulé à 62,5 milliards fin 2013 avant de culminer à 68,7 milliards fin 2014. Hors soutien à la zone euro, la dette atteindrait 91,8% du PIB à la fin 2014, un chiffre plus avenant sur lequel l'exécutif a prévu de communiquer beaucoup plus. «Le risque d'emballement de la dette n'est pas que théorique» À la veille de l'été, le premier président de la Cour des comptes, Didier Migaud, lors de la présentation de son rapport annuel sur les finances publiques, avait prévenu qu'«aussi longtemps que notre pays aura une dette élevée, il se situera dans une zone dangereuse qui l'expose à un risque en cas de hausse des taux d'intérêt». Avant de prévenir que «le risque d'emballement de la dette n'est pas que théorique», rappelant au passage que la charge d'intérêt des administrations publiques (environ 46 milliards en 2012, comme en 2013) représente en France plus du double de l'effort budgétaire consacré à la recherche et à l'enseignement supérieur. La semaine dernière, le ministre de l'Économie ne pouvait s'empêcher de lâcher: «L'opposition prophétisait une attaque spéculative; nous n'avons jamais emprunté si peu cher.» Avec un tel record d'endettement à venir, l'Agence France Trésor, la cellule de Bercy chargée de placer au mieux la dette de la France, doit croiser les doigts pour que cela dure…
LE RACHAT DE PRET - RACHAT DE CREDITS - REGROUPEMENT DE PRETS : UN RECOURS ENCORE PEU UTILISE ET MECONNU PAR LE GRAND PUBLIC......
jeu. 31 juil. 2014
UN RECOURS ENCORE MECONNU POUR EVITER LE SURENDETTEMENT Par « Rachat de crédits » on entend souvent « Réduction de taux » ou « Renégociation de crédits »… Or une opération de rachat de crédits (ou rachat de prêts) n’a rien à voir avec une renégociation. Dans le premier cas il s’agit de négocier une réduction du taux auprès du banquier qui avait mis en place le prêt initial, quelques années auparavant, à une époque où les taux de crédit étaient plus importants qu’au moment où la renégociation est envisagée. Il arrive que l’on s’adresse à un autre établissement à l’occasion d’une renégociation de crédit. Un autre établissement pourra en effet proposer un taux plus avantageux que celui de votre propre agence bancaire… mais une renégociation ne constitue en aucun cas une opération de regroupement de plusieurs crédits en un seul et unique prêt, souscrit auprès d’un même établissement de crédits. C’est cette dernière opération qui s’appelle un « rachat de crédits ». Dans le cas d’un rachat de crédits, il s’agit en effet de réunir tous ses prêts en un seul, celui que l’on contracte auprès d’un établissement de crédit spécialisé dans ce type d’opération : crédits revolving, à la consommation, immobilier, ainsi que tous les types de crédits personnels qui peuvent être concernés par un rachat… En « étirant » la durée du prêt, la mensualité de remboursement va considérablement diminuer. Le rallongement de la duré du crédit, associé à la réduction du taux, produira un effet doublement influent... Ainsi, contrairement à une renégociation de crédit, l’intérêt d’une opération de rachat de crédits n'est pas basé uniquement sur la diminution du taux, mais aussi sur l’allongement de la durée du prêt. Le professionnalisme de votre Courtier DSCF CHAMBERY (SAVOIE 73) ET DSCF ANNECY (HAUTE SAVOIE 74) en rachat de crédits consistera à vous proposer une durée et un taux adaptés à votre situation.
LA LOI HAMON ENTRAINERA T-ELLE UNE HAUSSE DES TAUX ?
jeu. 31 juil. 2014
Dans un mois, la réforme de l'assurance de prêt immobilier instaurée par la loi Hamon entrera en vigueur. Si les candidats à l'emprunt se frottent déjà les mains à l'idée de disposer d'un délai de 12 mois pour résilier leur contrat d'assurance, leur satisfaction pourrait être quelque peu douchée par la possible hausse des taux que pourrait engendrer cette nouvelle liberté. Assurance emprunteur : le délai de résiliation bientôt en vigueurComme stipuler par la loi Hamon sur la Consommation, les particuliers souscrivant un prêt immobilier disposeront bientôt d'un délai d'un an (à compter de la signature du contrat) pour résilier l'assurance emprunteur qu'ils auront initialement contractée. S'il s'agit là d'une disposition attendue de pied ferme par les candidats à l'achat, des voix s'élèvent déjà pour tempérer l'engouement qu'elle suscite et évoquer ses éventuelles répercussions sur les taux de crédit. Ouvrant la voie à une assurance de prêt moins chère et plus compétitive, ce volet de la loi Hamon (qui vient ici renforcer une liberté initiée en 2010 par la loi Lagarde) pourrait en effet accélérer le retour d'une remontée des taux d'emprunt. La hausse des taux mise sur la loi HamonLes taux particulièrement attractifs que nous connaissons actuellement sont certes alimentés par les taux des marchés financiers eux aussi relativement bas (OAT) mais sont également rendus possibles par la marge que réalisent les banques sur l'assurance de prêt immobilier. Une marge qui leur permet en effet de combler les efforts fournis en termes de taux. N'en déplaise aux emprunteurs, Xavier Florit, Directeur du Développement pour la France et la Belgique de Genworth, estime que "la loi Hamon signera la fin des taux historiquement bas". Selon lui, "la réduction des marges des banques sur l'assurance sera vraisemblablement compensée par l'accroissement de celles sur les conditions financières du prêt". Assurance de prêt : vers un durcissement des conditions d'octroiAujourd'hui, 80% des assurances de prêt immobilier sont souscrites auprès de l'établissement prêteur. Il s'agit d'assurances dites "collectives" (ou "de groupe") dont la principale caractéristique est de mutualiser les risques (les "bons" assurés compensant les risques générés par les profils plus "difficiles"). Or, avant son adoption, les banques n'ont eu de cesse de critiquer la loi Hamon en pointant du doigt le risque qu'elle représente pour ce modèle d'assurance. "En partant du principe que les changements annoncés par la loi Hamon profiteront au consommateur, avec une baisse des prix et des couvertures plus compétitives, ils entraîneront immanquablement le renforcement des critères d'éligibilité", explique à ce sujet Xavier Florit.
LE DEFICIT BUDGETAIRE EN LEGERE BAISSE A 64,3 MILLIARDS D'EUROS
mer. 30 juil. 2014
Le déficit du budget de l'Etat à la fin de mai s'est élevé à 64,3 milliards d'euros contre 72,6 milliards un an plus tôt, selon les données publiées mardi 8 juillet par le ministère du budget. Au 31 mai, les dépenses — budget général et prélèvements sur recettes — atteignent 166,6 milliards d'euros contre 169,4 milliards un an plus tôt, soit une baisse de 1,6 %. Le ministère souligne que ce montant « est cohérent avec la trajectoire de dépense qui découle des annulations de crédits (1,6 milliard d'euros) proposées » dans le cadre du projet de loi de finances rectificative pour 2014 actuellement débattu. ■Hors dépenses exceptionnelles, notamment 1,5 milliard d'euros de décaissements au titre des « investissements d'avenir », le montant des dépenses ressort en diminution de 2,6 milliards par rapport à la fin de mai 2013. ■Les recettes s'élèvent dans le même temps à 124,0 milliards contre 117,6 milliards à la fin de mai 2013, en hausse de 5,4 %. Les seules recettes fiscales nettes augmentent de 6,5 %, à 120,1 milliards, grâce à des bonds de 18,5 % des rentrées d'impôt sur le revenu et de 15,7 % de celles de l'impôt sur les sociétés. La loi de finances prévoyait un déficit annuel de 82,6 milliards d'euros, y compris 11 milliards au titre des investissements d'avenir, contre 74,9 milliards en 2013. Le projet de loi de finances rectificative actuellement débattu au Sénat prévoit un effort de redressement supplémentaire de 4 milliards d'euros, dont 1,6 milliard pour les dépenses de l'Etat. Lire le décryptage : Déficit et dette : le dérapage français expliqué en graphiques ■Le déficit commercial s'est creusé en mai Le déficit commercial s'est creusé à 4,87 milliards d'euros en mai sous l'effet d'un rebond des importations, alors que les exportations restaient quasi stables par rapport à avril, selon les statistiques publiées par les douanes. Il se compare à un déficit d'avril de 4,1 milliards d'euros, en légère hausse par rapport à l'estimation précédente de 3,93 milliards d'euros. Le déficit cumulé s'élève à 23,1 milliards d'euros contre 25,4 milliards un an plus tôt.
DSCF CHAMBERY (Savoie) - DSCF ANNECY (Haute Savoie)
mer. 30 juil. 2014
Acteur depuis 1994, du rachat de Prêts et de la Restructuration Financière sur la Haute Savoie (74) sur la Savoie (73) et sur l'Isère (39), DSCF - DAUPHINE SAVOIE CONSEIL & FINANCE - est l'interlocuteur local et de proximité priviligié, pour répondre aux difficultés financières des Personnes et Famille dont l'endettement est devenu trop lourd. DSCF rencontre tous les Clients et ne traite pas les "problèmes d'argent" par télephone ou par correspondance et reste disponible pour adapter et personnaliser le rachat de prêts, à chaque instant de l'opération. LES SOLUTIONS EXISTENT auprès de Banques spécialisées dans le rachat de Prêts - rachat de crédits - restructuration financière. => DSCF a accès à tous les intervenants Bancaires du RACHAT DE CREDITS et DE LA RESTRUCTURATION FINANCIERE. DSCF SAVOIE et DSCF HAUTE SAVOIE intervient dans le cadre légal et réglementaire de la profession avec toutes les garanties et réponds à toutes les exigences imposées par les Organes de Contrôles Financiers.
BAISSE HISTORIQUE DU TAUX DES PRETS IMMOBILIERS !
jeu. 24 juil. 2014
Cette semaine, l'Observatoire Crédit Logement CSA publiait sa note de conjoncture relative au mois de juin 2014 et soulignait pour l'occasion la baisse "remarquable" enregistrée par les taux de prêt immobilier. Dans l'émission Good Morning Business, sur BFM Business, Emmanuel Duteil revient sur le niveau historiquement bas que les taux continuent mois après mois d'afficher. La baisse des taux s'affirme en juin Au cours du premier trimestre, bon nombre de professionnels s'attendaient à ce que la hausse des taux refasse progressivement surface à compter de cet été. A la lecture du baromètre publié cette semaine par l'Observatoire Crédit Logement, force est de constater qu'il n'en a rien été. En effet, si les 2,85% constatés sur le mois de mai ont permis à l'Observatoire de souligner que "Jamais depuis la fin des années 40 les taux des crédits immobiliers n'étaient descendus aussi bas", le mois de juin semble avoir poursuivi sur cette lancée en affichant une attractivité quasiment sans précédent. Concrètement, le taux de prêt immobilier s'est établi en juin à une moyenne de 2,81%, soit un repli de 27 points de base depuis le début de l'exercice 2014. Dans le détail, les crédits accordés pour l'acquisition d'un bien immobilier ancien se sont négociés au taux moyen de 2,79% (contre 2,84% un mois plus tôt et 3,08% en décembre 2013) alors que ceux destinés à l'accession dans le neuf ont affiché un taux moyen de 2,90% (contre 2,94% en mai et 3,08% en décembre dernier). L'OAT offre un horizon dégagé aux taux bas Sur le front des perspectives à plus ou moins courts termes, l'Observatoire se montre des plus prudents. Toutefois, certains tablent déjà sur un maintien des taux bas en cette période estivale, écartant tout risque de remontée tout au moins jusqu'à la rentrée. Un scénario que semble venir conforter l'OAT 10 ans (servant d'étalon aux taux fixes pratiqués par les banques) dont le taux a touché son plus bas niveau ce lundi 7 juin (à 1,68% contre 2,5% fin 2013). Anthoine Du Roure
DSCF COURTIER EN PRETS A ANNECY (HAUTE SAVOIE ) - DSCF COURTIER EN PRETS A CHAMBERY (SAVOIE)
ven. 11 juil. 2014
DSCF LE SPECIALISTE DU FINANCEMENT ET DU REFINANCEMENT EN HAUTE SAVOIE (74 - ANNECY)ET EN SAVOIE (73 - SAVOIE)DEPUIS 1994. DSCF IMATRICULE A L'ORIAS SOUS LE N° 07002800 INTERMEDIAIRE EN OPERATION DE BANQUE ET SERVICE DE PAIEMENT (IOBSP) => COURTIER EN ASSURANCE DE PERSONNES (POUR VOS ASSURANCES DE PRET - RISQUES AGGRAVES - GROS CAPITAUX - ) WWW.DSCF-RACHATCREDIT.FR et WWW.SARLDSCF.FR contact : dscf@wanadoo.fr
Patrimoine et endettement des ménages dans la zone euro : LE ROLE PREPONDERANT DE L'IMMOBILIER !
ven. 11 juil. 2014
Patrimoine et endettement des ménages dans la zone euro : le rôle prépondérant de l’immobilier Luc Arrondel, Muriel Roger et Frédérique Savignac Direction des études microéconomiques et structurelles Service des Analyses microéconomiques À partir de l’enquête Eurosystème Household Finance and Consumption Survey, cet article propose une analyse du rôle de l’immobilier dans la distribution des patrimoines et dans l’endettement des ménages de la zone euro. Le patrimoine brut des ménages, défini comme la somme des actifs réels et des placements financiers, s’élève en moyenne à 257 400 euros dans la zone euro. Avec un niveau d’endettement moyen de 26 600 euros, le patrimoine net s’établit à 230 800 euros par ménage en moyenne. L’immobilier privé (résidence principale, autres biens résidentiels et immobilier de rapport) représente en moyenne 48,2 % du patrimoine brut et 62,5 % du patrimoine net. Pour l’ensemble de la zone, cette part varie en fonction des caractéristiques des ménages, notamment l’âge et le niveau de patrimoine. On observe ainsi une accumulation patrimoniale au cours de la vie active, puis au moment de la retraite, les ménages tendent à désaccumuler leur patrimoine. Il existe des différences importantes dans la structure des patrimoines selon leur niveau. Le patrimoine des ménages du premier décile est composé quasi exclusivement d’actifs financiers et de biens durables. Puis lorsque le patrimoine brut total s’accroît, la part des actifs financiers diminue au profit de celle de l’immobilier qui augmente jusqu’à constituer plus de 70 % du patrimoine. Si ces tendances sont communes à l’ensemble de la zone euro, il existe néanmoins des spécificités géographiques concernant l’immobilier dans les patrimoines des ménages. Ces différences proviennent notamment de la diffusion plus ou moins grande des actifs immobiliers et en particulier de la propriété de la résidence principale. C’est en Allemagne que le taux de détention de la résidence principale (44 % des ménages) est le moins élevé dans la zone euro. En revanche, plus des trois quarts des ménages sont propriétaires de leur résidence principale en Slovaquie, en Slovénie, en Espagne et à Chypre. La France occupe une position intermédiaire : plus de 60 % des ménages détiennent au moins un bien immobilier, et 55 % leur résidence principale. Un peu moins d’un ménage sur deux (43,7 %) de la zone euro est endetté pour un ou plusieurs motifs. Ainsi 18,1 % des ménages ont contracté un emprunt pour l’achat de la résidence principale et plus de 30 % des ménages ont contracté des emprunts autres qu’immobilier (consommation, gros travaux, etc.). En France la proportion est légèrement supérieure à celle de l’ensemble de la zone euro avec 46,9 % de ménages endettés. Le montant de ces emprunts autres qu’immobilier reste limité : pour la moitié des ménages concernés, il est inférieur à 5 500 euros (contre 66 500 euros pour les emprunts contractés pour l’achat de la résidence principale). Lorsque l’on considère uniquement les ménages endettés, le ratio dettes sur patrimoine est supérieur à celui de l’ensemble de la zone euro pour les Pays‑Bas, la Finlande, l’Allemagne et le Portugal. Il est en revanche particulièrement faible en Slovénie et en Slovaquie. Rapporté aux revenus des ménages, l’encours des dettes varie entre 22,7 % en Slovaquie et 194,5 % aux Pays‑Bas. Il est de 50,4 % en France et dépasse 110 % à Chypre, au Portugal et en Espagne. Les ménages de ces derniers pays consacrent également une part plus importante de leurs revenus annuels à leurs remboursements d’emprunt que la médiane des ménages de la zone euro (22,5 % à Chypre, 19,2 % en Espagne, 16 % au Portugal contre près de 14 % pour l’ensemble de la zone euro). Mots clés : patrimoine, ménages, immobilier, endettement Codes JEL
DEPUIS 1994 => DSCF CHAMBERY - 73 - DSCF ANNECY -74 - LE COURTIER EN PRETS (INTERMEDIAIRE EN OPERATION DE BANQUE ET SERVICE DE PAIEMENT - IOBSP -) DE LA SAVOIE ET DE LA HAUTE SAVOIE
jeu. 10 juil. 2014
DSCF A ANNECY ET DSCF A CHAMBERY INTERVIENT EN QUALITE D'INTERMEDIAIRE EN OPERATION DE BANQUE ET SERVICE DE PAIEMENT (IOBSP), POUR TOUTES LES OPERATIONS DE FINANCEMENT ET REFINANCEMENT: - RACHAT DE CREDITS - RACHAT DE PRETS - REGROUPEMENT DE CREDITS - RESTRUCTURATION FINANCIERE PATRIMONIALE - RESTRUCTURATION FINANCIERE PROFESSIONELLE - PRET HYPOTHECAIRE - PRET HYPOTHECAIRE DE TRESORERIE - PRET IMMOBILIER - RENEGOCIATION DE TAUX D'INTERET - ALLEGEMENT DE CHARGE DE PRET - PRET HYPOTHECAIRE d'INVESTISSEMENT LA REPONSE EXISTE SANS AUCUN DOUTE => DSCF A CHAMBERY (SAVOIE 73)ET DSCF ANNECY (HAUTE SAVOIE 74) VOUS ACCOMPAGNE ET VOUS AIDE A TROUVER "LA SOLUTION" ADAPTEE A VOTRE BESOIN. DSCF ANNECY (HAUTE SAVOIE 74 ) et DSCF CHAMBERY (73) DEPUIS 1994 A VOTRE SERVICE
PRET IMMOBILIER : LES TAUX SONT AU BEAU FIXE !
mer. 09 juil. 2014
Cet été, la baisse des taux ne semble pas décidée à prendre des vacances. Le mois de juin s'est montré particulièrement favorable aux candidats à l'emprunt, le mois de juillet poursuit dans cette voie. Crédit immobilier : la baisse des taux ne faiblit pas Record après record, la question n'est désormais plus de savoir quand la hausse des taux refera surface mais plutôt quand les taux de prêt immobilier abandonneront leur orientation baissière. Les emprunteurs pensaient avoir vécu un mois de juin des plus attractif et pourtant, force est de constater qu'en ce début du mois de juillet le recul des taux ne semble pas décidé à tirer sa révérence. "Avec un taux fixe moyen de 2,70% sur 20 ans, ce mois de juillet bat le mois précédent et ses 2,79%", note ainsi Cafpi dans sa dernière Météo des taux. Pas de hausse des taux avant la rentrée Pour le courtier, ces conditions extrêmement avantageuses trouvent notamment leur source dans la politique particulièrement accommodante qu'applique la BCE (Banque centrale européenne) à l'égard des établissements prêteurs. Une situation profitable à ceux qui souhaitent souscrire un crédit immobilier et qui "devrait perdurer tout l'été et assurer une bonne année pour le crédit immobilier", puisque, comme le souligne Cafpi, "les demandes de prêts et les volumes distribués se maintiennent". Taux, prix, PTZ, le pouvoir d'achat des ménages progresse Si les taux bas devraient donc poursuivre pour un temps leur travail de resolvabilisation, ils ne sont toutefois plus les seuls à oeuvrer en faveur du pouvoir d'achat des ménages et peuvent cette fois-ci compter sur un mouvement de recul des prix tendant à se généraliser. "Dans des villes comme Metz ou Rouen, où les prix viennent de connaître de nets fléchissements, le pouvoir d'achat immobilier augmente respectivement de 16,11% et de 17,99% : c'est une chambre de plus dans les deux cas !", précise-t-il. Seule ombre venant ternir ce tableau idyllique, l'absence remarquée des primo-accédants sur le marché pourraient cependant s'estomper devant la revalorisation du prêt à taux zéro annoncée par le gouvernement. Cafpi regrette toutefois à ce sujet les limitations imposées à la réintégration de l'immobilier ancien au sein du dispositif (obligation de travaux, restriction à certaines zones rurales).
PROFITER DE LA BAISSE RECORD DES TAUX AVEC DSCF CHAMBERY (SAVOIE -73-) et DSCF ANNECY (HAUTE SAVOIE -74-)
mar. 08 juil. 2014
Crédit immobilier : profiter de la baisse record des taux d'intérêt Mardi 15 Avril 2014 Les taux d'intérêt des crédits immobiliers viennent de retrouver leur niveau historiquement bas de juin 2013. Une aubaine pour des emprunteurs qui gagnent du pouvoir d'ahat. Reste à savoir comment tirer le meilleur parti de cet argent bon marché? avant le retour de la hausse. C'est fait. Les taux des crédits immobiliers ont égalé leur niveau plancher historique de juin 2013. Sur quinze ans, la moyenne s'établit à 3 % au 15 avril 2014, soit le même niveau qu'il y a quatorze mois d'après le baromètre du crédit du courtier Empruntis.com. Sur vingt ans, le record est battu, avec un taux moyen à 3,30 %, contre de 3,35 % en juin 2013. Même le trente ans est concerné, avec une moyenne actuelle similaire à celle de l'an dernier, soit 3,70 %. Ces chiffres concernent les prêts à taux fixes, qui comptent pour 95 % de la production de prêts à l'habitat d'après l'Observatoire du financement CSA/Crédit Logement. Le taux moyen des crédits à taux fixes s'établit à 3 % au 15 avril 2014, égalent ainsi le plus bas niveau historique de juin 2013.© Fotolia/Frédéric Prochasson Pourquoi les taux baissent-ils ? Le taux de l'Obligation assimilable du Trésor à dix ans, qui grosso modo sert à calculer les crédits immobiliers à taux fixes, est tombé à 1,97 % au 15 avril dernier. Une chute de plus d'un demi-point par rapport à janvier. Du coup, les banques bénéficient de conditions de refinancement exceptionnelles. Elles peuvent baisser leurs tarifs en conservant de confortables marges. « Elles sont à l'affut de nouvelles clientèles pour atteindre leurs objectifs de production de crédits et ne ménagent pas leurs efforts pour y parvenir, le financement immobilier étant une excellente façon de fidéliser de nouveaux clients ». Quel impact sur les projets immobiliers ? La baisse des taux augmente votre pouvoir d'achat. Avec une même mensualité et une même durée, vous empruntez davantage qu'au début de l'année et votre crédit vous coûte moins cher. Aujourd'hui, une échéance de 1.000 € à 3,30 % sur vingt ans vous permet d'obtenir un capital de 175.520 € et vous payez 64.480 € d'intérêts. En janvier dernier, avec un taux à 3,55 %, vous auriez emprunté 171.664 € et les intérêts auraient grimpé à 68.336 €. Autre option : vous pouvez réduire votre échéance de prêt à montant emprunté équivalent. De quoi rester plus facilement en dessous des 33 % de capacité d'endettement (votre mensualité ne doit pas dépasser le tiers de vos revenus). Pour bien mesurer l'impact de la baisse des taux sur votre projet, reportez-vous à nos calculettes crédit. Comment profiter de la baisse des taux ? Ce n'est pas parce que les taux sont bas que les banques prêtent les yeux fermés. En clair : soignez votre profil d'emprunteur. Vos comptes ne doivent pas être à découvert. Vous devez respecter la règle des 33 % de capacité d'endettement. « L'apport personnel est important mais pas capital », signale Ulrich Maurel, président du courtier Immoprêt. « Certaines banques peuvent financer l'intégralité du projet mais uniquement si l'emprunteur montre qu'il a une capacité d'épargne. Le saut de charges doit rester raisonnable : si aujourd'hui l'acquéreur paie 600 € par mois de loyers et que la mensualité du prêt s'établit à 1.200 €, le crédit sera refusé. » Surtout, faites jouer la concurrence entre les banques pour choisir l'offre la plus performante. Les meilleurs dossiers peuvent obtenir de gros rabais. D'après le courtier Meilleurtaux.com, les profils les plus favorables peuvent emprunter à 2,82 % sur vingt ans ! Faut-il se focaliser sur le taux d'intérêt ? Un bon taux, c'est bien. Un bon crédit, c'est encore mieux. Choisissez une formule qui s'adapte à l'évolution de votre situation. « Avec des mensualités modulables ou reportables, l'emprunteur peut baisser son échéance mensuelle pendant quelques mois, ou encore en reporter certaines en fin de crédit, ce qui lui permet de faire face à ses remboursements en cas de difficultés financières », observe Joël Boumendil, P-DG du courtier ACE. Attention également à l'assurance décès-invalidité. Elle compte en moyenne pour 0,30 % du capital emprunté. En la souscrivant chez un autre assureur que celui de la banque prêteuse (délégation d'assurance), vous pouvez diviser ce tarif par deux. N'oubliez pas la prise de garantie sur le logement, sachant que le coût d'une hypothèque n'est pas le même que celui d'une caution. Les taux vont-ils remonter ? Ils devraient a priori rester à des niveaux très bas probablement jusqu'à l'automne prochain. « Même en cas de remontée de l'OAT, les banques – qui disposent actuellement de liquidités très importantes – pourraient laisser leurs taux inchangés ou les augmenter graduellement pour soutenir leur conquête de clientèle », prévoit Ari Bitton, directeur général d'AB Courtage. A plus long terme, « tous les observateurs du marché s'attendent à une remontée des taux dans les prochains mois, notamment en raison de la politique monétaire mise en œuvre par la FED (banque fédérale des USA), politique qui ne manquera pas de rejaillir sur les marchés financiers européens ».
RACHAT DE PRETS - RACHAT DE CREDITS AVEC DSCF SAVOIE - CHAMBERY - (73) et DSCF HAUTE SAVOIE - ANNECY (74)
lun. 07 juil. 2014
Il n'est jamais trop tard pour sortir de la spirale infernale de l'endettement ! Il suffit d'agir ! Bien entendu, plus la démarche est faite tôt, plus vous éviterez les frais bancaires et autres agios qui pénalisent votre situation débitrice sur vos comptes en Banque. DSCF SAVOIE (CHAMBERY) et DSCF HAUTE SAVOIE (ANNECY), spécialiste du rachat de crédit et du financement depuis 1994, vous apportera les solutions adaptées à votre situation et étudiera, avec vous les meilleures solutions pour retrouver la sérénité financière. DSCF CHAMBERY et DSCF ANNECY => le spécialiste et le conseil en FINANCEMENT et en RACHAT DE CREDITS
REGROUPEMENT DE CREDITS DANS UN PRET HYPOTHECAIRE avec DSCF CHAMBERY et DSCF ANNECY
ven. 04 juil. 2014
Des solutions sur mesure Pour quelles situations ? Le rachat hypothécaire de créances, une solution financière pour les accédants à la propriété et les propriétaires dans une impasse budgétaire consécutive à : Un accident de la vie : divorce, perte d’emploi, maladie, décès, problèmes familiaux ou patrimoniaux... Le surendettement « passif » provient alors d’une diminution imprévisible des ressources et touche des personnes normalement insérées dans la vie active qui n’ont plus la capacité d’honorer leurs dettes. Un usage immodéré du crédit ou une mauvaise gestion de son endettement (surendettement « actif »). À qui s’adresse le rachat hypothécaire de créances ? Aux propriétaires d’un bien immobilier. Aux personnes endettées, même lourdement, voire fichées en banque de France, sous certaines conditions. Aux salariés, retraités, professions libérales, artisans/commerçants, dirigeants de sociétés… La solution sur mesure Un prêt solution qui vous permet de rembourser l’ensemble de vos engagements financiers, et notamment : Vos crédits (immobiliers, à la consommation, revolving…) Vos dettes personnelles (fiscales, familiales, découverts bancaires, dettes contentieuses…) Vous procurer de la trésorerie. Les avantages pour vous Un crédit unique et une seule mensualité Une réduction de vos mensualités de remboursement de 30 à 60 % Sans changement de banque
Sortir du surendettement en regroupant ses crédits avec DSCF CHAMBERY et DSCF ANNECY !
ven. 04 juil. 2014
Surendettement et regroupement de crédits ! Le regoupement en un seul crédit unique (encore appelé rachat de crédits) peut être une solution intéressante dans la mesure où votre charge de remboursement mensuelle est considérablement baissée (souvent de 30% à 60%), pour à nouveau être en adéquation avec vos ressources. Le taux d'intérêt du regroupement de crédits est certes inférieur à ceux des crédits à regrouper, cela n'empêche pas la prolongation de la durée du crédit par rapport à votre situation actuelle et donc la majoration du coût total de votre crédit. Le bénéfice de l'opération se situe donc dans la réduction immédiate de votre charge de remboursement. Tous les frais liés à cette opération de regroupement de vos crédits sont inclus dans le montant du nouveau crédit, et vous avez la possibilité ultérieurement, si votre situation le permet, de diminuer la durée de votre crédit de regroupement de vos crédits en cours ou rachat de crédits, soit : - En utilisant une clause de modularité contenue dans votre prêt vous permettant d'augmenter vos remboursements. - En effectuant des versements anticipés partiels pour diminuer le capital restant dû.
La DGCCRF met en garde les emprunteurs sur les "anomalies" dans les offres de prêt immobilier
jeu. 03 juil. 2014
La DGCCRF met en garde les emprunteurs sur les "anomalies" dans les offres de prêt immobilier offres de prêts, notamment pour les crédits à taux variable. La DGCCRF a relevé des anomalies et un manque de clarté dans les offres de prêts, notamment pour les crédits à taux variable. Après les publicités trompeuses des constructeurs de maisons individuelles, les clauses abusives ou illicites des contrats de syndics et les anomalies des contrats de vente de panneaux photovoltaïques, la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) s’est penchée sur les contrats de crédit immobilier. Elle a relevé des anomalies dans les offres de prêt à taux fixe et à taux variable des banques destinées à l’achat d’une résidence principale ou à la réalisation d’un investissement locatif. Résultats : 98 établissements de crédits, 25 intermédiaires et 2 organismes distribuant des prêts sans but lucratif ont été contrôlés, donnant lieu à 32 avertissements, 6 injonctions administratives, 5 intentions de procès-verbal, un procès-verbal et une procédure civile. Des lacunes dans l'information de l'emprunteur Lors de la souscription de l’emprunt, la DGCCRF a constaté plusieurs anomalies dcont l’absence de l’information requise sur le transfert éventuel du prêt à une tierce personne, la non-annexion du document intitulé "situation hypothécaire" au contrat et la présentation insatisfaisante d’un "prêt sécurisé" sur le site internet d’un prêteur. Surtout, des anomalies spécifiques aux prêts à taux variable ont été signalées. Par exemple, le manque de précision d’un dépliant publicitaire sur la période de sécurisation du prêt ; le caractère contradictoire des informations relatives à la révision du taux d’une offre de prêt ; la présentation confuse du taux proposé dans une offre, le taux réellement proposé étant moins attractif que ne le laisse entendre le document commercial ; l’absence de la mention de la part variable du taux d’une offre de prêt ; ou encore le caractère incompréhensible de l’information relative au calcul des mensualités. Les offres de prêts lisibles, sauf pour les crédit à taux variable La bonne nouvelle pour les emprunteurs, c’est que la plupart des clauses des contrats de prêts immobiliers sont "claires" selon la DGCCRF. Sauf encore une fois pour les contrats de prêt à taux variable. Certaines clauses abusives ont été relevées, tendant notamment à établir l’adhésion de l’emprunteur à des clauses qui ne figurent pas dans le contrat ou qui sont reprises dans un autre document dont il n’a pas eu connaissance avant la conclusion ; à permettre au professionnel de procéder à la cession de son contrat sans l’accord du consommateur ; à obliger l’emprunteur à rembourser certains frais exposés de façon discrétionnaire par le prêteur sans en justifier la nécessité ou le montant ; à mettre à la charge exclusive de l’emprunteur les frais de recouvrement ou de procédure ; ou encore à laisser croire que le prêteur peut réclamer le remboursement de frais taxables sans produire de justificatifs. Plus grave, la DGCCRF a relevé des clauses illicites, notamment celle prévoyant des frais techniques d’un montant de 350 euros perçus à chaque remboursement, en infraction avec l’article L.312-21 du Code de la consommation. Quelques publicités ne comportaient pas de mentions obligatoires (notamment l’identité du prêteur, la nature et l’objet du prêt). Enfin, des anomalies ont été signalées lors du contrôle d’intermédiaires en opérations de banque et services de paiement. Deux d’entre eux percevaient des honoraires avant le versement effectif des fonds prêtés tandis qu’un autre publiait sur son site internet des taux nominaux, en infraction avec les dispositions de l’article L.312-4 du Code de la consommation qui encadrent la publicité portant sur les crédits immobiliers. Cet intermédiaire a fait l’objet d’un procès-verbal.
Location Meublée Non Professionnelle (LMNP) – Attention aux conséquences du décès de l’investisseur !
jeu. 03 juil. 2014
Un investissement en Location Meublée Non Professionnelle bénéficie d’une fiscalité attrayante. Cependant, les conséquences du décès de l’investisseur peuvent être non négligeables pour ses ayants droits si aucune précaution n’est prise. Ces précautions sont de plus rarement signalées aux investisseurs. Qu’elles sont les principales ? La première conséquence du décès de l’investisseur est l’imposition immédiate des bénéfices réalisés depuis la fin du dernier exercice. La seconde est l’imposition immédiate des plus values réalisées à cette date, même s’il s’agit de plus values latentes, c’est-à-dire de plus values calculées sur la base d’une valeur vénale qui représente le montant qui pourrait être obtenu en contrepartie de la cession du bien dans des conditions normales. Cependant, pour un LMNP, la taxation de ces plus values est nettement atténuée dans la mesure où les plus values concernant les immeubles loués sont des plus values des particuliers et dans la mesure où ces plus values ne sont taxables qu’en cas de cession à titre onéreux, c’est-à-dire comportant une contrepartie financière ou réelle. C’est ce que nous précise la documentation fiscale BOI-BIC-CHAMP-40-20-20140415 : 270 Les plus-values réalisées lors de la cession de locaux d’habitation meublés ou destinés à être loués meublés et faisant l’objet d’une location directe ou indirecte par les personnes ne remplissant pas les conditions pour être qualifiées de loueurs professionnels sont soumises aux règles prévues à l’article 150 U du CGI et à l’article 150 VH du CGI pour les plus-values privées. Elles ne relèvent donc pas du régime des plus-values professionnelles. EtBOI-RFPI-PVI-10-30-20130211 : Seules sont imposables les plus-values réalisées lors d’une cession à titre onéreux d’un bien immobilier ou d’un droit y afférent. Cette cession constitue le fait générateur de l’impôt. Le décès de l’investisseur peut aussi entraîner le versement d’une indemnité d’assurance emprunteur : La compagnie d’assurance verse à la banque le solde de la dette de l’investisseur décédé. Cette indemnité d’assurance décès constitue un produit exceptionnel imposable et majore le résultat de cessation d’activité calculé suite au décès. Pire, si l’investisseur n’avait pas adhéré à un centre de gestion agrée, ce résultat est majoré de 25%. Il est donc fortement conseillé d’adhérer à un centre de gestion agréé pour éviter cette majoration de 25%. Il n’empêche que même si on a adhéré au CGA, Le bénéfice dégagé est imposé au nom de l’investisseur, (ce qui peut aller jusqu’à un taux d’impôt de 45%) et supporte la CSG CRDS au taux de 15,5%. La souscription d’une assurance décès complémentaire couvrant le risque de paiement de cette imposition est donc très fortement conseillée. Un dernier point est à prendre en compte : le démembrement de la propriété des biens loués meublés. En effet, la propriété des biens du défunt est transférée à ses ayants droits (ce qui entraine au passage le calcul de droits de succession). Mais ce transfert peut n’être que partiel, dans la mesure où son conjoint peut conserver une partie de l’usufruit des biens loués meublés, ses enfants héritant quant à eux de leur nue-propriété. L’inconvénient de ce démembrement de la propriété d’un bien loué meublé est que l’usufruitier du bien continue à en percevoir les loyers et à être imposé à ce titre, mais ne peut plus déduire les amortissements correspondant, n’étant plus pleinement propriétaire du bien. L’organisation de la succession avant le décès peut permettre d’éviter ce démembrement des biens meublés, en transmettant ou en conservant ceux-ci en pleine propriété, à condition de l’avoir prévue avec son notaire. Il parait donc indispensable de consulter celui-ci à ce sujet lors de l’acquisition du bien loué meublé ou de sa mise en location. En conclusion, et comme nous avons déjà pu le rappeler, le statut de LMNP ne s’improvise pas et il faut prendre en compte les risques liés aux conséquences du décès de l’investisseur. En effet, ce type d’événement est toujours compliqué à gérer pour la famille du défunt et il est inutile d’en aggraver les conséquences potentielles en n’ayant pas pris les précautions qui s’imposent.
EMPRUNTEURS : LES BANQUES ONT LEURS CHOUCHOUS !
jeu. 03 juil. 2014
Si les banques se livrent actuellement une féroce concurrence afin de s'attirer les faveurs de nouveaux clients, il est des profils d'emprunteurs qu'elles courtisent plus que d'autres. Dans son baromètre baptisé "Les chouchous des banques", le courtier VousFinancer.com tente de déterminer qui sont exactement ces emprunteurs pour lesquels les établissements s'engagent plus volontiers. Quels emprunteurs décrochent les meilleurs taux Initié en mars dernier, le baromètre "Les chouchous des banques" sélectionne les dossiers de prêt immobilier qui ont réussi à obtenir les taux les plus bas afin de dresser le profil d'emprunteur que les banques semblent tout particulièrement convoiter. A Grenoble, un couple de primo-accédants (24 et 23 ans) a ainsi pu négocier un prêt de 190.000 euros au taux de 2,49% sur 20 ans en présentant un revenu mensuel global de 3100 euros et un apport personnel de 8%. A Lyon, un couple de 28 ans (là encore primo-accédant gagnant à eux deux 4500 euros par mois) n'a pour sa part eu besoin d'aucun apport personnel pour décrocher un financement sur 20 ans de 210.000 euros au taux de 2,49%. Enfin, à Marseille, un prêt immobilier de 172.000 euros au taux de 2,75% sur 20 ans a été accordé à un couple de primo-accédants (25 et 27 ans) disposant certes d'un apport de 30% mais d'un revenu global de 3800 euros mensuels. Prêt immobilier : couple et primo-accédant, le duo gagnant Comme on peut le constater à travers ces exemples, les primo-accédants et notamment les jeunes couples semblent avoir la cote auprès des banques. Un choix logique si l'on en croit Jérôme Robin, président et fondateur du courtier. "Les couples sont des clients considérés comme à "fort potentiel" pour les banques : un couple va souvent domicilier deux salaires, réussir à mobiliser plus d'apport et avoir ensuite des projets et une vision de plus long terme avec à la clé la souscription de produits d'épargne et de placements. Enfin, ce sont des profils moins risqués, notamment en cas de perte d'emploi, ce qui sécurise davantage leurs projets aux yeux des banques..." Entre revenus et apport personnel, le choix est fait Si ce "fort potentiel" que représentent les couples pour les banques explique donc les efforts que ces dernières sont prêtes à consentir en matière de taux, il témoigne également de l'importance toute relative de l'apport personnel. A ce sujet, Sandrine Allonier, porte-parole du courtier explique que "pour les banques, c'est davantage le potentiel de l'emprunteur qui importe... C'est pourquoi elles consentent des taux records à des jeunes et ce même si ils n'ont que très peu d'apport. Elles ont une vision à plus long terme de la relation qu'elles auront avec leurs clients, qui n'ont en outre qu'un faible risque de renégocier leur crédit dans les années à venir compte tenu du niveau très bas des taux".
PRET IMMOBILIER : LES NOUVEAUX TAUX D'USURE PUBLIES A LA BAISSE !
jeu. 03 juil. 2014
Si la remontée des taux de crédit immobilier n'est pas encore à l'ordre du jour, les candidats à l'emprunt connaissent néanmoins déjà les limites que ceux-ci pourraient atteindre. Ce vendredi 27 juin, la Banque de France a en effet publié les taux d'usure du troisième trimestre qui entreront en vigueur dès mardi. Les taux d'usure gagnés par la baisse Si un retour brutal de la hausse des taux apparaît actuellement bien peu probable, les plus pessimistes pourraient toutefois s'interroger sur l'ampleur d'un tel scénario. Comme chaque trimestre, la Banque de France leur apporte un élément de réponse en dévoilant les nouveaux taux d'usure applicables pour les trois mois à venir. Ces derniers (également appelés seuils d'usure) fixent en effet le niveau que les taux appliqués aux futurs prêts ne pourront légalement pas dépasser. Entrant en vigueur à compter du 1er juillet, force est de constater que les taux d'usure communiqués en fin de semaine dernière semblent eux aussi gagnés par la tendance baissière qui anime le secteur du crédit depuis le début de l'année. Jusqu'où pourront grimper les taux de prêt immobilier ? Fixé à 5,19% depuis le 1er avril, le niveau maximal que pourra atteindre un crédit immobilier à taux fixe s'élèvera désormais (et pour les trois mois à venir) à 5,11%. Il en va de même du prêt relais dont le seuil passe ainsi de 5,39% à 5,27%. Les taux variables constituent toutefois l'exception qui confirme la règle en enregistrant une revalorisation de leur seuil d'usure de 7 points de base (passant ainsi de 4,64% à 4,71%). Le crédit à la consommation dans le sillage du prêt immobilier Calculés sur la base des taux effectifs moyens du trimestre précédent, les taux d'usure concernent non seulement les emprunts à l'habitat mais également l'ensemble des autres crédits pouvant être distribués par un établissement (crédits à la consommation, prêts aux entreprises). Concernant les crédits à la consommation (dont le taux varie en fonction du montant emprunté), le mouvement baissier fait là encore pleinement jouer son influence. Pour un crédit de 3000 à 6000 euros le taux d'usure fléchit ainsi à 14,81% (contre 15,09% au 2ème trimestre) alors que celui applicable aux emprunts de plus de 6000 euros accuse un repli de 0,42% pour passer sous la barre des 10% (9,79%). A l'instar des prêts immobiliers, une ombre vient toutefois noircir un ciel jusque là dégagé. Le taux d'usure défini pour un crédit à la consommation de 3000 euros ou moins s'apprécie en effet sensiblement pour se porter à 20,35% (contre 20,27% le trimestre dernier).
REFORME DU PRET A TAUX ZERO: LE GRAND RETOUR DE L'ANCIEN !
jeu. 03 juil. 2014
Ce mercredi 25 juin, le Parisien/Aujourd'hui en France relaye une information qui devrait en satisfaire plus d'un. A l'occasion d'un entretien accordé au quotidien, Manuel Valls a en effet non seulement évoqué l'avenir de la loi Alur mais a également annoncé un élargissement du champ d'action du prêt à taux zéro aux logements anciens. Une disposition confirmée peu après par Sylvia Pinel, la ministre du Logement. Relancer l'accession au logement Interrogé par Le Parisien, Manuel Valls a certes servi un discours politique bien rodé mais a aussi et surtout livré quelques informations d'importances. Si certains taxeront sans doute de démagogie les propos du Premier ministre, d'autres verront dans ceux-ci l'espoir d'une possible relance de tout un secteur. "Louer ou acheter est devenu très difficile. Je veux donc enclencher un cercle vertueux : aider les Français concrètement à accéder à un logement, et relancer un secteur déterminant pour la croissance et l'emploi", a ainsi déclaré le Premier ministre. Encadrement des loyers et GUL seront conservés Si Manuel Valls a notamment confirmé la volonté du gouvernement de ne pas toucher à l'encadrement des loyers et, comme certains l'annonçaient pourtant, de ne pas supprimer la GUL (garantie universelle des loyers), il est également revenu sur le cas du prêt à taux zéro. Le Premier ministre a ainsi signifié l'ambition du gouvernement de "favoriser l'accession à la propriété en élargissant l'accès au prêt à taux zéro". Un prêt à taux zéro revu et corrigé Avec l'objectif que davantage de ménages puissent profiter de cette aide à l'achat, le prêt à taux zéro devrait dès le mois d'octobre 2014 présenter un visage passablement modifié. Outre des conditions de ressources revues à la hausse pour ne plus réserver le PTZ aux seuls ménages modestes, le nouveau prêt à taux zéro devrait également enregistrer une réévaluation de ses montants ainsi que l'application d'un délai dans son processus de remboursement (celui-ci pourra dès lors débuter au bout de 7 ans contre 5 ans actuellement). Le PTZ de nouveau proposé pour l'achat dans l'ancien Enfin, et c'est sans doute là la modification la plus importante, le prêt à taux zéro s'ouvrira de nouveau à l'acquisition d'un logement ancien. Le gouvernement prévoit toutefois de conditionner cette possibilité à certains critères. Pour qu'un PTZ puisse être souscrit pour financer l'acquisition d'un bien immobilier ancien, celui-ci devra faire l'objet de travaux de rénovation et être localisé dans l'une des zones rurales que le gouvernement prévoit de détailler d'ici peu. Si l'élargissement du PTZ à l'ancien ne devrait entrer en vigueur qu'à compter du 1er janvier 2015, il s'agit avant tout pour l'Etat de "favoriser la revitalisation des centres bourg". Pour Sylvia Pinel qui a confirmé cette réforme ce mercredi en Conseil des ministres, le nouveau prêt à taux zéro devra être accessible là où les candidats à l'achat et plus particulièrement "les primo-accédants, peuvent investir". Concrètement, la ministre du Logement espère bien voir passer le nombre de prêts à taux zéro distribués de 44.000 à plus de 70.000 (soit une progression attendue de près de 60%).
LES TAUX SONT ILS TROP BAS ?
jeu. 03 juil. 2014
S'ils font depuis plusieurs mois déjà le bonheur des candidats à l'achat, les taux de prêt immobilier extrêmement attractifs que nous connaissons actuellement constitueraient ils une menace pour le marché ? Telle est la thèse défendue par Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, qui n'a pas hésité à faire part de son inquiétude aux établissements prêteurs. Les taux bas : un danger pour l'immobilier ! "Vous avez les taux les plus bas d'Europe, vous êtes les banques qui prêtez le moins cher sur toute la zone euro; ce n'est pas une situation acceptable !", voici en quels termes Christian Noyer se serait adressé aux banques et organismes de crédit français. Alors que l'on ne cesse de se réjouir en observant les taux de prêt immobilier battre record sur record, comment leur attractivité pourrait-elle représenter une quelconque menace ? Pour le gouverneur de la Banque de France, la réponse s'impose d'elle même : les taux bas favoriseraient la hausse des prix de l'immobilier. Ce dernier appelle donc les banques à se responsabiliser et les met en garde contre les répercutions néfastes que pourrait avoir un éventuel "dumping" sur les taux d'emprunt (à savoir proposer des taux abusivement bas afin notamment d'écraser la concurrence). Crédit immobilier : les banques jouent-elles avec le feu ? Celui qui est non seulement à la tête de la Banque de France mais également président de l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) identifie deux impacts négatifs pouvant éventuellement être alimentés par les taux bas. Outre la remontée du prix des logements déjà évoquée, Christian Noyer estime qu'en participant à cette course aux taux bas, les banques voient progressivement leurs marges diminuer et mettent par conséquent à mal leur bilan et stabilité financière. Si pour l'heure les candidats à l'emprunt peuvent espérer négocier un prêt immobilier à des taux avoisinant les 2,80% sur 15 ans et 3,10% sur 20 ans (taux issus du baromètre Empruntis daté de ce 26 juin), Christian Noyer incite donc les banques à réviser leurs barèmes à la hausse.
ANALYSE ET PERSPECTIVES MENSUELLES JUIN 2014
ven. 20 juin 2014
Analyses et perspectives mensuelles Juin 2014 Le PIB de la zone Euro a progressé modestement de 0,2% au premier trimestre 2014 selon Eurostat. Le 5 juin, La BCE a pour sa part abaissé à 1% sa prévision de croissance pour l’ensemble de l’année 2014 (versus 1,2% précédemment) tout en augmentant sa prévision pour 2015 à 1,7% (versus 1,5% précédemment). D’un point de vue exogène, la croissance économique mondiale joue certes son rôle de soutien, mais sans exubérance, à cette reprise décidément très modérée et très progressive de l’économie de notre zone. Les difficultés de certains pays émergents ont été contenues sans effet systémique, mais en Chine l’activité manufacturière stagne. Au Japon, on n’observe toujours pas d’augmentation des salaires, qui signalerait une sortie durable de la faible croissance qui dure depuis plusieurs décennies. Aux Etats-Unis, la faiblesse de la croissance au premier trimestre n’a pas remis en cause l’objectif annuel de 3% de la FED, ce qui suppose une nette accélération du rythme attendu pour le deuxième trimestre de cette année. En outre, le Dollar a enfin montré des signes de raffermissement, brièvement, par rapport à l’Euro. La poursuite de la mise en oeuvre du tapering aux Etats Unis jusqu’en Octobre 2014, et la perspective d’une remontée possible du taux des Fed Funds vers le milieu de l’année 2015 devraient aller dans le sens d’un Dollar plus fort, permettant de soutenir les exportations de la zone Euro. Au sein de la zone Euro elle-même, les agences de notation ont acté les progrès accomplis par les pays périphériques, avec l’upgrade de la note de l’Irlande et du Portugal par Moody’s, de l’Espagne par Standard &Poor’s et de la Grèce par Fitch. L’assainissement progressif du système bancaire, avec le respect du calendrier de mise en place de l’Union Bancaire finira par contribuer à un meilleur financement de l’économie. Les politiques budgétaires, qui demeurent globalement restrictives, ménagent davantage la croissance à court terme, qui cependant demeure objectivement faible. Ces facteurs positifs pour la croissance économique en zone Euro sont néanmoins partiellement compensés par une demande de crédit qui demeure faible, tout comme les marges des entreprises ainsi que leurs capacités d’investissement. La modération des anticipations de croissance économique encourage peu l’investissement et la demande de crédit, la persistance d’un chômage élevé continue de peser sur la consommation et le moral des ménages. La croissance modérée des échanges internationaux de marchandises constitue une limite au rebond des exportations de la zone Euro. Sur le front de l’inflation, les tendances à la hausse des prix endogènes à l’économie européenne sont inexistantes, compte tenu de la sous-utilisation des capacités de production, du faible pricing power des entreprises et d’un chômage de masse dans les pays périphériques. L’inflation en Mai en zone Euro a encore reculé à 0,5% en rythme annuel, après 0,7% enregistré en Avril. Même en Allemagne, l’inflation a été plus faible qu’attendu. La BCE a révisé à la baisse à 0,7% sa prévision d’inflation pour 2014 (versus 1% précédemment), à 1,1% pour 2015 (versus 1,3% précédemment) et 1,4% pour 2016 (versus 1,5% précédemment). La persistance d’une inflation très au-dessous de sa cible de 2%, conjuguée à une croissance du PIB toujours faible, a poussé Mario Draghi à procéder à une nouvelle baisse des taux directeurs de la BCE, avec notamment le taux de dépôt (taux auquel la BCE rémunère les dépôts bancaires) porté pour la première fois dans une grande zone monétaire, en territoire négatif à -0,10%. Un nouvel LTRO ciblé (TLTRO) a par ailleurs été annoncé, pour un montant de 400 milliards d’Euros, sous condition de production de prêts à l’économie par les banques. Enfin, la poursuite de la préparation d’un programme d’Assouplissement Quantitatif (Quantitative Easing) par rachat de crédits titrisés, susceptible d’être activé en cas de besoin, a été confirmée. Nous pensons que l’ensemble des mesures annoncées par la BCE permettra d’accélérer la dynamique de la croissance en zone Euro et de rapprocher progressivement l’inflation constatée de la cible de politique monétaire.
SE DECLARER SURENDETTE EN 2014 !
jeu. 19 juin 2014
Au début, il y a le simple endettement, un grand classique de la société occidentale de la fin du XXème siècle. On s’endette pour acheter sa première voiture, sa première maison, les meubles et l’électroménager qui vont avec, son premier ordinateur, sa première télé, sa première play-station, son premier grand voyage au bout du monde… On s’endette pour se payer un grand mariage, de beaux vêtements et les chaussures qui vont avec, des grands restaurants, des beaux bijoux, etc., etc.… On s’endette pour payer les études de ses enfants. On s’endette pour créer sa première entreprise. On s’endette, on s’endette, et un jour… On ne peut plus rembourser. C’est le surendettement ! Connaissez-vous quelqu’un de surendetté ? Un surendetté est une personne comme vous et moi qui ne peut plus faire face à ses remboursements. => Personne n’est à l’abri. Un accident de la vie en est souvent la cause. Perte d’un emploi, maladie, décès d’un proche, droits de succession, divorce, dépression, les raisons sont multiples et souvent concomitantes. Quand on a épuisé les solutions de rachat de crédit, de vente d’un bien quand on en a un, de souscription à un autre financement pour aider à rembourser ses premières dettes à condition de ne pas être fiché Banque de France, quand on a cassé son plan d’épargne logement et celui de ses enfants, son plan retraite et son assurance-vie pas toujours récupérable rapidement, la spirale infernale est enclenchée. Vous pouvez vous déclaré SURENDETTÉ. Accepter le surendettement ? Pas toujours facile ! On a longtemps le sentiment que l’on va s’en sortir, que nous ne sommes pas programmés pour vivre ce genre de situation et qu’il y a forcément une solution. Alors on attend, on tend le dos, on fait l’autruche car après tout, tant qu’on a un toit sur la tête et de quoi manger, se serrer la ceinture, ne plus partir en vacances, moins consommer, stopper nos loisirs, ce n’est pas si grave que ça. Et c’est vrai quand on y pense. Seulement les mois passent et si vous ne gagnez pas plus, la situation continue de se dégrader… Jusqu’au jour où vous ne pouvez plus payer votre loyer, jusqu’au jour où chaque facture même modeste reste impayée, jusqu’au jour où les huissiers vous harcèlent en vous sommant de rembourser «l’irremboursable». Ce n’est pas que vous ne voulez pas, c’est juste que vous ne pouvez pas. La banque vous a, au mieux réduit votre découvert bancaire, supprimé votre carte de crédit à débit différé, au pire vous a interdit de chéquier puisque vous avez fait des chèques sans provision, normal, (même si c’était juste pour faire un plein de courses alimentaires). Elle rejette une fois sur deux vos prélèvements mensuels de mutuelle, de téléphone, de gaz et d’électricité, sans compter les frais énormes qui vous sont facturés pour chaque intervention alors que vous êtes en pleine détresse financière. Vous n’avez plus d’argent mais la banque vous fait quand même payer votre extrême précarité vous enfonçant inexorablement dans la spirale du surendettement. C’est une histoire sans fin car le peu d’argent qu’il vous reste, c’est la banque qui le prélève à son profit en toute impunité. Alors vous ne regardez plus vos comptes bancaires, à quoi bon gérer l’ingérable ! Vous n’osez plus aller parler à votre banquier de vos difficultés. Vous n’ouvrez plus votre courrier et vos factures restent lettres mortes. Vous ne répondez plus aux appels téléphoniques de numéros inconnus, ni à votre messagerie. Vous n’ouvrez même plus quand quelqu’un sonne à votre porte. Vous vous isolez. Vous vous enfermez et chaque fois que vous mettez un pied dehors vous vous demandez si le mendiant du coin de la rue, ça ne sera pas vous demain… Et vous avez honte. Honte de ne plus pouvoir assumer votre famille, honte d’être le 10 de chaque mois en rupture de paiement, honte de ne pouvoir jouir comme avant d’une sécurité financière, honte de devoir refuser les invitations parce que vous ne pourrez pas les rendre, honte de devoir faire semblant que tout va bien, honte de devoir finalement demander de l’aide : à votre famille, à vos amis, à l’administration qui vous parle de RSA, d’aide au logement, d’assistance sociale, de cmu. Et vous avez surtout honte de vous-même ! Connaissez-vous quelqu’un qui a honte de lui-même parce qu’il est surendetté ? J’ai eu honte de moi-même pour toutes les raisons que je viens d’évoquer. Je suis une surendettée mais je me soigne ! Et l’ordonnance est simple : « accepter la situation et se faire aider ». Il n’est pas honteux de devoir de l’argent, il n’est pas honteux d’être en proie à des difficultés financières, il n’est pas honteux de ne plus faire face, il n’est pas honteux de demander de l’aide, il n’est pas honteux de parler de ses problèmes, il n’est pas honteux d’avouer son impuissance et son incapacité à sortir de cette spirale infernale qu’est le surendettement. Nous ne sommes pas les premiers et ne seront pas les derniers. Il y a une vie après cette faillite personnelle. Et il y a surtout une décision à prendre : Se déclarer SURENDETTÉ. Personne ne peut la prendre à votre place. Sortir du surendettement, quelle démarche administrative ? Le premier pas est d’aller chercher votre dossier de surendettement à la Banque de France. N’ayez pas peur. S’il faut montrer patte blanche avant de rentrer, il ne vous sera rien demandé hormis votre carte d’identité. Les dossiers sont à votre disposition en libre accès. Et vous repartirez aussi simplement que vous y êtes entré. C’est d’ailleurs tellement simple que vous vous demanderez pourquoi vous avez tant hésité à y aller. Mais ne vous emballez pas, les choses vont quand même se compliquer car ce fameux dossier que vous avez réussi à ramener chez vous, c’est une vraie « usine à gaz ». Alors, pas d’affolement… Prenez votre temps. Le temps de le lire et de le relire et surtout ne vous découragez pas au vu de tous les renseignements et justificatifs demandés. Votre situation de surendettement ne participe pas à un confort psychologique rassurant. Vous doutez de tout et surtout de vous-mêmes et donc de votre capacité à remplir les cases de chiffres qui vous terrifient depuis des mois et les ajouter les uns après les autres ne va pas calmer votre terreur. J’ai mis trois semaines à le remplir et à compiler les pièces à joindre au dossier. A peine ouvert, je l’ai refermé me disant que je n’y arriverai pas. Et de me trouver des excuses : impossible de retrouver tous les montants et justificatifs, impossible de ne rien oublier, impossible, impossible, impossible… Et puis j’ai décidé de faire une chose à la fois : un petit pas chaque jour, une page à remplir chaque jour… Et finalement j’y suis arrivée sachant pertinemment qu’il manquait quelques pièces, que certains chiffres étaient imprécis notamment au niveau des taux d’intérêts des prêts de financement. Mais quand on a plus rien à perdre, il nous reste un zeste d’insouciance qui nous pousse à signer notre déclaration sur l’honneur que tous ces chiffres sont justes, pièces justificatives à l’appui. Donc retour au guichet de la Banque de France. Vous êtes en terrain connu puisque c’est la deuxième fois que vous y venez et vous attendez d’être reçu pour vérifier simplement le contenu de votre dossier. On vous signale alors que vous recevrez une lettre attestant du dépôt et que vous serez averti de sa recevabilité dans les trois semaines. Si votre dossier a reçu un avis favorable de la commission de surendettement, c’est la suspension provisoire de votre statut de «délinquant» face à l’administration fiscale, aux banques, aux huissiers ou autres sociétés de recouvrement. Vos dettes sont gelées dans l’attente d’un moratoire de remboursement qu’accepteront ou pas les différents créanciers. En cas de litige, le tribunal d’instance statuera sur la recevabilité de la décision de la commission de surendettement. Ces quelques péripéties peuvent prendre plusieurs mois mais le plus important c’est que le harcèlement financier va s’apaiser et que vous pouvez de nouveau respirer. En guise de conclusion sur le surendettement : Si vous connaissez quelqu’un de surendetté, dites-lui de ne pas attendre, de ne pas avoir honte, de franchir le seuil de la Banque de France et de déposer son dossier de surendettement car ce n’est qu’à ce prix qu’il se délivrera de cette spirale infernale de l’endettement et retrouvera pas à pas, jour après jour, le sentiment de dignité qu’il a le droit et le devoir de ressentir pour rebondir et reconstruire sa vie et continuer son chemin vers des lendemains plus cléments et de redevenir patron de sa vie. PS : Pour ceux qui souhaitent être aidé à sortir le plus rapidement du surendettement, ou tout simplement rembourser le plus vite possible vos emprunts, je vous conseille le livre « Sortir du surendettement ». Ce livre est un programme en 4 étapes pour remettre de l’ordre dans vos finances et enfin sortir de la spirale infernale du surendettement !
TAUX ANNUEL EFFECTIF DE L'ASSURANCE ( TAEA) OBLIGATOIRE A PARTIR DU 26 JUILLET 2014 !
mer. 18 juin 2014
Le TAEA est un nouvel indicateur du coût de l’assurance sous forme de taux. Ce taux doit permettre aux candidats à l’emprunt de prendre connaissance du coût de l'assurance proposée par l'établissement prêteur dans l'offre de crédit ou par un assureur afin d’être en mesure de comparer cette offre avec d'autres offres d'assurance emprunteur du marché. Le TAEA est obligatoire à partir du 26 juillet 2014. Ces nouvelles informations s’appliquent aussi bien à l’assurance groupe qu’aux assurances individuelles. Toutefois, en cas d’assurances extérieures, ce sera à l’assureur de fournir le « TAEA », le « CTA » et le « CMA » au client.
SORTIR DESDIFFICULTES FINANCIERES AVEC LE RACHAT DE CREDITS AVEC DSCF ANNECY ET DSCF A CHAMBERY
mer. 18 juin 2014
Difficultés financières ! Un accident de la vie comme une séparation, une perte d'emploi, un départ à la retraite, une importante facture totalement imprévue et tant d'autres situations peuvent du jour au lendemain compromettre l'équilibre financier d'un ménage. Cela n'arrive pas qu'aux autres ! D'abord on fait alors appel au crédit facile avant de recourir au découvert bancaire qui se creuse et pour finir la charge mensuelle de remboursement est trop importante par rapport aux ressources. Le "surendettement" est alors manifeste. Il devient tout à fait opportun de recourir au Regroupement de crédits qui étalera l'ensemble des dettes dans le temps permettant de retrouver l'équilibre financier perdu par la baisse des mensualités. Un seul crédit pour tous vos crédits, voilà de quoi rebondir
DEFINITION DE LA SITUATION DE SURENDETTEMENT ET TYPOLOGIE SOCIALE DES MENAGES SURENDETTES !
mar. 17 juin 2014
Définition légale du surendettement: La procédure de traitement du surendettement des particuliers est régie par des articles L 330-1 à L 334-12 du code de la consommation. Selon l'article L 330-1 : La situation de surendettement des personnes physiques est caractérisée par l'impossibilité manifeste pour le débiteur de bonne foi de faire face à l'ensemble de ses dettes non professionnelles exigibles et à échoir. L'impossibilité manifeste pour une personne physique de bonne foi de faire face à l'engagement qu'elle a donné de cautionner ou d'acquitter solidairement la dette d'un entrepreneur individuel ou d'une société caractérise également une situation de surendettement. Le seul fait d'être propriétaire de sa résidence principale ne peut être tenu comme empêchant que la situation de surendettement soit caractérisée. Causes et étendue du phénomène du surendettement. Le traitement du surendettement a beaucoup évolué depuis la Loi Neiertz en 1989. => Essentiellement causé par l’endettement bancaire immobilier dans la période 1990-1995, il est désormais lié à la dégradation de la situation financière et sociale des ménages, des personnes seules et des familles monoparentales. => Le surendettement est devenu le miroir de la précarité sociale, voire de l’exclusion affectant une partie de la population française qui se retrouve vivre en dessous du seuil de pauvreté soit 13,4 % de la population française en 2010. Cette tendance s’accentue en raison de la stagnation des revenus et de la persistance du chômage, dont le chômage de longue durée, face à une augmentation des charges courantes et de logement, dont le coût de l’énergie. Baromètre du surendettement : Le nombre de dossiers déposés auprès des secrétariats des commissions de surendettement d’octobre 2008 à septembre 2013 s’est élevé en moyenne à 220 670 dossiers par an. Sur 12 mois glissants, le nombre de dossiers déposés est en augmentation de 1%. Au total, le nombre de ménages en cours de désendettement, c'est-à-dire ayant bénéficié ou étant sur le point de bénéficier de mesures destinées à remédier à leur état de surendettement, peut-être évalué, sur la base des données recensées à ce titre dans le FICP, à environ 796 000 en septembre 2013. Enquête typologique du surendettement de la Banque de France : La dernière « enquête typologique sur le surendettement » de la Banque de France publiée en mars 2014 porte sur l’année 2012. Caractéristiques sociodémographiques et professionnelles : 1° Prédominance de personnes vivant seules – célibataires, séparées, divorcées ou veuves (64,4 %) – n’ayant pas de personnes à charge (51,5 %). Les classes d’âge des 35 à 44 ans et, dans une moindre mesure, des 45 à 54 ans, sont les plus représentées (respectivement 27,5 % et 25,9 %), étant précisé que dans 22,6 % des cas, les surendettés sont âgés de plus de 55 ans (et de plus 65 ans dans 7,8 % des cas). 2° Présence majoritaire de personnes locataires (78,3 %) avec un léger recul par rapport aux années précédentes, de 0,3 point par rapport à 2011 et de 1,7 point par rapport à 2010. La part des locataires parmi les personnes surendettées redevient proche en 2012 du niveau observé en 2004 (78,2 %). La part des propriétaires accédants (6,5 %) connaît une augmentation de 0,4 point par rapport à 2011 et de 1,6 point par rapport à 2010, se rapprochant ainsi du niveau atteint en 2004 (6,3 %). Globalement, la part cumulée des propriétaires et des propriétaires accédants se situe ainsi, en 2012, à 9,6 % en augmentation de 0,3 point par rapport à 2011 et de 2,1 points par rapport à 2010. Cette évolution, qui peut traduire des difficultés accrues de la part des personnes propriétaires ou accédant à la propriété, doit également être rapprochée de l’évolution des pratiques des commissions de surendettement qui, dans le prolongement de l’orientation donnée en la matière par le législateur, apprécient de manière plus large la recevabilité des dossiers dans lesquels un bien immobilier est recensé. 3° Importance des difficultés professionnelles rencontrées par les personnes surendettées, caractérisée notamment par la présence de 26,9 % de chômeurs, de 11,6 % de personnes sans profession, de 9,9 % de personnes sans activité professionnelle (invalidité, congé maladie de longue durée, congé parental). La part de ces différentes situations (48,4 %), est en augmentation de 1 point par rapport à 2011, étant précisé que parallèlement la part des surendettés salariés en activité reste stable, à 38,8 %, en 2012 (39 % en 2011). 4° D’un point de vue socioprofessionnel, ce sont les employés (35,7 %) et les ouvriers (24,8 %) qui demeurent les plus représentés parmi les personnes surendettées, dans le prolongement de la tendance observée les années précédentes
LE SURENDETTEMENT EN FRANCE ET EN SUISSE
mar. 17 juin 2014
Surendettement : Traitement du surendettement des particuliers en droit français . La banque de France fixe le taux d'usure, le taux maximum légal pour un prêt. En France, un particulier n'a pas le droit de faire banqueroute: => une procédure de surendettement a été mise en place depuis 1989 en cas d'impossibilité manifeste pour le débiteur de bonne foi de faire face à l'ensemble de ses dettes non professionnelles exigibles et à échoir. La réglementation applicable à ce jour résulte de la loi du 1er juillet 2010. En Suisse, l'association Caritas a créé un site internet Caritas dette conseil[10], en dix langues, pour venir en aide et conseiller les personnes confrontées aux dettes ou pour éviter qu'elles se retrouvent dans cette situation. Il propose des solutions, contient une multitude de lettres types, formulaires et liens, ainsi que les adresses et numéros de téléphone des services de désendettement d'utilité publique[11]. AVEC LE REGROUPEMENT DE VOS PRETS ET DETTES PAR UN RACHT DE CREDIT, LORSQU'IL EST POSSIBLE, DSCF CHAMBERY ET DSCF ANNECY PEUT VOUS EVITER CETTE SITUATION DE SURENDETTEMENT !
FAIRE DES ECONOMIES AVEC L'ASSURANCE DE PRET => LA LIBERTE DE CHOISIR AVEC LA LOI HAMON !
lun. 16 juin 2014
La loi Hamon : destinée à libéraliser le marché Le parlement donne son feu vert au projet de loi Hamon. => Promulgué et publié au Journal officiel le 18 mars 2014 dernier, ce texte entend assurer aux consommateurs le respect de leur droit. Dans la pratique, les emprunteurs disposeront d'un délai de 12 mois à compter de la date de signature de l'offre pour résilier le contrat d'assurance. Si cette loi redonne aux clients un réel pouvoir de mise en concurrence, la notion de l'équivalence des garanties établie par la loi Lagarde joue toujours en faveur de l'organisme de prêt. Explication : Une série de changements grâce à la loi Hamon: À l'heure actuelle, les institutions bancaires détiennent un quasi-monopole sur le marché de l'assurance de prêt immobilier. Environ huit contrats sur dix sont toujours souscrits auprès de la banque prêteuse. Entrée en vigueur en septembre 2010, la loi Lagarde, sans grande efficacité jusque-là,n'a pas rempli sa sacro-sainte mission, si bien que les emprunteurs éprouvent de grandes difficultés à souscrire une délégation d'assurance. Environ 50 % du montant des primes vont toujours dans les caisses des établissements de crédit. Avec la mise en place de la loi Hamon, le Gouvernement espère restituer aux consommateurs le droit de choisir leur assureur. Auparavant, la seule possibilité qui s'offrait aux emprunteurs était de souscrire une délégation d'assurance. À partir de l'automne prochain, date à laquelle la nouvelle mesure entrera en vigueur, ils bénéficierontd'un délai de 12 mois après la signature pour résilier le contrat d'assurance établi avec la banque prêteuse. Les avantages qui en découlent peuvent se résumer ainsi : la possibilité de réaliser des économies substantielles et d'obtenir un délai suffisant pour cerner sa décision. Rappelons que l'assurance emprunteur représente aujourd'hui environ 25 % du coût du crédit immobilier. La délégation, quant à elle, permet une économie de 50 % sur le coût du prêt. Le concept de garanties emprunteur équivalentes Conscientes de la portée de cette loi sur leurs chiffres d'affaires, les banques n'ont pas attendu son entrée en vigueur pour passer à l'offensive. Selon le cabinet de conseil en assurance BAO, elles ont mis en œuvre des « contre-offres défensives » qui s'avèrent plus économiques. Ces mesures pourraient alors contraindre les établissements de crédit à faire une concession au niveau de la qualité des garanties. Le cabinet souligne par ailleurs que l'organisme prêteur est le seul bénéficiaire de l'assurance de crédit. Quoi qu'il en soit, la nouvelle loi a oublié de mettre en lumière la problématique du concept de l'équivalence de garantie, qui renforce la mainmise des banques.
Dettes: elles n'ont jamais autant pesé sur les ménages français
ven. 13 juin 2014
Dettes: elles n'ont jamais autant pesé sur les ménages français Leur endettement représente 83,1% de leurs revenus disponibles. En 10 ans, ce taux a augmenté de plus de 10 points Reuters A lire aussi Les Français deviennent aussi endettés que les Allemands Les Français sont de plus en plus endettés. Au troisième trimestre, selon la Banque de France, les dettes des ménages représentaient un montant de 1.156 milliards d’euros, en hausse de 0,8% sur trois mois et de 2,4% sur un an. Si ce chiffre peut paraître abstrait, précisons qu’il représente 56,3% du PIB et surtout 83,1% du revenu disponible cumulé des ménages, ce qui constitue un plus haut au sein de l’historique fourni par la BdF (jusqu’à 1996). Une tendance à la hausse depuis plusieurs années La hausse des prix de l’immobilier ces dernières années n’est bien entendu pas étrangère au phénomène. Mais ce ratio pâtit aussi d’un effet de ciseaux car la hausse des revenus est lente, beaucoup plus lente en tout cas que celle des dettes. Le revenu disponible n’a augmenté que de 0,3% en trois mois (contre +0,8% pour les dettes) et de seulement 0,6% en un an (contre 2,4% pour les dettes). La tendance n’a toutefois rien de nouveau. L’endettement des ménages a en effet pris une pente ascendante au cours des dernières années et plus particulièrement depuis que la crise a éclaté. En un an, le ratio d’endettement a enflé de 1,5 point. Et depuis 5 ans, il a bondi de plus de 10 points. L’Europe a enclenché la marche arrière Les Français vont ainsi à l’inverse du mouvement enclenché en Europe. Dans la zone euro, le taux d’endettement des ménages a reculé de 0,6 point en un an et de 1,5 point en deux ans. L’exemple allemand est encore plus spectaculaire puisque l’endettement de nos voisins d’outre-Rhin a chuté de 6 points depuis 2009. Petite consolation, les Français demeurent cependant moins endettés que les Européens dont les dettes représentent encore plus de 97,5% des revenus. Même les Allemands sont encore au-dessus malgré leurs efforts. Au dernier pointage (deuxième trimestre), leur ratio d’endettement était de 84%. Mais au vu des tendances actuelles, les courbes pourraient bientôt se croiser...
ENDETTEMENT DES MENAGES : NOUVELLE HAUSSE AU QUATRIEME TRIMESTRE !
ven. 13 juin 2014
Endettement des ménages français : nouvelle hausse au 4e trimestre => Au 4e trimestre 2013, le taux d'endettement des ménages français a augmenté de 0,1 point sur trois mois, à 83,3%, et de 1,1 point sur un an. Le taux d'endettement des ménages correspond au rapport montant des crédits sur revenu disponible brut. Il est calculé trimestriellement par l'Insee notamment à partir des données de la Banque de France. De même que la dette de la France a augmenté de 127,5% depuis 2000, les ménages voient leur taux d'endettement s'envoler.
LA BANQUE CENTRALE EUROPEENNE BAISSE SON TAUX DIRECTEUR A 0,15 % RECORD HISTORIQUE
ven. 13 juin 2014
Les mesures exceptionnelles de soutien à l’économie annoncées la semaine dernière par la Banque centrale européenne (BCE) montrent que la zone euro n’a pas complètement surmonté la crise, a déclaré mercredi la chancelière allemande Angela Merkel. « Ces mesures récentes nous montrent justement que la crise de la zone euro n’est pas encore complètement surmontée », a déclaré Mme Merkel, qui s’est entretenue avec le président de la BCE Mario Draghi en fin de matinée à Berlin. « Nous avons également parlé du fait que la contribution des politiques (à la reprise) doit être la poursuite des réformes engagées, et qu’il est aussi très important que nous dirigions la discussion au sein de l’Union européenne sur les tâches sur lesquelles nous devons nous concentrer au cours des cinq prochaines années pour améliorer notre compétitivité et créer de nouveaux emplois en Europe », a-t-elle ajouté. La chancelière a refusé en revanche de commenter le contenu des mesures annoncées par la BCE, au nom de l’indépendance de la Banque centrale. Certains éditorialistes allemands les ont vivement critiquées, estimant qu’elles allaient à l’encontre des intérêts des épargnants du pays. M. Draghi avait annoncé jeudi que le conseil des gouverneurs de l’institution monétaire de Francfort (ouest) avait décidé de baisser ses taux d’intérêt, déjà à un plus bas niveau historique, et des mesures pour relancer le crédit afin de soutenir la croissance molle enregistrée par la zone euro et tenter de faire grimper l’inflation également faiblarde. Son principal taux directeur a ainsi été porté à 0,15% (contre 0,25% depuis novembre). L’institution a également abaissé son taux de dépôt en territoire négatif, à -0,10%, une mesure qu’aucune banque centrale d’envergure n’avait expérimentée jusqu’ici. La BCE va en outre prolonger ses opérations de prêts illimités et très bon marché à court et moyen terme aux banques jusqu’à mi-2016 et prêtera de nouveau à long terme jusqu’à 400 milliards d’euros à celles qui pourront prouver qu’elles accordent suffisamment de crédit aux PME et aux consommateurs.
LA NECESSITE D'UN NOUVEAU PRET AIDE POUR LA PRIMO ACCESSION DANS L'ANCIEN !
ven. 13 juin 2014
Deux constats s’imposent : 1)le marché de la primo-accession dans l’ancien souffre comme jamais, 2)et l’heure n’est pas au soutien aveugle par les aides publiques. Sur le premier sujet, la situation est inquiétante :si le marché de la revente dans son ensemble est en repli de 15% par rapport à une bonne année -sur douze mois glissants-, le segment des ménages réalisant leur première acquisition est nettement plus affecté. Il est en retrait de l’ordre de 25% pour la France entière, et au-delà sur les marchés tendus, tel celui de la capitale,où l’effondrement atteint 40%. Le second constat, l’évidence que les finances publiques ne permettent pas une allocation massive au profit du logement, dicte la modération dans les propositions : tous les acteurs l’ont intégré. Il n’en reste pas moins vrai que l’idéal de l’ascension sociale par l’accession à la propriété est en panne,et que cela explique largement le malaise qui prend notre pays. L’Etat ne peut laisser se gripper l’un des principaux ressorts républicains de la progression des ménages. Le ralentissement des transactions, particulièrement dû à l’essoufflement de la primo-accession, entraîne aussi son lot de conséquences économiques terribles : la filière du bâtiment, portée par l’entretien et la rénovation, aura licencié 25 000 personnes en 2013 et annonce des chiffres plus lourds encore cette année. La mortalité des agences immobilières n’a jamais été aussi forte, précédée aussi de licenciements de négociateurs en nombre impressionnant, sans parler des difficultés financières des agents commerciaux de l’immobilier, mal connues des statistiques, non moins douloureuses. Que peut faire l’Etat dans ce contexte d’urgence, avec des moyens à l’étiage ? Le critère d’efficacité doit primer,sur tous les tableaux. Au profit des accédants d’abord : l’accession dans l’ancien fait courir le risque d’engager les jeunes propriétaires dans un parcours difficile si le montant des charges énergétiques vient à exploser, rendant le remboursement du logement douloureux, jusqu’à le compromettre. En tout cas, réduire la facture énergétique des accédants revient à leur redonner du pouvoir d’achat et à les rendre aptes à faire fonctionner l’économie par la consommation. Dans le même temps, les banques ont durci leur examen des dossiers de prêt, plus vigilants quant à l’apport personnel. Faciliter l’accès des jeunes ménages à la propriété en rééquilibrant leur équation personnelle, et les préserver contre l’achat de biens énergivores -qui seront vite disqualifiés par le marché- est possible : un prêt à taux zéro (PTZ) associé à l’obligation de travaux de rénovation énergétique est souhaitable. Les modalités sont ajustables : le prêt peut être consenti sous conditions de travaux réalisés et attestés dans une période donnée, par exemple trois ans. Il pourrait également prendre directement en compte le prix du logement augmenté du montant des travaux, dont la réalisation devrait être immédiatement consécutive à l’achat. Dans les deux cas, les travaux devraient être effectués par des professionnels aux compétences attestées. La première formule présenterait l’avantage, grâce au différé, de préserver la solvabilité instantanée des accédants, tout en les conduisant à un comportement d’optimisation technique du logement. S’agissant du réalisme économique de la mesure, quelle que soit la formule retenue, le PTZ éco-conditionné résoudra la quadrature du cercle : distribuer une aide publique avec la certitude qu’elle sera suivie d’une commande de travaux par des entreprises en bâtiment, créant ainsi de l’emploi, et que les accédants acquerront un bien vertueux au plan énergétique. En outre, les rentrées fiscales viendraient amortir sans délai l’effort budgétaire de la collectivité, qui s’étalerait sur plusieurs années. Les droits de mutation, perçus par les départements, les communes et l’Etat, la TVA sur travaux due au fur et à mesure de leur engagement, la TVA associée aux dépenses corollaires des achats de meubles ou d’électroménager constitueraient des retours avantageux pour les pouvoirs publics. On le voit, l’idée est aussi rationnelle qu’opportune. Il appartient au gouvernement et au parlement de prendre conscience sans attendre que la primo-accession mérite une considération publique prioritaire, et qu’il est temps de l’orienter vers le développement durable. Quant à la réussite de la transition énergétique, Madame Pinel s’est très récemment exprimée devant le Conseil National de l’Habitat sur sa volonté la plus ferme, et cette proposition est conforme à son projet politique. L’enjeu est immobilier, certes, il est surtout démocratique : la propriété est une aspiration forte des Français et des parcours d’accession réussis conditionnent la stabilité et la sérénité du pays.
FINANCER UN PROJET AVEC LE RACHAT DE PRETS !
mer. 11 juin 2014
Réaliser un Projet en regroupant ses crédits avec DSCF CHAMBERY ET DSCF ANNECY ! Vous souhaitez concrétiser un projet, comme des travaux à réaliser, un véhicule à changer, un voyage à effectuer... Etc. Seulement votre situation financière ne le permet pas ! En effet, votre endettement actuel est élevé et vous avez du mal à épargner la somme nécessaire à la concrétisation de ce projet qui vous tient à cœur... Faire appel à nouveau au crédit mettrait en péril votre équilibre budgétaire... Le nouveau dossier de rachat de vos crédits en cours vous permettra, de par la prolongation de la durée et la baisse du taux moyen pondéré de vos crédits en cours, de réaliser votre projet tout en baissant votre charge de remboursement. Ultérieurement et par la mise en œuvre d'une clause de modularité de vos échéances, vous pourrez à nouveau réduire la durée de votre regroupement de crédits en augmentant vos remboursements. Votre projet est ainsi financé immédiatement DSCF CHAMBERY ET DSCF ANNECY vous offre de regrouper en un seul crédit l'ensemble de vos actuels crédits en cours ainsi que toutes les dettes ou arriérés éventuels. Le montant nécessaire à votre projet est rajouté également au montant du regroupement de crédits
BAISSE HISTORIQUE DES TAUX D'INTERET ! C'EST LE MOMENT POUR RACHETER VOS CREDITS OU LES RENEGOCIER AVEC DSCF CHAMBERY OU DSCF ANNECY !
mar. 10 juin 2014
L'abaissement du taux directeur de la BCE à 0,15 % et du taux de dépôt à -0,10 %, des niveaux jamais atteints, pourrait rouvrir les vannes du crédit et même faire légèrement fléchir les taux d'emprunt pourtant déjà extrêmement bas. La BCE passe à l'acte: Conscients du risque de subir une période prolongée d'inflation notamment basse, voire de déflation, les membres du Conseil des gouverneurs de la banque centrale européenne ont décidé d'agir en prenant des mesures de politique monétaire sans précédent. Lors de sa réunion de ce jour, comme attendu om, la Banque centrale européenne (BCE) a abaissé son principal taux directeur à 0,15 %, un niveau inédit afin de faire face aux menaces de déflation dans la zone euro. Ainsi la situation devenant très préoccupante. En mai, l'inflation est retombée comme en mars à 0,5 % selon Eurostat, son plus bas niveau depuis novembre 2009, bien loin de l'objectif de 2 % que s'est fixé la BCE. On estime qu'il s'agit d'un signal fort de la part de la BCE qui « espère faciliter la reprise économique en Europe actuellement menacée par les tensions déflationnistes ». L'autre mesure forte prise par la BCE et commentée par la Presse spécialisée, intéresse encore plus directement les candidats à l'emprunt immobilier. La BCE a abaissé le taux des dépôts qui rémunère les liquidités placées par les banques, pour la première fois ce taux est négatif (-0,10 %). Quel impact sur les taux de crédit immobilier ? Même si la politique de la Banque centrale européenne n'a pas d'impact direct sur le niveau des taux de crédit immobilier fixés librement par les banques, pourrait influer « sur les conditions de refinancement de celles-ci. Cette double baisse annoncée du taux de refinancement et du taux des dépôts va donc permettre aux banques de continuer à obtenir des liquidités à moindre coût tout en rémunérant moins l'argent qu'elles placent, ce qui devraient les inciter à prêter davantage aux ménages et aux entreprises. Du côté des taux de crédit immobilier, si le potentiel de nouvelles baisses est limité, celles-ci ne sont pas à exclure, notamment d'ici le mois de septembre, mois traditionnellement riche en transactions immobilières et dernière fenêtre de tir pour les banques avant une fin d'année souvent plus calme ».
VOS FINS DE MOIS SONT DIFFICILES ? PENSEZ RACHAT DE CREDIT AVEC DSCF CHAMBERY ET DSCF ANNECY
mar. 10 juin 2014
Vos fins de mois sont difficiles ? Pensez au rachat de crédits pour diminuer vos charges de remboursement: Le rachat de crédits à CHAMBERY, à ANNECY, à BELLEGARDE, à GEX (73-74 -01), comme sur l'ensemble de la France, est une solution aux fins de mois souvent pénibles, au budget qui peine à être suffisant pour régler les dépenses ainsi que pour payer les divers remboursements d’emprunts contractés ? Une étude à révélé qu’un ménage sur cinq est à découvert à la fin du mois ! Pour éviter d’être asphyxié par tant de dépenses, si vous avez des crédits, immobiliers, consommation, renouvelables et autres dettes, comme des charges de copropriété en retard, des impôts en souffrance, etc. Pensez au rachat de crédits ou regroupement de crédits: DSCF A CHAMBERY - DSCF A ANNECY - Le spécialiste de la réorganisation Financière de votre budget !
REDUISEZ VOS MENSUALITES AVEC DSCF A CHAMBERY OU DSCF A ANNECY
mar. 10 juin 2014
Réduisez vos mensualités avec DSCF RACHAT DE PRETS à CHAMBERY ET DSCF RACHAT DE PRETS à ANNECY : - Une Etude confidentielle et gratuite de votre situation. - Une réponse claire, précise et immédiate à chaque demande - La présentation d'une solution entièrement personnalisée - Un seul interlocteur unique pour votre dossier de rachat de crédit
QU'EST CE QUE LE TAUX D'ENDETTEMENT ?
ven. 06 juin 2014
Le Taux d’endettement est le critère déterminant qui est calculé par les organismes bancaires pour accorder un crédit bancaire. Si celui est trop important le crédit risque de vous être refusé. Votre endettement c’est la part de vos revenus que vous consacrez aux remboursements de vos crédits. Il faut rajouter le montant de votre loyer si vous êtes locataire. Pour évaluer votre taux d’endettement, il faut calculer d’un coté vos revenus et de l’autre vos charges de crédit (plus votre loyer si vous êtes locataire). Vos revenus: En premier lieu il s’agit des revenus salariaux ou de retraite de vous et le cas échéant de votre conjoint. Dans tous les cas le revenu à prendre en compte est le revenu net imposable (vous le trouverez sur votre bulletin de salaire, ou sur la première ligne de votre avis d’imposition). Dans le cas des professions libérales il s’agira du bénéfice net déclaré. Peuvent aussi s’y rajouter, les APL, les pensions alimentaires, les loyers que vous percevez, etc… Attention : les établissements bancaires ne retiendront généralement pas les sources de revenus limitées dans le temps ou incertaines (revenus boursiers, travail saisonnier, ou location saisonnière épisodique etc.…) Vos charges de remboursement de crédits et votre loyer: Pour calculer votre taux d’endettement il faut prendre en compte les mensualités de tous vos crédits en cours (prêts immobiliers, crédits à la consommation, crédit revolving, cartes à réserve des magasins, crédits permanents de votre banque, etc.…). Pour être certain de faire le bon calcul, étudiez vos relevés de compte d’un trimestre et pointez toutes les opérations qui apparaissent au débit de votre compte. Calculez votre taux d’endettement: Votre taux d’endettement est le pourcentage de vos charges de crédit par rapport à vos revenus. Exemple : Vous avez 650 € d’échéance de crédit à rembourser mensuellement. Votre loyer charges comprises est de 540€ Le total de vos charges mensuelles à prendre en compte s’élève à 1190€ Le total revenus mensuels net imposable de vous et de votre conjoint est de 3450€ Vos charges (1190€) représentent 34.45% de vos revenus (3450€). Votre taux d’endettement est de 34.45% Les limites du taux d’endettement. Il est généralement considéré que l’endettement raisonnable ne doit pas dépasser un tiers des revenus. Autrement dit le taux d’endettement ne doit pas être supérieur à 33%. Cependant ce taux généralement admis peut-être supérieur en fonction de votre situation personnelle. Une autre analyse sera faite, elle consiste à évaluer ce qui vous reste pour assumer vos charges courantes, selon vos revenus et le nombre de personnes de votre foyer, une fois déduits les remboursements de vos crédits. Un taux d’endettement de 33% peut représenter une charge très importante si vos revenus sont faibles, en revanche un endettement de 40% ou plus peut être supporté sans fragiliser votre situation financière si vos revenus sont plus élevés.
ECONOMISEZ DE L'ARGENT AVEC VOTRE ASSURANCE DE PRET AUPRES DE LA COMPAGNIE D'ASSURANCE DE VOTRE CHOIX !
ven. 06 juin 2014
Assurance décès et invalidité Lorsque vous faites un emprunt bancaire, les établissements financiers dans la plupart des cas, conditionnent l’octroi du crédit à la sousription d’une assurance décès invalidité. Vous pouvez aussi souscrire une assurance perte d’emploi. L’assurance décès invalidité a pour but de couvrir le remboursement du prêt en cas de décès de l’emprunteur ou si l'emprunteur ne peut plus exercer1 son activité, suite à une maladie ou un accident, l'assurance prendra également en charge le remboursement du prêt. Les banques proposent généralement d’office un contrat d’assurance groupe avec leurs prêts mais vous avez dans la plupart des cas la liberté de choisir l’assurance qui vous convient (aucune loi ne vous oblige à choisir l’assurance proposée par la banque) auprès de la compagnie que vous choisissez. Cette assurance n’est pas gratuite et représentera chaque mois une somme à payer en plus de la mensualité de votre prêt et ceci pendant toute la durée de votre prêt. Les couts et les couvertures d’assurances ne sont pas toujours les mêmes en fonction des contrats, c’est la raison pour laquelle bien choisir son assurance est essentiel dans la conclusion d’un contrat de prêt. L'emprunteur peut toujours choisir le contrat d'un autre compagnie, pour bénéficier de meilleurs1 tarifs et/ou d'une garantie supérieure. Les différents calculs du coût de l’assurance. Le principe du calcul du prix de l'assurance et par conséquent le montant de la cotisation varient selon les compagnies d’assurances. Il est bien parfois exprimé en pourcentage du montant du prêt. Généralement, il est compris dans une fourchette de 0,20 à 0,50 % du capital emprunté annuel. Par exemple, si l'assurance est à 0,25 % du capital emprunté, pour un prêt de 100.000 € sur 20 ans, le coût de l'assurance sera de : 100.000 x 0,25 % = 250 € / an = 20,83 € / mois Le cout global de l’assurance pour toute la durée du prêt sera ainsi de 5000 € (250 * 20 ans) D’autres compagnies d'assurance proposent des tarifs dégressifs et calculent le pourcentage, non pas sur le capital emprunté, mais sur le capital restant dû. Le principe est plus proche de la réalité financière, car au fur et à mesure du temps qui passe le capital restant dû s’amenuise, et la mensualité d’assurance coûte de moins en moins cher. Il s’agira d’un cout dégressif : un montant à rembourser de moins en moins élevé, une prime d’assurance mensuelle de plus en plus faible. Certaines compagnies proposent un coût mensuel exprimé en € et pour 1.000 € empruntés. Par exemple, si l'assurance coûte 2 € par an pour 1000 € empruntés, pour un prêt de 100.000 € sur 20 ans, l'assurance vous coûtera 2 x 100 €, soit 200 € par an. Enfin une partie des assurances proposent des primes variant en fonction de l’âge de l’emprunteur et du capital restant dû. Il s’agit du système le plus logique : une combinaison entre le risque de décès qui augmente avec l’âge, et le capital restant du diminuant dans le temps. Plus l’emprunteur avancera en âge plus le pourcentage de la prime sera élevé, mais dans le même temps il s’appliquera sur un capital de plus en plus faible. En conclusion, les banques font généralement appel a une assurance groupe (il s’agit d’un tarif unique calculé sur un ensemble d’emprunteur : le tarif groupe . Celui-ci par son manque de souplesse n'est pas forcement le mieux adapté en terme de garantie, ou de coût de prime. Si vous décidez de choisir vous-même la compagnie, le tarif sera individuel et ajusté exactement à votre profil en fonction de l’âge, de votre santé, votre profession, si vous êtes fumeur ou non et le type, le montant, la durée de votre prêt. Dans ce cas il s’agira d’une délégation d’assurance au profit de l’établissement préteur. Cette formule est bien souvent moins onéreuse. Faites appel à votre conseiller en crédit qui sera à même de vous conseiller utilement. La couverture des risquesLes contrats d’assurances emprunteur couvrent en fonction des choix différents risques. Les termes employés dans les contrats sont toujours les mêmes : Il s’agit des risques suivants : le décès. l'invalidité absolue et définitive : L’invalidité physique ou intellectuelle vous rend incapable d'exercer une activité rémunérée de façon DEFINITIVE, et vous oblige à avoir l'assistance permanente d'une tierce personne pour les actes de la vie courante. l'invalidité permanente totale ou partielle : il s'agit de l`invalidité permanente de taux égal ou supérieur à 33 %, déterminée par une expertise médicale. l'incapacité temporaire totale de travail : il s'agit de l'arrêt de travail constaté médicalement. Les formules de bases comportent toujours les deux premiers risques: le décès et l’invalidité absolue et définitive. Dans ces deux cas les compagnies d`assurance remboursent le capital restant du en totalité. Si vous choisissez en plus les autres garanties (elles ne sont pas imposées par les établissements préteurs) les conditions de celles-ci varient sensiblement d'un contrat à l'autre. Elles prennent en charge la totalité ou une partie seulement de vos mensualités pendant la période d'incapacité ou d'invalidité, et les délais de franchise peuvent varier en fonction des tarifs. Bon à connaitre : Le délai de franchise et délai de carence La plupart des assurances appliquent un délai de franchise, généralement trois mois, pendant lequel la garantie invalidité ne vous couvrira pas. D’autre part, certains contrats peuvent vous imposer un délai de carence, c'est-à-dire un délai à partir de la souscription de l'assurance pendant lequel la garantie ne jouerait pas (par exemple : les premiers six mois après la souscription du prêt). Choisir sa protection.L’assurance assortie à un emprunt a pour rôle à la fois de protéger l’établissement préteur, et votre famille. L’assurance prendra en charge, suivant les cas, le remboursement des mensualités ou bien le remboursement du capital restant du. Les enfants, la famille ou les autres héritiers n’auront rien a régler. Dans le cas d’un emprunt fait par deux personnes, généralement un couple, il faut bien réfléchir au niveau de la couverture que vous souhaitez. Plusieurs choix sont possibles : La couverture d’assurance est partagée, par exemple 50% pour chacun des emprunteurs : En cas de décès, la moitié du capital restant dû sera remboursé à la banque et le conjoint survivant continuera à rembourser mensuellement la moitié restante.Il est souhaitable d’ajuster ces quotités en fonction du salaire de chacun. Par exemple 60/40, sachant que l’un des emprunteurs gagne par exemple 1200€ et l’autre 1800€. Il faut cependant être certain que les revenus n’évolueront pas très différemment pendant la durée du contrat de prêt. Vous pouvez aussi opter pour une couverture avec 100% sur chaque tête. Dans ce cas la couverture est complète, en cas de décès ou d’incapacité de l’un ou l’autre des emprunteurs, le prêt sera pris en charge totalement et l’emprunteur restant n’aura plus rien à payer. Il s’agit certainement de la meilleure sécurité, mais elle a son prix, les primes sont doublées.
COMMENT AMELIORER VOS FINANCES ? RACHAT DE CREDIT - RENEGOCIATION DE TAUX D'INTERET
ven. 06 juin 2014
Le rachat de credit / la renégociation de pret: Voila deux produits qui peuvent vous permettre d'ameliorer vos finances. => le regroupement de credit: Il va vous permette de réunir toutes vos dettes en une et de les rééchelonner. Vos mensualités seront alors plus legeres et votre pouvoir d'achat retrouvé ! Certains de vos credits souscrit a des taux prohibitifs pouvant allez jusqu'a 20% seront abaissés vous permettant ainsi de nouvelles économies. => La renégociation de credit immobilier: Elle peut etre des plus interessantes quand les taux des credits immobilier sont particulierement bas , ce qui est le cas actuellement en 2014. Vous pouvez ainsi renégocier des taux souscrit a 4 ou 5 % jusqu'a 3,5 % et faire de grosses économies vous permettant de gagner plusieurs milliers d'euros etalé sur la durée de votre pret.
SORTIR DU SURENDETTEMENT AVEC LE REGROUPEMENT DE CREDIT !
ven. 06 juin 2014
Le regoupement en un seul crédit unique (encore appelé rachat de crédits) peut être une solution intéressante dans la mesure où votre charge de remboursement mensuelle est considérablement baissée (souvent de 30% à 60%), pour à nouveau être en adéquation avec vos ressources. Le taux d'intérêt du regroupement de crédits est certes inférieur à ceux des crédits à regrouper, cela n'empêche pas l'augmentation de la durée du crédit par rapport à votre situation actuelle et donc la majoration du coût total de votre crédit. Le bénéfice de l'opération se situe donc dans la réduction immédiate de votre charge de remboursement. Tous les frais liés à cette opération de regroupement de vos crédits sont inclus dans le montant du nouveau crédit, et vous avez la possibilité ultérieurement, si votre situation le permet, de diminuer la durée de votre crédit de regroupement de vos crédits en cours ou rachat de crédits, soit : - En utilisant une clause de modularité contenue dans votre prêt vous permettant d'augmenter vos remboursements. - En effectuant des versements anticipés partiels pour diminuer le capital restant dû.
A QUI S'ADRESSE LE RACHAT DE CREDIT ? POURQUOI SOUSCRIRE UN RACHAT DE CREDIT ?
ven. 06 juin 2014
Aux personnes salariées, retraitées et aux professions indépendantes comme les professions libérales, les artisans et les commerçants. Les personnes inscrites aux fichiers gérés par la Banque de France (FICP) peuvent accéder à ce type de crédit. La durée de ce type de crédit peut aller jusqu'à 35 ans.
QUELS CREDITS PEUVENT -ETRE RACHETES ?
ven. 06 juin 2014
Tous les crédits peuvent être rachetés : Les crédits immobiliers, les crédits à la consommation, les crédits renouvelables, Par ailleurs, vous pouvez y prévoir : De régler des dettes fiscales et sociales, Des charges de copropriété, De combler des découverts bancaires, D'apporter une aide familiale, De rembourser des dettes privées ou familiales, De régler des dettes de cautions... En plus vous pouvez : Rajouter le financement d'un ou plusieurs projets Financer une acquisition, faire des travaux, Faire un apport en compte courant d'associé, Ressortir des comptes courants d'associés... Etc.. Une attention toute particulière sera portée à chaque situation, il n'existe pas de standard, chaque cas est unique et ne ressemble à aucun autre
REGROUPEMENT DE CREDIT : QU'EST CE QU'UN RACHAT DE CREDIT ?
ven. 06 juin 2014
Un regroupement ou rachat de crédits consiste à réunir en un seul prêt unique l'ensemble des crédits et dettes en cours, et de bénéficier ainsi d'une charge mensuelle de remboursement réduite par l'allongement de la durée du crédit. Certes cette durée peut parfois être plus longue pour permettre l'aboutissement de la demande dans le respect des critères requis, mais à tout moment vous aurez la possibilité de réduire ultérieurement cette durée, adaptant en permanence la charge à votre budget. Les personnes propriétaires de leur logement peuvent ainsi "rendre la pierre liquide" et donc profiter de leur patrimoine, en le conservant, pour vivre plus sereinement
DSCF - SPECIALISTE DU RACHAT DE CREDIT - RACHAT DE PRET - COURTIER EN PRET A CHAMBERY - SAVOIE 73 -
jeu. 05 juin 2014
DSCF INTERVIENT SUR l'ENSEMBLE DE LA SAVOIE 73 => CHAMBERY - ALBERTVILLE - SAINT JEAN DE MAURIENNE - AIX LES BAINS - UGINE - MODANE - BOURG SAINT MAURICE - etc etc... COURTIER EN RACHAT DE CREDIT - REGROUPEMENT DE PRET - COURTIER EN PRET ET CONSEIL EN FINANCEMENT,LA SARL DSCF IMPLANTEE DEPUIS 1994 A REFINANCE DE NOMBREUX CLIENTS SUR CHAMBERY. PARTENAIRE DE BC FINANCE LEADER NATIONAL, POUR LA PARTIE RACHAT DE CREDIT - EST LE SPECIALISTE DE LA RESTRUCTURATION FINANCIERE SUR CHAMBERY ET SUR LA SAVOIE (73) INTERVENANT POUR LES RACHATS DE CREDIT AUX PARTICULIERS LOCATAIRES (DUREE MAXIMALE 10 ANS) ET AUX PARTICULIERS PROPRIETAIRES (DUREE MAXIMALE 30 ANS) www.dscf.fr www.dscf-rachatcredit.fr www.sarldscf.fr ACTEUR DU RACHAT DE CREDIT SUR CHAMBERY ET LA SAVOIE DSCF APPORTE UN SERVICE DE PROXIMITE AVEC UNE REACTIVITE NECESSAIRE AUX SITUATIONS D'ENDETTEMENT OU IL EST NECESSAIRE D'ALLER VITE. DSCF SE DEPLACE CHEZ LES CLIENTS SUR CHAMBERY ET TOUTE LA SAVOIE.
DSCF LE SPECIALISTE DU RACHAT DE CREDIT PARTENAIRE DE BC FINANCE
mar. 03 juin 2014
DSCF Courtier en Financements, spécialiste Haut Savoyard et Savoyard du Rachat de Crédit - Rachat de prêts - pour les locataires et les Propriétaires, intervenant également pour les Artisans, Commerçants, Professions Libérales et autres Sociétés, est également Partenaire de BC FINANCE, un des leaders Français de la Restructuration Financière. DSCF peut donc présenter à ses Clients, toute la panoplie des possibilités d'intervention du marché de la restructuration, et l'intégralité de l'offre des Etablissements Bancaires spécialistes. Fort de ses 20 années d'expérience et de son savoir faire, DSCF anticipe les évolutions du marché et veut apporter toujours plus de réponses, de solutions et de réactivité aux dossiers de ses clients. DSCF reste donc l'ACTEUR LOCAL SPECIALISE, MAIS avec TOUTES LES SOLUTIONS NATIONALES du Rachat de Crédit - Rachat de Prêt ! DSCF membre de la Chambre Nationale des Conseils Experts Financiers (CNCEF) depuis 1994, Membre de la Chambre Nationale des Intermédiaires en Opérations de Banque (CNIOB), Courtier en Assurance de Personnes (Assurance de prêt particulièrement),Immatriculée auprès de l'ORIAS sous le numéro 07002800 apporte les solutions Financières adaptées et personnaisées. Quand tout semble bloqué, quand toutes les portes semblent fermées, il reste parfois des solutions que DSCF peut mettre en place pour permettre un retour à une situation équilibrée et saine.
OPERATION DE RESTRUCTURATION FINANCIERE LOCATIVE
lun. 26 mai 2014
DSCF VIENT DE TRAITER UN DOSSIER DE RESTRUCTURATION FINANCIERE POUR UN CLIENT PROPRIETAIRE D'UN PATRIMOINE IMMOBILIER LOCATIF, COMPOSE DE 12 APPARTEMENTS ET 5 MAISONS DONT LES CHARGES MENSUELLES DE REMBOURSEMENT DE PRETS IMMOBILIERS, S'ELEVAIENT A 3.755 €. LE NOUVEAU PRET MIS EN PLACE SUR 12O MOIS REDUIT LES CHARGES MENSUELLES DE REMBOURSEMENT A 1 657 € SOIT UNE DIMINUTION DE - 2098 €. => COMPTE TENU DE L'EXISTENCE D'UN DEFICIT FONCIER SUPERIEUR A 400.000 €, CE GAIN EST DONC NET DE FISCALITE ET SERA UTILISE POUR CONTINUER A CONSOLIDER LE PARC LOCATIF ET PATRIMONIAL, TOUT EN CONFORTANT LES REVENUS PERSONNELS DU CLIENT SI NECESSAIRE ET DONC SA SECURITE FINANCIERE.
COURTIER EN PRET REGIONAL
jeu. 22 mai 2014
DSCF COURTIER EN PRET ANNECY - DSCF COURTIER EN PRET CHAMBERY DSCF COURTIER EN PRET GRENOBLE DSCF COURTIER EN PRET ANNEMASSE DSCF COURTIER EN PRET ALBERTVILLE DSCF COURTIER EN PRET SAINT JEAN DE MAURIENNE DSCF COURTIER EN PRET CLUSES DSCF COURTIER EN PRET BELLEGARDE DSCF COURTIER EN PRET GEX DSCF COURTIER EN PRET EVIAN DSCF COURTIER EN PRET THONON DSCF COURTIER EN PRET AIX LES BAINS
DSCF MEMBRE DE LA CNIOB - CHAMBRE NATIONALE DES INTERMEDIAIRES EN OPERATION DE BANQUE
jeu. 22 mai 2014
DSCF EST MEMBRE DE LA CNCECF N°95/544 (CHAMBRE NATIONALE DES CONSEILS EXPERTS FINANCIERS) DSCF EST MEMBRE DE LA CNIOB (CHAMBRE NATIONALE DES INTERMEDIAIRES EN OPERATION DE BANQUE) DSCF EST INSCRIT A L'ORIAS SOUS LE N° 07002800 N° DEMARCHEUR AMF (AUTORITE DES MARCHES FINANCIERS) N°105098365GO
CONSEIL EN FINANCEMENT - RACHAT DE CREDIT - COURTIER EN FINANCEMENT - ASSURANCE DE PRETS - CONSEIL FINANCIER - CONSEIL EN REDUCTION DE CHARGES FINANCIERES
jeu. 22 mai 2014
FINANCES - RACHAT DE PRET - RACHAT DE CREDIT - COURTIER EN FINANCEMENT - ASSURANCE DE PRET - CONSEIL EN FINANCEMENT - REAMENAGEMENT DE PRET - REAMENAGEMENT DE CREDIT - TAUX D'INTERET FIXE - REDUCTION DE CHARGE DE PRET - MANDATAIRE DE BANQUE - COURTIER EN ASSURANCE -
DSCF => WWW.RUEDESPROS.FR
mar. 20 mai 2014
RACHAT DE CREDITS ! RACHAT DE PRETS !
mar. 20 mai 2014
DSCF ANNECY - DSCF CLUSES - DSCF ANNEMASSE - DSCF THONES - DSCF THONON LES BAINS - DSCF EVIAN - DSCF BELLEGARDE - DSCF GEX - DSCF CHAMBERY - DSCF ALBERTVILLE - DSCF AIX LES BAINS - DSCF SAINT JEAN DE MAURIENNE - DSCF MOUTIERS - DSCF BOURG SAINT MAURICE - DSCF CHALLES LES EAUX -
COMMENT GAGNEZ EN POUVOIR D'ACHAT AVEC LE RACHAT DE CREDIT !
mar. 20 mai 2014
DSCF VIENT DE FAIRE GAGNER + 743 € MENSUELS EN POUVOIR D'ACHAT, A UNE FAMILLE EN REGROUPANT SES PRETS IMMOBILIERS ET PERSONNELS. ALORS QUE LA CHARGE MENSUELLE REPRESENTAIT JUSQU'A IL Y A UN MOIS, LA COQUETTE SOMME DE 1.738,25 €, DSCF A MIS EN PLACE POUR SES CLIENTS UN PRET DE RESTRUCTURATION A TAUX FIXE, DONT LES CHARGES DE REMBOURSEMENT MENSUELLES SONT MAINTENANT DE 995 €. LA REDUCTION DE CHARGES EST DONC DE - 743 € ET LEUR TAUX D'ENDETTEMENT RESSORT A 33 % CONTRE 58 % AUPARAVANT. OUTRE LE FAIT QUE LES AGIOS BANCAIRE ET AUTRE FRAIS DE RETARD ONT DISPARU DE LEUR COMPTE (GAIN SUPPLEMENTAIRE), CES CLIENTS ONT ACQUIS UNE SERENITE ET UNE TRANQUILITE QUI LES FUYAIENT DEPUIS QUELQUES ANNEES, EN RETROUVANT UNE SITUATION CONFORME A UN FONCTIONNEMENT FINANCIER "NORMAL".
TAUX D'INTERET DU PRET ET COUT de L'ASSURANCE DE CE PRET !
lun. 12 mai 2014
EMPRUNTER C'EST AUSSI S'ASSURER ! IL NE SERT A RIEN DE NEGOCIER DES CONDITIONS DE TAUX AU PLUS BAS SI, DANS LE MEME TEMPS, LE TAUX DE L'ASSURANCE DE PRET EST EXCESSIF ! AVOIR LE BON REFLEXE C'EST COMPARER....les conditions d'assurance de vos prêts ! DSCF COURTIER EN ASSURANCE VOUS APPORTE LES CONDITIONS LES MEILLEURES.
OPTIMISATION PATRIMONIALE PAR LE RACHAT DE CREDIT
mar. 06 mai 2014
REORGANISATION FINANCIERE DU PATRIMOINE AVEC REDUCTION DES CHARGES FINANCERES MENSUELLES A TAUX FIXE HISTORIQUEMENT BAS.
site DSCF SPECIALISTE RACHAT DE CREDITS
mar. 06 mai 2014
ANNECY CHAMBERY GRENOBLE